Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution
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99 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 août 2019
Une dystopie qui regorge d’idées géniales (les formules de politesse déréglées, les exécutions dans une piscine, l’ordinateur qui préfigure celui de Kubrick). Mais comme souvent avec Godard, le scénario ne propose pas grand-chose d’autre qu’une somme d’idées désarticulées. On se raccroche à la très belle réalisation (qui a bien mieux vieilli que le Fahrenheit de Truffaut, sorti un an plus tard sur un sujet similaire) et à la tonalité mélancolique portée par le très beau personnage d’Anna Karina. Cette peur de voir l’amour et la poésie déserter le monde m’a rappelé l’œuvre de Lynch et m’a beaucoup plus touché que le regard réprobateur et caricatural porté sur les signes de la modernité (grands ensembles, autoroutes et machines en tout genre).
Julien D

1 340 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 mars 2012
En grand fondateur du cinéma d’auteur français, Jean-Luc Godard fut un réalisateur très entreprenant qui s’essaya à tous les genres avec une touche personnelle aujourd’hui décriée. En se lançant dans le domaine délicat du film d’anticipation, il décide paradoxalement d’utiliser davantage les codes du polar et du film noir que ceux de la science-fiction. Son choix narratif est lui aussi surprenant puisque son intrigue se transforme rapidement en un conte philosophique et un pamphlet politique tout en donnant une place immense à la poésie. La domination d’un ordinateur sur la ville apparait en effet comme une métaphore flagrante du fascisme et même de l’influence médiatique. Eddie Constantine est parfait dans son jeu qui assume son imitation de Humphrey Bogart et trouve là ce qui est son meilleur rôle. Le rythme et les photographie noire & blanche rendent malheureusement ce film ennuyeux et daté. Cet esprit maoïste et lyrique est donc au final difficile à suivre.
Ti Nou

627 abonnés 3 904 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 juillet 2010
Entre un classique du polar noir et de la science-fiction inspirée par Orwell, Godard aurait pu signer un film dérangeant et passionnant. Mais il reste fidèle à sa gestion du rythme et du récit : toujours lent et abscons.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 octobre 2006
Poème cosmique largement enfantin, hymne lyrique profondément baclée, l'inoubliable aventure de Lemmy Caution mène au coeur du génie: là où le plus grand des idiots fut investi des puissances divines.
AMCHI

6 955 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 février 2010
Alphaville, un très étrange film de Godard mais surtout un film ennuyeux qui n'a aucune ambiance à cause d'un ton rapidement monotone et contrairement à ce que je m'étais imaginé ce film n'a pas du tout un climat mystérieux et les décors de cette ville futuriste n'ont rien de spectaculaires (Godard se contentant dans un 1er temps de filmer son film la nuit puis de filmer quelques immeubles modernes des années 60).
Acidus

877 abonnés 3 957 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 juin 2011
Un film inutilement barré, beaucoup trop experimental au risque de perdre le spectateur dans un scénario flou et un style trop expérimental. Vraiment indigeste ce film. On lutte pour ne pas s'endormir et essayer de comprendre la cohérence de certaines scènes. Affreux !!!!!
Max Rss
Max Rss

257 abonnés 2 329 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 avril 2019
De la science-fiction façon Godard ? Pourquoi pas. Même si le style du cinéaste ne me plaît que très très moyennement. Avec tout ça, les débuts de l'expérimentation ? Pourquoi pas également. Mais, il y a un gros problème: à l'écran, c'est d'un ennui épouvantable. Certes, c'est très propre techniquement, mais c'est d'un vide de tous les instants. Godard ne nous raconte rien du tout. En plus de ça, il faut se farcir cette voix désagréable très souvent inaudible et qui, lorsqu'elle est audible, balance des trucs absolument incompréhensibles. Et le casting est franchement à la ramasse. Eddie Constantine est nul comme c'est pas permis. Qu'est-ce qui s'est passé dans la tête de Godard pour qu'il lui confie ce rôle ? Et Anna Karina, plus sublime que jamais, doit se contenter que de quelques miettes. Un navet monumental.
Charlotte28
Charlotte28

204 abonnés 2 898 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 avril 2026
Dans un monde austère, dominé par les machines, le béton, l'acier, où les sentiments n'existent plus, un inspecteur extérieur vient enquêter sur les rouages de cet état totalitaire. Or, s'il est logique (quoi que peu attrayant) que la réalisation renforce cette atmosphère étouffante par des sons désagréables, une caméra froide, une épure sombre, le choix d'une interprétation artificielle avec un Eddie Constantine qui ânonne des dialogues analytiques se révèle contreproductif puisque le héros devrait s'inscrire en opposition avec cette terre de science-fiction, non s'y intégrer parfaitement... De même, spoiler: l'héroïne éprouve des sentiments pour un homme qui aurait l'âge d'être son père, se montre humiliant, dédaigneux, désagréable, donnant ainsi le meilleur argument possible en faveur du règne de la raison! Portant fort mal son patronyme, l'espion agit avec inconséquence, se révélant facilement, tandis que la race soi-disant supérieure laisse échapper aisément un ennemi, après lui avoir exposé ses plans et ambitionne de coloniser le monde alors qu'elle met à mort toutes les nations (sauf trois...).
Quant aux citations poétiques ou culturelles, elles relèvent d'une superbe absconse au vu de l'absence totale de sensibilité du récit. Vaniteux.
Vador Mir

305 abonnés 999 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 juillet 2021
Pas mal pour de la SF française, Godard s'en tire bien grâce à un scénario intéressant, même si la mise en forme frise parfois le ridicule. Les acteurs aussi sont médiocres et leur jeu sonne terriblement faux. Ca fait "cheap", mais c'est regardable.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 490 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mars 2012
C'est un film de science-fiction qui est dans la lignée des œuvres dénonçant les sociétés totalitaires, à l'instar de 1984 de George Orwell. Volontairement conceptuel, très minimaliste, donc qui ne cherche pas à tout prix à séduire le public, il faut vouloir entrer dans ce film. Ce fut mon cas, même si tout n'est pas parfait, loin de là. Les décors de cette ville futuriste sont absolument conformes à ceux existants dans les années 1960, sans doute pour souligner le fait que la société comportait des éléments tendant au totalitarisme. Plus que le fascisme, il me semble que c'est plutôt l'URSS qui est ici visée, à travers les exécutions de personnes qui ont osé éprouver et exprimer des sentiments. Le côté bureaucratique et administratif de cette société est omniprésent. La mise en scène ne cherche jamais à expliquer au spectateur mais à exprimer la vision du cinéaste. Résultat, on est parfois dérouté, que ce soit par des dialogues, plans ou scènes incohérents voire incompréhensibles. Les références de Godard sont nombreuses, et celui-ci ne cherche pas toujours à les expliciter, loin de là ! Bien que lent et trop conceptuel, le film reste une violent charge contre tout régime totalitaire.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 août 2013
Je comprends toujours pas pourquoi Godard est aussi sous-estimé, surtout en France. On se balade sur Internet, sur les forums de discussions, partout, on discute avec des gens, on fait tout son possible, et il y a une minorité (tellement grande qu'elle ferait peur à devenir majoritaire) de râleurs, à gueuler sur la réalisation de Godard, un esprit prétentieux que je ne vois jamais, des "acteurs qui jouent mal" (...), des histoires peu intéressantes, dialogues idem, etc etc, je n'en sais rien, j'ai beau avoir vu pas mal de réalisateurs français, en essayant de varier les genres, de vieux aux récents, et je trouve toujours qu'il n'y en a pas qui arrive à un poil de la cheville de Godard... Quand il mourra on aura droit à des hommages à la con puis notre petit esprit français va rapidement l'oublier, 'fin j'ai pas envie de penser à ça mais voilà... Dans le monde de l'art, et en particulier du cinéma, un réalisateur qui met tout le monde d'accord, si j'ose dire, c'est inexistant. Pourtant, en un siècle, il y en a peut-être 4/5 qui m'apparaissent comme une évidence. Et Godard a sa place. Là il nous sort un film d'anticipation extraordinaire, pris de diverses sources mais scénario de lui, dialogues de lui, tout de lui, il faut comprendre qu'il a tout fait, que tout ce "monde" vient du génie de ce mec. Formellement c'est splendide, j'adore ces longues scènes où le son évolue constamment, comme à l'hôtel au début, on passe du silence à des dialogues puis à une "vraie" musique, et d'un coup on passe de l'un à l'autre alors que l'image, elle, n'évolue pas, c'est dingue. Le noir et blanc convient parfaitement à ce monde "sans lumière", une dimension oppressante où l'artificiel demeure et où le naturel a disparu, tout ce qu'il y a d'humain, l'émotion, les sentiments, la connaissance, la poésie... Là où Godard se révèle encore plus fort, c'est que dans cette opposition notoire de deux mondes il ne propose pas un discours manichéen débile, il veut au contraire nous faire croire à Alphaville, à cette identité, au moins nous proposer un mode de réflexion différent, qui ne se réduit pas vulgairement à du 1984 d'Orwell et domination des machines, non la substance part déjà d'un mal (enfin ce que je considère comme un mal) de nos sociétés modernes, celui de la destruction de(s) Dieu(x) au profit d'un esprit cartésien général, croyance de l'unique vérité scientifique, des chiffres (et en ce sens l'idée de la Bible-dictionnaire - où le spectateur est lui-même confus car au début on se dit que la Bible n'a pas sa place dans cet univers - est fantastique, grandiose, idée de génie), bref l'appui est réaliste, la figure de la femme aussi dans ce monde on pourrait en parler, celles "séductrices niveau 3" qui accompagnent les clients à leur chambre, tellement révélateur... Et dire que ce film date de 1965. 1965. Faut se rendre compte ce que c'est, quasiment 50. Un demi-siècle, c'est inouï. La voix nasillarde des "17 milliards" de connexions d'Alpha 60 résonne souvent, s'impose au spectateur, obscurcissant les plaintes du héros, comme pour nous convaincre, nous, de cette réalité qui nous dérange tant. Si la position d'Alpha 60 et du héros sont connues à l'avance, celle qui se révèle la plus intéressante, évidemment, est celle d'Anna Karina, alias Natascha. Elle, fille du concepteur/créateur de cette "ville lumière", va faire l'apprentissage de ce que l'on pourrait simplement qualifier de vie, au sens humain. Parallèlement à cette évolution, le spectateur, lui, essaie petit à petit de déchiffrer les codes d'Alphaville, là où il neige dans le Nord et fait soleil dans le Sud (on verra plus tard que des commandes permettent d'actionner les saisons ; en ce sens même la nature, au sens propre, distincte dans son élément primitif de l'emprise de l'homme, est contrôlée, manipulée, autant que l'humain), là où un humain dit "le jour se lève" quand des lumières clignotent, là où l'artifice a simplement pris le dessus sur le naturel. Là où la Bible est un dictionnaire, où la censure efface les mots, dicte les "consciences" (mot trop compliqué pour certains, le moment où, face caméra, Karina avoue ne pas le connaître, est bouleversant), où l'émotion n'est plus, un lien se crée entre les deux personnages, et le passage où, dans un jeu de noir et blanc audacieux et inventif, les deux s'enlacent, se découvrent, l'art - sorte de mise en abîme - peut enfin s'exprimer, comme l'amour. Godard laisse libre champ à l'art quand il décide que ses personnages peuvent le faire. Pas avant, lui-même, tel Alpha 60, les oppresse d'une certaine manière. La rébellion a un prix, les habitants d'Alphaville arpentent les couloirs tels des zombies, incapables de vivre sans cette machine suprême... Mais la libération est bien là. Oeuvre phare de Godard, film d'anticipation unique et lumineux en pleine Nouvelle Vague, dont certains aspects transcendent les 3 aspects du temps tant décriés dans le film - passé, présent, futur. Film majeur, tant dans l'idée même du genre (anticipation), que pour la patte Godard, formelle, avec une mise en scène aussi somptueuse qu'oppressante, voyage passionnant dans une réalité suffisamment marginalisée pour mieux la rapprocher de la notre.
TCovert
TCovert

102 abonnés 383 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 juin 2011
Dans la catégorie des films complètement barrés l’Alphaville de Godard mérite une place d’honneur. On nage dans l’incompréhension de l’intrigue pendant au moins la moitié du film, puis petit à petit la lumière se fait mais au bout du voyage il subsiste tout de même de nombreuses questions et une autre vision du film amènerait sûrement des réponses. En tout cas on est bien chez Godard, les répliques littéraires sont déclamées sur un ton monotone et on a l’impression que les acteurs sont détachés de ce qu’ils disent. Ça se veut poétique et philosophique, est-ce que ça l’est vraiment ? Oui diront les fans, non diront les détracteurs et moi au beau milieu je pense qu’un film de Godard laisse souvent une drôle d’impression, ce qui est déjà pas mal en soit. La mise en scène très inventive et parfois bizarre de Godard est finalement ce que je retiens de ce long-métrage inclassable entre le film-noir et la science fiction. La bande-originale est en outre assez réussie même si Godard l’utilise comme à son habitude de manière singulière.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2011
J'ai toujours eu une relation ambiguë avec mon ami Jean-Luc. Capable de me remuer avec Pierrot le fou, capable de m'endormir avec A bout de souffle, capable de m'émouvoir avec Vivre sa vie, capable de me faire arracher les cheveux avec Week-end. Chaque fois que je lance un Godard je ne sais jamais à quoi m'attendre et quel ressenti j'aurais à la fin. Bon allez, je lance Alphaville, peut-être vais-je aimer, peut-être vais-je détester... Et finalement j'aime, j'aime beaucoup même, pour Moi Alphaville est une oeuvre fort intéressante et qui pourrait bénéficier d'une seconde vision pour en discerner toute la richesse.

Ce film m'a intrigué dès le départ. Godard signe ici une sorte de film dystopique fortement influencé par le film noir mettant en scène un journaliste/espion débarquant à Alphaville, une ville futuriste aux décors contemporains. Et c'est ça qui fait toute la particularité de l'ambiance du film. Point de rayons laser ou autres voitures volantes, le décor est réel mais pourtant on y croit à cette cité futuriste. Peut-être est-ce grâce à la photographie fort contrastée de Raoul Coutard lors des scènes extérieures qui donnent l'illusion d'une ville noire, oppressante, où l'être humain semble se déshumaniser et les mots perdre leur sens (la langue française, un thème fort apprécié par JLG).
Le film m'a un peu fait penser à Brazil, qui lui-même s'inspire de 1984 (que je n'ai toujours pas lu, pauvre de moi). Le "Big Brother" est ici Alpha60, une sorte d'entité supérieure, régie par la logique scientifique, qui fait fortement penser à la tête pensante d'un régime totalitaire. D'ailleurs cette impression règne pendant tout le film, on sent que la liberté n'est qu'illusoire, que tout vit sous contrôle, qu'il n'y a peut-être même plus de vie humaine.
Godard agrémente sa réflexion de multiples références littéraires et cinématographiques, ce film est fait avec un amour certain de l'art mais aussi avec un pessimisme saisissant quant à la nouvelle condition humaine, sans pour autant tomber dans la facilité en ne creusant pas volontairement dans une analyse sociale qui alourdirait le propos.
Constantine est fascinant, Karina magnétique, et l'univers désolé proposé est envoûtant. C'est encore une fois fort bien mis en scène et comme je l'ai sous-entendu précédemment, la photographie est géniale et très à-propos. Je reprocherais peut-être une petite surenchère de références qui m'a un peu exclu du film, peut-être l'apprécierais-je encore davantage une fois toutes ces références acquises. En tout cas je souligne un travail de maître pour un très bon film, je crois que je vais finir par bien t'aimer Jean-Luc!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
"-Qu'est-ce qui transforme la nuit en lumière ? -La poésie."
Très politique, Alphaville use de la poésie comme arme et en fait un manifeste. Godard est belliqueux, et de la plus belle des façons.
Dodeo
Dodeo

124 abonnés 237 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2012
Quel drôle de film que cet Alphaville… Jean Luc Godard met ici en scène un héros aux allures et consonances Américaines, car oui, Lemmy Caution parait tout droit sorti d’un film noir amerloque. Ici tout se passe dans le futur, plus précisément à Alphaville, une ville totalement gérée par une machine nommée Alpha 60 qui fut créé par le professeur Von Broun.

Godard tient ici son propre film de science-fiction, avec une conception des décors forcément influencée par le petit budget à son disposition. Tout est filmé en studio, dans de petites pièces, les bâtiments du futur sont simplement de grands bâtiments d’époque. Tout est mesuré, calculé pour que tout fonctionne malgré l’absence de moyen et le défi semble tout de même grandement réussi. Godard fait l’exploit de nous faire voyager sans réellement se déplacer. L’illusion est bonne et l’immersion dans son monde futuriste reste efficace.

Cependant malgré la réussite sur ce point-là, force est de constater qu’il sera très difficile d’entrer pleinement dans le film de Godard. Beaucoup trop hermétique dans un premier temps, trop bavard pour pas grand-chose, trop complexe par simple plaisir d’empiler les notions. Puis honnêtement, quelle idée d’’utiliser une voix robotique aussi horrible, inaudible, ridicule… Le film ne prendra son envol que lors de la seconde partie, plus limpide, plus prenante et incontestablement plus réussie.

Alphaville est parcouru de femme fatales, errants dans les couloirs avec un numéro dans le cou, de camés dans les rues. Tout parait calculé, tout obéît à une définition du ‘personnage normal’ auquel tout le monde doit se plier. Pas de place pour les sentiments qui ne font qu’empiéter sur le sens logique. L’on se souvient d’ailleurs d’une scène particulièrement juste et amusante, critique des régimes totalitaires : La scène de l’exécution des membres illogiques lors d’une cérémonie ayant pour but de divertir l’élite. Justesse et humour décalé, ça fait tout de suite mouche. Armé d’une vigueur retrouvé le film s’attaque aux sentiments, développant une épopée amoureuse entre Lemmy Caution et le personnage interprété par la toujours très belle Anna Karina tout en poursuivant sur les idées politiques et morales développées plus tôt.

Au final et ce malgré les réticences sur le première partie, Alphaville reste un bon film poétique et politique renforcé par un très beau noir & blanc soulignant la tristesse et la dureté ambiante. Dans un monde inhumain et régit par la simple logique, l’amour et les sentiments seront la seule rédemption…
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