Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution
Note moyenne
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99 critiques spectateurs

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Nicristi
Nicristi

6 abonnés 34 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 avril 2021
La Nouvelle Vague a sans doute révolutionné le cinéma mais à aussi produit quelques magnifiques daubes. Celle-ci en fait partie malgré les jolis plans sur Anna Karina. Ces gens ont eu la dent extrêmement dure contre des films soit-disant à l’ancienne. Quand on voit ça, y’a vraiment pas de quoi la ramener 
weihnachtsmann

1 622 abonnés 5 745 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 août 2017
"La signification de l'ensemble nous échappe" dit cette voix tout à fait atroce. C'est le film qui le dit bien qu'on s'en soit rendu compte un peu tout seul. On tourne en rond et on ne comprend rien. On entend les mots, ça on peut pas lui reprocher. Godard c'est définitivement la face B du cinéma. Je mettrai Fellini avec....
ferdinand75

727 abonnés 4 495 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 janvier 2021
Une tentative intéressante de Godard d'aborder la SF , à sa manière. De belles choses , l'image Noir et blanc, la description de ce monde du futur , avec peu de moyens est très réussi, les décors des cités modernes de béton, les longs couloirs, sont bien utilisés. Tout cela transmet bien l'idée d'un monde de "Big brother". On est proche du 1984 d' Orwell.Les gros plans d' Anna Karina sont souvent superbes. Mais le scénario reste faible , malgré les allusions sympathiques à un individu libre luttant contre la dictature. Le film reste assez actuel , transposé dans le monde du confinement de 2020, ou beaucoup de libertés sont restreintes. Mais le manque de narration linéaire est criant. il y a de gros passages à vide, Le film très stylistique oublie les basiques du cinéma , le besoin d'u'n histoire solide. ,
Hotinhere

794 abonnés 5 495 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 septembre 2013
Un film de SF étrange et poétique qui offre une vision futuriste totalitaire. Et comme souvent chez Godard, au bout d’une heure, il n’y a plus d’histoire. Ours d’or à Berlin.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 12 août 2011
Loin de moi l'idée de remettre en cause le talent de metteur en scène de JLG. "Alphaville" regorge de plans inventifs très intéressants d'un point de vue purement technique. Mais Godard ne veut pas, ou peut-être en est-il incapable, se soucier un minimum du spectateur, et par conséquent, écrire un scénario digne d'intérêt. "Alphaville" est probablement une de ses oeuvres les plus hermétiques, prétentieuses, méprisantes envers le public. Godard est à étudier, évidemment, car, comme je le disais, c'est un excellent technicien. Mais l'admiration béate que lui vouent encore certains me désole. Sur le fond, Godard est d'une pauvreté navrante, même s'il essaye de prétendre le contraire en se couvrant de références artistico-littéraires. "Alphaville", ou le pire de Godard.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2016
Dans ce film essai, Jean-Luc Godard fait la description d'une société du futur où les sentiments et la conscience de ses habitants ont disparu. Un monde déshumanisé et sans réelle communication entre les individus.
Ici, l'intrigue est accessoire, elle ne sert au réalisateur que de prétexte pour pratiquer des expérimentations sur les vecteurs de communication mis en œuvre. Les questions et les réponses sont simples, standard, répétitives et parfois prononcées hors contexte. Les échanges sont factices, déshumanisés et régulièrement parasités par les bruits de fond. Dans Alphaville, tous les moyens de communication semblent dysfonctionner spoiler: (exemple : sur demande de l'étage 5 dans un ascenseur, celui-ci s'arrêtera à l'étage 4 sans que les protagonistes ne trouvent ceci anormal)
. Ce pays intérieur qu'est Alphaville fonctionne selon une logique spécifique. spoiler: Les hommes qui ont un comportement logique sont exécutés dans le « SS », entendre dans la piscine du Sous-Sol.

L'étrangeté d'Alphaville est également entretenue par les options retenues pour le montage des plans et l'emploi de voix (off) monocordes. Au travail colossal réalisé sur les médias de communication d'Alphaville, il faut ajouter celui relatif au repérage des lieux intérieurs comme extérieurs futuristes dans le Paris de l'année 1964. Alphaville est un objet filmique fascinant.
stans007
stans007

39 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 juin 2022
Dans Alphaville, capitale galactique disposant d’un Institut de sémantique et d’un Ministère de la Dissuasion, maître Godard s’essaie au thriller et à la science-fiction. Malgré quelques idées originales et la présence inexpressive d’Eddie Constantine, ça donne un concentré de masturbation intellectuelle, prétentieux et ennuyeux à l’excès, nimbé d’une musique tonitruante que j’ai fini par interrompre au bout d’une heure.
Jean Despagne
Jean Despagne

2 abonnés 13 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 août 2025
En tant qu'amateur de bons navets je me suis ré-ga-lé.

Déjà ça se passe dans le futur mais absolument tout nous rappelle qu'on est à Paris dans les années 60 : costumes, décors, technologie en général, tout.
Heureusement pour nous plonger dans son "univers" Godard n'hésite pas à parler de voyages intergalactique, de télécommunications et balance des noms de villes comme Tokyorama ou Angoulême city...
Et côté technologie on voit quelques tv empilées, des processeurs de la taille d'une imprimante, et une IA à laquelle un grabataire sous respirateur artificielle qui déglutit à chaque syllabe de son script prête sa voix.

Heureusement y a moyen de bien rigoler durant quelques scènes, notamment celle de l'exécution des dissidents du gouvernement à la piscine municipale par des nageurs synchronisés (tout ça sur fond de musique dramatique bien sûr).
Aussi au milieu du film Godard découvre la pellicule en négatif et décide d'en mettre un peu par-ci par-là pour le plaisir des yeux.

Quant au son... c'est catastrophique : il manque des bruitages, les dialogues sont mal mixés et la musique dramatique débarque tjrs abruptement au milieu d'un plan où il se passe rien de spécial.

Il y a bien sûr quelques idées sympa dans le scénar comme la dictature de la logique qui tend à éradiquer toute forme d'émotions, la surpression de certains mots pour influencer la pensée de masse, etc, mais encore faudrait-il rendre ça un tantinet intéressant et subtil !

Je ne suis évidemment pas le plus grand fan de Godard mais Pierrot le Fou et le Mépris sont des chefs-d'œuvre à côté de ce truc.
Je m'attendais au pire à un film expérimental mais là ça n'est même pas le cas.

Merci de m'avoir lu, ça me fait tjrs le plus grand bien de déverser mon fiel sur le travail des grands noms du cinéma, ça valait bien la peine de perdre une heure à écrire ce pavé après l'heure et demi de solitude passé devant ce truc.

PS : je vais pas m'attarder sur chaque détail mais bien sûr le rôle des femmes et la qualité du jeu de certains acteurs est aussi à déplorer ...
QBN
QBN

42 abonnés 147 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 avril 2014
Une voix off ultra chiante.
Une critique du totalitarisme plus ou moins intéressante quoique copié sur 1984.
Les plan sur Anna Karina son délicieux.
JEAN-PIERRE D.
JEAN-PIERRE D.

1 abonné 51 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 mai 2021
Le type même du film adulé par les critiques ,ennuyeux,dialogues ridicules(quand ils sont audibles ),futuriste???disons filmé dans des immeubles et bureaux des années 60,histoire sans queue ni tête...du JL Godard
Hal9000
Hal9000

2 abonnés 28 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 août 2020
Godard nous démontre de façon magistrale qu'on peut faire un film de science fiction avec rien, qu'un certain décalage du regard suffit. Et on y croit ! Alphaville rend caducs tous les effets spéciaux à venir.
traversay1

4 502 abonnés 5 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 août 2016
Il arrive que la réalité soit trop complexe pour la transmission orale. Ainsi commence le neuvième film de Jean-Luc Godard, Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution, film d'anticipation où le célèbre agent secret Lemmy Caution sort des comédies-policières de Bernard Borderie pour plonger en apnée dans l'univers noir et glauque de Godard qu'il décrivait lui-même comme étant « un film sur le futur, mais comme nous vivons dans le futur, c'est un film au futur antérieur, c'est-à-dire au présent.
On a bien compris qu'il s'agissait d'une métaphore sur la déshumanisation de la société (HLM = Hôpital de longue maladie) mais que de figures de style pour faire passer le message. Bien sûr, il est fascinant de voir un réalisateur violer ainsi la grammaire cinématographique ; bien sûr, il est agréable de voir Anna Karina filmée avec tant d'amour mais Dieu que le propos est abscons. De là à se demander si c'est de l'art ou du Caution ?
Redzing

1 455 abonnés 4 944 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 juillet 2014
Godard s'essaie au film d'anticipation, et raconte l'histoire d'un agent secret, envoyé dans une ville futuriste contrôlée par un puissant ordinateur. "Alphaville" critique certes le totalitarisme, mais se veut avant tout un hommage à la poésie, qui permet de s'opposer à la logique absolue et froide. Le problème est que le film est très lourd, avec de nombreuses lenteurs, et une accumulation de dialogues absurdes, qui sont plus là pour donner un style que pour amener des réflexions. Sans compter le choix de tourner le film non pas dans un décors futuriste, mais dans une ville des 60's (original, mais surtout peu couteux !). Par ailleurs, on notera quelques maladresses dans le propos, notamment la caricature de la "logique". Les équations E=Mc2 ou E=hv sont en permanence affichées, alors qu'elles sont associées à des domaines comme la physique nucléaire ou quantique, chargées de probabilités et d'incertitudes, et présentées comme des vieilles technologies par les gestionnaires d'Alphaville. Utiliser des allégories de programmation informatique aurait été plus pertinent. Malgré tout cela, le film a plusieurs qualités. Eddie Constantine est charismatique dans le rôle principal, la voix de l'ordinateur est particulièrement dérangeante, et l'ensemble contient plusieurs bonnes idées de mise en scène.
Nicolas S
Nicolas S

55 abonnés 669 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2019
Godard transforme, dans 'Alphaville', le Paris des années un 60 en une métropole futuriste entièrement convertie à la rationnalité et aux chiffres. Or, plutôt que de s'attacher à représenter un univers plausible, Godard fait avec les moyens du bord : il attend du spectateur qu'il suspende son incrédulité, et préfère se concentrer sur l'essentiel - montrer la puissance créatrice de l'amour et du langage. Cela teinte tout le film d'une espièglerie, voire d'une ironie, absolument réjouissante.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

94 abonnés 4 359 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 février 2024
Venu des Pays Extérieurs et se faisant passer pour un journaliste du Figaro-Pravda (!), le fameux agent Lemmy Caution entame sa mission dans la cité futuriste d'Alphaville.
Ce n'est pas pas Bernard Borderie qui dirige Eddie Constantine mais bien Jean-Luc Godard. Et même si l'acteur doit se sentir égaré dans le cinéma de Godard -son personnage, du reste, confronté à l'énigme d'Alphaville, avoue souvent ne pas comprendre- il obtient là, mine de rien, un vrai beau rôle. Le film de Godard est un pastiche (plutôt qu'une parodie) tout à la fois du film noir et du film d'anticipation. Concernant ce deuxième genre, l'esthétique du film (la ville plongée dans la nuit avec ses éclairages et ses néons aveuglants) y contribue efficacement. A travers une intrigue déambulatoire et urbaine, le cinéaste évoque la menace d'une société totalitaire, soumise ici au diktat d'un ordinateur central auquel Godard prête sa voix caverneuse, fondée sur la logique et la raison et, par conséquent, condamnant les sentiments autant que la poésie.

C'est du moins ce qu'il ressort confusément de cette fable complexe, d'un discours de philosophie politique abscons qui parait témoigner de l'inquiétude du cinéaste relativement à l'évolution de la société occidentale, menacée d'uniformité et de déshumanisation (à caractère fachiste?). Au-delà d'un propos pas facile à décrypter, on reste forcément curieux du style Godard: sa mise en scène et son formalisme inventifs, hors norme, son ironie et son impertinence.
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