Avis : Femmes au bord de la crise de nerfs - Page 7
Femmes au bord de la crise de nerfs
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Un visiteur
4,0
Publiée le 14 novembre 2007
Un très bon film dAlmodovar. Un casting impeccable avec lexcellente Carmen Mora, véritable muse dAlmodovar à lépoque. Antonio Banderas est également parfait grace à son charme dévastateur et puis Julieta Serrano toujours fidèle à Almodovar. Un bon scénario écrit par Almodovar avec des rebondissements et des personnages très bien caractérisés. Une atmosphère géniale située entre Talons Aiguilles et Tout sur ma mère. Le film est aussi bourré de couleurs, de fraîcheur, d'humour et de vie ! Situé en pleine période de « la movida » Rempli didées, de situations déjantées et frôlant par moment la censure, ce film caractéristique du style Almodovar joue (pour une fois) plus dans le comique que dans le tragique. Bref, un film doté dune mise en scène limpide, dun humour original et surtout dun réalisateur inspiré et bourré de talents !
Alors CA c'est un film divertissant ! On s'amuse avec les acteurs épatants, on rit des malheurs des personnages tous différents, c'est un film à voir et à revoir.
Film comique réussi car il fait rire, c'est indéniable. Un scénario grossier mais nécessaire pour faire entrer en jeu des personnages gratinés au possible : Taxi-Mambo, La copine des terroristes chiites, la concierge d'obédience Témoins de Jéhovas, tout ce beau monde se dispute, se fâche , s"engueule et discute de temps en temps tout en sirotant du gaspacho bourré de somnifères . Les dialogues sont tranchants, explosifs, vifs. ça nous pète à la figure comme un cadeau du schtroumph farceur. Même si le début du film est brouillon et poussif, Almodovar nous livre une comédie aussi déroutante que rigolote.
Les couleurs sont magnifiques, mais ça s’arrête là ! Ce film est un concentré de clichés,les personnages sont agaçants, un épisode de télénovela qui dure 1h30. Extrêmement déçu de ce Almodovar qu'on nous a tant vendu.
Un vaudeville à la sauce Almodovar ! Le film est souvent drôle et les situations cocasses. Almodovar n'a pas son pareil pour signer et mettre en scène des histoires insolites et désopilantes. Comme toujours chez le cinéaste les acteurs sont surprenants. Un très bon moment. Une fois encore : "Muchas gracias Pedro"!
C'est le premier film que j'ai vu de Pedro Almodovar, il y déjà 30 dans et ce fût pour moi une révélation. Je suis en train de me les revisioner et, pour la plus part, ils n'ont pas pris une ride. je reste fan. Quel plaisir de retrouver ses personnages truculents, excentriques, uniques et en même temps familiers. A voir, revoir, et revoir encore.
Une fois n est pas coutume chez Almodovar, le film a du mal à démarrer et se termine avec la meilleure scène. Presqu une pièce de théâtre avec ses décors de fond de scène. Un vaudeville almodovarien plutôt sage. J’adore l’arrivée du couple Marisa et Carlos (Rossy de Palma avec sa plastique impressionnante et Antonio Bandera qui assume très bien son rôle de jeune homme coincé). Aussi, le taxi « mambo ». Dans cette histoire - et là aussi, c est inhabituel, pas d autre excitant que le café mais plutôt un cocktail de somnifères en gaspacho. Pour finir une superbe scène de course poursuite totalement délirante à ne pas manquer.
c'est un bon film de pedro Almodóvar, peut-être pas le meilleur, mais très bon malgrè tout. Plein de rebondissement, on ne s'ennuie pas une seul seconde. Je lui mets deux étoiles car je le compare aussi aux autres films que j'ai notée
Ce film permet d'illustrer à merveille la fascination d'almodovar pour les femmes et nous transporte dans un univers attachant. L'humour n'est pas en reste pour autant. a voir et à revoir lorsque l'on est au bord de la crise de nerfs !!
Si les actrices Almodovariennes sont bien là, le scénario vaudevillien est très léger, sans aucune profondeur, et met, qui plus est, bien du temps à démarrer. On passe néanmoins un bon moment dans cette petit bulle comme toujours haute en couleurs, mais cela reste assurément l'un des moins bon Almodovar.
Comme jamais Almadovar filme le bordel dans les têtes, les cœurs, et dans tout le reste. Le scénario est d'ailleurs absolument improbable, mais comme l'ambiance est extraordinaire, on fait semblant d'y croire. Comme toujours, les actrices sont magnifiques, même Rosy de Palma! Antonio Banderas sort tout juste de adolescence, il est tout mignon, tout chou. Comme c'est drôle quand on a vu le suite de sa carrière.. Carmen Maura est éblouissante,et méritait l'oscar de la meilleur actrice 1989. Je suis amoureux de Jodie Foster qui l'a eu cette année là... Mais désolé Jody, je te largue, et je quitte tout pour m'installer dans le pigeonnier de Carmen à Madrid !!!
Almodóvar signe un gaspacho bien corsé, coloré et rocambolesque, qui pique juste ce qu'il faut. Sous cette agitation permanente, un téléphone sonne et personne ne décroche jamais. Symbole limpide de tout ce qui empêche les êtres de se parler, entre amants, entre générations, entre humains tout court. Autour de Pepa gravitent des femmes à fleur de peau, rongées par une colère ou une tristesse qu'elles ne savent plus taire, toutes suspendues à un seul homme absent, Ivan, trou noir du récit. Leur hystérie (au sens grec du terme, ce mal qu'on logeait jadis dans l'utérus) devient ici une énergie pure, un trop-plein qui dicte chaque geste et fait basculer le film en pleine comédie. On y sent souffler la Movida, cette liberté bruyante d'une Espagne à peine sortie de 40 ans de dictature. Le regard sur les femmes, assez caricatural par endroits, a quand même un peu vieilli.
Sur cette matière minuscule, Almodóvar construit une comédie chorale réglée comme une horlogerie suisse, avec un sens du théâtre assumé jusqu'au bout. 90 minutes, et pas une de trop. Le film concentre plus d'intrigues que bien des films deux fois plus longs, sans jamais peser. L'entrée en matière traîne un peu, certaines scènes frisent le tableau figé, mais un montage nerveux empêche cette lourdeur de s'installer. Le rouge et le jaune explosent à l'écran avant même que l'histoire ne démarre, kitsch et exubérants du premier au dernier plan. On est parfois plus proche de la scène que de l'écran, et ça ne dérange pas une seconde.
Almodóvar joue les chefs d'orchestre plutôt que les démiurges, et laisse à chaque actrice une vraie place d'héroïne. Carmen Maura y est bouleversante, portant Pepa avec un panache qui mêle fragilité comique et dignité farouche. Julieta Serrano compose à l'excès, María Barranco incarne une naïveté crédible, Rossy de Palma déploie une excentricité qui n'appartient qu'à elle. Le tournage, dit-on, fut un calvaire pour Maura, au point de se brouiller avec Almodovar pendant presque 20 ans, et cette tension se devine à l'écran, où l'actrice semble parfois à deux doigts de craquer pour de vrai. Sans grande prétention, le film reste un joli moment, généreux et bien interprété. Du pur Almodóvar et difficile de ne pas sourire.
Un pur bonheur. C’est hystérique, brillant, ultra vivant, et pourtant tout est tenu d’une main de maître. Almodóvar y trouve un rythme fou, une liberté de ton incroyable, sans jamais perdre ses personnages. C’est drôle, cruel, élégant, complètement romanesque. Un film qui déborde dans tous les sens, mais avec une précision folle.