Papa est en voyage d'affaires
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weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2024
D’abord quelques réserves. Le motif musical répété à l’envie, c’est franchement fatiguant…
De plus je ne comprends pas pourquoi tout à coup ils vont retrouver le père qui était en camp?
Et il est libre tout à coup?
C’est pas tout à fait clair.
Et l’homme qui flirte avec la fille qui prend feu dans le cabaret devant son fils….
Tout le début est assez intéressant, même si parfois un peu longuet, mais il décrit très bien cette époque et ces paysages tristes des pays de l’Est mais avec des personnages attachants.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juillet 2024
Une chronique familiale pleine d’humour et de poésie dans la Yougoslavie déchirée des 50’s, vue à travers les yeux d’un enfant (somnambule !) hyper attachant. Palme d’or.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2025
Kusturica... En voilà un, comme David Lean, dont j'ai tellement délaissé le cinéma ces dernières années que je commençais à ne plus me souvenir de grand chose. Pour ce qui est de "Papa est en voyage d'affaires", je ne me rappelais que vaguement d'un gosse atteint de somnanbulisme. Quoi qu'il en soit, le génial cinéaste serbe ancre son récit au début des années 50 au moment de la scission entre la Yougoslavie de Tito et l'URSS de Staline. L'histoire d'un père médiocre et adultèrin envoyé aux travaux forcés dans une mine pour avoir ri d'une caricature du "Petit Père des Peuples". Le tout sous l'oeil d'un petit garçon. Kusturica n'usait pas de son ton habituellement foiutraque et optait pour un drame social au ton beaucoup plus intime et sérieux. Ceci expliquant certains avis exprimant de la déception. Même si elle ne s'y prête intrinsèquement pas, Kusturica arrive à lui donner une certaine poésie. Ce qui fait que l'on s'attache à tous les personnages, y compris les plus médiocres d'entre eux. Même si c'est leur droit le plus absolu, je resterai toujours étonné de constater qu'aujourd'hui encore, il puisse exister des gens pour voter communiste, alors que l'Histoire nous a montrés tant d'exemples du fléau qu'il est.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 octobre 2024
Film plaisant à suivre, les personnages sont attachants, drôles et sensibles dans un contexte historique compliqué à vivre. La réalisation est classique.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 février 2025
Deuxième long-métrage d’Emir Kusturica – sa première Palme d’Or à Cannes, dix ans avant celle reçue pour Underground en 1995 – Papa est en voyage d’affaires nous plonge dans dans la Yougoslavie de Tito du début des années 50. Le film porte déjà en lui les germes de son style baroque, lyrique et foutraque qui s’exprimera pleinement dans Le temps des gitans (1988) – et qui était étonnement plus visible dans son premier long, le génial Te souviens-tu de Dolly Bell ? (1981). Chronique domestique autant que politique, le film raconte comment un père de famille (Miki Manojlović) à la fois attachant, volage et impulsif finira par atterrir dans un camp de travail, dénoncé par jalousie par son beau-frère et la femme de celui-ci, par ailleurs maîtresse éconduite du premier. Ce conte immoral est raconté du point de vue d’un jeune garçon de six ans, qui va découvrir la cruauté de l’existence en même temps qu’il cessera d’idéaliser les figures d’autorité parentale. Un bel essai sur le théâtre de la vie, avec ses petites et ses grandes concessions, dans le contexte incertain d’un régime politique autoritaire.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juin 2026
Autant chronique familiale que critique politique, ce film réalisé par Emir Kusturica remporte la Palme d'or au festival de Cannes en 1985. Le réalisateur nous plonge dans la Yougoslavie dirigée par Tito au début des années 1950 pour livrer une fable tout aussi tendre que dramatique. A la suite d’une dénonciation arbitraire, un homme volage est envoyé dans un camp de travail. Son épouse et ses enfants décident alors de le rejoindre. L’absurdité du système engendré par la dictature communiste de l’époque est principalement analysée à travers les relations qu’entretiennent les membres de cette famille. La galerie de personnages hauts en couleur (même si le côté baroque du cinéaste ne s’exprime pas encore pleinement en raison d’une mise en scène assez terne) offre au récit un goût doux-amer. Bref, une œuvre intime dopée par son caractère lancinant et nostalgique.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 mars 2025
Très éloigné de ses futurs longs métrages, dans lesquels la mise en scène inventive de Kusturica introduira des moments de poésie, d'onirisme ou de truculence qui font toute sa singularité et sa séduction, le cinéaste fait preuve de beaucoup de rigueur dans l'évocation, ici, d'une famille bosniaque des années 50.
Le récit a valeur de témoignage historique dans la restitution de l'atmosphère sociale et politique sous Tito Le voyage d'affaires dont il est question dans le titre est, dans les faits, spoiler: la déportation
d'un père de famille pour quelques paroles jugées séditieuses.
Sans doute inspiré par ses propres souvenirs, Kusturica présente l'histoire par l'intermédiaire d'un gamin dont la narration et le regard d'enfant introduisent une peinture forcément attendrissante. Procédé sentimental un peu facile et trop souvent utilisé à mon goût. La sobriété de la mise en scène épouse la rigueur des temps mais parait généralement terne. Aussi, de cette chronique familiale et sociale je n'ai perçu que très rarement une émotion dramatique susceptible de m'attacher aux personnages.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juin 2025
Sous couvert de chronique enfantine, le film de Kusturica, Palme d’or 1985, déploie une fresque saturée de non-dits, de trahisons minuscules, de mensonges tellement intégrés qu’ils finissent par constituer le langage commun. Il ne s’agit pas ici de dénoncer un régime, ni même de l’expliquer, mais de faire affleurer, par capillarité, l’intime politique, le murmure idéologique, cette manière qu’ont les dictatures d’infiltrer les foyers par les regards baissés et les sourires contraints.

Tout commence par un mensonge, un tout petit, presque affectueux : "Papa est en voyage d’affaires". Manière élégante de dire qu’il est en camp, mais sans effrayer l’enfant, sans déranger la table du petit déjeuner. Le mensonge devient alors la seule forme acceptable de parole ; il protège, il déforme, il recouvre.

L’enfant Malik, pivot du film, hérite de cette langue trouée, pleine de lacunes et de pudeurs. Ce qu’il voit, il ne peut le nommer, et ce qu’on lui dit, il ne peut le croire tout à fait.

Kusturica ne filme pas l’histoire : il filme le refoulement de l’Histoire. Ici, la dictature n’apparaît jamais frontalement. Pas de procès, pas de discours, pas de slogans : juste des soupirs, des mots retenus, des ombres qui disparaissent d’une pièce quand la porte s’ouvre.

Tout le monde sait. Tout le monde se tait. Ce n’est pas par lâcheté, pas uniquement : c’est parce que la parole a été réorientée, pervertie, vidée de son usage premier. Ce que le film met en scène, c’est un monde où parler est devenu un acte à haut risque, une prise de position, même dans l’anodin. Et dans ce théâtre de la suspicion, les liens familiaux eux-mêmes sont contaminés.

Et pourtant, quelque chose résiste. Ce sont les rêves de Malik, ses visions absurdes, burlesques, tendres et dérangeantes. Ils surgissent sans prévenir, comme des bulles d’air dans une eau trouble. Le réel, trop contraint, trop contrôlé, laisse place à la surréalité, où les désirs et les peurs prennent corps. Kusturica excelle dans ces dérapages oniriques, qui ne sont jamais gratuits. Il y a dans le grotesque une vérité plus nue que dans la reconstitution.

Tout le film tient dans cet entre-deux : entre le silence et le cri, entre le réel et l’étrange, entre le cocon familial et la violence d’État. Kusturica n’impose jamais une lecture. Il juxtapose, il laisse s’imbriquer les registres. Le retour du père, à la fin, n’a rien d’un soulagement : il consacre la fracture. Ce qui a été brisé ne sera pas réparé. Le "voyage d’affaires" devient une figure de style pour tous les exils intérieurs, toutes les expropriations muettes.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 921 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 décembre 2007
Du très grand cinéma. Jamais vu lors de sa sortie ni depuis mais tellement aimé les autres films de Kusturica que j'en rêvais et n'ai absolument pas été déçu.
thobias
thobias

48 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 septembre 2007
Touchant et drôle. Kusturica parvient à nous emouvoir avec ce grand film qui nous transmet son amour pour sa patrie la yougoslavie spendidement depeinte dans ce film. Les acteurs sont très bon et sincère, ils parviennent facilement à entrer dans le rôle de leur personnage. Une palme d'or hautement meritée.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 avril 2009
Une famille bourgeoise vivant en Yougoslavie va vivre une transformation de son quotidien à partir de 1944, date à laquelle le communisme commence à s'implanter dans les pays d'europe de l'est. On vit tout cela à travers les yeux du cadet de la famille, à travers l'innocence, l'insouciance infantile. Il va voir sa famille souffrir, l'emergence du parti communiste, et ce qu'elle a entrainé.
Vrai critique du communisme stalinien qui s'est imposé dans des pays qui n'avaient rien demandés, et combien leur peuples en ont souffert. Malgré ces thèmes sérieux, le film est drôle, surtout parce que nous vivont tous ces sujets à travers les yeux de l'enfant qui ne comprend pas toujours ce qui ce passe. Le film en devient souvent léger, ce qui donne un mélange à la fois comico-historico-russe ( celui-là faut le mettre dans le dico ), et je vous assure c'est un super mélange.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 janvier 2009
Un bon film, Kusturica amène une histoire intéressante mais trop bizarrement faite qu'on ne peut pas pleinement suivre et apprécier le film. Dommage.
Teardrop
Teardrop

4 abonnés 60 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 novembre 2010
L'histoire yougoslave des années 50 vue par un enfant. Drôle et parfois cruel, basculant rapidement du tragique au ridicule. Le comique burlesque de Kusturica n'est pas encore très abouti, mais quelques passages esquissent déjà les bases de son oeuvre future, qui osera pousser beaucoup plus loin l'absurde.
poupicinéphile
poupicinéphile

1 abonné 41 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 août 2021
8ème film Compétition Festival Cannes 1985 : L'un des premiers films d'un futur maître du cinéma européen, Emir Kusturica, que le Croisette a eu l'audace de programmer directement en compétition officielle et qui remporta un peu à la surprise générale la Palme d'or, devenant ainsi le premier réalisateur des Balkans à obtenir ce Graal du 7ème art. Le film est une chronique familiale légèrement allégorique qui évoque la consolidation de la dictature communiste de Tito dans les années 1950, déchargée de son allégeance stalinienne, à travers le regard du jeune Malik, témoin des adaptations de la population avec les injonctions absurdes du régime et du parti. Ainsi le père du jeune héros, administrateur du Parti, se trouve condamné à vivre dans un camp de travail près d'une mine, dénoncé par son beau-frère par excès de zèle et jalousie, après que sa maîtresse ait confessé ses réserves sur une caricature appréciée par le pouvoir en place. Le jeune garçon atteint de somnambulisme réel ou feint ainsi que sa mère courage symboliseront un peuple qui baisse volontairement les yeux sur le caractère liberticide du régime (liberté d'expression bafouée, délation, endoctrinement) qui s'en accommode malgré tout mais dont le réveil brutal, sitôt la crise disparue, leur fait prendre conscience des tares du régime. La figure paternelle viendra, quant à elle, représenter le régime qui se veut exemplaire et héroïque, et devient déceptif à force de mensonges et de veulerie. Le réalisateur a la subtilité de ne pas faire de ce père un opposant convaincu au régime, bien au contraire, mais qui réalise que malgré une fidélité au régime (ce qu'il est beaucoup moins dans sa vie privée), on peut basculer en un rien de temps dans le camp des opprimés dans un régime de la sorte qui n'épargne personne et qui est d'une implacable répression pour se démarquer en cruauté avec le grand frère stalinien honnis. Les positions futures et ambiguës de Kusturica sur le régime de Tito nuanceront la charge du film, laissant un gout inachevé et un sentiment de critique involontaire. La valse lancinante rythme néanmoins cette chronique parfois drôle, le plus souvent douce-amère ou mélancolique comme le regard de cette petite fille malade qui arrache un jurement de fidélité sincère à notre jeune héros, fidélité devant durer au-delà d'une mort future.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 décembre 2007
Splendide chronique historique emportée par le jeu tout bonnement incroyable du jeune acteur que suit la caméra de Kusturica. Malicieux et grave, un équilibre rarement atteint comme ici..
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