Querelle
Note moyenne
3,4
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30 critiques spectateurs

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Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 février 2015
Ultime film de Rainer Werner Fassbinder (dont il ne verra pas le résultat final, succombant à une overdose durant le montage), son envie d’adapter le plus cru des romans de Jean Genet ne pouvait qu’aboutir qu’à un pensum érotico-gay pleinement assumé. Mais, comme à son habitude, le cinéaste allemand est allé si loin dans sa démarche que son film, même s’il a conservé une part du lyrisme de l’œuvre du dramaturge français, ne semble pas être autre chose qu’un amas de stéréotypes et de symboles issus de la culture queer. Dans des décors factices filmés avec couleurs criardes, l’intrigue criminelle apparait comme purement accessoire, le scénario ne donnant de l’importance qu’à la tension sexuelle qui lie chacun des personnages. La prestation très monocorde de Brad Davis, découvert précédemment dans Midnight Express, est décevante, à peine rattrapée par celles de Jeanne Moreau et Franco Nero. Querelle ne vaut finalement que pour la réussite de sa mise en scène esthétisante à la fois torride et oppressante mais reste un objet filmique purement fétichiste.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 décembre 2013
Univers respecté de Jean Genet . Rainer Werner Fassbinder qui a osé ce mélange Brad Davis, Franco Nero, Jeanne Moreau . Tous trois apportent à ce film une touche parfaite. Comme du grand théâtre filmé . Ou encore une BD de luxe sur papier glacé avec ses couleurs éclatantes. Brad Davis avec son personnage inoubliable dans Midnight Express (4 ans plus tôt) nous donne dans Querelle ses cotés James Dean et Montgomery Clift ( tous trois partis beaucoup trop tôt d'ailleurs) et donne à son personnage une puissance aussi glauque que fascinante. Laurent Malet (voyez "La confusion des sentiments" d'Etienne Périer et son excellente adaptation du roman de Stephan Zweig... curieusement oublié dans la filmographie d'Allo-Ciné) nous fait ce lien de douce transition parfaite avec le personnage primaire et non moins attirant de Franco Nero. Et qui mieux que Jeanne Moreau pour surligner ce trio de Brest.
bsalvert

521 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 mars 2013
Plongée dans un univers sombre qui a inspiré le titre 'Cargo de nuit' d"'Axel Bauer
PLV : Brad Davis et Jeanne Moreau dans un même film....
_Royal_
_Royal_

162 abonnés 1 600 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 juin 2011
Une fois passé l'exceptionnelle originalité des décors, du sujet, de la mise en scène, des allusions toutes plus discrètes les unes que les autres, ... on fini par s'ennuyer.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 avril 2010
Un géant du cinéma qui adapte un géant de la littérature (Jean Genet)... Ca donne un OVNI du 7ème art qui marque par un partie pris audacieux... Mais qui évidemment ne plaira pas à tout le monde et notamment à moi. En effet même si on lis et comprend très bien le propos (l'homosexualité débridé, cru et sans sentiment comme ultime transgression contre le conformisme qu'incarne l'hétérosexualité fade et banal) la mise en scène et les décors font que le film reste une oeuvre élitiste dont il est difficile d'apprécier tous les paramètres. Décors théâtraux en carton (on est en studio) pour un Brest qui se retrouve avec des couleurs très chaudes invraisemblables, costumes caricaturaux du gay (qui a inspiré un certain Jean-Paul Gautier) et une interprétation robotisé et dénué d'émotion. 1 étoile pour l'audace et l'originalité mais le reste est sans saveur et d'une platitude déconcertante.
rayonvert
rayonvert

32 abonnés 253 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 novembre 2012
Film à la mise en scène époustouflante et aux décors magnifiques. Par contre, je suis resté en dehors de l'histoire que je trouve trop confuse. Cela est dû très certainement à ma non connaissance de l'oeuvre de Genet.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 octobre 2009
Rainer Werner Fassbinder adapte le roman de Jean Genet : «Querelle de Brest», publié en 1947, et nous restitue une oeuvre résolument contemplative, lente, usante et à l’homosexualité bien plus qu’exacerbé que nous l’aurions imaginé, sans oublier aussi, le style vestimentaire le plus cliché possible et des décors kitch en carton pâte aux couleurs écoeurantes.
Des dialogues en passant par les situations exagérément poussives, jamais le cinéaste ne parviendra à nous maintenir en haleine, le film s’enlisant dans une histoire mollassonne et poétiquement assommante.
Seul Franco Nero parvient à insuffler au film, le minimum syndical en matière de jeu d’acteur, face à une Jeanne Moreau bien trop en retrait. Une oeuvre plate et très décevante auquel on en attendait beaucoup. Il s’agit là de son film posthume puisque le réalisateur décéda au cours du montage.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 13 janvier 2013
J'ai bien aimé les teintes orangés et jaunes (principe qui me plaît) des images. Les décors sont excellents, par contre côté scénario et dialogues j'ai trouvé ce film très moyen (malgré la liberté de ton).
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 octobre 2009
Ultime long métrage d'un bourreau de travail - le regretté Fassbinder - Querelle est une oeuvre cruellement décevante. Plastiquement superbe, parfaitement maîtrisée... Certes. Pourtant, le cinéaste n'a jamais poussé aussi loin l'hypertrophie esthétique qu'avec cet objet en toc, fabriqué et donc artificiel. Non pas que ce Querelle soit mauvais : il regorge même de qualités. Brad Davis est comme toujours impeccable, à l'instar de Jeanne Moreau - notre star nationale arbore la beauté des grandes figures du cinéma allemand ; par ailleurs, la crudité des dialogues apporte une certaine fraîcheur à l'ensemble car elle contrebalance le manque de naturel de la mise en scène. En d'autres termes, Querelle est loin d'être le meilleur film de Rainer Werner Fassbinder - on ne peut toutefois dénigrer l'implication du cinéaste ( qui aborde ici un sujet personnel ) ainsi que le remarquable travail de reconstitution en studio lié au résultat. Pour ma part, je m'en vais revisionner Le Mariage de Maria Braun, l'un des plus grands chefs d'oeuvre du cinéaste...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 octobre 2009
L'expressionnisme allemand en couleur ! Une affiche aussi personnelle, osée, soignée et percutante que l'est l'esthétique, le sujet du film et son traitement. L'acteur de Midnight Express nous séduit, nous intrigue, et il n'est pas le seul. C'est douloureux et puissant tant la métaphore de la criminalité, en rapport à l'homosexualité coupable ressentie à cause d'une société totalement homophobe et cruelle, est viscéralement incisive !

On regrette que le rythme du film soit assez mauvais (pas toujours) et qu'il fasse du coup perdre la vigueur de l'écoute et du regard que l'on peut porter aussi bien sur les interprètes que sur ce qu'ils vivent. C'est noir, glauque, c'en est éprouvant, mais tellement représentatif des douleurs que peut susciter le rejet de l'homosexualité, y compris l'auto rejet.

Bravo à ce film culte qui ressort enfin !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 27 mars 2009
Autant je serai toujours un grand fan du regretté Fassbinder, génie du cinéma, autant je n'ai jamais pu rentrer dans ce film, qui est le seul à ce jour dont j'ai quitté la salle avant la fin. Cette atmosphère glauque, ces plans poétiques nimbés de tons pastels saumon, cette homosexualité casquette de cuir, je n'ai pas pu m'y faire. Le film est certainement de qualité, c'est Fassbinder quand même, mais j'y suis resté complètement hermétique, d'où ma note.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 février 2011
Une immersion totale dans ce film étrange du réalisateur Fassbinder. Un chef d'oeuvre ultime où le réalisateur adapte un roman de Jean Genet, un monde orange jaune où le sexe est la principale activité dans ce Brest absolument différent que nous avons ici ! Le personnage principal est Brad Davis, plus connu dans Midnight express ou les chariots de feu. Il campe un matelot homosexuel qui, avec son équipage du "Vengeur" font escale à Brest. Les policiers de la ville sont habillés à la mode sado maso genre La chasse de Friedkin et les personnages du port ont l'air d'être tous homosexuel. Fassbinder utilise un décor théâtrale pour son film, le bateau n'est jamais vu dans sa totalité et c'est avec le bar de Nono les principaux endroits de l'action. Le film possède une musique des plus hypnotisante téllement elle est belle et revient de temps à autre lors de passages écrits. Des passages empruntés sans doute du roman Querelle de Brest. Fassbinder déploit tous ces fantasmes homosexuels, (il l'était) avec des scènes de lumières magnifiques, comme si le cul du matelot Querelle était un joyau précieux. On se souviendra de Nono regardant l'arrière train de Querelle. Nono recevrait un lingo d'or, il aurait la même tête. Bien qu'étrange, Querelle vous séduit comme il a séduit de nombreuses personnes dans son histoire et vous ne pouvez nier une originalité certaine dans ce port parsemé çà et là de pénis géant et de dessins obscènes. dans ce film les principaux centres d'activités sont le sexe et l'alcool, si ce n'est un peu le meurtre ! Incroyable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 avril 2008
Difficile de témoigner de l'ampleur et du talent de Fassbinder, tant il fut l'un des génies du septième art. Film assumé, engagé, brillant dans la mise en scène, merveilleux à tout point de vue. Il est indispensable de découvrir Fassbinder (et Genet) pour comprendre l'engagement personnel que necessite une oeuvre d'art.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 juillet 2007
Dans Querelle Fassbinder exorcise ses vieux démons et choisit une mise en scène purement théâtrale pour mieux adaptée le sublime roman de Jean Genet. Finalement c'est la rencontre de deux génies totalement complémentaires aux obsessions similaires. Fassbinder glorifie dans ce film la beauté masculine en en faisant une oeuvre d'art. Il associe le désir homosexuel au meurtre mais aussi à l'art. C'est comme si l'amour homosexuel dans sa violence s'associait à un eveil des sens d'une intensité transcendantale. Fassbinder arrive à magnifier Querelle interprété par Brad Davis en mettant en valeur la beauté de son corps et de son visage. Mais il lui donne aussi un côté terrifiant et malveillant notamment dans sa relation douteuse avec son frère et le meutre de son ami. Ainsi Fassbinder montre que la mal est une beauté désirable et attrayante, que l'immoralité est une jouissance supérieure au conformisme, le désir hétérosexuel en devient fade et dénué de vertige. Dans un Brest dominé par des couleurs rouges et noires le marin devient rapidement une force de séduction à laquelle son supérieur ne peut résister, supérieur qui compare Querelle à une pure oeuvre d'art qui torture son âme et ses sens. Fassbinder filme les scènes de sexe en montrant la jouissance de Querelle dans la peur et la sueur. L'environnement oppressant dans lequel évolue le personnage est l'image de cette relation entre la beauté et le mal qui fait naître le désir. Une sorte de montruosité dans la magnifiscience, de souffrance dans la jouissance, d'oppression dans la contemplation. Jeanne Moreau symbolise alors l'infériorité de la beauté féminine trop formaliste et dont le désir semble facile et dénué d'ntensité. Le frère de Querelle lui-même s'obsède pour son frère et perd son goût pour sa femme. La beauté feminine est dénigrée et alors qu'elle symbolise normalement la conquête masculine elle ne symbolise plus qu'un apaisement tranquile. Une grande oeuvre qui révèle bien la psychologie de son réalisateur.
lhdlynch
lhdlynch

67 abonnés 386 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 novembre 2010
Un film d'une époustouflante beauté esthétique et scénaristique. S'inspirant du roman de Genet, Fassbinder construit un univers visuel particulier, aux couleurs chaudes, mélange de jaune orangé qui emprisonne le spectateur dans un environnement unique en son genre. Les décors extérieurs et intérieurs sont extrêmement bien travaillés, donnant parfois l'impression de changer d'époque et les effets de lumières sont saisissants. La mise en scènes est fabuleuse, l'histoire, d'une grande profondeur, est aussi dérangeante, intrigante que passionnante. Les dialogues et les commentaires du narrateur fondamental sont d'une grande richesse artistique, sans parler de la beauté des citations dans les cartons. Le personnage de Querelle est fascinant, Brad Davis est d'ailleurs un exceptionnel acteur, très touchant, vacillant entre une dureté psychologique et physique et une sensibilité déroutante. Sans parler de la très grande Jeanne Moreau, bouleversante et captivante une fois de plus. L'histoire de cet homme assumant au fur et à mesure son homosexualité, se rend compte qu'il est de plus en plus attiré par la gente masculine. Nous suivons donc son parcours à la fois violent, mystérieux, romantique et émouvant dans cette horde de marins plus virils les uns que les autres, à une époque où l'homosexualité est encore plus que tabous et bien cachée. Il est d'ailleurs risible de voir à quel point ces hommes bien machos détournent en permanence leur penchant homosexuel pour ne pas avoir la charge de l'assumer. En sommes, un film littéraire magnifique, très artistique et aux dialogues très soutenus. Une oeuvre d'art qui ne sera pas accessible à tous, complexe et à revoir plusieurs fois pour pouvoir tout assimiler.
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