Bancal, manque de liens - film construit en succession de scènes mais objet qu'interessant visuellement. Ken Russel en plein délire (smash the mirror, underture dans la casse de voitures..) Ann Margrett est délicieuse... Oliver Reed, libidineux à souhaits,et puis une galerie top-quality de guests, Elton John nous livrant la meilleure reprise de l'album original.
Cette adaptation ciné réussit le pari fou de transcender de toutes les façons l'album dont il s'inspire, un opus culte car assez novateur à son époque mais qui ne fera pas l'unanimité auprès des mélomanes. Les arrangements pop-folk parfois un peu monotones du disque original sont remplacés ici par des déploiements de mélodie assez grandioses, le tout donnant un ensemble diversifié et cohérent. Seul l'unique classique indiscutable de l'album d'origine, Pinball Wizard, perd en qualité dans la transposition, mais on y prête à peine attention. Tommy le film, c'est aussi un délire visuel d'une rare intensité : on y traverse pendant 1h30 des états de conscience parfois extrêmes, mais sans jamais tomber dans une outrance malsaine. Un petit ovni, aussi agréablement surprenant que ne sera décevant le The Wall d'Alan Parker, adapté, lui, d'un disque qui se suffisait à lui-même.
75% comédie romantique 25% drame, cette réussite dans le genre remplit admirablement tous ses préceptes malgré quelques répetitions musicales, et nous pétrifie bien évidemment d'effroi quand le playboy cynique de "The man who fell to earth" (Oliver Reed) nous parle de cette « arrogance du pauvre »; & puis d’autre part dans la lignée des expérimentations de l’époque, il est à noter que l’histoire n’hésite pas à explorer jusqu’au bout la permanence des contrastes; donc pleinement surprenant à chaque instant, le film ressemble ainsi à 1 vrai compte-rendu analytique à ne manquer sous aucun prétexte.
L'un des pionniers du rock fait son film. Ce film est (pour ceux qui connaissent pas du tout)au premier abord trés spécial.Mais si on aime ce genre de film et original et musical beh on se régale avec des apparitions comme Tina Turner,Elton John,Jack Nicolson,Eric Clapton... Un film excellent avec des chansons superbes!!
Pour chucknorris66 l'album TOMMY est une référence dans la musique rock je comprends pas du tout que tu dis " à chier " c'est impossible !!!
Les Who sont vraiment un groupe fantastique !!! Non seulement ils ont révolutionné le Rock mais ils ont passé leurs vies à l'enrichir avec des créations dont personne n'avait osé par avant. Tommy nous le montre une fois de plus, le premier opéra rock de tout les temps qui a eu en plus de ça une magnifique adaptation cinématographique. Moi je dis "Bravo les Who !!"
Autant l'album "Tommy" des Who était chiant, autant ce film est une véritable tuerie auditive. Les chansons ont été arrangé pour être interprétées par les acteurs et sont d'une efficacité redoutable. Le film a visuellement beaucoup vieilli, et peut susciter le rire parfois (comme le déluge de haricots ou le vol en deltaplane). Ce film est vraiment le témoin d'une époque, celle des désillusions du rêve hippie, du Flower Power, à travers le regard (c'est pas un mauvais jeu de mots) d'un jeune Candide sourd, muet, aveugle et champion du monde de flipper. Russell et les Who dresse une oeuvre assez caustique du culte voué par les fans aux "Pop Star", considérée comme des Dieux, aini qu'à tout autre forme de divinité. Un film culte et plus que jamais d'actualité.
Un condensé de pure folie tout droit issue des années 70.Un opera rock d'une sauvagerie monstrueuse que les generations lobotomisées à coup de star'ac risqueraient de ne pas pouvoir comprendre!
Mon père me propose de voir ce film, un vieil opéra rock... ooooh. Mais dès la première chanson on entre dans une seconde dimension avec des personnages atypiques, une musique qui déchire et une histoire loufoque... Pour ceux qui aime le vrai cinéma et la bonne musique! Tommy can hear me? Tommy, Tommy can you see me?
Tommy Superstar. Alléluia ! Quel est le point commun entre des personnalités aussi diverses que Oliver Reed, Tina Turner, Elton John, Jack Nicholson et Eric Clapton ? Elles apparaissent toutes au générique de "Tommy", le film inclassable de Ken Russell ("Au-delà du réel", "Gothic"). Avec sa bande originale jouissive, cet opéra-rock est une satire virulente de la connerie humaine. Dans un monde pur, que la corruption n'a pas encore perverti, un couple est aux anges. On se croirait revenu à l'origine de la création. Mais la réalité est ténébreuse, à l'image des méandres tortueux de l'âme humaine. Alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage, le capitaine Walker doit regagner son aigle de fer. Le jour de la victoire, sa femme lui donne un fils, Tommy. Porté disparu, il retrouve son cocon familial occupé par un tortionnaire, surnommé Oncle Frank (Oliver Reed), aussi tordu que Barbe-Bleue. Il tue son père sous ses yeux apeurés. Subitement, Tommy perd ses trois sens primordiaux, comme les trois singes de la sagesse. Probablement pour lui épargner toutes les cruautés de ce monde fou... Cette allégorie, foisonnante d'images plus farfelues les unes que les autres, qui crucifie toutes formes de prosélytisme, voit Tommy retrouver miraculeusement la vue, à la façon d'un aveugle ayant croisé la route de Jésus. La parenté avec "Jésus Christ Superstar" de Norman Jewison est évidente. Dans ce genre peu fécond, Alan Parker a surpassé "Tommy" avec son chef-d'oeuvre "Pink Floyd The Wall ". Un must, néanmoins, pour les fans des Who.
Un opéra rock signé The Who où l'on apprecie le film visuellement et musicalement. Roger Daltrey y est extraordinaire et le scénario est original. C'est déjanté, c'est beau, on y retrouve d'excellents invités tels que Tina Turner dans un rôle plus que délirant, Jack Nicholson, Elton John ou encore Eric Clapton ! Un film culte à voir !
Un film qui n'en est pas tout à fait un: c'est plutôt une comédie musicale. L'ambiance est très Angleterre des années 70, kitch, psychédélique, provoquante, voire choquante. C'est une oeuvre d'art qui a beaucoup vieillit et qui n'accrochera probablement pas ceux, qui, comme moi, n'ont pas connu cette époque. A réserver aux fans.
Opéra-Rock tonitruant basé sur un album (1969) du plus grand groupe de rock de tous les temps The Who. Mis en scène par le réalisateur britannique Ken Russell a qui on doit "Les Diables" (1971) et le prédestiné "Le Messie sauvage" (1972) le récit suit donc le destin de Tommy qui est devenu sourd, muet et aveugle suite à un choc psychologique, jusqu'au jour où sa mère le projette contre un miroir et que le miracle arrive. Tommy devient alors le Messie... Le résultat donne un opéra-rock grandiose et psychédélique sur la musique géniale de The Who avec en prime l'apparition de guest-stars dont Elton John, Eric Clapton, Jack Nicholson et Tina Turner... Délirant, kitsh, sans se prendre au sérieux un opéra-rock qui se distingue des autres (notamment du futur "The Wall" des Pink Floyd) par le fait que l'album n'est pas joué par-dessus le film, les interprètes chantant réellement les titres, d'où quelques différences (réécriture ou nouveautés) vis à vis de l'album originel. Véritable feu d'artifice seventies The Who nous offrent un film musical énorme et mythique.
L'opéra-rock "Tommy", l'album cultissime des Who, trouve ici une adaptation digne de sa grandeur et de sa folie. Ken Russel, le réalisateur américain a livré sa vision des choses, une vision hystérique et épuisante constituant une tentative cinématographique hors du commun. Aucun dialogue, seulement de la musique et des chansons pendant près de deux heures.Osé, usant et abusant du mauvais goût, le "Tommy" de Russel choc, c'est indéniable, encore aujourd'hui. Pourtant, il a cet aspect entraînant et joyeux qui le rend attachant et évite ainsi de transformer son film en oeuvre n'ayant pour but que de provoquer le scandale. Mais "Tommy" ne serait pas ce qu'il est sans son merveilleux casting. Roger Daltrey, l'incontournable Tommy, Ann-Margret en mère dépressive et totalement barrée et Oliver Reed, le beau-père assassin mais pas mauvais bougre forment un trio inoubliable accompagnés par une pléiade de stars, chanteurs (Tina Turner, Eric Clapton, Elton John,...) ou non (Jack Nicholson, toujours aussi réjouissant!). Totalement anticonformiste et provocateur, le film brille non seulement par sa distribution légendaire dans l'univers de la comédie musicale mais aussi dans la réalisation endiablée et enthousiaste de Ken Russel. L'expérience reste encore aujourd'hui totalement jouissive.