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    Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution
    note moyenne
    3,2
    569 notes dont 90 critiques
    répartition des 90 critiques par note
    6 critiques
    23 critiques
    20 critiques
    19 critiques
    13 critiques
    9 critiques
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    90 critiques spectateurs

    Redzing
    Redzing

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    2,0
    Publiée le 30 juillet 2014
    Godard s'essaie au film d'anticipation, et raconte l'histoire d'un agent secret, envoyé dans une ville futuriste contrôlée par un puissant ordinateur. "Alphaville" critique certes le totalitarisme, mais se veut avant tout un hommage à la poésie, qui permet de s'opposer à la logique absolue et froide. Le problème est que le film est très lourd, avec de nombreuses lenteurs, et une accumulation de dialogues absurdes, qui sont plus là pour donner un style que pour amener des réflexions. Sans compter le choix de tourner le film non pas dans un décors futuriste, mais dans une ville des 60's (original, mais surtout peu couteux !). Par ailleurs, on notera quelques maladresses dans le propos, notamment la caricature de la "logique". Les équations E=Mc2 ou E=hv sont en permanence affichées, alors qu'elles sont associées à des domaines comme la physique nucléaire ou quantique, chargées de probabilités et d'incertitudes, et présentées comme des vieilles technologies par les gestionnaires d'Alphaville. Utiliser des allégories de programmation informatique aurait été plus pertinent. Malgré tout cela, le film a plusieurs qualités. Eddie Constantine est charismatique dans le rôle principal, la voix de l'ordinateur est particulièrement dérangeante, et l'ensemble contient plusieurs bonnes idées de mise en scène.
    Roub E.
    Roub E.

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    0,5
    Publiée le 17 mai 2019
    Alors celui la je pense que je vais m’en rappeler un moment. Sincèrement je m’y suis repris à deux fois pour le regarder en entier, ayant luter la première pour essayer de comprendre quelque chose avant de sombrer dans les bras de Morphée. La deuxième tentative n’a pas été bien plus convaincante. Difficile de définir ce qu’est Alphaville. Je dirais que c’est un film de Sf qui se passe dans les années 60, une critique pompeuse et pompante du totalitarisme avec des dialogues parfois à peine audibles et pour ceux qui le sont alternent quelques bons mots et d’autres qui pètent un peu plus haut que là où je pense. A part la présence d’Ana Karina je ne vois vraiment pas grand chose à sauver et encore son rôle fait qu’elle a l’air le plus souvent absente. Je me suis tellement ennuyé, j’ai tellement ramé pour essayer de trouver quelque chose à quoi m’accrocher que j’ai fini par trouver ce film détestable.
    Jahro
    Jahro

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    3,5
    Publiée le 28 octobre 2018
    La SF selon Godard ne ressemble à aucune autre. Alphaville, c’est un endroit étrange où l’amour n’a plus cours et les rêves sont proscrits, une cité guidée par un ordinateur vers un « bien universel » jamais explicité. C’est une terre de logique, mais d’une logique à l’objectif flou, énigmatique et impénétrable. Les femmes ne sont plus qu’objets de séduction, les médias sont réduits à l’inexistence, les larmes sont passibles d’une exécution. Sous le regard inquiet des dits mondes extérieurs, un détective à l’accent yankee mène une enquête sombre et surréaliste, où les songes bannis hantent paradoxalement chaque plan : un noir et blanc clair-obscur, une bande-son tout en points d’orgue, des symboles discrètement glissés d’un détail à l’autre. Et puis ce sont les sophismes de cet ancêtre de HAL, ces sentences aussi justes que trompeuses qu’il déclame comme pour ponctuer l’histoire. C’est un film qui se pose en œuvre intellectuelle, occulte, érudite, à l’action minimale et plutôt suggérée, au décor rebutant pour le néophyte. La Nouvelle vague n’a jamais cherché à se rendre accessible, mais là, quand même, elle atteint une cime. Devant laquelle je l’avoue, je me sens moins même un brin novice.
    Nicolas S
    Nicolas S

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    4,0
    Publiée le 28 février 2019
    Godard transforme, dans 'Alphaville', le Paris des années un 60 en une métropole futuriste entièrement convertie à la rationnalité et aux chiffres. Or, plutôt que de s'attacher à représenter un univers plausible, Godard fait avec les moyens du bord : il attend du spectateur qu'il suspende son incrédulité, et préfère se concentrer sur l'essentiel - montrer la puissance créatrice de l'amour et du langage. Cela teinte tout le film d'une espièglerie, voire d'une ironie, absolument réjouissante.
    Julien D
    Julien D

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    2,5
    Publiée le 11 mars 2012
    En grand fondateur du cinéma d’auteur français, Jean-Luc Godard fut un réalisateur très entreprenant qui s’essaya à tous les genres avec une touche personnelle aujourd’hui décriée. En se lançant dans le domaine délicat du film d’anticipation, il décide paradoxalement d’utiliser davantage les codes du polar et du film noir que ceux de la science-fiction. Son choix narratif est lui aussi surprenant puisque son intrigue se transforme rapidement en un conte philosophique et un pamphlet politique tout en donnant une place immense à la poésie. La domination d’un ordinateur sur la ville apparait en effet comme une métaphore flagrante du fascisme et même de l’influence médiatique. Eddie Constantine est parfait dans son jeu qui assume son imitation de Humphrey Bogart et trouve là ce qui est son meilleur rôle. Le rythme et les photographie noire & blanche rendent malheureusement ce film ennuyeux et daté. Cet esprit maoïste et lyrique est donc au final difficile à suivre.
    Maqroll
    Maqroll

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    4,5
    Publiée le 15 juin 2011
    Sans varier d’un pouce de sa ligne de pensée, Godard, entre Une femme mariée et Pierrot le fou, se lance dans une histoire métaphorique et parodique, à partir du personnage de Lemmy Caution, poussant même le bouchon jusqu’à conserver Eddie Constantine, interprète original du célèbre espion. C’est dans un univers d’anticipation que Godard situe son récit, une cité en dehors du système dans laquelle la logique règne en maître, les déviants étant condamnés à mort, comme cet homme qui avait pleuré le jour de la mort de sa femme… Le moment central est celui où Lemmy Caution est interrogé par une des connexions du grand ordinateur, Alpha 60 qui lui livre une partie de son credo : « Un mot isolé ou un détail dans un dessin peuvent être compris mais la signification de l’ensemble échappe… Une fois que nous connaissons un, nous croyons que nous connaissons deux parce que un plus un égale deux. Nous oublions qu’auparavant, il faut savoir ce qu’est plus… Ce sont les actes des hommes à travers les siècles passés qui peu à peu vont les détruire logiquement. ? Moi, Alpha 60, je ne suis que le moyen logique de cette destruction. » Rejoignant son propos de toujours, depuis son premier long métrage, À bout de souffle jusqu’à son dernier à ce jour, Film Communisme, Godard énonce ses propositions sur l’humanité en donnant au passage une nouvelle leçon de cinéma. Et par dessus les images prophétiques, arrive la petite musique, porteuse de ce lyrisme qui contredit les dialogues arides en même temps que le visage d’Anna Karina vient symboliser toute la beauté et toute la tendresse et du monde… La dernière phrase du film débouche sur l’éternelle utopie de Godard (faux naïf et vrai croyant), l’espérance d’un monde meilleur, par l’amour, par le partage, par le collectif qui vient soulager le désespoir irrémédiable de l’individu, par la poésie, par les pleurs, par la vie.
    anonyme
    Un visiteur
    3,0
    Publiée le 18 août 2019
    Une dystopie qui regorge d’idées géniales (les formules de politesse déréglées, les exécutions dans une piscine, l’ordinateur qui préfigure celui de Kubrick). Mais comme souvent avec Godard, le scénario ne propose pas grand-chose d’autre qu’une somme d’idées désarticulées. On se raccroche à la très belle réalisation (qui a bien mieux vieilli que le Fahrenheit de Truffaut, sorti un an plus tard sur un sujet similaire) et à la tonalité mélancolique portée par le très beau personnage d’Anna Karina. Cette peur de voir l’amour et la poésie déserter le monde m’a rappelé l’œuvre de Lynch et m’a beaucoup plus touché que le regard réprobateur et caricatural porté sur les signes de la modernité (grands ensembles, autoroutes et machines en tout genre).
    Nicolas L.
    Nicolas L.

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    0,5
    Publiée le 26 septembre 2018
    Une horreur ! Le sujet aurait pu être intéressant (quoique piqué sur le thème de Métropolis de Fritz Lang), mais la forme.... Une voix off caverneuse insupportable, montage à la hache, la photo laide (comme d'hab chez Godard), le son mauvais., les acteurs exécrables qui donne l'impression de regretter d'être là et des scènes d'actions ridicules.... Et en plus on n'y comprend absolument rien ! A vouloir faire de la SF sans artifices et sans effets, Godard à fait un film sans talent !
    Ti Nou
    Ti Nou

    Suivre son activité 203 abonnés Lire ses 2 720 critiques

    2,0
    Publiée le 31 juillet 2010
    Entre un classique du polar noir et de la science-fiction inspirée par Orwell, Godard aurait pu signer un film dérangeant et passionnant. Mais il reste fidèle à sa gestion du rythme et du récit : toujours lent et abscons.
    TCovert
    TCovert

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    2,5
    Publiée le 6 juin 2011
    Dans la catégorie des films complètement barrés l’Alphaville de Godard mérite une place d’honneur. On nage dans l’incompréhension de l’intrigue pendant au moins la moitié du film, puis petit à petit la lumière se fait mais au bout du voyage il subsiste tout de même de nombreuses questions et une autre vision du film amènerait sûrement des réponses. En tout cas on est bien chez Godard, les répliques littéraires sont déclamées sur un ton monotone et on a l’impression que les acteurs sont détachés de ce qu’ils disent. Ça se veut poétique et philosophique, est-ce que ça l’est vraiment ? Oui diront les fans, non diront les détracteurs et moi au beau milieu je pense qu’un film de Godard laisse souvent une drôle d’impression, ce qui est déjà pas mal en soit. La mise en scène très inventive et parfois bizarre de Godard est finalement ce que je retiens de ce long-métrage inclassable entre le film-noir et la science fiction. La bande-originale est en outre assez réussie même si Godard l’utilise comme à son habitude de manière singulière.
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

    Suivre son activité 333 abonnés Lire ses 2 526 critiques

    3,0
    Publiée le 25 septembre 2010
    Voici vraiment un film de cinéaste que seules intéressent la mise en scène et les images. Peu importe le contenu qui est ici bien naïf et pour ma part totalement sans intérêt. L'important est qu'il y ait de grands moments visuels et même symboliques. En plus, Anna karina , filmée amoureusement en noir et blanc très contrastée,y est bien jolie. Je crois que tout Godard est dans ce film et qu'il ne faut pas chercher à s'appesantir sur le scénario ni approfondir les pensées existentielles. A part de savoir qu'il s'agit d'une ville du futur,par rapport à 1965 ou tout sentiment semble être aboli et interdit,rien n'est important. Se contenter de bien regarder les mouvements de la caméra,les décors et les déplacements des acteurs. L'humour qui provient du personnage qui pastiche le vrai Lemmy Caution est bienvenu. Le grand public peut s'ennuyer mais il est difficile pour un vrai cinéphile de ne pas être admiratif quelque part du talent et de la liberté créatrice du réalisateur même si comme moi on trouve que l'apport de Godard au cinéma français à été plus négatif que positif.
    Moorhuhn
    Moorhuhn

    Suivre son activité 89 abonnés Lire ses 579 critiques

    4,0
    Publiée le 28 novembre 2011
    J'ai toujours eu une relation ambiguë avec mon ami Jean-Luc. Capable de me remuer avec Pierrot le fou, capable de m'endormir avec A bout de souffle, capable de m'émouvoir avec Vivre sa vie, capable de me faire arracher les cheveux avec Week-end. Chaque fois que je lance un Godard je ne sais jamais à quoi m'attendre et quel ressenti j'aurais à la fin. Bon allez, je lance Alphaville, peut-être vais-je aimer, peut-être vais-je détester... Et finalement j'aime, j'aime beaucoup même, pour Moi Alphaville est une oeuvre fort intéressante et qui pourrait bénéficier d'une seconde vision pour en discerner toute la richesse. Ce film m'a intrigué dès le départ. Godard signe ici une sorte de film dystopique fortement influencé par le film noir mettant en scène un journaliste/espion débarquant à Alphaville, une ville futuriste aux décors contemporains. Et c'est ça qui fait toute la particularité de l'ambiance du film. Point de rayons laser ou autres voitures volantes, le décor est réel mais pourtant on y croit à cette cité futuriste. Peut-être est-ce grâce à la photographie fort contrastée de Raoul Coutard lors des scènes extérieures qui donnent l'illusion d'une ville noire, oppressante, où l'être humain semble se déshumaniser et les mots perdre leur sens (la langue française, un thème fort apprécié par JLG). Le film m'a un peu fait penser à Brazil, qui lui-même s'inspire de 1984 (que je n'ai toujours pas lu, pauvre de moi). Le "Big Brother" est ici Alpha60, une sorte d'entité supérieure, régie par la logique scientifique, qui fait fortement penser à la tête pensante d'un régime totalitaire. D'ailleurs cette impression règne pendant tout le film, on sent que la liberté n'est qu'illusoire, que tout vit sous contrôle, qu'il n'y a peut-être même plus de vie humaine. Godard agrémente sa réflexion de multiples références littéraires et cinématographiques, ce film est fait avec un amour certain de l'art mais aussi avec un pessimisme saisissant quant à la nouvelle condition humaine, sans pour autant tomber dans la facilité en ne creusant pas volontairement dans une analyse sociale qui alourdirait le propos. Constantine est fascinant, Karina magnétique, et l'univers désolé proposé est envoûtant. C'est encore une fois fort bien mis en scène et comme je l'ai sous-entendu précédemment, la photographie est géniale et très à-propos. Je reprocherais peut-être une petite surenchère de références qui m'a un peu exclu du film, peut-être l'apprécierais-je encore davantage une fois toutes ces références acquises. En tout cas je souligne un travail de maître pour un très bon film, je crois que je vais finir par bien t'aimer Jean-Luc!
    anonyme
    Un visiteur
    1,0
    Publiée le 12 août 2011
    Loin de moi l'idée de remettre en cause le talent de metteur en scène de JLG. "Alphaville" regorge de plans inventifs très intéressants d'un point de vue purement technique. Mais Godard ne veut pas, ou peut-être en est-il incapable, se soucier un minimum du spectateur, et par conséquent, écrire un scénario digne d'intérêt. "Alphaville" est probablement une de ses oeuvres les plus hermétiques, prétentieuses, méprisantes envers le public. Godard est à étudier, évidemment, car, comme je le disais, c'est un excellent technicien. Mais l'admiration béate que lui vouent encore certains me désole. Sur le fond, Godard est d'une pauvreté navrante, même s'il essaye de prétendre le contraire en se couvrant de références artistico-littéraires. "Alphaville", ou le pire de Godard.
    adam-kesher
    adam-kesher

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    4,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    "-Qu'est-ce qui transforme la nuit en lumière ? -La poésie." Très politique, Alphaville use de la poésie comme arme et en fait un manifeste. Godard est belliqueux, et de la plus belle des façons.
    Dodeo
    Dodeo

    Suivre son activité 87 abonnés Lire ses 237 critiques

    3,5
    Publiée le 14 janvier 2012
    Quel drôle de film que cet Alphaville… Jean Luc Godard met ici en scène un héros aux allures et consonances Américaines, car oui, Lemmy Caution parait tout droit sorti d’un film noir amerloque. Ici tout se passe dans le futur, plus précisément à Alphaville, une ville totalement gérée par une machine nommée Alpha 60 qui fut créé par le professeur Von Broun. Godard tient ici son propre film de science-fiction, avec une conception des décors forcément influencée par le petit budget à son disposition. Tout est filmé en studio, dans de petites pièces, les bâtiments du futur sont simplement de grands bâtiments d’époque. Tout est mesuré, calculé pour que tout fonctionne malgré l’absence de moyen et le défi semble tout de même grandement réussi. Godard fait l’exploit de nous faire voyager sans réellement se déplacer. L’illusion est bonne et l’immersion dans son monde futuriste reste efficace. Cependant malgré la réussite sur ce point-là, force est de constater qu’il sera très difficile d’entrer pleinement dans le film de Godard. Beaucoup trop hermétique dans un premier temps, trop bavard pour pas grand-chose, trop complexe par simple plaisir d’empiler les notions. Puis honnêtement, quelle idée d’’utiliser une voix robotique aussi horrible, inaudible, ridicule… Le film ne prendra son envol que lors de la seconde partie, plus limpide, plus prenante et incontestablement plus réussie. Alphaville est parcouru de femme fatales, errants dans les couloirs avec un numéro dans le cou, de camés dans les rues. Tout parait calculé, tout obéît à une définition du ‘personnage normal’ auquel tout le monde doit se plier. Pas de place pour les sentiments qui ne font qu’empiéter sur le sens logique. L’on se souvient d’ailleurs d’une scène particulièrement juste et amusante, critique des régimes totalitaires : La scène de l’exécution des membres illogiques lors d’une cérémonie ayant pour but de divertir l’élite. Justesse et humour décalé, ça fait tout de suite mouche. Armé d’une vigueur retrouvé le film s’attaque aux sentiments, développant une épopée amoureuse entre Lemmy Caution et le personnage interprété par la toujours très belle Anna Karina tout en poursuivant sur les idées politiques et morales développées plus tôt. Au final et ce malgré les réticences sur le première partie, Alphaville reste un bon film poétique et politique renforcé par un très beau noir & blanc soulignant la tristesse et la dureté ambiante. Dans un monde inhumain et régit par la simple logique, l’amour et les sentiments seront la seule rédemption…
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