Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution
Note moyenne
3,0
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99 critiques spectateurs

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max6m
max6m

78 abonnés 180 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2009
Alphaville est situé entre le polar noir et la science fiction politico critique, dans un registre de fond proche du 1984 d’Orwell. On assiste à la description d’un régime totalitaire, très techniciste (entièrement contrôlé par un ordinateur), aliénant les individus, leur faisant perdre toute humanité et tout sentiment par la destruction du langage, de l’art et de l’amour. Lemy Caution, sorte de détective accroc de femmes et de whisky, débarqué d’un autre temps et d’un autre monde, se retrouve complètement perdu dans cet univers, déambulant dans Alphaville comme un zombie. Il s’opposera à la dictature de la machine par la poésie et la philosophie et sauvera une femme par l’amour. Godard ne s’illustre pas ici pour la profondeur de son propos, somme toute traité de manière très simpliste, presque naïve. Mais cette simplicité n’est pas toujours une lacune: il peut être bon de dire des choses simples et essentielles, avant de les oublier à force de les avoir complexifiées. Là où Godard s’illustre encore, c’est dans le travail de la mise en scène. Il parvient ici à recréer un monde futuriste sans le moindre effet, à rendre étranger le familier, en filmant juste Paris de nuit et en utilisant le langage qui donne un sens nouveau à tout l’environnement des personnages. Il recrée une atmosphère de science-fiction en n’utilisant aucun des artifices du genre. On notera quelques scènes et passages remarquables, comme celle des exécutions dans la piscine, celle des portes, ou encore le passage de la tête écrasée, véritable leçon de montage. On reprochera au film son absence de poésie formelle, ce qui est aussi un reproche général fait à Godard: Godard est un philosophe plus qu’il n’est un poète, il parle plus qu’il ne fait ressentir. Le sentiment poétique est souvent absent de ses films qui ont alors un aspect froid et distant… Pour cela, je ne suis pas un inconditionnel du cinéaste même si j’applaudis des 2 mains la richesse intellectuelle et technique de son approche.
Death_Metallus
Death_Metallus

19 abonnés 417 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 octobre 2011
Alphaville fait figure d'ovni parmi les films de science-fiction. Le premier élément le plus marquant est son aspect étrange, bizarre même, comme la voix du robot Alpha 60 (qui semble être une voix amplifiée mécaniquement au niveau de la gorge sur un cancéreux). Il m'a fallu quelques minutes pour comprendre que ce n'était pas une voix narrative mais bien un personnage... Le film de Godard possède un côté minimaliste (ou comment bien faire les choses avec peu) qui donne pas mal de charme au film. Malgré ce côté cheap, sur le fond Alphaville est riche en substance et développe des idées plutôt avant-gardistes. On pourrait dire que c'est une sorte de THX 1138 version cinéma de la Nouvelle Vague tant les thèmes se recoupent. D'autre part, Alphaville comporte également un côté polar, presque film noir, qui bénéficie d'une très belle photographie. Enfin, même s'il n'est pas facile de se faire à l'accent des acteurs, soulignons la bonne performance du duo d'acteurs et la beauté hypnotique d'Anna Karina.
Robin M
Robin M

84 abonnés 283 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 février 2010
Incompréhensible, confus, une musique omniprésente et grinçante, la nouvelle vague ne fait pas que des bons films. on craque au bout de 5 minutes.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

254 abonnés 2 702 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2017
Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution est un des rares films de Godard qui trouve grâce à mes yeux.
J'ai plutôt bien aimé ce film, car à la différence d'autre films du cinéaste, je trouve qu'il s'y passe quelque chose. Il y a une vraie histoire, assez riche en péripéties.
J'ai bien aimé l'univers décrit par Godard, très intéressant dans la trempe des romans de science-fiction à la Philip K. Dick ou Isaac Asimov.
Les acteurs sont plutôt bons. Je ne connaissais pas Eddie Constantine avant ce film, mais je l'ai trouvé plutôt bon. Anna Karina est très bien.
Film très intéressant.
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 juillet 2015
Godard avait de bonnes idées en réalisant Alphaville, son premier film (et le dernier je crois) de SF est assez audacieux puisqu'il fait comme Bienvenue à Gattaca, les décors sont les mêmes que dans le réel, les dialogues sont bien écrits quoiqu'un peu tirés par les cheveux par moment etc... Mais je n'ai pas trop compris certains partis pris de réalisation et la critique du totalitarisme n'est pas très poussée.. D'autant que le film manque cruellement de rythme et il est très difficile de rentrer dedans.. Dommage
Leo .B
Leo .B

33 abonnés 75 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 décembre 2016
Un film spécial, des dialogues spéciaux...mais ce film marque les esprits, il nous sort de notre présent et nous plongent dans l’univers du film, mieux que le ferait un film SF actuel ! Une anticipation scénaristique et visuel sur "notre" présent troublante, réaliste. Un vrai chef-d'oeuvre, qui il y a quelques années, m'a marqué a tout jamais. Godard ! <3
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 10 février 2010
Un film étrange ... On comprend pas grand chose dans ce monde soi disant futuriste, guère d'effort on été fait pour le réalisme. C'est lent, on s'ennui et c'est parfois insupportable surtout la voix de l'ordinateur. Un fond intéressant, mais mal exploité, dommage.
Buzz063
Buzz063

101 abonnés 919 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2010
Film de SF atypique de la part de Jean-Luc Godard avec une ambiance de polar. Expérimental même. Bien sûr le cinéaste ne s'est pas embarrassé à créer des décors futuristes et se contente de filmer Paris. Mais au fond il ne parle pas d'autre chose que de la société d'alors et souligne ses défauts en les amplifiants (déshumanisation, incommunicabilité).
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 août 2010
Un film très spécial de Jean-Luc Godard, je n'ai pas tout compris, mais c'est assez bien fichu ! Eddie Constantine est très bon, la réalisation l'est aussi, ainsi que le montage. L'histoire est très intéressante, assez complexe et obscure au début, mais qui peu à peu s'éclaircit pour finalement devenir très claire, avec quelques zones d'ombre. Le film est en Noir et Blanc, ce qui est un plus pour lui, et le ton et le style correspondent très bien au sujet du film : une ville futuriste avec des humains qui ne le sont plus vraiment. La photo est maîtrisée, les décors nous plongent vraiment dans l'histoire, les costumes sont sombres, la musique est ultra présente et répétitive (c'est bien comme ça). Alphaville est aussi accompagnée d'une voix off cassée et grave, très paisible car elle prend tout son temps pour nous expliquer les points obscurs e l'intrigue et de l'histoire. Bref, un film bien écrit, bien construit, plutôt bien réalisé et bien joué (surtout de la part d'Eddie Constantine). Mais bon, c'est pas le plus passionnant des films, et c'est parfois un peu trop lent, ça traîne un peu.
Autrui
Autrui

26 abonnés 206 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2008
Réflexion futuriste dans des décors quotidiens ; Alphaville vaut surtout pour cette ambiance intense et son intrigue épatante.

Oui , il n'y avait que Godard pour faire cela : angoisser le spectateur à la vue d'une banale métropole dans laquelle il pourrait vivre.
L'ambiance de "genres" (puisque le policier et la science fiction sont habilement mêlés) est parfaitement maîtrisée ; le jeu avace la bande-son (marque de fabrique de m'ssieur Jean-Luc) , les images très travaillées (quels beaux plans ! quels beaux portraits! à couper le souffle ! le noir et blanc et superbe !), les jeux de mots, les situations absurdes ou inattendues ... tout cela donne un cocktail explosif, bien que parfait un peu "lent".
Anna Karina dont le jeu maniéré m'agace parfois est ici très juste, belle , et porteuse d'une grande émotion, tout comme le très réservé Eddie Constantine.
Et si le film se finit sur un apprentissage concernant les mots d'amour si dures à chercher au fond de soi ... il n'en est pas de même concernant Alphaville, car c'est une évidence : c'est bien la peine d'aimer Alphaville !
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 777 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mai 2012
Il est clair qu'«Alphaville» ne fait pas figure d'opus majeur dans la filmographie de Jean-Luc Godard. Car s'il n'est pas dénué d'intérêt visuel et thématique, il s'apparente plus à l'hommage ou au détournement respectueux des films de série B, quelque peu écrasé par ses influences, qu'à un chef-d'oeuvre en tant que tel et se suffisant à lui seul. Pourtant, malgré ou grâce à ses allures de film de science-fiction fauché, «Alphaville» possède un charme indéniable (pour ceux en tout cas qui résistent au verbiage assommant de Godard). La photographie sublime de Raoul Coutard n'y est pas étrangère, tout comme la beauté d'Anna Karina ou le visage fascinant d'Eddie Constantine. Après, l'intrigue dépasse rarement le niveau du prétexte et la réflexion philosophique reste naïve (ce qui peut la rendre si attrayante, rappelant effectivement le «Fahrenheit 451» de Truffaut, avec qui il partage le même amour enfantin pour les livres et la croyance en leur capacité à « sauver » l'humanité). Mais là encore cet ensemble de qualités et de défauts, d'ingéniosité et de désuétude, de sérieux, d'ingénuité et d'humour, place directement «Alphaville» du côté de la série B, le genre de films qu'on aime sans trop oser l'avouer ou sans trop savoir pourquoi. Si l'austérité de l'esthétique peut rebuter, elle ne rend que plus intenses les quelques moments passionnés et rend d'autant plus pertinents les choix de mise en scène de Godard. Il serait donc dommage de ne voir là qu'un pré-«Blade Runner» (qui à l'inverse disposait d'un gros budget pour un résultat médiocre) sans le sous, alors que les trouvailles visuelles et les thèmes abordés sont plus que dignes d'intérêt. S'il ne touche pas au sublime comme «Pierrot le Fou», «Le Mépris», «A Bout de Souffle», etc, «Alphaville» n'en demeure pas moins un essai fascinant d'un des cinéastes majeurs de la Nouvelle Vague française. Que l'on soit admirateur ou détracteur de Godard, un long métrage qui vaut le détour. [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 23 février 2010
Par principe je vais toujours au bout d'un film, là j'ai eu beacoup de mal, de loin en loin quelques scènes ont attiré mon attention et de belles photos d'Anna Karina
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 6 juillet 2010
"Alphaville" c'est l'incursion de Jean Luc Godart dans la sciences-fiction. C'est aussi un Godart ou le fond n'a jamais été aussi important. Le fond est d'ailleurs intéressant, ce monde ou la pensée est rationaliser à l'extreme, ou la notion de conscience n'existe meme plus aurait du fournir un scénario d'une qualité supérieur que celui qui nous est proposé. "Alphaville" c'est aussi une sorte de somnifère géant, qui est rapidement à conseiller aux insomniaque. Car l'ennui fait souvent son apparition, victime d'une pseudos-philosophie assumé (?). De plus on ne peut pas compter sur la performance très terne d'Eddy Constantine dans le role de "Lemmy Caution" pour rattraper le tout. Heureusement il y a bien un rayon de soleil en la personne de la ravissante Anna Karina (Natasha Vou Braun) qui réalise une belle prestation. Sublimé par la photographie de Raoul Coutard elle y est magnifique. Rarement une femme a été aussi belle, dans un film. Apres est ce suffisant ? Non pourtant Dieu sait si elle est cinégénique. Car Godart n'a pas du tout le sens du rythme et lorque l'on entend mener la danse c'est assez genant, du coup ici il se casse tout simplement la gueule.
Gellis
Gellis

5 abonnés 81 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 mai 2013
Il est élégant Eddie Constantine dans les chambres d'hôtel d'Alphaville. Elle est gracieuse Anna karina en redécouvrant les mots "Conscience", "Amour". Mais qu'est-ce qu'on s'en fiche !
Se tenir à une histoire pour donner à réfléchir est bien trop commun. Donc Godard, montre et remontre E=MC² qui clignote ou une voiture de police à vive allure, fait un gros plan sur "La Capitale de la Douleur" d'Eluard, utilise quelques fortes citations de quelques grands auteurs pour faire sens, utilise quelques scènes en négatif pour faire genre.
Bien sûr, il y a le talent de mise en scène du cinéaste. Mais Lemmy Caution sauvant la pensée profonde en tirant quelques coups de revolver ici et là, puis arrachant un "je t'aime" final à A Karina retrouvant sa conscience : quel ennui ! Ce n'est pas une question de budget, c'est une affaire de profondeur, et la profondeur de Godard parfois sonne le creux.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 16 août 2010
Le charme D'Anna Karina, le charisme de Constantine, la culture de Godard...
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