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Femmes au bord de la crise de nerfs
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Ratafia
10 abonnés
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2,5
Publiée le 29 mai 2026
Si les actrices Almodovariennes sont bien là, le scénario vaudevillien est très léger, sans aucune profondeur, et met, qui plus est, bien du temps à démarrer. On passe néanmoins un bon moment dans cette petit bulle comme toujours haute en couleurs, mais cela reste assurément l'un des moins bon Almodovar.
Un pur bonheur. C’est hystérique, brillant, ultra vivant, et pourtant tout est tenu d’une main de maître. Almodóvar y trouve un rythme fou, une liberté de ton incroyable, sans jamais perdre ses personnages. C’est drôle, cruel, élégant, complètement romanesque. Un film qui déborde dans tous les sens, mais avec une précision folle.
Une comédie de mœurs enlevée et jouissif, signée Pedro Almodovar, qui dresse une galerie de femmes totalement passionnées. Le film bénéfice de la mise en scène osé et surprenante du réalisateur, le tout porté par une excellente distribution. Une œuvre remarquable.
Pas mon Almodovar préféré, le scénario se perdant, comme son héroïne, dans les méandres de la confusion, de l'indécision et de la digression. L'accumulation de personnages nuit également à la fluidité du récit. En outre, le caractère falot d'Ivan, figure masculine insipide, rend peu réaliste l'amour inconditionnel que lui porte Pepa. L'utilisation des décors, aux couleurs criardes, pas encore maîtrisée, est une ébauche de ce que l'on retrouvera dans les œuvres futures du cinéaste.
"Femmes au bord de la crise de nerfs" est une comédie espagnole parfaitement orchestrée par Pedro Almodóvar, où le chaos sentimental prend des airs de fête exubérante. Le film explore avec un humour mordant et une tendresse sous-jacente les méandres de la passion et de la folie amoureuse. Chaque scène est une explosion de couleurs et de rythmes, où les dialogues savoureux s’enchaînent à un rythme effréné.
Il faut passer les vingt premières minutes, où Almodovar semble chercher l’originalité à tout prix, tant dans le look des personnages que dans des plans « bizarres » sans autre justification. Paradoxalement, c’est quand le film devient un « Vaudeville » qu’il gagne en intérêt, par son scénario abracadabrant mais ingénieux et par son humour. Un moment au final plutôt léger, mais très plaisant.
Pedro Almodovar signe une sorte de vaudeville, où une femme perd les pédales alors que son compagnon la quitte. "Mujeres al borde de un ataque de nervios" connut un certain succès critique à l'international à l'époque, permettant d'établir la carrière du réalisateur hors d'Espagne. Néanmoins je trouve que le film n'a pas forcément bien vieilli. Les couleurs flashy typiques de l'époque fin 80's / début 90's font kitsch, mais à la rigueur participent au charme du film. De même que les jeux autour des répondeurs (les gens nés après 2010 seront largués !). C'est plutôt certaines coupes de cheveux, dégaines, ou blagues. Les mains et la bouche baladeuses de Carlos feraient de lui un agresseur sexuel en puissance aujourd'hui, plutôt qu'un séducteur maladroit ! Sur l'ensemble, cela reste un vaudeville bien rythmé, avec quelques bonnes saillies d'humour à la Almodovar (ces fausses publicités !). Et de très bonnes actrices, dont la fantastique Carmen Maura. Malheureusement le tournage sera difficile, elle se brouillera avec le réalisateur, pour ne retravailler avec lui qu'en 2006. Mais je reste sur ma faim au vu des éléments ou sous-intrigues un peu artificiels (ces terroristes sortis de nulle part) ou sous-exploités (le personnage bébête et bègue d'Antonio Banderas). Je suis un peu déçu au vu de la réputation très flatteuse du film.
Une comédie ? Pas inhabituel chez Almodovar. Un vaudeville ? Davantage. Donc, encore une fois, il sera difficile de cerner où le trubilion espagnol a l'intention de nous mener. Comme le titre l'indique, les femmes sont ici au bord de l'implosion et tout le film est entièrement taillé pour elles. Elles ne manquent pas l'occasion de faire valoir leur talent. A leur manière, Carmen Maura, Julieta Serrano, Rossy de Palma et Maria Barranco s'en donnent à coeur joie. Au milieu de ces dames déchaînées, Antonio Banderas se fait aisément sa place en jouant de ses charmes. Alors oui, tout cela manque de l'audace que l'on connaît à Almodovar et le rythme y est moins fluide qu'à l'accoutumée. Mais reste son insolence et son impertinence. Ainsi que des trouvailles comiques fortes de café. Voilà ce qu'est réellement un film féministe avec des femmes qui assument les responsabilités qui leur sont confiées.
Une fois n est pas coutume chez Almodovar, le film a du mal à démarrer et se termine avec la meilleure scène. Presqu une pièce de théâtre avec ses décors de fond de scène. Un vaudeville almodovarien plutôt sage. J’adore l’arrivée du couple Marisa et Carlos (Rossy de Palma avec sa plastique impressionnante et Antonio Bandera qui assume très bien son rôle de jeune homme coincé). Aussi, le taxi « mambo ». Dans cette histoire - et là aussi, c est inhabituel, pas d autre excitant que le café mais plutôt un cocktail de somnifères en gaspacho. Pour finir une superbe scène de course poursuite totalement délirante à ne pas manquer.
Voilà un film qui échouerait curieusement au test de Bechdel : si la plupart des personnages importants du film sont des femmes, et si elles passent beaucoup de temps à dialoguer entre elles, elles ne parlent cependant que des problèmes que leur ont causé les hommes - enfin, surtout un. Après vingt minutes quelque peu bunueliennes, le film s'oriente vers un vaudeville assumé, mais réussi. Le charme des acteurs est certain - pour autant c'est loin d'être le film le plus audacieux d'Almodovar.
Ce film, réalisé par Pedro Almodóvar et sorti en 1988, est celui qui a permis au réalisateur de se faire connaitre internationalement, notamment grâce à ses prix, mais c'est également, enfin me concernant du moins, un des meilleurs de sa filmographie ! Le film raconte l'histoire de cinq femmes dont les vies relativement chaotiques et bordéliques s’entrecroisent à un moment donné, créant des quiproquos et tout ce qui s'en suit. Dit comme ça, on a l'impression d'être dans un vaudeville mais c'est effectivement le cas ! Alors même si le terme va en général de pair avec "cheap", c'est pourtant ici un vaudeville de qualité mais surtout complètement assumé ! En effet, mis à part l'introduction présentant les divers personnages, la majeure partie du film se passe dans un seul appartement et même presque dans une seule pièce, rappelant également le théâtre. D'ailleurs, le film adopte le rythme du théâtre comique, c'est-à-dire que ça ne s'arrête jamais, les situations drôles et les quiproquos s'enchainent, de même que les répliques qui sont superbement écrites. Comme d'habitude, il est plutôt difficile de se plonger complètement dans un film du réalisateur car il y a toujours beaucoup de personnages, beaucoup de situations qui s'entremêlent etc. Mais une fois qu'on est dans le bain, c'est alors un véritable plaisir et le rythme très énergique permet de tenir le spectateur en haleine jusqu'à la toute fin. Concernant les acteurs, nous retrouvons, entre autres, Carmen Maura qui est extraordinaire, María Barranco qui est très drôle, Antonio Banderas qui joue très bien, de même que Julieta Serrano, Rossy de Palma et Kiti Mánver. "Femmes au bord de la crise de nerfs" est donc une comédie très rafraichissante, tout simplement !
Almodovar fait dans le granguignolesque pour ce "Femmes au bord de la crise de nerfs", on va de surprise en surprise, ca part dans tous les sens pour ces deux femmes qui ont des déboires amoureux et quelques problèmes avec la gente masculine. Les acteurs fétiches sont tous très bons que ce soit Carmen Maura, Antoinio Banderas ou Rossy de Palma. On rigole bien souvent, Almodovar a beaucoup d'humour notamment avec le gaspacho rempli de somnifères! Un souffle de légèreté et de rigolade dans ce début de carrière de notre ami Pedro.
En 1988, Pedro Almodóvar signe son septième long-métrage. A l’aide d’une mise en scène chatoyante où les couleurs vives illuminent l’écran, le réalisateur brosse le portrait de plusieurs femmes (dont Carmen Maura, son actrice fétiche), empêtrées dans des déceptions sentimentales. L’étude psychologique de ces personnages est cependant délaissée au profit d’un vaudeville rondement ficelé. Bref, une comédie rafraichissante qui se déguste comme du gaspacho !
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18 103 critiques
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0,5
Publiée le 20 avril 2021
Kitsch ce film appartient à cette catégorie de films qui nous demandent de trouver amusants les problèmes émotionnels des gens. Il n'y a rien de vraiment drôle dans ce film et je n'ai certainement pas ri. Je ne le qualifierais certainement pas de relaxant ou d'agréable. Ses couleurs vives et sa décoration intérieure criarde rappellent les années 1980 ce que la plupart des gens n'aiment pas de nos jours moi y compris. Pour cette raison ce film est très dur pour les yeux. Almodovar a trouvé certaines des femmes les plus laides que j'ai jamais vu pour jouer dans ce film à l'exception d'une superbe femme mannequin ce qui ajoute un caractère désagréable supplémentaire à ce qui se passe. Il n'y a rien de subtil dans tout cette histoire et c'est censé être l'un des films les plus calmes et les plus détendus d'Almodovar. C'est l'histoire de quelques femmes décritent spécifiquement comme cliniquement folles. Si jamais je les rencontrais je ne leur dirais pas mon vrai nom et je ferais comme si j'avais été tué autour d'elles pour qu'il n'y ait aucune possibilité qu'elles me contactent un jour. Ce film est aussi douloureux que dérangeant. Si vous aimez les Espagnoles complètement folles qui s'insinuent et vous obligent à vous protéger les yeux alors regardez ce film. Peut-être que ce n'était tout simplement pas pour moi et peut-être que quelque chose de plus intelligent me conviendrait mieux...