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Ewen Blake
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4,0
Publiée le 22 juillet 2026
spoiler: C'est l'histoire d'un film on pense que c'est Scorcese avec Al Pacino alors qu'en fait on est avec Ridley Scott et Maximus. Peut importe on retient que Denzel Washington.
- Cette critique contient des spoilers -
Le scénario est très costaud et relativement inhabituel pour un film de gangster, on est moins sur un duel : flic VS gangster qu'un jeu à 3 (ou 4) avec d'un côté le flic appuyé par un juge qui s'opposent aux flics ripoux et aux gangsters mais aussi aux flics ripoux entre eux.
Le charisme de Denzel Washington écrase le film et son alter ego policier
J'ai pris beaucoup de plaisir devant ce film. Je regrette par contre la mention "tiré d'une histoire vraie" car après vérification l'histoire réelle a été tellement distordue qu'elle raconte presque l'inverse de ce qui s'est passée. Même les lignes d'épilogue blanches sur fond noir de fin de film sont complètement fausses. Eva par exemple, a bien été condamnée et fait de la prison. La juge qui a vu le film a déclaré qu'elle avait manqué de vomir tant Franck Lucas passe pour un homme charismatique, croyant avec des valeurs familiales alors qu'il n'était rien de tout ça.
American Gangster (2007) est un film de gangsters réalisé par Ridley Scott, à qui l’on doit notamment Alien, le huitième passager (1979), Blade Runner (1982) et Gladiator (2000). Avec Denzel Washington dans la peau du trafiquant Frank Lucas et Russell Crowe dans celle du policier Richie Roberts, le film avait tout pour devenir un grand classique du genre. Les deux acteurs donnent immédiatement envie de le découvrir. Malheureusement, malgré ce casting prestigieux, je trouve que la mayonnaise ne prend jamais vraiment.
Le film se déroule dans les années 1970, sur fond de guerre du Vietnam, dont il exploite intelligemment certaines conséquences à travers un vaste trafic d’héroïne. Il aborde également les thèmes de la corruption, notamment au sein des forces de l’ordre, ce qui apporte une dimension intéressante au récit. La reconstitution de l’époque est soignée, la photographie est réussie et la mise en scène de Ridley Scott est, comme souvent, élégante et maîtrisée.
Malgré toutes ces qualités, le principal problème vient selon moi de son manque d’émotion. Le parcours de Frank Lucas est intéressant, mais je n’ai jamais réussi à m’attacher au personnage, ni même à réellement m’investir dans son ascension puis sa chute. Denzel Washington, que j’apprécie énormément dans des films comme Man on Fire (2004) ou la trilogie Equalizer, livre pourtant une prestation solide, mais je le préfère lorsqu’il incarne un héros plutôt qu’un gangster. Quant à Russell Crowe, que j’avais adoré dans Gladiator (2000), son personnage de policier manque de relief. Plus globalement, j’ai le sentiment que les deux acteurs principaux ne sont pas réellement mis en valeur dans leurs rôles respectifs.
Le duel à distance entre le trafiquant et le policier manque également de tension, ce qui rend l’ensemble plus académique que captivant. Le rythme est assez lent et, malgré la qualité de la réalisation, le film m’a paru assez froid et parfois même un peu long. Les nombreuses scènes montrant des personnages consommer de l’héroïne m’ont également dérangé. Je comprends leur intérêt narratif pour illustrer les ravages de la drogue, mais j’aurais préféré que ces moments soient davantage suggérés que montrés.
Je m’attendais à une œuvre aussi marquante que Les Affranchis (1990) ou Le Parrain (1972), deux monuments du film de gangsters, mais American Gangster ne m’a jamais procuré ce sentiment. Enfin, une petite remarque avec une pointe d’humour : je trouve que le titre American Gangster sonne beaucoup mieux en anglais qu’en français. « Gangster américain », tout de suite, ça fait quand même beaucoup moins classe !
Au final, American Gangster est incontestablement un film bien réalisé, porté par un casting de très haut niveau et abordant des thèmes intéressants comme la corruption ou les conséquences de la guerre du Vietnam. Pourtant, il m’a laissé une impression persistante de distance et de froideur. Je reconnais volontiers ses qualités, mais je n’ai jamais réussi à m’impliquer émotionnellement dans cette longue fresque criminelle, qui ne m’aura finalement procuré qu’un plaisir assez limité.
Avec "American Gangster", Ridley Scott ne cherche pas à réinventer le film de gangsters, il cherche à le parfaire. Et le résultat est un film ample, puissant et d'une maîtrise impressionnante, qui s'impose comme une œuvre majeure du genre, même s'il marche dans les pas de ses illustres prédécesseurs.
La première force du film, évidente, est son duel d'acteurs au sommet. D'un côté, Denzel Washington, impérial, incarne un Frank Lucas charismatique et glaçant, génie du crime qui applique les règles du capitalisme à l'entreprise la plus illégale qui soit. De l'autre, Russell Crowe campe avec une sobriété parfaite Richie Roberts, le flic intègre et obstiné qui est son parfait négatif. Le scénario, d'une redoutable efficacité, tisse leurs histoires en parallèle avec une grande intelligence. Leurs trajectoires ne cessent de se répondre et de s'enrichir mutuellement jusqu'à leur confrontation inévitable, le tout porté par un rythme soutenu et sans temps mort.
Visuellement, le film est une pure démonstration de force. La qualité technique est superbe, chaque plan témoignant du savoir-faire de Ridley Scott. La reconstitution méticuleuse du Harlem des années 70 est immersive, la photographie est classieuse, et la réalisation, ample et précise, sert le récit avec une élégance rare. On est face à du grand cinéma, classique dans sa forme mais d'une solidité à toute épreuve.
Cependant, c'est peut-être là que se niche la seule réserve. En s'inscrivant dans un sillage aussi familier, le film manque d'une étincelle d'originalité pour se hisser au panthéon des chefs-d'œuvre absolus comme "Le Parrain" ou "Les Affranchis". C'est une synthèse brillante, mais une synthèse tout de même. Cette perfection formelle et ce rythme implacable, qui nous tiennent en haleine pendant près de trois heures, créent paradoxalement une certaine distance. Pris dans la mécanique narrative et la splendeur visuelle, on a presque un peu de mal à s'attacher profondément aux personnages. On admire leur intelligence et leur détermination plus qu'on ne ressent leurs failles.
Mais ne boudons pas notre plaisir. "American Gangster" est un film de gangsters d'une facture exceptionnelle, un thriller passionnant de bout en bout, porté par deux acteurs monumentaux. Un spectacle total et une leçon de cinéma.
C’est un film dense et de qualité que Ridley Scott maîtrise à la perfection durant les 2h40 qui passent sans ennui. Il nous emporte dans l’ascension et la réussite d’un homme dans le trafic de drogue et sa confrontation avec un policier honnête qui doit aussi se battre contre la corruption au sein de son institution. L’ambiance est quasi palpable au travers d’une photographie très soignée et de l’interprétation sans failles de Denzel Washington et de Russel Crowe. L’aspect documentaire avec la guerre du Vietnam en toile de fond, la situation politique du pays et l’industrie de la drogue sont particulièrement aboutis. Une belle réussite !
captivant dresse un portrait saisissant de l'ascension et de la chute du baron de la drogue de Harlem, Frank Lucas, et du policier déterminé à lui faire justice. Porté par des interprétations magistrales, le film restitue la tension, la brutalité et la complexité du New York des années 1970. La narration mêle avec brio action, drame et éléments biographiques, éclairant les deux facettes de la loi avec profondeur et nuance.
La force du film réside dans son authenticité, son souci du détail et son exploration morale des thèmes de la loyauté, de l'ambition et de la corruption. La dynamique entre le détective intègre et Lucas, calculateur et charismatique, ajoute une dimension intrigante, rendant le film à la fois profond et palpitant. Un chef-d'œuvre de narration, un film à voir absolument pour les passionnés de polars.
Inspiré d'une histoire vraie, à peine croyable. Sur fond de guerre du Vietnam, Frank Lucas (Denzel Washington), mélange christianisme et banditisme. En homme d'affaire avisé de son milieu, il crée la marque Blue Magic... et sait en défendre la qualité. C'est important de défendre sa marque, même s'il s'agit de drogue. L'essentiel du film présente le parallèle entre lui et Richie Roberts (Russel Crowe), un flic pas comme les autres. La rencontre entre les deux signe la fin de la carrière du premier et l'apothéose du second. La conclusion de l'enquête est difficile à croire tant elle met en lumière la corruption au sein de la police de New York. Une ribambelle de seconds rôles endossés par des acteurs de renom complète ce casting de rêve mené par Ridley Scott. L'ensemble est de bonne qualité, sans être du niveau d'autres films dans le même genre.
Excellent film du genre. Une mise en scène solide et élégante, un rythme maîtrisé, et surtout un duo d’acteurs exceptionnel. Le casting est impeccable, les personnages sont justes. Un grand polar mafieux, classique moderne, efficace et immersif
Excellent film de gangsters qui, malgré sa réalisation en 2007, s’inscrit pleinement dans la grande tradition des films criminels des années 1970, avec son New York poisseux, violent, rongé par la corruption, et une Amérique en pleine décomposition morale à la fin de la guerre du Vietnam. Au-delà de la reconstitution historique très soignée, American Gangster développe une idée frappante : Frank Lucas n’est pas seulement un criminel, il est l’incarnation d’un modèle économique américain poussé à son extrême. Il applique les principes du capitalisme — intégration verticale, contrôle de la chaîne d’approvisionnement, élimination des intermédiaires, branding, gestion familiale — avec une rigueur que ne renierait aucune grande entreprise. En face, Richie Roberts apparaît comme la mince ligne morale encore possible dans un système où police, politique et armée sont profondément gangrenées. Le duel entre les deux hommes ne relève donc pas seulement du film policier : il interroge la frontière poreuse entre réussite et criminalité, et montre comment l’Amérique de l’époque (et peut-être d’aujourd’hui) fait du crime organisé une simple déclinaison de son propre rêve de prospérité. Les interprètes sont tous excellents, Denzel Washington et Russell Crowe en tête, chacun composant un personnage tout en nuances, l’un dans la maîtrise froide et la logique entrepreneuriale du crime, l’autre dans une droiture obstinée presque anachronique. Malgré sa durée — 2h56 dans la version director’s cut — on ne s’ennuie pas une minute. Ridley Scott opte pour une mise en scène étonnamment sobre, loin de la grandiloquence dont il est parfois coutumier, mais d’une efficacité redoutable.
Le réalisateur Ridley Scott signe une odyssée criminelle passionnante retraçant l’ascension fulgurante dans le New-York des années 70 d’un trafiquant de drogues afro-américain. Outre l’écriture ciselée dessinant en toile de fond le portrait d’une Amérique déclassée et une réalisation dynamique mais très sobre du cinéaste, le long-métrage peut compter sur sa prestigieuse distribution emmenée par les compositions de Denzel Washington impérial en gangster méticuleux avec face à lui pour le traquer l’acteur Russel Crowe auteur d’une prestation tout aussi géniale. Malgré sa longueur fleuve de plus de 2h30, le film est dépourvu de temps mort grâce à une gestion du rythme précise du réalisateur ainsi qu’à un montage d’orfèvre qui permet au cinéaste britannique de signer l’un des meilleurs films de sa carrière.
Solide, stylisé et porté par un Denzel Washington magistral, ce polar immersif retrace avec intensité l’ascension et la chute d’un baron de la drogue dans l’Amérique des années 70.
J'avais un souvenir moyen de ce film, beaucoup de blabla. Le revoir change mon avis, certes ça parle beaucoup mais l'histoire est très intéressante. Cependant, le problème du film c'est Ridley. Le rythme est constamment le même... un autre réalisateur aurait insuffler un souffle différent qui aurait été bénéfique. Bon film tout de même.