Avis : La Trilogie Marseillaise de Marcel Pagnol : Fanny - Page 2
La Trilogie Marseillaise de Marcel Pagnol : Fanny
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ronny1
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4,0
Publiée le 3 avril 2019
Deuxième volet de la trilogie de Pagnol, « Fanny » débute exactement ou « Marius » s’était arrêté. Marc Allégret qui avait déjà dirigé Raimu dans « Le Blanc et le noir » et « Mam’zelle Nitouche » succède à Alexandre Korda. Bien que restant dans l’esprit du théâtre filmé, il apporte une certaine respiration cinématographique grâce à quelques scènes extérieures, dont la très jolie course de Fanny, désespérée après sa visite chez le médecin. Egalement, à la différence de son prédécesseur, le film offre un aspect tragique, et la fin laisse un étrange sentiment, mélange de justice et de frustration. Bien sur, les bons mots sont toujours présents et le quatuor infernal (César, Panisse, Escartefigue et Brun) se voit rejoint par la tante Claudine (Milly Mathis) dans cet exercice : « quand une fille a un amant, elle attrape plus facilement un enfant que le million ». C’est dire si comme dans « Marius », le rire se mêle à la truculence, tiré par l’abattage spectaculaire de Raimu auquel Charpin donne une réplique du même niveau de qualité. Mais le drame et l’émotion sont portés par une Orane Demazis d’une sobriété exemplaire, très inhabituelle à l’époque (c’est le début du parlant et les mauvaises habitudes du muet sont encore présentes). Frémissante et digne, elle exprime le malheur presqu’exclusivement dans sans regard, avec une justesse qui force l’admiration. Compagne de Pagnol qui écrivit la pièce pour elle, elle créa le rôle au théâtre avant de l’immortaliser à l’écran. Sur ce point quelques scènes sont des musts, en particulier celle de l’écriture de la lettre de César à son fils. Bien sur en 2019 le film paraît quelque peu vieilli et ne peut se comparer aux grands chef d’œuvres du cinéma de l’époque. Par contre, curieusement considéré comme le maillon faible de la trilogie, il est mon sens l’égal des autres volets, et tel quel, reste encore aujourd’hui un très grand film.
Un second volet qui se suit, non, que dis-je, se dévore avec autant de plaisir que "Marius". Après le temps de la passion et de la faute, vient le temps des choix et de ses conséquences. Charpin excelle dans son rôle dans ce film, avec le toujours "fuoriclasse" Raimu. On se régale, et puis c'est tout.
Nettement plus réussi que "Marius", le deuxième film de la trilogie marseillaise gagne en dramaturgie et possède aussi un montage plus concis. Moins de digressions inutiles et un resserrement sur l'action principale, c'est ce qui fait l'intérêt de "Fanny". Le film est à la fois drôle et terrible, double effet qui peut se retrouver dans un même plan, grâce entre autres à la mise en scène (supérieure au premier film) et à une écriture subtile et efficace. Quelques lourdeurs, notamment dans une interprétation parfois forcée, mais un beau film qui finit fort et donne envie de voir la fin de ce drame familial avec "César", réalisé par Marcel Pagnol en personne.
Dans la grande tradition du cinéma de Pagnol, Fanny s'impose. Alors c'est sur, si vous adorez l'originalité et les scénarios barrées, vous risquez d'être décus. Sinon, si vous aimez le vrai bon cinéma à la francaise, qui vaut beaucoup pour ses acteurs et ses dialogues, ce film est incontestablement pour vous.
Comment Daniel Auteil a-t-il pu penser à reprendre ce film légendaire??? Cette version est juste à couper le souffle! Elle n'a pas pris une ride et continue de faire rêver! (Et j'ai 18 ans pas 90!) Pourquoi vouloir à tout prix moderniser les anciens films?!?!
Quatre-vinqt cinq ans après, Fanny n'est toujours pas marri, et on s'en trouve fort aise ! Cependant, mariée. Mais pas avec celui qu'elle convoitait puisque celui-ci est parti, bien loin, bien égoïstement, c'était la fin de Marius. Il se trouve qu'il revient ! Dans cet opus, on ne joue plus aux cartes, mais le cœur est toujours présent. Je te suggère donc, Camille, de garder ton as de pique pour plus tard !
Moins exaltant que le volet précédent, le film Fanny réalise tout de même une belle performance grâce à ses acteurs et ses dialogues notamment au sein de cette trilogie.
La suite des aventures avec ce second volets qui s'arrête la ou on s'était arrêté et cette fois-ci centré sur le personnage de Fanny qui devient l'actrice principale ou l'on suit également Panisse et un peu Marius mais très peu d'apparition puisqu'il à un rôle secondaire. Toujours aussi savoureux, des scènes sublimes et sympathiques.
C'est toujours un plaisir de suivre ces nouvelles aventures dont on se lasses pas avec les mêmes acteurs toujours autant remarquables et des dialogues encore mémorables.
Difficiles d'en dire plus dans celui-ci puisqu’il est dans la continuité du premier peut-être un poil moins bon, une petite baisse légère (un scénario un peu divergent) par rapport au premier mais clairement toujours aussi grandiose.
Le digne successeur de Marius. Aussi déjanté et encore plus émouvant que le précédent volet. De nouvelles scènes très très marquantes (le retour de Marius me fait à la fois rire et pleurer ). Je le reverrai avec plaisir.
Voir en 2020 un film sorti en 1932 et plonger 90 ans en arrière avec des acteurs de l'époque, des paysages d'époque, des décors d'époque, des attitudes d'époque. L'authenticité qui se dégage rend le film captivant. Les gens qui ont fait ce film étaient des pionniers dans un monde dominé par le film muet. On imagine les difficultés qu'il leur a fallu affronter pour financer sa réalisation, construire les matériels pour le tournage (et surtout capter le son), sonoriser les salles, convaincre les investisseurs et les diffuseurs. Quelle réussite ! Le jeu des acteurs est poignant, meilleur que dans la version 2013 de Daniel Auteuil qui pourtant ne déméritait pas. L'histoire quant à elle est le reflet d'une époque où il ne faisait pas bon tomber enceinte avant le mariage, ou encore pour une femme ne pas être mariée à 25 ans. Il est bon de se rappeler un passé pas si lointain et d'apprécier le monde dans lequel nous vivons. A voir absolument.
Chef-d'oeuvre pagnolesque évidemment dont la fameuse scène du jeu de cartes est devenue culte. Tout comme la célèbre réplique "Tu sais ce qu'elle te dit la marine française ?"
Plus daté que Marius, car qui aujourd'hui s'offusquerait à ce point d'une fille mère, Fanny reste néanmoins un très beau film, un très beau texte et une histoire déchirante. Fanny fait partie de ces films chefs d'oeuvre du patrimoine incontournable et inoubliable!