Avis : Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution - Page 7
Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution
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Un visiteur
5,0
Publiée le 8 janvier 2025
L'agent secret Lemmy Caution (Eddie Constantine) est envoyé en mission dans la cité d'Alphaville, située dans une autre galaxie, afin de retrouver son collègue Henri Dickson et de convaincre le professeur Braun de revenir dans les "planètes extérieures". Lemmy Caution découvre un univers totalitaire dirigé par un ordinateur central, une société inhumaine où les sentiments sont interdits et punis de mort. Il y rencontre la séduisante Natacha (Anna Karina), fille du professeur Braun...Sorti en 1965, "Alphaville" est un mélange de cinéma d'auteur, de science-fiction, de film noir parodique et de comédie romantique. Délaissant cette fois-ci les masturbations pseudo-intellectuelles, Godard nous offre une œuvre merveilleuse et ludique, empreinte d'un humour décalé et d'une poésie insolite. Pratiquant l'art du collage, il glisse de nombreuses citations (Baudelaire, Pascal, Bergson etc...) dans la bouche de Lemmy Caution, et Paul Eluard occupe une place importante dans l'intrigue _ se situant dans le sillage du Surréalisme, "Alphaville" est un hymne à la poésie et au rêve, à la révolte individuelle et à l'amour fou. Bien que le tournage ait eu lieu dans le Paris des années 60, le film parvient à nous plonger dans une atmosphère étrange et fascinante. Sur le plan visuel et sonore, il s'agit d'une des créations les plus avant-gardistes du 7eme Art, regorgeant d'idées novatrices et témoignant d'une parfaite maîtrise technique. A la poésie des mots s'ajoute celle des images, et certaines scènes _ devenues cultes _ relèvent de la magie pure. La bande originale de Paul Misraki, qui signe ici l'une de ses plus belles partitions, contribue fortement à cette éclatante réussite. Enfin, le charme d'Anna Karina illumine cette oeuvre inclassable oscillant entre cauchemar dystopique et rêve romantique. Si de nombreux films de Godard (qui m'était humainement très antipathique) sont mis sur un piédestal de manière abusive, celui-ci est au contraire extrêmement sous-côté. Cet OVNI cinématographie est un chef-d'oeuvre qui continue de déconcerter une large partie de la critique et du public.
Avant toute chose, précisons l'intérêt du film: Godard prouve ici qu'il sait manier une caméra. De ce côté là, on a un film de qualité, assez moderne même.
Maintenant lorsqu'on admet qu'un film, ce n'est pas juste de savoir placer sa caméra, qu'est-ce qu'on trouve? Je ne sais si c'est une parodie ratée, un film d'anticipation raté, un film noir raté, mais en tout cas c'est raté: Le réalisateur fait le choix, comme dans d'autres film, de s'affranchir du scénario pour nous proposer un cours de cinéma-philosophie ("c'est un tigre qui me déchire, mais je suis le tigre"). Personellement je ne vois pas en quoi un film peut être meilleur quand on en bacle le scénario, qui en est une des composantes comme les autres, même la plus importante. Toutefois acceptons ce fait, le scénario n'intéresse pas le réalisateur, jugeons alors du reste:
Le son tout d'abord. Musique parfois assez juste, souvent totalement en décalage par rapport à l'image, comme si le spectateur était assez idiot pour se dire "Ha il y a de la musique, il va se passer quelque chose. Ha non il ne se passe en rien, il est fort ce réal, il m'a bien eu". Autre inepsie de ce côté là, la voix d'alpha 60. Pourquoi est-elle dégueu? Pour nous faire comprendre qu'il ne faut pas lui faire trop confiance? Si c'est pas ça je ne pige pas encore, si c'est ça c'est encore une fois mépriser l'intelligence du spectateur.
Les dialogues maintenant. "Vous êtes fatigué Monsieur? Si vous êtes fatigué vous pouvez dormir monsieur, votre chambre est là monsieur." Il veut nous faire comprendre quoi? Que les personnages sont abrutis? Il me semble que ce qui fait un bon film de S.F est de rendre son histoire et ses personnages crédibles malgré l'univers décalé. Bon déjà ça c'est loupé...
L'interprétation ensuite: si Anna Karina s'en sort il est vrai pas trop mal, le reste du casting est entièrement à oublier. Jamais justes, jamais crédibles.
Enfin, le rythme de l'ensemble fait penser à un clin d'oeil lourdeau aux japonais ou aux russes, la poésie en moins.
En bref un film représentatif de l'oeuvre de Godard: lent, sans idée, sans direction d'acteurs. C'est parfait si l'on considère qu'un réalisateur n'est qu'un technicien de l'image, c'est dégueu si l'on pense que le cinéma est un moyen comme un autre de raconter une histoire, idée que la nouvelle vague n'a pas l'air de partager, ça fait peut-être trop papa.
Alphaville de Jean-Luc Godard sorti en 1965 nous raconte l’étrange aventure de Lemmy Caution (joué par Eddie Constantine) un détective privé des « états extérieurs » qui tente de découvrir ce que cache Alphaville, une cité dirigée par le despote machiavélique qu'est le professeur Von Braunspoiler: et son ordinateur « révolutionnaire » qu’on nomme Alpha 60. Ces deux éléments mettent en place un gigantesque « lavage de cerveaux » qui va permettre de diriger les pensées et de bannir tout sentiment chez les habitants d’Alphaville. spoiler: Le personnage principal va parvenir à tuer le professeur et détruire la cité tout en sauvant une femme qu’il a rencontrée dans la cité et dont il tombe amoureux rapidement. Pour ma part, ce film m’a clairement déçu, on nous montre une histoire sans grand retournement, avec un personnage principal stéréotypé et cliché du détective privé Américain ou du « James Bond amateur » et plutôt mal joué. Le scénario n’est pas des plus inventifs, calqué sur un Metropolis de 1927 et sans vrai suspens qui vous fait espérer ou tout simplement qui sème le doute. La voix caverneuse d’Alpha 60 (qui fait souffrir les oreilles plus qu’elle n’impressionne) surgissant de nulle part en plein milieu de scènes de silence et de réflexion et déblatérant des remarques (qui se veulent) philosophiques, souvent incompréhensibles et souvent sans grand intérêt pour la compréhension globale de l’histoire. Et pourtant, l’idée d’une grande entité dirigeant une citée par la terreur, l’oppression et le contrôle des pensées fait vaguement penser à un certain 1984, de George Orwell. Mais on ne peut pas en vouloir à Godard pour la logique et l’originalité un peu défaillante de son film. Sous l’œil d’un lycéen ou même plus généralement d’un homme d’aujourd’hui, l’idée d’un ordinateur omniscient et aussi humanisé contrôlant la population ne semble finalement pas si fou, alors qu’à l’époque cela relevait de la science-fiction et de l'impossible. En bref, malgré ses idées intéressantes, Alphaville ne m’a personnellement pas plu, du tout, même si je suis conscient du style provocateur ou à but philosophique des œuvresde Godard.
On sent qu'Alphaville n'est que l'ébauche, le plan de fond de futurs films qui l'utiliseront pour être mieux exploité. Bien qu'il soit considéré comme culte, je ne retiendrai que certaines idées que soulève le film ainsi que le visage des 2 acteurs principaux qui sont presque des musées à eux seuls. J'ai trouvé la réalisation un peu trop décallée, un peu trop flou pour que le film puisse vraiment plaire.
Alphaville est un hommage parodique aux films noirs américains et un film de science-fiction à l'univers loin d'être aussi "cheap" qu'il semble être à première vue . L'atmosphère est unique et le travail de la caméra de Godard est visionnaire , le réalisateur montrant une nouvelle fois quel précurseur il a été du cinéma moderne dans ce film qui est sans doute l'un de ses plus abordables . Malheureusement Alphaville , contre-utopie très inspirée des écrits d'Orwell et Huxley et dominée par l'hégémonie de la Logique , ennuie par moments et Eddie Constantine manque franchement de charisme , on aurait adoré voir Belmondo dans son rôle .
L'un des rares films où j'ai failli me tirer une balle dès les 5 premières minutes du film... Une voix robotique de je ne sais quoi émergeant d'un scénario à la Huxley incompréhensible, détruit complétement les tympans du spectateur de par des arrangements expérimentaux sur la musique et la voix de personnages. On ne comprend absolument rien, les dialogues sont niais, inutiles, vides... Les scènes se déroulent dans de pauvres pièces de studios parisiens et les acteurs ne font aucun effort. Ùne véritable torture.
Je me dois d'intervenir à propos de ce film (que je dois malheureusement déconseiller) pour deux raisons: la 1ère parce qu'il est la preuve que Godard ne sait définitivement pas faire autre chose que du "cinéma éprouvette", expérimental et assomant. La 2ème raison relève du devoir de mémoire et de justice : je mets au défi qui que ce soit de trouver trace de plaggia de la part de Ridley Scott avec son Blade Runner. En tout cas, je viens de voir Alphaville à l'instant et je n'en vois aucune... J'ai voulu découvrir ce film par sincère curiosité cinéphilique...et j'ai dû lutter pendant 1h38 pour ne pas m'endormir...
Avec Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution, Jean-Luc Godard détourne le film de science-fiction en le confrontant à une modernité froide et désincarnée, tournée dans les décors réels du présent. La mise en scène, minimaliste et conceptuelle, transforme Paris en dystopie, où la logique technocratique étouffe toute émotion. Eddie Constantine incarne un détective anachronique, figure de résistance face à un monde régi par la rationalité absolue. Godard oppose ainsi langage poétique et langage algorithmique, faisant de la parole un enjeu de liberté. Une œuvre singulière et cérébrale, où le genre devient un terrain d’expérimentation philosophique.