Andreï Roublev
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Arthur Debussy
Arthur Debussy

193 abonnés 777 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mai 2012
Film long et dense, «Andrei Roublev» est une expérience cinématographique à lui seul : la gestion du temps par Andrei Tarkovski (incomparable) est telle que le spectateur se retouve engourdi et happé dans une épopée rude et puissante. Plusieurs visionnages s'avèrent en effet nécessaires pour appréhender au mieux la richesse de ce chef-d'oeuvre auquel le génial cinéaste russe semble s'être livré corps et âme. Quelqu'un disait qu'ici « Andrei filme Andrei », l'évidence est flagrante tant le parcours heurté du moine Roublev fait écho à la situation de Tarkovski, lui aussi s'interrogeant à propos de son Art et de Dieu, devant faire face à l'adversité (soviétique) et ayant besoin de se reconstruire dans la foi en Dieu, en l'Homme et en lui-même. L'aspect visuel du film est quant à lui impressionnant, dans la lignée des Dovjenko et autres imposants cinéastes soviétiques : les personnages évoluent dans des paysages saisissants et des villes meurtries, éclairés par un noir et blanc tantôt crépusculaire tantôt lumineux. Pour finir, les précédentes critiques des allocinéens étant fort éloquentes, je n'ai pas grand chose à ajouter sinon que cette oeuvre est de celles qui vous marquent par la force de la vision d'un artiste, l'ambiance âpre et dure qui s'en dégage et surtout la beauté des éléments filmés. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 avril 2012
Voilà un très grand film. A la fois fresque historique, réflexion sur la religion, film documentaire... La beauté des plans est inestimable ainsi que la gestion des mouvements puis le jeu d'acteur. Le scénario est très bien écrit. Le travail de réflexion sur la religion est très intéressant et enrichissant : pourquoi croire en Dieu ? Comment ? Mais également sur l'Art et la manière dont il dépasse l'être. Excellent ensemble, à voir.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 avril 2012
Grande fresque historique et épique signée Andreï Tarkovski, "Andreï Roublev" de ses trois heures durant, passionne. Thème récurrent aux longs-métrages du russe, ce film traite à savoir de la foi et de l'amour. Le découpage du métrage en plusieurs chapitres présentant chacun un moment de la vie du moine/peintre est construit de manière à ce qu'ils soient chacun rejoints par une même ligne directrice. Ainsi, dans les trois premiers chapitres, c'est de la foi dont Tarkovski fait le point, une foi personnelle qu'il remet en question par des dialogues philosophiques qui n'auraient rien à envier aux films de Terrence Malick. Le quatrième chapitre met en scène un amour impossible, celui entre deux religions qui pourtant se rejoignent sur le plan des sentiments. C'est dans cette partie que Tarkovski continue à exhiber ses tourments à travers les actions du moine tout en restant fidèle à l'Histoire, et laisse une marge de réflexion chez le spectateur. Les trois chapitres suivant restent à part dans le récit. Ils décrivent comment Roublev fait voeu d'abstinence de la parole suite à un pêché perpétué. Ses relations avec Durochka, une jeune sourde-muette, représente à la fois son amour refoulé et une symbolique dans sa perte de parole. Roublev s'occupe de la jeune fille comme si il était son père, ou son amant, et lui redonne en partie une raison de vivre notamment parce que cette fille est à la fois la cause de son pêché et le remède. Cependant, dans un élan d'une pessimissité intense, Durochka quitte Roublev afin de partir avec des soldats Tatars, se moquant d'elle en l'amadouant avec de la nourriture, visage représentant à quel point dans des cas critiques, l'Homme, même le plus pauvre, quittera son foyer pour sa propre survie. Moment dramatique aussi dans la solitude du moine qui se retrouve abandonné. Le dernier chapitre, et aussi le plus long, est à lui seul un petit chef d'oeuvre. L'intrigue principale est alors mis quelque peu de côté afin de se focaliser sur le personnage de Boris (Nikolaï Bourliaïev, déjà vu dans le précédent long-métrage de Tarkovski) le fils d'un défunt fondeur de cloche est chargé, à la place de son père, d'en refondre une afin de participer à la renaissance de la bourgade voisine, décimée par la maladie. Si le jeune homme échoue dans la fonte, il sera décapité. A travers cette fatalité, la foi occupe à nouveau le premier plan de l'intrigue, sauf qu'il ne s'agit plus de la foi religieuse mais de la foi en soi-même. Boris n'a pas été formé par son père dans la fonte de cloches. C'est les yeux fermés qu'il se lance dans ce travail, une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Roublev fait ici figure de spectateur. Par le courage de Boris, il commencera à comprendre ce qui lui faisait défaut pour la création de ses peintures, les sacrifices nécessaires et retrouvera petit à petit cette foi qu'il avait perdu. Le jeune garçon parvient avec succès à la fonte de la cloche et tombe en pleurs sur la tombe de son père. Dans ce moment final magnifique, ou Tarkovski met en côté cette pessimissité qui occupait l'histoire, Roublev vient retrouver Boris en pleurs et retrouve pleinement la volonté de créer des peintures.
Longtemps censuré par le gouvernement soviétique, "Andrei Roublev" est un film remetteur de cause. L'amour est remis en cause, la foi est remis en cause, le travail de l'artiste est remis en cause, la nature humaine l'est aussi.
Pour son deuxième long-métrage, Tarkovski atteint pleinement le summum de son génie qui restera jusqu'à sa mort dans des films comme "Solaris" ou toujours ces mêmes thématiques feront surface. Quant à "Andreï Roublev", c'est une réussite en tout point de vue, une grande fresque épique de trois heures poétique, cruelle, comme l'est la vie.
AMCHI

6 966 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2014
Plus classique qu'un Stalker mais bien plus énigmatique que le cinéma ordinaire Andreï Roublev est bien la preuve qu'un régime totalitaire n'empêchera jamais un artiste doué d'exprimer son talent. Sur prêt de 3 heures Tarkovski parvient sans peine grâce à son talent singulier à nous fasciner par le ton mystique et sombre de cette oeuvre pas facile à aborder, bien sur certaines longueurs sont là et des passages nous captivent moins que d'autres mais dans l'ensemble Andreï Roublev c'est le genre de films qui donne ses lettres de noblesse au 7ème Art.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 février 2012
Une fresque de 3 heures à la lenteur suffocante.

Peu de dialogues (normal,on est chez les moines).
J ai beaucoup apprécié la réalisation pas sketchs qui ont une base commune.
Film d une incroyable violence,avec un espoir tout tout petit en l avenir.
Mais le dernier morceau " le secret du fondeur de cloches" emporte la mise et est un chef d oeuvre absolu a lui seul.
Sinon film très soviétique,très intellectuellisant,un peu hermétique,mais également envoutant,une image somptueuse et un propos que l on n oublie pas une fois la forte du cinéma franchie.
Flying_Dutch
Flying_Dutch

80 abonnés 770 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 février 2012
Sans porter aucune polémique en lui, Andreï Roublev subit de graves censures de la part des dirigeants de l'URSS. Pourquoi? Tout simplement parce qu'il est le symbole d'une émancipation de l'artiste et de l'art, la représentation parfaite de l'inspiration d'un artiste qui s'extirpe des cadres et des limites imposés. Tarkovski traite du sacré et du profane, de l'immanence et de la transcendance, de la vie et de la mort... dans un récit dans lequel complexité et simplicité cohabite. Les 3h de film sont un délice pur dans lequel l'un des cinéastes les plus importants qui fût livre une oeuvre brut qui marque à jamais.
bidulle3
bidulle3

88 abonnés 335 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 novembre 2011
Moine, Andreï Roublev est aussi peintre d'icône, ces talents pour cet art lui devront l'honneur d'être appelé pour décoré l'église de Vladimir a Moscou, mais l'envahissement et le massacre des Tartares lui feront commettre un acte meurtrier, depuis, Andreï cherche le pardon en se muant.
Première scène, premier choc, un homme vole dans les air avec une montgolfière puis s'écrase contre le sol, et voici qu'apparaît un cheval à la place ...
Andreï Tarkovski laisse toute liberté au spectateur, la libre pensé de chacun car sans réponse réel, on sait que l'on viens déjà d'assisté à une scène de génie. Film violent, il se déroule en 10 chapitre, tous aussi grandiose les uns que les autres, ce cheminement pourrais rappelé un chemin de croix. Anatoli Solonitsyme incarne Andreï Roublev, plus que ça même, il vie en lui, et a travers son parcours découvre le monde tel qu'il est, mettant à rude épreuve sa croyance et ses conviction religieuse, car si cet oeuvre est pieuse, elle est aussi une réflexion. L'amour de Dieu est il le seul qui doit existé ? Aimé est il un acte plus qu'un sentiment ? Doit on aimé une femme et lui faire l'amour ? c'est a travers ceci qu'Andreï devra se frotté dans une séquence absolument sublime de cruauté, voguant dans une barque, la tête baissé, évitant le regard pour voir la monstruosité humaine. Car en effet, le cinéaste russe montre l'Homme comme un animal tel des chiens, sans foi ni loi en contradiction avec l'église. La soif de pouvoir, la force du plus fort, l'abaissement des femmes et des pauvres, au yeux vu du moine, en quoi Dieu est il liée a tout ça ? Pourquoi ne fait il rien, lui pour qui certains pense grande force ... Au delà d'une déchirure de l'humanité, "Andreï Roublev" touche le spectateur au plus près, le confrontant au regard des personnes, des regards lourds et tristes donnant bien plus de parole que des dialogue, on ne peut se défaire des ses yeux apeuré et incompris. Et que dire des paysages lugubre rempli de bout mis en parallèle avec ceux enneigé ou encore d'une ville mis a feu et a sang violenté a l'intérieur d'un monument de culte.
Sans arrêt, Andreï Tarkovski nuance la foi des homme pieu avec les actes de ceux qui ne crois en rien, la vision de Roublev face a celle des barbares, nous questionnant directement sur la présence d'un réel Dieu. Finalement, le réalisateur montre uniquement la vérité. Réalisé en 1966, mais nous replongeant au XV siècle, il démontre que l'Homme, depuis toujours, fut identique. Mais encore plus que tout cela, si "Andreï Roublev" est si particulier, c'est grâce au style si particulier de son auteur, Tarkovski signe un film peu bavard, avec une virtuosité exemplaire, chaque plan est incroyable, chaque image montre quelque chose de nouveau dans un noir et blanc magnifique, encore aujourd'hui, le film atteint une grande puissance. Une oeuvre aussi puissante que touchante, une musique faible qui ressemble à des cris de femme, des mouvement de caméra d'une grande maîtrise, Andreï Tarkovski touche tout simplement la perfection. Le glas de la cloche sonne l'heure du génie, le chemin prend fin et dans une ultime scène en couleur, on comprend alors tout, frissonnant et magnifique, "Andreî Roublev" est un chef d'oeuvre d'une immense fascination.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

244 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2011
Une merveille de Anrei Tarkovski, encore. Quelques années apres "l'Enfance d'Ivan" le cinéaste soviétique signe un nouveau film, encore une fois d'une grande puissance et a la mise en scene extraordinaire. "Andrei Roublev" est le second est dernier film de Tarkovski en noir et blanc (c'est son second long-métrage tout simplement), apres quoi interviendra la partie magistrale de sa filmographie, du grand art ! Ce film est donc considérable comme une sorte de transition... Et c'est une étape tres importante dans la filmographie du réalisateur. Un film tres sincère sur la vie du moine et peintre d'icônes Andrei Roublev, un personnage fort intéressant et dont la vie est racontée avec une force et une beauté incroyable, rappelons-nous a quel point monsieur Tarkovski est croyant ! Une oeuvre saisissante, d'une lenteur envoutante et d'une beauté visuelle impressionnante, une maitrise parfaite et une preuve de talent incroyable. Un film magnifique et intensément fascinant.
Moorhuhn
Moorhuhn

168 abonnés 579 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 novembre 2010
Un grand film, une oeuvre titanesque dans la Russie du XVème siècle où règne une étonnante violence, où le pays semble la proie au chaos et où la religion tient un rôle majeur voire primordial dans la vie des personnes de cette époque. Avec une mise en scène impressionante, comme toujours chez Tarkovski, ce film est impeccable sur le plan technique. Maîtrisé de bout en bout, il m'a n"anmoins semblé un peu trop long. Je ne me suis pas ennuyé du tout mais je trouve que certains passages n'étaient pas follement intéressants, ce qui pour ma part ne fait pas de ce film un chef d'oeuvre car je n'ai pas été transcendé non plus à chaque instant ou presque. Ce film sur une partie de la vie, de l'oeuvre et de la passion de l'art d'Andrei Roublev, moine iconoclaste russe, demeure une fresque ambitieuse et travaillée. Un film remarquable auquel je me réserve encore un visionnage plus tard pour en capter encore plus la richesse dont il fait montre. Ce film m'a rappelé un peu certains films de Bergman, notamment Le Septième Sceau, aussi bien sur la forme que sur le fond, avec sa pointe de noirceur et ses plans semblables à des tableaux. Andrei Roublev est donc loin d'être une déception pour ma part, je ne crierais pas au chef d'oeuvre (du moins pour l'instant) mais ce film demeure splendide et magnifique, tout en étant d'une richese incroyable et nous offrant une technique majestueuse.
Ti Nou

631 abonnés 3 926 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 août 2010
Balayant en trois heures des thèmes plus passionnants les uns que les autres en les mettant tous en relation avec l'art, Tarkovski signe un chef-d'œuvre, certes moins accessible que "L'enfance d'Ivan" mais tout aussi émouvant.
Trelkovsky
Trelkovsky

85 abonnés 264 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 novembre 2011
Il est intéressant de constater à quel point la croyance chez Tarkovski se fait ouverte ; elle exalte l'art, aime la vie, questionne librement l'esprit et les sens, et s'affranchit de tout dogmatisme. C'est par cette même"foi éclairée" (pas tant en Dieu qu'en l'art) que le célèbre iconographe, alter-égo du cinéaste lui-même, tente de faire comprendre sa vision du monde. Si "Andreï Roublev" tient une place si importante dans l’œuvre du réalisateur russe, c'est qu'il porte en lui la quintessence de l'un de ses plus grands thèmes : le rôle de l'artiste dans le monde. Dans une reconstitution monumentale de la Russie obscurantiste et tourmentée du XVème siècle, Tarkovski filme avec sa maîtrise plastique sans égal l'histoire d'un poète faisant son apprentissage du monde et cherchant la foi en son art. L'éveil, la lutte, la résignation, puis l'espoir retrouvé : que ce soit dans la Russie moyenâgeuse ou en URSS (ce qui aura valu au film d'être censuré trois ans), il raconte une histoire intemporelle, celle de l'artiste face à son époque. Chaque plan comporte sa rudesse, sa part d'espérance, ses questionnements. Mais tout se termine par une unique certitude ; ce qui prévaut, c'est la foi inconditionnelle en l'art. Magnifique.
Plume231

4 421 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mai 2010
Première séquence : un moine est emporté dans les airs par une mongolfière avant de s'écraser brutalement sur le sol, puis plan suivant on voit un cheval se roulant par terre. C'est la séquence introductive du film qui à première vue n'aurait pas de lien avec le reste du film. Que signifie ce voyage improbable dans les airs ? Un voyage dans le temps ? Une élévation spirituel ? Et ce plan du cheval ? Une réincarnation ? Andrei Tarkovski ne répond pas à ces questions laissant le soin aux spectateurs de décider par lui-même égrenant tout au long du reste du film ce qui pourrait être des indices. Preuve qu'il fait confiance à l'intelligence du spectateur au lieu de le mépriser. Cette suite de tableaux mystiques ayant qu'un fil narrative très mince est très déroutante, mais là encore on a l'impression que le réalisateur ne montre pas du mépris par l'extrême rigueur de sa mise en scène conférant des images tout bonnement splendides. Un autre point étrange, pendant trois heures on suit la vie d'un peintre hors on ne le voit pas un seul instant prendre le pinceau. Mais là aussi Tarkovski se montre généreux terminant son film en nous montrant en couleurs chaque détail de la fresque qu'il a peinte du "Jugement dernier". C'est la plus belle des nombreuses séquences marquantes du film avec la fabrication de la cloche. C'est pour ces raisons que même si ce film peut paraître parfois difficile, il mérite grandement qu'on s'y intéresse. Une expérience unique à vivre absolument.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 mars 2010
Le film de reference de tarkovski. A voir si possible dans sa version non censuré par le regime communiste chez Criterion plutôt que d'autres editeurs DVD.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 janvier 2010
Le seul film que j'ai découvert une seconde fois au cinéma, dans le cadre de la rétrospective consacrée à Andrei Tarkovski au Louvre à l'occasion de l'exposition "Sainte Russie". Je ne sais comment exprimer mes impressions sur cette oeuvre éblouissante dans tous les sens du terme. C'est à mon avis la plus belle expérience cinématographique de tous les temps. Je n'ai jamais ressenti de telles émotions au cinéma et même partout ailleurs, ou peut-être chez d'autres génies du septième art comme Bergman, Pasolini ou Antonioni. On pourrait discuter longtemps sur ce chef-d'oeuvre si parfait et si unique. Aux autres de le découvrir.
Uncertainregard
Uncertainregard

142 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 septembre 2012
Une immense fresque médiévale absolument divine et c'est le mot étant donné les thèmes abordés par Tarkovski. Quelle bonne idée de nous montrer la vie d'Andrei Roublev, quelle immense scénario et quelle mise en scène exceptionnelle! Dès les 1ères minutes, sa caméra s'envole avec le ballon d'air chaud histoire de nous donner le ton et c'est peu de chose à comparer des nombreuses et merveilleuses séquences qui vont suivre. C'est un film historique de 3 heures alors on a droit à ses habituelles séquences de dialogues où les personnages entament de grandes réflexions philosophiques, ici, la foi et l'art, le savoir et la paix intérieure: pertinent! Et il faut bien s'accrocher aux sous titres pour suivre. En dehors de ces duos, un grand nombre de figurants a été employé et je me demande vraiment comment il a fait pour les diriger avec autant d'habilité car même le plus petit d'entre eux au fond de l'écran a une tâche à faire comptant pour la scène. L'attaque des Tatars est somptueuse mais les scènes qui m'ont le plus marqué sont les païens se précipitant nus dans la rivière pour leur rite et bien évidemment la grandiose séquence de la fonte de la cloche à la fin qui tient juste du miracle. Comment peut-on reproduire pareil ouvrage au cinéma? C'est fort, c'est incroyable, magnifique et finir par des plans contemplatifs des véritables oeuvres d'Andrei Roublev en couleur tient du génie ce qui ne fait aucun doute pour moi de mon réalisateur préféré: Andrei Tarkovski.
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