Inferno
Note moyenne
3,3
538 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

86 critiques spectateurs

5
10 critiques
4
16 critiques
3
34 critiques
2
11 critiques
1
10 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Tupois Blagueur
Tupois Blagueur

77 abonnés 1 162 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 septembre 2015
Autant "Suspiria", le premier volet de la trilogie des "trois mères", était accessible malgré un sens particulier de la mise en scène de Dario Argento, autant cet "Inferno", deuxième opus de la même trilogie, est plus rédhibitoire en raison d'un scénario labyrinthique. Il serait d'ailleurs ardu de vouloir résumer ce dernier en quelques lignes tant les différentes intrigues se croisent et s'entremêlent, parfois coupées par des intrigues secondaires dont on ne voit pas bien l'utilité. Cette complexité peut en rebuter certains, amplifiée par la très nette impression qu'Argento ne sait pas trop où il veut en venir. Du coup, l'intérêt du film est diminué malgré des atouts enviables : des personnages assez intéressants, mais surtout une superbe photographie et des décors de toute beauté, mystérieux et cachant des choses bizarres. La réalisation et les effets visuels sont également de la partie et bien faits, le film ainsi constitué devenant hybride et difficile à juger... Pour ma part, ce que j'ai le plus retenu c'est la confusion de l'histoire, et c'est regrettable...
SpiderBaby
SpiderBaby

53 abonnés 619 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 août 2013
Certes Argento a son style à lui et c'est une bonne chose. Un style très facilement identifiable, reconnaissable dans la composition des couleurs, les décors et costumes baroques, le jeu théâtral, presque outrancier, des acteurs... mais bordel que ce film là est soporifique. L'absence de rythme engourdi, provoque de la tropeur, puis hypnotise littéralement... si bien qu'on ne tarde pas à reposer en paix, la bulle aux lèvres, devant cet enfer là.
julcine
julcine

31 abonnés 48 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 juillet 2010
Attention culte pour les uns, détestable pour les autres... J'ai mis longtemps avant d'aimer ce film... Mais avec les années j'ai aimé cet esprit baroque qui répond à l'univers de Suspiria (et qui aurait dû répondre à son dernier film "la troisième mère"... mais non malheureusement). Les couleurs, les décors, les meurtres... tout doit être pris au second degré, car ici il ne faut pas s'attendre à quelque chose de plausible. C'est un conte macabre, divinement bien orchestré...
Alexcherbourg
Alexcherbourg

24 abonnés 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 janvier 2011
Comme Suspiria, le film est avant tout une expérience formelle. Certes les digressions scénaristiques amènent-elles des scènes d'un sadisme ou d'un surréalisme absurde inoubliables, seulement là, les saturations bleues et rouges ne sont pas raccords, le scénario et les acteurs sont complétement absents. On imagine que Dario Argento a voulu pousser à son paroxysme l'expérience abstraite et kitsch de Suspiria, mais ça ne donne pas mieux qu'un film inintéressant et interminable.
Malevolent Reviews

1 110 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mai 2013
Trois ans après le succès de Suspiria, Dario Argento continue sur sa lancée du giallo sanglant et poursuit sa "Trilogie des Trois Mères", inspirée de Thomas De Quincey. Nettement moins réussi que son prédécesseur, cette fausse-suite à l'histoire originale ne contient hélas pas les mêmes atouts que le premier volet. Toujours centré sur la légende des trois mères de l'enfer, à savoir la Mère des Larmes, la Mère des Soupirs et la Mère des Ténèbres, Inferno se base sur cette dernière, la plus belle et la plus dangereuse des trois. Cependant, le scénario souffre ici d'un laisser-aller flagrant, Argento se souciant au final peu de son intrigue afin de proposer une atmosphère qui prime définitivement sur l'histoire. En effet, divisée en plusieurs parties aussi distinctes que rapprochées, elle narre une série de meurtres autour de personnages peu charismatiques s'intéressant tous au fameux livre sur les trois sorcières infernales. Hélas, les plans sont lents, les décors si soignés de Suspiria paraissent très lointain comparé à ceux de cette séquelle dont les filtres bleus et rouges inondent constamment l'écran. L'interprétation basique passée outre, on a donc affaire à une histoire peu intéressante et surtout mal fichue, dont ne ressortent au final que quelques bons passages. Une petite déception néanmoins gentiment agréable, le talent d'Argento restant aussi minime que convaincant.
Félix F

310 abonnés 2 425 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 septembre 2011
Pour Argento, tout est jeu de son et de lumière. Et pour l'époque il s'en tir avec brio. On aperçoit bien la petite touche du réalisateur, et ce film n'est pas sans rappeler Suspiria. Même si le scénario parait décousu au premier abord, on se rend vite compte une fois la fin annoncé que c'est avec brio qu'il aura maîtrisé sa réalisation. Seuls bémol, la musique, qui n'est pas toujours accommodé à certains passages.
rogerwaters
rogerwaters

170 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 août 2019
Ce deuxième volet de la trilogie des Trois Mères fait encore l’objet d’un vrai culte aujourd’hui, mais ce n’est clairement pas mon Argento préféré. Il souffre effectivement de nombreux défauts qui sont pour moi un peu rédhibitoires comme une photographie bariolée bien moins maîtrisée que celle de Suspiria et une musique ultra-kitsch de Keith Emerson, auteur d’un rock progressif qui ne m’a jamais séduit, alors même que je suis fan de ce genre de musique. Ensuite, l’histoire est pleine de trous et d’incohérences qui ne sont jamais levées. Bien entendu, je suis aussi séduit par l’idée que tout ne soit pas expliqué, mais ici Argento prend vraiment d’importantes libertés par rapport à ce que l’on peut appeler un récit classique. Finalement, ce qui séduit le plus vient de la réalisation, vraiment magistrale pour le coup. On peut dès lors parler d’une œuvre qui ne tient qu’à la majesté de sa réalisation. Le reste est quand même très moyen, avec des meurtres passables et des acteurs généralement sans grand charisme. Bref, on est loin de la magnificence des Frissons de l’angoisse et de Suspiria.
zafkiel
zafkiel

78 abonnés 925 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 octobre 2011
A côté de Suspiria, ce film ne tient pas la cadence. La réalisation poussive et l'aspect général du jeu est ennuyeuse au possible. La plupart des plans se font de nuit, et les couleurs criardes bleues/rouges sont utilisées à outrance. Les décors ne sont pas réalistes pour un sou, n'importe qui de normalement constitué qui se retrouverait dans une pièce d'une maison éclairée de rouge avec plein d’échafaudages qui donnent un aspect "plateau de cinéma" s'enfuirait en courant. La fin est pitoyable, le film n'est pas gore pour un sou à part le plan avec les yeux qui sortent des orbites. Il n'y a aucun personnage principal à proprement parler, on a peu de repères dans ce film au final, et ça en fait un très mauvais giallo.
Shékiinä .
Shékiinä .

71 abonnés 678 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 décembre 2014
Sensationnel. Un film qui m'a laissé bouche bée. Un jeu de piste plein de rebondissements et de mystères sur le thème de la magie. Inferno est clairement mon film préféré de Dario Argento. L'ambiance magique, les meurtres inventifs dotés de bonnes idées, les décors baroques très beaux (faisant penser par moment à Suspiria), le suspense haletant et la bande-son trépidante et un peu bizarre font de Inferno le giallo parfait à mes yeux.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 novembre 2010
Images splendides. Scénario qui aurait mérité d'être plus approfondit.
lemiwings
lemiwings

45 abonnés 477 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 août 2007
Suite de "Suspria","Inferno" aurait pu surpasser son illustre prédécesseur,tant la mise en scène inspirée du grand Dario va toujours plus loin dans l'éxcès visuel(baroque,meurtres..,sans compter le fait qu'il ait tourné le film sous l'effet de la drogue,ce qui en rajoute plus dans le délire visuel);on prend toujours autant de plaisir à vouloir percer les secrets des sorcières et de leurs maisons maudites,cependant une fin tout bonnement ridicule(due aux producteurs qui la voulaient spectaculaire)-que je tairai pour ceux qui n'ont pas vu le film- et en totale contradiction-à mes yeux-avec ce qui a précédé. Vraiment dommage...
Fred E
Fred E

13 abonnés 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 avril 2025
Pour pouvoir poster un commentaire objectif, il faut se positionner à l'époque du film, notamment au niveau des effets spéciaux. En effet, les scènes de meurtre peuvent paraître désuètes aujourd'hui. Malgré des qualités indéniables dans la mise en scène, les gros plans de la caméra, la présence de femmes très belles et naturelles, l'emprunte musicale, ou l'atmosphère lugubre et poisseuse, on s'ennuie rapidement. L'introduction autour des mères diaboliques est intéressante mais elle est mal exploitée par la suite. On est curieux de connaître la genèse, et les conséquences de ce maléfice, mais cette soif se solde plus comme un thriller horrifique. L'intrigue se dissout faute de trouver un lien scénaristique stimulant et cohérant.
Nicolas B
Nicolas B

119 abonnés 327 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2011
Un exelent film de Dario Argento, on retrouve dans ce film la même ambiance et PRESQUE le meme jeux des couleurs que dans Suspiria. Toutefois il est moins bien que de dernier mais reste un très bon film avec une bande son très envoutante. C'est dans ce 2eme opus que l'on decouvre l'histoire des 3 mères. Quant aux meurtres ils sont en revanche moins bien que ceux dans Suspiria ou Le Sang des innocent. en tout cas un film A VOIR bien entendu
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

244 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2011
Monsieur Dario Argento toujours en pleine forme... Pour son 7eme long-métrage, le cinéaste Italien nous offre un film bien dans la lignée de son précédent, "Suspiria", est donc le deuxieme épisode de la saga non-officielle "La trilogie des enfers" (ou "trilogie des trois mères"). Un film tres inquiétant et tres prenant, nous plongeant dès les premières images dans une atmosphère sombre et peu rassurante, et qui ne fera qu'être de plus en plus insoutenable avec le temps ! Un film puissant et terriblement envoutant.
Theo
Theo

43 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2025
Il y a des films qui brûlent d’un feu glacé, des œuvres qui avancent masquées, oscillant entre la splendeur et la perplexité. Inferno appartient à cette catégorie : fascinant sans être envoûtant, étrange sans être dérangeant, ambitieux sans être tout à fait accompli. Second chapitre de la trilogie des Trois Mères, amorcée par Suspiria, ce film ne poursuit pas tant une histoire qu’un état d’âme — une plongée lente et esthétique dans un mysticisme décadent, hanté par l'idée du Mal comme principe architectural.

Le plus grand triomphe d’Inferno est sans doute formel. Dario Argento compose ici une symphonie visuelle d’une précision artisanale, aidé par le savoir-faire de Mario et Lamberto Bava. Chaque plan est un tableau. Les jeux de lumière saturée, les décors stylisés jusqu’à l’abstraction, les couleurs primaires qui semblent saigner l’écran : tout cela compose un théâtre du cauchemar d’une puissance évocatrice indéniable. On est souvent suspendu à l’image, happé par sa beauté glacée. Le film n’est jamais banal — il est trop singulier pour cela.

Mais à mesure que l’on s’enfonce dans ses couloirs tapissés de rouge et ses sous-sols inondés, une autre sensation s’impose : celle d’un vertige scénaristique. Inferno ne raconte pas — il suggère, il fragmente, il disperse. L’intrigue, labyrinthique à dessein, déroute plus qu’elle ne captive. Les personnages disparaissent aussi vite qu’ils apparaissent, souvent sans que leur destin n’ait de retentissement émotionnel. Cette volonté de briser la logique classique aurait pu être libératrice ; elle finit par créer une distance, un flou constant entre ce que l’on voit et ce que l’on ressent.

Cela ne signifie pas que le film échoue à provoquer des moments de grâce. Au contraire : certaines scènes, prises isolément, sont d’une efficacité viscérale. spoiler: L’ouverture aquatique dans l’appartement submergé est une leçon de cinéma sensoriel. Le meurtre au milieu des félins hystériques ou la séquence de Kazanian dévoré par des rats frôle le grotesque, mais laisse une empreinte marquante, ne serait-ce que par leur démesure.
C’est justement là que réside l’ambiguïté du film : chaque scène semble conçue comme un sommet visuel, mais le tout ne s’assemble jamais vraiment en une œuvre organique.

On sent pourtant une réelle volonté d’explorer un autre langage cinématographique, plus symboliste, plus onirique. Argento ne triche pas. Il tente quelque chose de sincère, d’inspiré, de dangereux même : faire du cinéma comme on compose une musique d’ombres. La bande-son de Keith Emerson, audacieuse mais inégale, illustre bien cette tension entre la fulgurance et la maladresse. Par moments, elle amplifie l’étrangeté du film ; à d’autres, elle la dilue.

Le casting, quant à lui, participe sans doute à cette sensation diffuse : il soutient l’ambiance, mais ne l’incarne jamais vraiment. Peu de personnages s’imposent dans la mémoire, spoiler: hormis peut-être Veronica Lazar, étrange et impassible, incarnation finale de la Mater Tenebrarum.
Le reste semble parfois naviguer sans boussole dans ce labyrinthe gothique, victimes d’un monde dont ils ne sont que des figurants.

Inferno n’est donc ni un échec, ni un chef-d’œuvre. C’est une curiosité somptueuse, une œuvre inclassable qui tient davantage de l’incantation que du récit. Le film ne parvient pas toujours à transmuter son ambition en puissance dramatique, mais il propose suffisamment de visions fortes, d’instants suspendus, d’éclats de pure terreur esthétique pour mériter l’attention. C’est une traversée imparfaite, mais habitée, hantée, portée par une audace formelle que peu de cinéastes oseraient encore revendiquer.

Un film de déséquilibres et de vertiges. Et si tout n'y brûle pas avec la même intensité, il laisse dans son sillage une cendre étrange, un parfum d’oubli et de rêve inabouti.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse