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4,5
Publiée le 17 mai 2026
Andreï Roublev suit librement le parcours d’un peintre d’icônes dans une Russie médiévale traversée par la violence, la foi et le doute. Une œuvre monumentale, que j’ai trouvée impressionnante par son ampleur historique, sa puissance sensorielle et sa réflexion sur l’art.
Avant de le voir, il faut avoir en tête qu’il ne s’agit pas d’un biopic classique. Tarkovski s’inspire d’un véritable peintre d’icônes russe pour construire une fresque spirituelle et sensorielle sur la Russie médiévale. Sa structure en épisodes, son rythme contemplatif et sa vision peu héroïque de l’histoire en font une traversée intérieure et historique, plus qu’un récit linéaire.
Le film explore avant tout la place de l’artiste face au monde. Roublev cherche à créer une beauté spirituelle dans une époque dominée par la brutalité, la peur et la destruction. Tarkovski montre que l’art ne naît pas hors du réel, mais au milieu de sa violence. Créer devient alors un acte de foi, rendu nécessaire par le doute, la souffrance et le silence.
Le récit s’intéresse aussi à la foi, à la responsabilité et à la possibilité de continuer à croire en l’homme. Sa spiritualité n’a rien de confortable : elle est traversée par l’horreur, la culpabilité et la perte de sens. Derrière la fresque médiévale, Andreï Roublev interroge ce qui pousse un artiste à reprendre le geste créateur après avoir été confronté au pire.
Dire que ce n’est que le deuxième film de Tarkovski reste vertigineux. Je m’attendais à peiner davantage, mais j’ai trouvé Andreï Roublev d’une ampleur exceptionnelle. Le film donne l’impression de traverser une époque entière, sans jamais ressembler à une simple reconstitution. La mise en scène est immense, la dimension sensorielle très forte, et sa réflexion sur l’art, la spiritualité et l’humanité dépasse largement son sujet.
Toutefois, cette absence de simplification peut aussi dérouter. Le film possède une narration peu guidée, un rythme difficilement accessible et certaines symboliques opaques au premier abord. Pourtant, cela fait partie de son essence : rien n’est laissé au hasard, et l’œuvre donne assez de clés pour être comprise sans tout expliquer. Quelques analyses avant ou après le visionnage peuvent toutefois aider à mieux en saisir la profondeur.
Au final, Andreï Roublev est une fresque immense sur l’art, la foi, le doute et la violence du monde. Une œuvre exigeante, parfois opaque, mais d’une puissance rare, qui montre que créer peut encore avoir un sens lorsque tout semble pousser au silence et au désespoir.
Beaucoup trop long et profondément inintéressant. Mon Dieu, que c’était long. Ce n’est d’ailleurs pas un film intellectuel : son aspect massif et sa durée assommante ne vous invitent pas à réfléchir, mais vous plongent plutôt dans un état amorphe et apathique. C’est une œuvre contemplative et religieuse orthodoxe. C’est comme rester assis à contempler un iconostase pendant deux heures : c’est très beau, cela peut éventuellement pousser à réfléchir sur la vie et la religion, mais arrive forcément un moment où l’on a envie de se lever et d’aller voir ailleurs.
Fresque historique (trop?) ambitieuse, ce drame (auto)biographique s'appuyant sur une ode à la Russie ainsi qu'à la pureté d'intention brasse de nombreuses thématiques parfois polémiques: rapports conflictuels entre l'artiste et son commanditaire, pervertissement d'une religion d'amour fraternel en objet de soumission voire d'intolérance, brutalité extrême d'ennemis qui ne respectent ni la sacralité de l'icône ni l'abnégation de l'artisan, le rapport (dévoyé) à la création (mystique), la naïveté tragique des âmes innocentes. Afin de solenniser des décors épurés, la réalisation nuance la luminosité, renforce les contrastes, s'attarde sur les visages. Une ode à la force émotionnelle et spirituelle de l'Art.
Vous avez déjà eu cette désagréable sensation de ne jamais parvenir à juger objectivement un film de Tarkovski? Si vous avez vu "Solaris" et "Stalker", c'est tout à fait normal. Il est impossible de les juger tant le contenu est impossible à percer. Pour ce qui est de "Andrei Roublev", il n'y a pas à avoir d'appréhension, c'est autrement plus accessible. Et je vais me faire un plaisir de le dé-fon-cer ! A la barre à mine et à l'arrache clous. Parce que ce film là, les gars, c'est 3 très très longues heures d'ennui au cours desquelles on ne nous raconte rien. 3 heures pendant lesquelles il faut aussi subir la fadeur totale du personnage principal. Le vrai Roublev a existé, il n'y a aucun doute là-dessus, mais ce que fut sa vie reste opaque, Tarkovski l'a donc imaginée pour nous, en ressort un moine inintéressant au possible, antipathique et qui a autant de charisme qu'un chou farci. Même le passage du fondeur de cloches ne nous réveille pas, tant on s'est fait assommé par les 7 histoires précédentes. Restent donc (ça l'est) le magnifique prologue (chacun en fera son interprétation, Tarkovski faisait confiance à l'intelligence des spectateurs, c'est un bon point), la maîtrise technique de Tarkovski et une très belle musique. Pour le reste, je refuse de m'associer à cette complaisance.
Le grand metteur en scène russe, Andrei Tarkovsky, met en scène l'histoire de Andrei Roublev par son ressenti de l'art durant une période terrible dans l'histoire du pays. Andrei Roublev est un moine emblématique de la Russie. Si vous êtes dans mon cas, de ne pas connaître son histoire un minimum, renseignez vous avant de lancer ce film, sinon vous risquez d'être légèrement perdu. Malgré que le film est mis du temps à rentrer dans mon cas, je dois dire être impressionné par la réalisation et la photographie ! C'est un film assez "moderne" par son approche et certains plans ! La modernité du cinéma russe, durant cette époque, est une grande prouesse technique ! Outre cela, la musique accompagne à merveille, l'ambiance "moyen-âge". Egalement, l'acteur principal interprète à merveille, ce moine si particulier et fascinant ! Un grand film du cinéma russe
À la façon des vies de saints médiévales, par épisodes, Andreï Roublev raconte la vie de cette illustre moine et iconographe russe du XVe siècle. Andreï Roublev est un film très sombre, traversé par une inquiétude d'ordre artistique, spirituel et existentiel. C'est un commentaire sur la place de l'artiste dans un monde brutal - celui du peintre comme celui du cinéaste - où la religion et l'art sont perpétuellement contestés par des forces barbares, perpétuellement menacés par l'avilissement ou la destruction. Tarkovsky établit une équivalence entre la foi et la création artistique, acte d'inspiration divine donc vital et dont l'ambition se doit d'être profondément humaniste et transcendante en dépit de l'état du monde. La conclusion concrétise ainsi la possibilité du beau malgré les terribles épreuves traversées par l'artiste. C'est une très belle vision, qui résonne dans toute la filmographie de Tarkovsky. Bien que je trouve Andreï Roublev trop théorique pour émouvoir parfaitement, cela reste à mon sens un très grand film, aussi passionnant formellement qu'intellectuellement. Cette façon d'éclipser le personnage principal lors du dernier acte pour mieux le remettre au centre grâce à ses œuvres est aussi une prouesse scénaristique notable.
Le chemin de foi éprouvant d’un moine peintre d’icônes dans la Russie médiévale crasseuse. Une fresque spirituelle visuellement sublime et souvent fascinante, mais également très très austère, qui questionne sur l’art et la foi comme seules issues à la barbarie.
Tarkovski prend le prétexte d'une biographie de la vie d'un saint russe, dont on ne sait pas grand chose, sinon qu'il a peint de nombreuses icones qu'il n'avait pas le droit de signer, pour nous montrer une Russie ignare, la Russie du peuple Russe, qui vie durement, prise dans la tourmente, la violence entre paganisme et christianisme... Car ce qui intéressait Tarkovsi, ce n'était pas de montrer une Russie flamboyante ni de faire passer un message, mais de la montrer de façon poétique aussi réaliste que possible... un film dérangeant qui nous renvoi à une certaine réalité...
Je n'ai pas plus accroché à Andreï Roublev qu'aux autres films de Tarkovski. Le film a beaucoup plus de dialogues, une mise en scène un peu plus grandiose et certains chapitres sont vraiment bons (normalement le chapitre 3 avec un très bon discours sur la religion) mais globalement le je reste réfractaire au style de Tarkovski. Je finis inévitablement par m'ennuyer et décrocher du film, je pense que je pourrais peut-être plus apprécier les films de Tarkovski qui sont plus courts. Une déception de mon côté, même si la musique est magnifique aussi.
Deuxième film d'Andreï Tarkovski et premier chef-d'œuvre. Andreï Roublev est une superbe fresque à la fois aboutie visuellement et narrativement. C'est le signe d'une ambition démesurée et d'une maîtrise totale du sujet tout en étant une réflexion sur la condition de l'Homme. Moi en tout cas je suis complètement subjugué.
Oui , c'est profond, dense , avec des fulgurances d'écriture, d'interprétation, de mise en scène et de photographie . Profondément intellectuel, .trop sans doute parce qu'épuisant . Cette œuvre puissamment littéraire extenue à force d' intelligence et nécessite sans doute un visionnage tableau par tableau . Parfois trop de richesses dans le propos finit par devenir indigeste et créer , et c'est vraiment un comble, de l'ennui .
Ce film bénéfice d'une complaisance absolument scandaleuse auprès de la presse et des spectateurs mais jamais je ne céderais, je vais dire tout haut ce que le monde pense tout bas : "Andreï Roublev" est l'une des plus grandes escroqueries cinématographique de notre civilisation. Jamais je n'ai été aussi heureux de voir apparaître le générique de fin. Ce film réussit à atteindre une lenteur jamais égalé auparavant, au service d'un récit sans aucun intérêt.
C'est l'histoire d'un peintre russe du 19ème siècle, essayant de retrouver une foi qu'il a perdu. Contentez-vous de cette phrase et épargnez vous le calvaire imposé par le visionnage de ce film.