The Wrestler
Note moyenne
4,0
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975 critiques spectateurs

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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2026
Avec The Wrestler, Darren Aronofsky abandonne ses expérimentations formelles les plus démonstratives pour signer l’un de ses films les plus sobres et les plus déchirants. À travers le parcours d’un catcheur vieillissant incapable de vivre en dehors de son personnage, le film explore avec une grande justesse la dépendance au regard du public et la peur de l’effacement. Mickey Rourke livre une performance bouleversante, où la fragilité de l’homme et la légende déclinante semblent se confondre à chaque instant. La caméra portée et l’approche quasi documentaire renforcent l’impression d’assister à la chronique intime d’un corps et d’une identité qui se désagrègent lentement. Malgré un récit parfois prévisible dans sa trajectoire tragique, The Wrestler demeure une œuvre d’une sincérité et d’une puissance émotionnelle remarquables.
Guillaume.G
Guillaume.G

7 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 juin 2026
Darren Aronofsky nous offre une fois de plus un excellent film avec The Wrestler. Mickey Rourck nous offre l’une de ses meilleurs prestations dans ce film qui est un véritable classique du cinéma
CrystalEagle
CrystalEagle

4 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2026
Aronofsky signe son film le plus humble. On suit Randy de dos, caméra à l'épaule, comme un boxeur marchant vers le ring, sauf que le couloir mène à une caravane décrépite. Voilà The Wrestler. Un type qui a tout sacrifié (sa fille, sa santé, toute chance de vie normale) pour les acclamations d'un public qui se raréfie. Le catch et le strip-tease se répondent : deux corps transformés en spectacle, deux solitudes qui se reconnaissent. Autour d'eux, le New Jersey post-industriel, ses parkings vides, ses gymnases minables, bref, une Amérique périphérique qui a survécu à son propre âge d'or. Randy est le dernier spécimen de cette époque, celle du hard rock triomphant, des héros bodybuildés, d'une virilité qui n'a plus sa place nulle part. Ce film surtout, c'est Mickey Rourke. Le jeu de miroirs entre l'acteur et son personnage (deux anciennes gloires cabossées, revenues de loin) donne au film une dimension quasi autobiographique. Son visage ravagé devient le texte même du film, chaque cicatrice raconte ce que le scénario n'a pas besoin de dire. Aronofsky montre juste, avec une tendresse déchirante, ce que ça fait de survivre à sa propre légende.
Laurent Dvx
Laurent Dvx

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 décembre 2025
Randy, ancien catcheur adulé dans les années 1980, aujourd’hui condamné à survivre dans l’ombre de sa gloire passée. Darren Aronofsky signe ici une œuvre d’une grande sobriété, loin de l’excès visuel de certains de ses autres films, pour privilégier une mise en scène brute et réaliste.

Plus globalement, The Wrestler parle de la difficulté à vieillir, de la solitude et du besoin viscéral de reconnaissance. Le personnage principal, incarné par Mickey Rourke, est incapable de vivre hors du regard du public et du catch, ce qui rend son parcours aussi tragique que touchant.

Bien que la narration soit parfois prévisible, The Wrestler reste une œuvre sincère et bouleversante, portée par une interprétation magistrale de Mickey Rourke. Nul besoin d'être connaisseur en catch pour apprécier ce film qui résonne au delà du monde du catch.
SaulGoodman
SaulGoodman

3 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2025
Un très bon film sur l’univers du catch. Mickey Rourke joue à la perfection ce personnage du catcheur ayant connu la gloire pour finalement tout perdre
Taahz
Taahz

2 abonnés 305 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2025
Un récit touchant et une immersion fascinante dans la vie d'une ancienne star du catch en bout de course, incarnée par un Mickey Rourke aussi juste que ringard.
Cadreum
Cadreum

59 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 août 2025
Qui est le film ?
Avec The Wrestler (2008), Darren Aronofsky opère un retour à une forme de dépouillement après les vertiges baroques de Requiem for a Dream (2000) et The Fountain (2006). Loin des effets de style et des constructions symboliques, il choisit ici une caméra sobre pour suivre “Le Bélier”, catcheur vieillissant autrefois adulé, désormais relégué aux marges de sa profession. Le film, qui valut à Mickey Rourke une résurrection critique et publique, s’inscrit dans un contexte culturel où l’Amérique interroge ses idoles déchues, figures de gloire populaire devenues corps brisés. À la surface, The Wrestler promet un récit de déclin : la vie d’un homme usé qui continue à livrer son corps au spectacle. Mais derrière cette apparente simplicité, Aronofsky formule une méditation plus vaste sur la performance comme destin tragique et sur ce que signifie “exister” .

Que cherche-t-il à dire ?
Aronofsky scrute la frontière poreuse entre la scène et la vie, entre la vérité d’un corps meurtri et l’illusion d’un mythe entretenu. Le cœur du film tient dans une tension : comment vivre quand son existence entière est indissociable du spectacle, et que ce spectacle s’effondre ? Randy incarne une Amérique qui a troqué la foi pour le divertissement, l’éthique du travail pour la jouissance immédiate, et qui rejette brutalement ses héros une fois leur utilité consumée. L’ambition du film n’est pas d’expliquer la chute, mais d’habiter cette zone trouble où l’homme persiste à se sacrifier pour exister encore une fois, une fois de trop.

Par quels moyens ?
Aronofsky centre toute sa mise en scène sur le corps de Mickey Rourke, souvent filmé de dos, dans les travellings qui l’accompagnent dans les couloirs menant au ring comme dans les rayons d’un supermarché. Même solitude, même marche vacillante, mêmes néons blafards : la vie et la scène se confondent. Le corps devient un palimpseste où se lisent les cicatrices d’une époque révolue.

Les combats ne sont pas stylisés, mais filmés avec crudité. L’hémoglobine, les agrafes, les duperies révèlent la dimension sacrificielle du spectacle. C'est un sport où la souffrance doit être vue pour avoir un sens. Aronofsky met ainsi à nu le pacte implicite entre spectateur et performeur : la reconnaissance justifie la mutilation. The Wrestler enferme son héros dans une transcendance factice, éphémère, vouée au vide.

Les scènes hors du ring sont filmées avec une sécheresse désarmante : supermarché, caravane, rencontres avortées. Ici, Randy est invisible, réduit à un emploi précaire, à un incommunicativité pesant face à sa fille. Là où la douleur physique est supportable, l’ordinaire devient insoutenable.

La tentative de Randy de renouer avec sa fille constitue le versant intime du film. Chaque geste maladroit, chaque promesse non tenue creuse l’impossibilité du rachat. La filiation échoue parce que Randy ne sait pas habiter la réalité : il n’existe que dans la répétition de sa légende.

Deux ans plus tard, Aronofsky filmera Nina dans Black Swan, ballerine qui se détruit dans sa quête de perfection. Randy et Nina sont deux figures en miroir : lui s’effondre sous le poids du passé glorieux, elle sous celui de l’avenir inatteignable. Tous deux révèlent la même logique implacable : l’existence réduite à la performance, la vie comme scène dont on ne peut sortir vivant.

Où me situer ?
J’admire la sécheresse du film, son refus de spectaculaire qui paradoxalement rend le spectacle plus violent encore. Ce choix d’ascèse donne au récit une vérité que je trouve plus bouleversante que les débordements baroques d’autres œuvres d’Aronofsky. Mais je m’interroge aussi : ce geste de filmer la déchéance sans échappatoire, n’est-ce pas en partie reconduire le voyeurisme qu’il dénonce ? Le spectateur, fasciné par la chute de Randy, participe malgré lui à ce pacte sacrificiel.

Quelle lecture en tirer ?
The Wrestler n’est pas seulement un portrait de catcheur déchu. C’est un film sur la dépendance au regard, sur la manière dont un homme et, par extension, une société ne survit qu’en reconduisant son propre mythe. Chaque cicatrice est une trace de gloire, chaque coup reçu une preuve d’existence. Le dernier plan, ce saut suspendu au-dessus du vide nous laisse dans une incertitude. Mort ou salut ? La réponse importe moins que la question qu’il pose : que reste-t-il d’un homme quand il n’est plus regardé ?
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 juin 2025
Randy, dit le Bélier est un vieux catcheur amoché qui eut jadis son heure de gloire. Il combat encore aujourd'hui dans des salles minables pour quelques malheureux dollars.
Le sujet de Darren Aronofsky ne fait pas dans l'inédit, relativement au syndrome des anciennes vedettes qui ne peuvent ou ne veulent raccrocher. Mais, tout en flirtant avec les conventions et le pathos (Randy et sa fille, Randy et une vieillissante stripteaseuse), le réalisateur sait nous attacher au personnage de Mickey Rourke, ce vieux cheval de retour à la crinière blonde. Corps athlétique et meurtri, visage boursouflé, le comédien compose tout autant un homme déchu, dans la solitude et la précarité, qu'un sportif marqué dans sa chair, infarctus compris, couvert de cicatrices et qui s'obstine à maltraiter son corps épuisé. Jusqu'où?
Rien ici n'est fait pour surprendre. Et avec un peu de sagacité, on peut deviner comment le réalisateur va conclure. Il reste que le Bélier dégage suffisamment d'humanité et d'humilité pour échapper aux stéréotypes de l'épopée sportive, que n'est pas le film. Si le cinéaste filme régulièrement des séquences de lutte sur le ring, ce n'est que pour montrer un corps ensanglanté, au bord de la rupture, et je n'ose pas dire une épave.
ben zo
ben zo

1 abonné 56 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 mai 2025
Magnifique film qui traite d'un sujet trop peu connu, le catch indépendant ou "Indy Wrestling". En tant que fan de cette discipline depuis presque 20 ans, je salue le travail scénaristique et la mise en scène de ce long-métrage. La photographie et les scènes in-ring sont de plus très bonnes, tout comme les acteurs.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 avril 2025
Mise en abîme évidente de la carrière d'un Mickey Rourke totalement abandonné à son rôle, ce drame rappelle les dangers afférents à l'abnégation exigée par le monde du spectacle... Pitoyable mais non pathétique, cette ancienne gloire du catch demeure seule responsable de sa déchéance tant professionnelle que personnelle, ayant abandonné sa fille (puissante Evan Rachel Wood) et échouant avec la femme qu'il aime (touchante Marisa Toméi). Manquant de vivacité dans une première partie assez répétitive, la réalisation sert d'écrin aux sentiments des personnages (évitant le mélo qui menaçait grâce aux choix scénaristiques) pour montrer l'impact potentiellement irrémédiable de tout choix. Désenchanté.
gerard stevenson
gerard stevenson

29 abonnés 1 295 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2025
La caméra immersive d'Aronofsky, à filmer souvent de dos Mickey Rourke en le suivant, donne une profonde sincérité au film l'ancrant dans une réalité touchante. On assiste à une performance de Rourke qui interprète un catcheur qui lutte entre la gloire passée et une existence présente marquée par l'isolement, les regrets et le sacrifice.
Benoit S
Benoit S

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mars 2025
Darren Aronofsky livre avec The Wrestler un mille-feuilles de thématiques sociologiques, philosophiques, politiques et psychologique, qui dépasse la somme de toutes ses parties, pour se combiner en un portrait profondément humain et touchant. On s’attache sans difficulté a cet homme à la passion hors du commun, pris dans un système qu’il subit, et dont les travers ont une portée qui dépasse le cadre du film. La mise en scène épurée, et pourtant efficace, laisse s'épanouir la poignée d'acteurs qui brillent de sincérité et de justesse. Un film touchant et memorable.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 22 janvier 2025
Sûrement le meilleur film d'Aronofsky, et pourtant pas son plus célèbre, en partie dû à la sobriété de son scénario et de sa réalisation. S'il ne parvient pas à poser sa caméra – c'est son style, comme von Trier et Noé, après tout –, Aronofsky parvient tout de même à poser son récit, et à l'ancrer dans un réel saisissant : l'ancien catcheur déchu, incompatible avec sa passion et avec la société...

Au bas de l'échelle sociale et familiale, Robinson perd sa gloire d'antan. L'American Dream s'écaille, il en subit le contrecoup. Quand accepter son destin ? Quand tourner la page ?

Un film qui doit surtout son originalité à la thématique du catch, rarement traitée au cinéma. spoiler: Million Dollar Baby d'Eastwood montrait une ascension, puis une chute. The Wrestler montre une chute puis un come-back...
Simon Le Diable Rouge
Simon Le Diable Rouge

3 abonnés 62 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juillet 2024
Un ancien catcheur qui ne s'accroche qu'à sa passion quand la vie est contre lui. Quitte à devoir mourir sur le ring! Mickey Rourke nous montre l'étendu de son talent dans ce film à succès! Un film qui ne vieillit pas avec le temps, un plair de l'avoir revu! Un film comme on n'en fait plus...
AdriBrody
AdriBrody

16 abonnés 774 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 décembre 2023
Un film qui raconte paradoxalement trop de choses et en même temps pas assez. Plusieurs sujets sont lancés, le catch bien sûr mais aussi la relation entre Randy et sa fille ainsi qu'avec Pam et aucun de ces thèmes n'est vraiment abordé en profondeur. On érafle toujours chaque trame et dès qu'elle avance, on s'arrête. D'autant plus qu'il n'y aucun suspens, ce qui pour un Aronofsky est quand même un peu dommage, la fin est courue d'avance et malgré la superbe prestation de Mickey Rourke dans ce catcheur has-been, cela ne permet pas de combler les trous béants laissés dans le scénario.
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