Bon film de gangsters que Classe tous risques où Claude Sautet met un peu plus de lui-même que dans Bonjour sourire ! Classique mais efficace, du cinéma français sans surprise, mais agréable. Au casting on retiendra bien évidemment le duo Ventura-Belmondo, au cœur de ce métrage. Ventura dans un rôle qu’il maitrise sans difficulté particulière. On regrettera que son personnage manque un peu de relief, alors qu’il traverse diverses épreuves qui auraient pu amener des nuances, le faire évoluer dans un sens. Face à lui Belmondo est un jeune premier fringant, classe et séducteur. Les seconds rôles sont solides, et on retiendra tout spécialement une Sandra Milo très à l’aise qui parvient, au milieu d’un casting très viril et monopolisant à imposer un agréable personnage féminin. Le scénario est de qualité, mais il traine un peu en longueur sur la fin quand même. Assez dynamique, le métrage séduit par sa tonalité grave et sérieuse, au milieu de laquelle apparaissent fort peu de lueurs positives. Le film s’appuie sur une belle démonstration de cavale pour un gangster, avec un certain réalisme, et une absence de concession louable. Après ça reste du cinéma plutôt populaire, je n’ai pas trouvé d’ambition particulière qui donne un petit plus à ce film de gangsters par rapport à la concurrence. Sautet livre une mise en scène assez dynamique et souvent bien vue. C’est sobre mais les cadrages sont appliqués et intelligents, notamment dans les scènes d’action et les fusillades. Pour le reste les décors et la photographie n’impressionnent pas outre mesure mais ne déçoivent pas, alors que la bande son est en revanche trop timorée. Là ça reste vraiment un point faible. Classe tout risque rehausse néanmoins la qualité de la filmographie de Sautet après un Bonjour sourire qui m’avait déçu autant que le réalisateur lui-même. C’est propre et bien fichu, on évolue dans du cinéma français de qualité mais sans grande surprise quand même. 3.5
Alors qu'il passe les années 1950 à être assistant-réalisateur (et réalisateur principal pour Bonjour Sourire suite au désistement de Robert Dhéry, mais il le reniera logiquement par la suite), Claude Sautet met en scène son premier vrai film en 1960 avec Classe tous risques, dont il est aussi l'un des scénaristes.
Ici, il adapte le roman de José Giovanni et s'intéresse à Abel Davos, gangster recherché en France qui s'est réfugié en Italie avant d'être obligé de revenir clandestinement à Nice. L'introduction est plutôt trompeuse tant Classe tous risques commence à cent à l'heure avec hold-up, courses-poursuites et fusillades, avant que Sautet, en prenant son temps, ne s'intéresse vraiment à ce gangster qui va vivre de nombreuses désillusions lorsqu'il fuira puis tentera de retrouver ses anciens amis.
Finalement, toute la force du film est là, dans la façon dont Sautet va doucement construire son récit pour dresser un portrait humaniste et naturaliste de cet homme. L'histoire passe en arrière-plan et sert surtout à mettre en avant les dilemmes et la chute d'Abel, où amitié, éducation, trahison et mort seront régulièrement présents. Sautet n'idéalise pas le milieu du crime organisé mais s'y intéresse comme il le ferait pour n'importe quelle profession, abordant surtout la vie, les responsabilités, les choix et la quête de s'en sortir indemne, tout en essayant de protéger ceux que l'on aime. Cette approche passe bien évidemment par des personnages très bien écrits et mis en scène, notamment un formidable Lino Ventura auquel chacun des gestes et regards est d'une haute importance et en dit bien plus que n'importe quel mot. Accompagné d'un jeune et sensible Belmondo dont l'amour pour la belle Sandre Milo mais surtout son insouciance marque une rupture avec Abel bien qu'ils finiront par considérablement se rapprocher.
Claude Sautet met en place une ambiance assez lourde, crépusculaire et fataliste mais totalement prenante, sublimée par une belle photographie en noir et blanc et rappelant un peu certains Melville, justifiant pleinement son parti pris de peu miser sur l'action. Il dresse un portrait sensible de ces deux gangsters auxquels on va s'attacher, permettant d'en faire ressortir toute la dimension humaniste mais aussi, et surtout, l'émotion. Il se montre toujours sobre et élégant derrière la caméra, sachant bien retranscrire toute la richesse, la puissance et la dramaturgie de son récit, tout en mettant bien en avant les dilemmes et la fragilité des personnages, donnant ainsi une grande ampleur à son oeuvre.
Dès son premier véritable film, Claude Sautet dévoile tout son talent avec cette oeuvre sombre et sensible, dont le traitement humaniste en fait ressortir toute l'émotion et la richesse, le tout emmené par deux acteurs qui montrent, à nouveau, à quel point ils étaient immenses.
Tout en sobriété Claude Sautet filme la rencontre entre Lino Ventura, truand traqué et trahis et Jean-Paul Belmondo, le seul qui va lui tendre la main. Un film de gangster d'un genre nouveau, du bon cinéma.
Heureusement que Claude Sautet sera plus inspiré dans ses prochains films. Car son polar de gangsters s'enlise aussi rapidement qu'il ennuie. Dommage pour les têtes d'affiche, et quelles têtes d'affiches, Ventura et Belmondo. Mais ces deux-là ne suffisent pas : "Classe tous risques " n'est ni plus ni moins qu'un polar bien moyen.
Le duo Lino Ventura/Jean-Paul Belmondo est simplement génial dans ce deuxième long-métrage de Claude Sautet, inspiré des films noirs américains – et bien éloigné des célèbres comédies dramatiques qu'il réalisera plus tard. Parfaitement rythmé, remarquablement mis en scène, au scénario original et percutant, Classe tous risques s'inscrit avec brio dans les œuvres de la Nouvelle vague du tout début des années 60. Un vrai plaisir.
Un film habité et poignant qui voit l'avènement d'un futur grand cinéaste. Claude Sautet, pour un de ses premiers films, signe un une œuvre noire et puissante à contre courant de la nouvelle vague qui débarque fort à cette époque. Lui décide de réaliser un film noir classique, dans son histoire mais très puissant dans son interprétation. Le réalisateur va en effet réussir à se démarquer en jouant sur les sentiments de ses personnages, et la dramaturgie de chaque scène. Ventura est déchirant en père effondré et au bout du rouleau qui perd tout ceux qu'il aime, et Belmondo est exceptionnel de sensibilité. C'est vraiment grâce à eux que cette histoire prend une ampleur très forte, et aussi grâce à une légèreté de ton et un filmage très fluide et assez lumineux. Le tout rend un film très original et marquant.
ce film raconte l'histoire d'un condamné en fuite qui va vivre les dernières semaines de sa vie. C'est Lino V.Il va rencontrer sur son chemin un petit jeune JP Belmondo et une grande histoire d'amitié va se créer entre ces 2 là. Le film est intéressant par cette histoire et ces 2 acteurs. L'histoire en elle même est moyenne surtout la fin à mon sens.
Classe Tous Risques est un bon film. Il s'agit là d'un bon polar noir, s'agissant d'un des premiers films du réalisateur Claude Sautet où l'on reconnaîtra bien son style déjà dans sa réalisation maîtrisée et agréable, mais aussi dans les dialogues et les relations entre les personnages qui se présente toujours comme centre de préoccupation où le thème de l'amitié entre autre y est une fois de plus bien présent et bien représenté. La réalisation comme soulignée à l'instant y est vraiment classe, sobre, agréable et maîtrisée. Il est toujours un peu difficile de prendre vraiment complètement part aux films du cinéaste, car je trouve personnellement que c'est un cinéma un peu à part, mais je trouve que pour celui-là, on est tout de suite pris dedans, car l'intrigue y est intéressante et que même si le rythme bien cadencé de la première partie du métrage s'estompe lors de la deuxième partie qui du coup l'est beaucoup moins l'on reste quand même captivé de par les différents éléments tel que l'histoire et les dialogues entre les personnages. J'ai beaucoup aimé il est vrai la première moitié du métrage, car elle nous montre entre autre un hold-up poursuivi d'une belle échappée en voiture en Italie. Le point fort du film est sans doute son casting et surtout son duo Lino Ventura, Jean-Paul Belmondo tout deux excellents dans leurs rôles. Seront suivis par les bons Marcel Dalio, Jacques Dacqmine, Claude Cerval, Bernard Dhéran, Michel Ardan et puis la belle Sandra Milo. Pas vraiment de longueurs à retenir pour ma part contrairement parfois à d’autres métrages du cinéaste. Je ne retiens malheureusement pas grand-chose de la bande son car peu présente, pourtant composé par le grand Georges Delerue où ses quelques compositions y seront un cachet supplémentaire au genre au sein du métrage. En clair, si vous êtes fan du cinéaste, le film vous plaira et si le genre vous attire foncez car c'est quand même du bon. Ma note : 7.5/10 !
Premier tournage qui réunit Lino Ventura et Jean-Paul Belmondo, ce polar est l'un des grands classiques de Claude Sautet. Ventura a déjà une bonne vingtaine de films à son actif quand il endosse le énième costume d'un gangster brutal et chevronné en la personne d'Abel Davos. Belmondo confirme pour sa part son talent de future star. Les deux acteurs incarnent avec vraisemblance, ce qui représentait à l'époque dans le milieu, le code de l'honneur et la fidélité dans l'amitié à l'inverse des anciens compères qui ne souhaitent pas compromettre une reconversion réussie dans les affaires. Tous deux se retrouveront d'ailleurs trois ans plus tard dans "Cent mille dollars au soleil". Le rythme est enlevé et l'intrigue tient ses promesses dans la veine des films policiers de Jean-Pierre Melville. Claude Sautet maintient un certain suspense durant les quarante premières minutes, la suite est assez prévisible et le spectateur ne sera pas surpris par une fin inéluctable.
Pour son premier long-métrage assumé, Claude Sautet frappe déjà très fort. Sur une histoire de José Giovanni, dont les romans inspireront de nombreux films policiers de grande qualité, le jeune réalisateur livre un polar qui se distingue aisément du reste de la production de l'époque. Ici, pas d'iconisation du gangstérisme, mais un traitement très réaliste du milieu avec une intrigue faisant la part belle à la psychologie des personnages. Le film doit beaucoup au magnifique duo formé par Lino Ventura et le jeune Jean-Paul Belmondo (qui explosera la même année dans A Bout De Souffle). Malgré une réalisation un brin conventionnelle, Classe Tous Risques est une œuvre qui laisse un excellent souvenir.
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3,0
Publiée le 30 juillet 2014
Parfois en plein Paris, une fusillade èclate, des hommes tombent...Pour sa première rèalisation, Claude Sautet choisit un sujet « noir » , inspirè d'un roman de Josè Giovanni qui fut un ècrivain talentueux ayant apportè un accent neuf au genre! Avec une mise en scène sobre et dèpouillèe, Sautet prèsente le milieu sans fard : les truands ne sont pas des supermen, ils donnent leurs complices et essaient avant tout de sauver leur peau! Menèe par un excellent Lino Ventura qui prouve qu'il pouvait confèrer une vèritable profondeur à ses personnages, cette sombre histoire de règlement de comptes confirme à l'èpoque les dons de Jean-Paul Belmondo (qui n'ètait pas encore la star que l'on connait), dans le rôle de Stark, une gouape au grand coeur! Un bon policier à la française où Sautet eut bien des difficultès à terminer son second long-mètrage : problèmes de censure par rapport au livre de Giovanni, tournage interrompu, petits soucis sur le dernier plan! Qu’importe [...] "Classe tout risques" a même remportè un franc succès en salles...
Encore loin de ses plongées chez les quadras de la classe moyenne, Claude Sautet réalise ici un film noir à l'ancienne, basé sur un livre de José Giovanni. Abel, en cavale avec ses deux enfants, demande de l'aide à ses amis de Paris pour qu'il puisse sortir de Nice discrètement. Aucun de ses amis n'arrivent mais le jeune Eric se pointe avec une ambulance, prêt à aider un type qu'il ne connaît pas. "Classe tous risques", c'est finalement l'histoire d'un homme indifférent à la vie qui ne demande qu'un coup de pouce, une accolade de ses amis qui ne cessent de se justifier pour ne pas l'aider. Alors il agit seul, pour éviter d'attirer des ennuis à son nouvel ami, quitte à se mettre en danger. C'est bel et bien l'aspect humain qui intéresse Sautet, se cachant sous le genre attirant du film de gangsters. Il en résulte un film réussi, aussi sobre qu'efficace mais profondément déprimant. Il faut dire que Lino Ventura porte le poids d'une vie sur ses épaules avec un réel talent.
un bon film noir sobre à l'image du grand Lino la rencontre avec BELMONDO opère bien une bonne histoire, de beaux moments d'émotions du cinéma à l'ancienne