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Un visiteur
3,0
Publiée le 3 mai 2019
Dès que je me suis engagé dans la mise en scène, j’étais sceptique concernant l’intrigue qui m’interpella, la sauvagerie humainement pure à l’état réel dans ce pays d’Europe du sud-est méditerranéen. Une foule paysanne inepte en transe inerte, la vieille école du cinéma greco-américain telle une pièce de théâtre embarquée à bâbord moussaillon. Un peu de folklore philosophique, des danses musicales traditionnelles nationales visités par la Grande Bretagne pour reprendre ses droits de propriété ancestrale, la bonne éducation quoi. La rencontre rustre avec les coutumes locales crétoises m’horripilait, leurs manières ne me disait pour ma culture générale puis me surpris par la prestance de cet acteur. Les nombreux citoyens grecs pleura le jour de sa mort au lendemain du millénaire, remerciant grâce à la notoriété de leur bled, de par sa danse virile instrumentalisée très bruyante, c’est celui de la vie harmonieuse d’un homme consistant, la mine pleine de ressources naturelles, c’est aussi le choc des cultures fusions, quand la ville rencontre la campagne. Des séquences chocs dont le lynchage tragique sec et rapide d’une veuve apeurée et une marquante, la défunte aristocrate dépouillée vient ensuite le rire sarcastique. Il y a un message de cette réalisation mineure dont je n’arrive pas à saisir tellement que s’en est ambiguë, politique ou apolitique. La banalité évolutive de l’histoire donne un côté glacial burlesque qui m’a ravi, en une scène finale culte, c’est le pays des noms de famille grecs modernes plutôt cool. Chez les Papadopoulos et Photopoulos, n’oublions pas la ferveur fiévreuse équilibrée autour d’Alexis Zorbas, sa cuisine grillade d’agneau appétissante avec vue sur la plage. Le sirtaki est un mouvement non ancestral et fut créé spécialement pour le bon « Grec » Anthony Quinn.
Un film intéressant par moment, qui est une ode à l amitie, et surtout nous montre une société grec très très dur à cette époque (ça n a pas trop changé). Je regrette parfois les longueurs de ce film qui est parfois harassante qui éclipse malheureusement certaines scènes émouvantes. Le réalisateur n est pas tendre avec principalement la population crétoise qui les décrits comme un peuple d arrieres dont les us et coutumes rigoristes font au final émettre une violence barbare, la scène de la spoiler: [/spoiler[spoiler] ]m[spoiler: spoiler][/spoiler]ospoiler: rt despoiler: spoiler: laspoiler: vspoiler: espoiler: uspoiler: vespoiler: spoiler: 0 est assez éprouvante. Bref on apprécie la performante d anthony Quinn qui porte le film a bout de bras.
Zorba le Grec est une longue allégorie sur la force des désirs et leurs conséquences: l'amertume et la folie qu'ils peuvent engendrer, la difficulté des hommes à les accepter pour irréalisables et à en rire pour continuer à vivre. Ce film en est une démonstration pleine de silences et d'éclats, une démonstration longue et par moments empesée mais que soulève un Anthony Quinn des grands jours. Il est clair que sans lui le film n'aurait pas la même aura, tellement il transpire son personnage tout au long du film et par tous les pores de la peau. Cruel par moments, le récit se teinte parfois d'ironie ou de mélancolie et recèle de belles séquences dramatiques. Quelques faiblesses et longueurs mais un film néanmoins captivant.
Porté par un Anthony Quinn génialissime dans le rôle d'un personnage incroyable de folie, d'énergie et de tendresse, Zorba le Grec est un film d'une modernité impressionnante, qui multiplie les séquences marquantes - notamment toutes celles, violentes symboliquement et physiquement, représentant une veuve incarnée par une Irène Papas à la beauté froide et taciturne. Cette production gréco-anglo-américaine tournée dans les paysages envoûtants de la Crète bénéficie d'une mise en scène et d'une lumière remarquables. Les dialogues, le scénario et la musique signée Míkis Theodorákis sont eux aussi époustouflants, contribuant à mettre en perspective les richesses de cet improbable duo formé par l'impétueux Zorba et son "boss" au flegme tout britannique. Lauréat de trois Oscars, cette tragi-comédie contribua par ailleurs à créer le sirtaki, danse qui n'avait jusque là rien de traditionnel et qui fut popularisée dans la foulée du film. Mythique.
Reconnu bien plus pour la danse inventée spécialement pour lui que pour la prestation mémorable d'Anthony Quinn, Zorba le Grec est bien au-delà de ça, une fable sur la société et l'individualité. Nous suivions deux points de vues, Basil, homme de lettres, posé et raisonnable et Zorba, homme sur de lui, fantasque et aventurier. La collaboration des deux est une relation d'échange de mode de vie, si Zorba apprend à son comparse la nécessité de goûter la vie à pleine dents, l'autre apprendra à ce dernier de se fixer pour enfin vivre un bonheur durable. Mais ces deux individus sont confrontés à un village arriéré, une masse détestable et charognarde qui rejette le progrès et la prise de passion (la veuve). Cette confrontation donne une histoire tragi-comique, Zorba en est la parfaite représentation, dansant le sirtaki avec gaieté pour exprimer tous les malheurs qui lui sont tombés dessus, se voyant comme un véritable dieu du désastre, triste mais riant de son propre désespoir lui et son "patron". Drôle, mélancolique mais donnant surtout envie de danser de tout pour vivre et continuer à vivre.
Le film garde un vrai charme, grâce à la formidable musique et au dépaysement de la Grèce. Alan Bates et Anthony Quinn font une remarquable interprétation. Je n'ai pas lu le livre avant : il semble que cela ait une influence non négligeable sur la note finale.
Pas revu depuis des décennies, c'est pourtant un film formidable, surtout Anthony "Zorba" Quinn, exceptionnel, extraordinaire (parce que Alan Bates c'est plutôt une tête à claques qui ne se lâche qu'à la fin!).
Ce noir et blanc, ces gueules, ces moments transcendants, de calme et de tempête, de joie et de souffrance... des amours, désamours, l'amitié et le respect à l'état pur, des espoirs déchus, désespoirs vaincus. Tragédie grecque, humeurs, humour, amours universels... l'humain (et des fois l'inhumain)....la vie... la musique. Tout est mal qui finit bien.
Malgré sa longueur, et donc ses longueurs, ce film plaît par sa bonne humeur, son côté reportage sur les us et coutumes crétois, son réalisme. Nul besoin de préciser qu'Anthony Quinn y est excellent et contribue en grande partie à la qualité du film.
La scène d'ouverture, en l'occurrence l'apparition de Zorba (auquel Anthony Quinn donne une consistance inoubliable) à travers la vitre embuée et sa rencontre avec son futur "boss", laisse entrevoir un chef d'oeuvre. Le film oscille ensuite entre la comédie, parfois un peu lourde, et le drame, registre dans lequel le réalisateur se montre plus talentueux. Jusqu'à une dernière scène émouvante, poétique leçon de vie pleine d'espoir et d'humanité.
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5,0
Publiée le 19 juillet 2020
Les romans de Nikos Kazantzakis se prêtent à un traitement cinématographique. Jules Dassin a fait une grande adaptation de Celui qui doit mourir et Michael Cacoyannis a également réussi à réaliser Zorba le Grec pour l'écran. Le Zorba d'Anthony Quinn est devenu une référence en fait j'écris cette revue des années après sa première sortie. Alan Bates est exceptionnel en marchant sur cette ligne très mince mais totalement engagé dans cette dualité qui le rend si humain et si réel. Lila Kedrova a remporté un Oscar pour sa performance et à juste titre. Zorba a également le pouvoir d'Irene Papas qui rend son appel silencieux absolument captivant. Avec la partition contagieuse de Mikis Theodorakis dans un beau film sauvage et convaincant qui ne montre aucun signe de vieillissement. Et le meilleur de tous, c'est l'un des très rares films à savoir exactement quand se terminer. Sans gâcher la fin permettez-moi juste de dire que la dernière scène représente pour moi une métaphore parfaite de la condition essentielle de l'homme dans un monde de désespoir, C'est Zorba dansant pour la joie pure de l'existence au milieu du chaos. Nous sommes tous sur cette Terre pour si peu de temps. Faites-vous plaisir et regardez ce film pour ce qu'il peut vous apprendre sur la vie et la mort...
Il me sembler que l'on devrait définir des critères objectif pour définir les scènes super bien ma'itrisées; bien maîtrisées, mal maîtrisées: ou affreusement mal maîtrisées! Car une même scène considérée comme géniale peut s'avérer jugée comme affreusement mal maîtrisée par un autre critique??? Alors cessons de jouer au spécialiste et utilisons le "JE" J'adore ce film, je le trouve merveilleusement bien joué et le rythme correspond bien à celui que j'ai pu vivre durant mon séjour de 6 mois en Crête... le temps est bel et bien relatif! Yassou Zorba!
Plongée fellinienne dans un monde obscurantiste et violent, illuminé par un baratineur au grand cœur qui a tout compris de la vie. Musique devenue culte et invention du sirtaki. Belle scène finale. Quelques longueurs.
J'ai été très déçu par ce film à tous point de vu la réalisation de Michael Cacoyannis ma donner le tourni je n'y voyer plus la fin malgrès la bonne interprétation de Anthony Quinn.