Derniers Avis : Femmes au bord de la crise de nerfs - Page 3
Femmes au bord de la crise de nerfs
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Philippe C
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3,5
Publiée le 23 mai 2017
ça ressemble plus à une pièce de téâtre qu'à du cinéma, mais c'est de l'excellent travail : le scènario un peu loufoque regorge de rebondissements, les acteurs et surtout les actrices sont parfaits et les décors et costumes particulièrement soignés et colorés. On passe un très bon moment sans trop se prendre la tête
Complètement barré ! Il faut vite arrêter de chercher une logique dans tout ça même si un dénouement assez prévisible survient à la fin pour expliquer les gestes de l'héroïne. Reste l'ambiance Almodovar, et de très bons acteurs !
Si "Femmes au bord de la crise de nerfs" a valu une rénommée mondiale à Almodovar, c'est loin d'être son meilleur long métrage. On y retrouve pourtant sa patte visuelle avec notamment l'emploi de couleurs vives, presque kitsch qui apporte toujours un côté quasi-surréaliste à ses histoires. L'intrigue, justement, met une nouvelle fois en premier plan des personnages féminins et se dirige plus sur la comédie dramatique que sur le drame familial. Son style, bien que marqué, demeure toutefois moins abouti que dans ses films suivants. Le résultat ne fait pas d'étincelles mais reste bon et agréable.
Un peu trop sage. Mais j'ai passé un bon moment. L'histoire spoiler: des terroristes, les flics endormi au Gaspacho . Les scènes d'intérieur on dirait une mise en scène théâtral.
Une comédie virevoltante dans un appartement où l'on boit du gaspacho!!!!! C'est assez foutraque et ça va dans tous les sens mais il faut bien admettre qu'une fois la pièce mise en place, c'est assez drôle ce jeu de la jalousie et des personnages qui ont tous un rapport intime entre eux. Cette deuxième partie très théâtrale survole d'ailleurs la première assez inégale. Sympathique et enlevé.
Simple, sobre, et efficace, ce métrage d’Almodovar reprend à peu près les codes du vaudeville, mais avec une couleur hispanique toute particulière. Le casting est très bon, avec la toujours très amusante Carmen Maura, la toujours si excentrique Rossy de Palma, l’interprétation incisive de Julieta Serrano et Maria Barranco, idéal en romantique naïve. Cette belle galerie d’actrices emporte avec elle de bons rôles, bien écrits, à la fois réalistes et excentriques, bref, c’est du très bon. Côté masculin c’est plus limité, mais Banderas tient bien son rôle. Les autres acteurs qui composent les seconds rôles sont tous très justes, et surtout là encore, parfois en quelques répliques, ils héritent de personnages solides, originaux, bien vus. Bref, une réussite. A la dimension colorée du casting s’adjoint celle non moins colorée de l’histoire. Alors certes ça reste un peu vaudevillesque, par certains côté on pourrait se croire dans un bon Molinaro de chez nous. Mais, ce n’est pas un reproche ! Le film vise juste, avec une durée courte et un rythme très bon, il y a de vrais moments drôles avec un comique de situation qui fonctionne, et on ne s’ennuie pas du tout. C’est entrainant, frais, et c’est typiquement le genre de chose que j’attends d’un film de ce genre. Visuellement c’est très hispanique et très Almodovar, indéniablement ! Très coloré, le film bénéficie aussi d’une mise en scène enlevée qui vient donner beaucoup de peps. Le tout évidemment agrémenté d’une bande son non moins colorée, avec pour point d’orgue l’ambiance mambo ! Clairement ce film est très fun et original. Ça reste assez simple bien sûr, mais pour un de ses premiers films je trouve que le choix du quasi huis-clos théâtral était judicieux, ça permet de ne pas se disperser, de ne pas se montrer trop ambitieux sur la forme, et de pouvoir se concentrer sur la singularité du fond. Drôle, sexy, excentrique et réaliste pour autant, un film qui mérite amplement un bon 4.5
Femmes au bord de la crise de nerfs est la confirmation de l'idée que je me faisais du style d'Almodóvar, c'est à dire des images bariolées, l'importance indéniable des femmes et surtout une manière décomplexée d'aborder des thèmes graves. Mais plus encore, Femmes au bord de la crise de nerfs est un film qui m'en a rappelé bien d'autres, et Almodóvar a su tirer le meilleur de chacune de ses inspirations. La première partie est un hommage au dispositif cinématographique. L'action se situe dans un studio de doublage, l'occasion pour le réalisateur de jouer avec les images (il préfère filmer le projecteur et le rayon de lumière plutôt que l'écran) mais aussi avec le son, notamment en travaillant les voix intra et extra diégétiques du film Johnny Guitar, dont les personnages font la traduction. La mise en scène de cette séquence évoque Blow Up et son côté méticuleux, appliqué, le cinéaste espagnol proposant des travellings élégants et des images bien cadrées. Bien sûr, cette ode au septième art n'est pas là sans raison. D'emblée, elle propose une quelque chose de fort et beau : lors du doublage, Pepa, le personnage principal, vit sa rupture en différé en répondant à la voix d'Iván, son mari, qui avait enregistré ses répliques plus tôt dans la journée et dont l'absence sera au cœur de l'intrigue. Après cela, le film devient un peu moins sérieux et va flirter du côté du théâtre, l'appartement de Pepa devenant le principal lieu d'action. L'ensemble ne faiblit pas pour autant puisqu'il enchaîne les trouvailles, à la manière d'Une femme est une femme. La plupart des plans sont construits autour d'une idée, par exemple une opposition entre deux personnages (Pepa qui attend un coup de téléphone et Candela qui le redoute plus que tout) ou encore l'apparition soudaine d'un objet à la couleur incongrue, un ressort humoristique qui fonctionne bien. L'introduction de l'absurde comme étant tout à fait banal est également efficace, en particulier quand les personnages essayent de le justifier (comme lorsque Pepa sort une chaussure de son sac à main chez l'avocate). Enfin, les moments où les personnages féminins sortent de leur gonds sont rendus mémorables par leur soudaineté. Soumises à des situations irritantes ou stressantes, les femmes se comportent comme de véritables volcans, prêts à exploser à tous instant, souvent quand on s'y attend le moins. On comprend mieux ce qui a poussé Almodóvar à produire Les Nouveaux Sauvages. Femmes au bord de la crise de nerfs est donc un film qui sait prendre les chemins détournés pour surprendre le spectateur. Il n'hésite pas à faire sortir des éléments de nulle part (la vérité sur l'amant de Candela) ou bien au contraire de réutiliser le même plusieurs fois (le setup du gaspacho a quand même deux payoff), mais c'est toujours fait avec beaucoup d'unité. C'était annoncé par Volver et c'est maintenant sûr, le cinéaste espagnol a un pour orchestrer de superbes comédies dramatiques.
Réalisé en 1988, Femmes au bord de la crise de nerfs contient déjà tous les éléments typiques du cinéma de Pedro Almodovar. Des actrices extraordinaires – Carmen Maura, Julieta Serrano, Maria Barranco, Rossy De Palma, entourées du jeune Antonio Banderas – des costumes colorés, des décors pop et kitsch, des imbroglios à n'en plus finir, beaucoup d'humour, pas mal de mélancolie. Bref, un régal.
Drôle, léger, amusant. Malgré quelques lourdeurs, il y a de très bonnes scènes et le comique de caractères avec les intercations entre les personnages est remarquable. Pour passer un bon moment de cinéma sans trop se poser de questions, je conseille.
Loin d'être le meilleur long métrage de Almodovar, "Femme au bord de la crise de nerf" remplie aisément son cahier des charges. Personnages détraqués, couleurs vives, décors de théâtrale, situations cocasses, image picturale, le tout pour un scénario intelligent, complet et foisonnant d'idées!
Le 7ème long-métrage ciné de Pedro Almodovar est celui qui lui a apporté une reconnaissance internationale, avec notamment une nomination aux Oscars. Paradoxalement, ce vaudeville loufoque représente la première tentative du cinéaste espagnol dans le registre de la comédie, fût-elle caustique, voire désespérée... On retrouve dans "Femmes au bord de la crise de nerfs" (1989) le goût d'Almodovar pour un cinéma flamboyant et coloré, pour les personnages borderline, les situations absurdes, et on y apprécie son intérêt éclairé pour la psychologie féminine, déclinée selon plusieurs archétypes. Ces personnages furieusement outranciers sont incarnés par des actrices déchaînées, en particulier Carmen Maura, l'héroïne principale inspirée du long-métrage et muse du réalisateur à l'époque. Honnêtement, cette histoire rocambolesque ne m'a pas emballé plus que ça, mais il faut reconnaître à Almodovar une mise en scène fort innovante, et un talent indéniable pour instaurer une mécanique d'horloger à son récit vaudevillesque.
Si Almodovar a tenté le vaudeville au cinéma, il peut s'assurer maintenant que c'est un essai raté. A vrai dire, le film ressemble à une mauvaise pièce adapté par un cinéaste dont la plus grande spécialité est celle de la décoration en couleurs. Le spectateur a donc droit à une image comptant les teintes les plus vives pour justement rendre vivante la pellicule, au profit d'un scénario faible, montrant les relations d'un groupe de personnages qui s'entre-croisent tellement que ça en donne mal au crâne. Les enjeux sont suivis avec plus ou moins de conviction par le spectateur, les personnages se remarquent par leur caractère grotesque ( comme le chauffeur de taxi ), la photographie et les décors sont une véritable prouesse artistique mais ne cherchez pas plus loin : ce film d'Almodovar frôle l'ennui et la platitude totale.
J’aime le Pedro Almodovar qui crée des films dramatiques, le réalisateur de "La piel que habito" par exemple. Celui-ci, si tant est qu'il soit représentatif de cette époque où il s'adonnait à la comédie (de mœurs) , trouve peu de grâce à mes yeux. J'ai trouvé ce film très kitsch, la crise de nerfs vire carrément à l'hystérie grotesque, les ficelles sont plus grosses que ces câbles qui relient les cargos à l'amarre et de glapissements en évanouissements prévisibles, on s'ennuie ferme. La verve satirique, la critique sociale, l’ambiguïté sexuelle - toutes ces choses qui font le plaisir de voir un Almodovar, sont ici réduits à la portion congrue. Restent une certaine vulgarité, un pseudo-récit qui s’essouffle dès le départ et une sorte de vaudeville boulevard qui a pris cent ans en quelques décennies. Fort fort décevant...
comme souvent dans les films de Pedro Amodovar, une série de personnages dont les vies se percutent, s'emmèlent, tous discutent énormément, les couleurs sont vives, et les personnages sont sanguins. PLV : le temps des films d'Almodovar on est dépaysé.
C'est une comédie. On peut la trouver un peu sage puisqu'elle ne contient aucune des audaces auquel l'auteur nous a habitué depuis, mais elle est excellente et réalisé de main de maître. C'est un vaudeville loufoque avec des personnages plus farfelus les uns que les autres (le chauffeur de taxi omniprésent, le dragueur fou, la féministe hypocrite et bien sûr les femmes qui comme l'indique le titre sont toutes au bord de la crise de nerf). Il y a aussi quelques gags irrésistibles (la pub pour la lessive, le gaspacho aux somnifères). Manifestement Almodovar s'est bien amusé, nous aussi. PS : l'article que consacre Wikipédia à ce film est encore une preuve s'il en fallait encore de l'incohérence de ce site qui nous content de se croire obligé de faire dans la cuistrerie pour nous expliquer ce qu'est une crise de nerfs, voilà qu'il nous informe que ce film aurait été influencé par "La Voix humaine" de Jean Cocteau. (tout cela à cause du téléphone... pourquoi pas "Le téléphone pleure" de Claude François pendant qu'on y est ?)