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Un visiteur
2,5
Publiée le 23 août 2009
Drôle, innovant et quelque peu déconcertant. A la fois simple et compliqué, long malgré ses 89 minutes, Woody Allen nous fait découvrir ses névroses et son regard plutôt étrange et incisif sur l'amour. Diane Keaton charmante et une fin très agréable.
Annie Hall, c’est un peu le passage obligé pour se lancer dans la filmographie de Woody Allen. Le réalisateur connu pour son cinéma de mœurs et sa grande productivité sort en 1977 Annie Hall, un film qui s’inscrit dans la ligné du Nouvel Hollywood. Woody Allen en devient un représentant majeur. Ce film décrit l’histoire d’Alvy Singer, un comique professionnel qui vit à New York qui se remémore avec nostalgie sa relation avec Annie Hall, une femme aussi vive que lui. Le long-métrage parle de tout ce qui peut constituer la vie d’un couple, en passant par les moments de de tristesses et de bonheurs. Plus précisément, le film s’attarde aussi sur les moments intimes du couple, ce qui nous montre que les mentalités ont changées et le cinéma aussi, depuis plusieurs années. Parfois montrant le style hippie, ce film se veut être en accord avec son époque et ses changements, et l’image d’Alvy et Annie est véritablement celle d’un couple libre et indépendant. Malheureusement, passé cela, on a véritablement affaire à un film qui ne fait que parler, parler et encore parler. J’avais entendu parler de ce style propre à Woody Allen, mais le support du cinéma ne lui convient pas ou du moins pas pour ce film. En effet la réalisation très académique n’offre rien de particulier, pas un même un plan à retenir sur la ville de New York qu’Alvy adule pourtant durant toute l’histoire. Seules certaines scènes marquent lorsque Alvy s’adresse directement aux spectateurs, mais bien souvent c’est le seul procédé comique qui fonctionne. La narration fonctionne mais on s’arrête parfois sur des détails qui ne sont là encore une fois pour que Woody Allen sorte des discours longs et ennuyeux. En réalité Woody Allen est loin d’être mauvais acteur mais sa réalisation peu inspirée me fait dire que son film n’est là que pour présenter ses discours qui ne finissent jamais. C’est pourquoi cette histoire ne m’a pas vraiment captivés, Woody Allen privilégiant le texte à l’image, ce qui est quand même dommage quand on fait du cinéma…
Dans ce film majeur dans la carrière de Woody Allen – pour lequel il remporta quatre Oscars en 1978 (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario, meilleur actrice pour Diane Keaton) – le cinéaste new-yorkais déroule tous les aspects de ses obsessions, s'éloignant du comique pur de ses premiers long-métrages. Il y développe ainsi son goût pour les questionnements existentiels, son angoisse du temps qui passe, et surtout ses contrariétés liées à ses aventures amoureuses personnelles, se créant un double très loquace et d'une drôlerie infinie. Chaque séquence est délicieuse, souvent à hurler de rire, et rend un bel hommage à sa ville de New-York. Un bonheur de tous les instants.
Mon tout premier Woody Allen, et je dois dire que je ne m'attendais pas du tout à cela. Ce fut une réelle surprise! Au delà de ce que je croyais aller voir, tout ceci est d'une extrême intelligence. Ça fuse, ça pétille, j'irais même jusqu'à dire que ça swingue. Superbement mis en scène, Annie Hall est une magnifique fable, sur ce qu'il y a de plus terrible, l'amour. Woody prend tout ça exactement comme il le faut, ajoutant maintes et maintes idées géniales et anecdotes enrichissantes. Le ton esthétique est si juste qu'on reste absorbé, on en redemande. Apparemment aussi bon acteur que réalisateur, il nous montre une petite mine maussade collant parfaitement à son personnage, mais cela sonne tellement vrai que c'en est foudroyant. Il protège ses personnages du ridicule, quelque soit la situation, et s'adresse à nous en tant que conciliateur mais également à la recherche d'une quelconque aide, qui s'avérerait précieuse à son personnage. Après avoir découvert un pareil talent, je n'ai pas l'intention d'en rester là. Garçon? La suite je vous prie!
Quel film merveilleux ... Les dialogues sont brillants, souvent tellement drôles qu'on en serait presque coupable de prendre autant de plaisir. Allen et Keaton sont fabuleux, lui dans le névrosé juif new yorkais satyre et elle en fille de la campagne farfelue qui se trouve une deuxième terre d'accueil en Californie. Toutes les obsessions comiques et psychologiques du cinéaste sont là, de la Shoah à la nourriture végétarienne. Une grande dissection burlesque du couple dans toute sa beauté et dans toute sa nostalgie. Le regard d'Allen peut parfois surprendre techniquement (ces longs plans fixes où l'on entend distinctement les personnages qui sont pourtant très éloignés), mais visuellement, ce film relève à la fois de l'ode à New York et du drame sophistiqué. Des trouvailles géniales de mise en scène : corps qui se dédoublent, personnages qui s'autocontredisent, pensées révélées, prononcées, apartés... Bref, une totale réussite de la réinvention du théâtre filmé, par celui qui cite pourtant un des maîtres du genre, Renoir et sa Grande illusion.
Chef-d'œuvre absolu, Woody Allen réalise là sans doute son plus beau film avec une Diane Keaton épatante qui prouve qu'elle sait aussi bien chanter que jouer.
«Annie Hall», film plein d'humour bien loufoque et de mélancolie est aussi le film qui contribua à la célébrité internationale de Woody Allen. Ce film, adoptant un ton à la fois doux et amer nous raconte l'histoire d'un couple de sa rencontre à sa séparation tout en conservant un schéma narratif assez éclaté. Allen, à travers ce film autobiographique se livre et tourne en dérision sa propre vie privée. On peut également remarquer le ton libre employé. Le spectateur s'imisce facilement dans cette histoire à l'aide d'apartés, de sous tires indiquant les pensées les plus profondes des personnages, les retours dans le passé et même des personnages de dessins animés. Allen en profite aussi pour brosser un portrait très flatteur de la ville de son coeur: New York dans laquelle le couple qu'il forme avec Diane Keaton s'aime, se déteste mais qui reste uni malgré tous les problèmes. Avec «Annie Hall», Allen franchit un nouveau cap en nous proposant une comédie certes, mais beaucoup plus introspective que ses réalisations précédentes. Les idées sont là, les qualités aussi mais l'ensemble est beaucoup trop bavard pour moi.
Je vais peut être faire un blasphème de cinéphile mais je me suis royalement ennuyé devant ce classique de Allen et du cinéma en général! Trop de dialogues intellos barbant qui pour le coup ne m'ont pas séduit... Allen je le préfère dans un registre plus léger, plus poétique, plus absurde, et plus détendu, la il nous prend la tête avec ses pseudo questions existentielles et sa conception de l'amour bien négative! Pourtant j'aime ce type pessimiste, cinéphile, grand auteur et réalisateur mais la non il m'a plus agacé qu'autre chose dans ce long métrage quelque peu prétentieux! Bon je vais aller me revoir "Manhattan" moi!
Mon premier Woody Allen, Annie Hall est une déception. Alors ce film a de grandes qualités : certains dialogues font mouches (d'ailleurs les dialogues en général sont très bien écrits), les deux interprètes principaux sont excellents (et en plus il y a Christopher Walken dans un second rôle, et même s'il n'apparait que trente secondes, son personnage est au moins bien marrant), il y a cette belle fin emplie de nostalgie, et surtout il y a des idées géniales : le fait de briser régulièrement le quatrième mur en pleine conversation, de montrer littéralement ses souvenirs à ses proches, les personnages, qui ont une vraie personnalité, la maison sous le grand 8 ou encore les personnages qui expriment les pensées du narrateur, qui lui parlent en pleine rue quand il se pose des questions. Le ton est assez acide et satirique (ce qui est assez sympa), mais derrière je trouve ce film beaucoup trop bavard par moments... Ça parle tout du long, et à un moment j'avais juste envie que les personnages agissent en silence, qu'on les voit faire des trucs, mais qu'ils arrêtent d'incessamment parler. A cela s'ajoutent quelques longueurs. Annie Hall est donc un bon film, inventif et pleins de bonnes idées, mais pour moi loins d'être irréprochable. J'attends de voir la suite de la filmographie de Woody Allen pour voir si ce réalisateur peut vraiment me convaincre.
Avec Annie Hall, Woody Allen aborde avec légèreté et humour des sujets sérieux et universels : les relations amoureuses bien entendu, mais aussi la confrontation en chacun de nous entre l'être et le paraître ou entre nos ambitions conscientes et nos rêves et besoins inconscients. Voilà bien tout le talent de ce jeune réalisateur, ce qui devint d'ailleurs par la suite la marque de son oeuvre : il place au centre de l'oeuvre des thèmes qui nous concernent tous et met en scène des personnages délurés dans des situations désopilantes, offrant ainsi au spectateur un moment de grâce, où rires, méditation et réflexions profondes viennent s'entremêler avec bonheur. Woody Allen est un réalisateur unique en son genre : qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, il est et restera un grand Monsieur du Cinéma.
Un des meilleurs films de Woody Allen. Une comédie drôle de bout en bout. Beaucoup d'innovations formelles avec l'adresse directe au spectateur par exemple, le scénario est très bien fait et rythmé, très bon casting.
Il y a dans l'écriture de ce film un travail extraordinaire. Intellectuellement, c'est très riche et, des efforts sont faits pour rendre tout cela accessible. Lorsqu'on voit ça pour la première fois, c'est une sacrée surprise.
Chef d’oeuvre de Woody Allen à une époque où il jouait encore dans ses films. Son duo avec Diane Keaton est saisissant. Il règne une simplicité réaliste dans ce grand moment de cinéma mondial.
La matrice de tous les autres Woody, le moment où il dépasse le statut de comique. Whatever Works n'en est en réalité qu'une version grabataire. blue v. descend inévitablement encore... 78%