Andreï Roublev
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73 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 janvier 2013
Une oeuvre magistrale et fascinante. La fin du Moyen-âge dans toute sa folie, beaucoup de thèmes abordés de la religion à l'art. Grosse dose de philosophie comme d'habitude, des images très froides mais d'une rare beauté. Une fois de plus Tarkovski fait du cinéma captivant.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 1 novembre 2009
Film sans age à l'esthétique superbe dommage que les enchainements approximatifs rendent le film si confus, heureusement sur la fin on revient à quelque chose de plus construit et l'émotion passe mieux.
NicoMyers
NicoMyers

71 abonnés 302 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 octobre 2009
Voilà mon premier film d'Andrei Tarkovski. Andrei Roublev est un drame épique (trois heures, c'est toujours épique en soi) sur la vie du peintre du même nom, abordant des thèmes aussi vastes que l'art, le doute, la nature, la guerre, la religion et l'amour. Se déroulant donc au début du XVème siècle, c'est l'occasion pour le réalisateur d'offrir une reconstitution impressionnante de réalisme, ainsi qu'une plongée dans certains mythes et traditions russes, avec des scènes mémorables comme celle du bouffon ou de la fête païenne. Ce grand réalisme fait la force du film : on est littéralement plongé 600 ans en arrière, grâce à la lenteur que prend Tarkovski pour rendre palpable atmosphère, sons, odeurs de la nature ou plus généralement de l'environnement qui entoure les personnages. Ce désir de nous faire immerger, de donner une illusion puissante de réelle présence "matérielle" à son histoire, se symbolise au final par la série de gros plans sur des tableaux du véritable Andrei Roublev, filmés en couleurs, et quand ces tableaux disparaissent presque pour ne laisser que matière : pendant quelques secondes, Tarkovski se focalise sur la texture du support du peintre, et laisse apparaître rainures, sillons, craquements de la matière. Cette grande sensation de réalisme, d'immertion, est donc la force du film, mais aussi son défaut : honnêtement, on ne peut affirmer n'avoir eu la poupière lourde quelques instants, même en admirant la grande réussite formelle du film, même en appréciant son contenu, sans être pédant. Faire un long film n'est jamais une mince affaire, mais quelques longues oeuvres sont des chefs d'oeuvres parce qu'elles subjuguent constamment - on apprécie presque plus que tout le tour de force (Il était une fois en Amérique, 2001 : l'odyssée de l'espace, Le Guépard...). Andrei Roublev, quant à lui, s'il reste un beau film, impressionnant souvent, souffre de quelques passages à vides, de quelques "baisses de niveaux" pour parler vulgairement.
scorsesejunior54
scorsesejunior54

178 abonnés 694 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 septembre 2009
Malgré son titre, "Andrei Roublev" n'est pas une biographie. "Quel lieu commun" allez-vous me dire, "une façon de dire c'est plus complexe que cela" sans argumenter... Hé non, ce que réalisa le grand Andrei Arsetevitch Tarkovski en 1969 n'a pas grand-chose à voir avec un biopic, le personnage principal étant en fait juste prétexte à un cadre historique particulier et à l'analyse (passionnante) d'une Russie révolue (?). En fait, ces trois heures servent à mettre en avant plusieurs choses, à commencer dans un premier temps par la place occupée par la religion dans la société Russe d'alors. Question identitaire essentielle pour un Etat aujourd'hui encore formé de peuples cosmopolites et qui amène donc invariablement à faire un parallèle avec la situation contemporaine. On y parlera ensuite de spiritualité, cette fois-ci au sens plus philosophique que sociologique avant de tenter une approche des rapports entre l'art et les ressources économiques (eh oui, déjà à cette époque !). Et puis viendra l'aspect plus historique (avec un grand H) et l'invasion des tatars sans oublier pour conclure l'exposition de tourments intérieurs pour un artiste torturé qui a péché et tente de se racheter une âme, tant auprès des hommes que de Dieu. Et Roublev dans tout ça ? Il sert de fil conducteur, basta. Seules les dernières minutes (des images essentiellement tirées de la célebrissime "Trinité") lui rendront hommage. Le deuxième film de Tarkosvki est probablement son plus ambitieux, son plus mégalomane, le plus dingue, empreint de passages esthétiquement sublimes et d'envolées poétiques inégalables. Bien sûr, il est touffu et pourra en repousser quelques-uns. Critiquable aussi dans ses choix de personnages au cours de la seconde partie. N'empêche, on en prend plein la gueule pendant trois heures et l'on ne peut s'empêcher de penser le film une fois fini que l'ami Andrei avait beaucoup de choses pour lui. Intelligence, grande maîtrise technique et poésie le caractérisaient si bien...
Spiriel
Spiriel

43 abonnés 318 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mars 2009
Oeuvre clée de Tarkovsky en ce qu'elle définit l'Artiste selon le cinéaste (celui qui recherche l'harmonie dans le chaos, qui tend vers l'infini, qui s'interroge sur son rapport au monde, aux gens...). Il pose la problématique centrale des 5 films à suivre. Contrairement à ces 5 films, Andrei Roublev, bien que très élaboré dans sa mise en scène (des mouvements d'appareil sont majestueux), incroyablement dense thématiquement, long et exigent pour le specateur, ressemble encore à peu près au cinéma tel qu'on le conçoit habituellement. C'est pour cette raison qu'il est le film du réalisateur que les critiques préfèrent, et le plus étudié. Refus artistique du compromis, remise en question des dogmes, rôle de l'argent et du pouvoir, jalousie, nécessité d'user de son Art... les thèmes pullulent et bénéficient d'un traitement fort subtil et puissant. Le dernier chapitre, "La cloche", est probablement le plus grandiose. Ce jeune homme, qui a vu son père refuser de lui transmettre son savoir dans la mort, décide d'entreprendre quelque chose dont il est a priori incapable, par foi en lui-même. Malgré les pressions insensées, il ne cède pas un pouce de son exigence à tous les niveaux, ne se montre jamais conciliant envers le prince, et fait preuve d'une assurance terrible dans chacun de ses choix. Alors que le résultat se révèle probant, il cesse d'être Artiste et redevient humain, s'écroule et pleure, relachant toute la terreur qu'il a écarté pendant qu'il travaillait. Emu, Roublev décide de sortir de son mutisme et va peindre en résonnance avec l'oppression, ce qui va donner les dernières minutes en couleur, qui montrent quelques oeuvres du peintre. A noter que Tarkovsky film les chevaux avec une virtuosité que seul Kurosawa a pu égaler.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 novembre 2009
Je ne suis pas rentré du tout dans l'histoire, du coup j'ai été nettement déçu… pourtant j'aime le réalisateur et le synopsis avait l'air attrayant… il n'en reste pas moins des belles scènes et une réalisation au poil
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 novembre 2008
Ce film retrace comme si on y était car on vraiment l’impression de voyager dans le temps lorsqu’on regarde Andrei Roublev, le destin d’un moine peintre d’icônes dans la Russie du XVe siècle. Andrei Roublev vit dans une époque extrêmement violente où la religion exerce énormément de pouvoir sur la population qui n’ont pas d’autres choix que de croire puisque les dogmes religieux sont imposés et que de garder la foi est apparemment le seul moyen de tenir pour le plus grand nombre dans ce monde de brutes. Andreï Roublev est choisi comme collaborateur par le grand maître Théophane le Grec pour peindre les fresques d'une cathédrale. Mais en étant un homme humaniste en avance sur son temps, Andrei Roublev refuse les normes esthétiques de la religion officielle et ne peut se résoudre à présenter une vision effrayante de l’iconographie traditionnelle où Dieu se venge de ses créatures au jour du Jugement dernier. Ainsi comme le pays est tellement livré au mal personnalisé par les Tatars, le frère rebelle du Prince qui s’est aussi allié avec eux par esprit de vengeance, le moine Andrei Roublev ne croit plus aux hommes et perd la foi après le meurtre accidentel d’un homme. Alors bouleversé, il fait vœu de silence et abandonne la peinture pendant dix ans. Cependant sa rencontre salvatrice avec un jeune fondeur de cloche, au talent hors du commun, va permettre au vieil homme de retrouver le goût de son art et d’exécuter ses futurs chefs d’œuvres …
Film en noir et blanc, d’une incroyable beauté, sans être une biographie exacte du peintre, ce long métrage de 2h30 est construit en huit tableaux qui évoquent tout les aspects de la figure de ce moine, sa création artistique et la Russie au moment de l’invasion tatare. (suite sur mon blog)
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 décembre 2007
Chef d'oeuvre sublimissime.
Ce film traite de la Grâce; C'est fort louable à Tarkovski que de s'être risqué à travailler sur ce sujet extrement périlleux et compliqué à mettre en scène. Bravo.
Les cadrages sont impécables, les acteurs jouent très justes, le scénario est un nectar; les messages et les clins d'oeil du réalisateurs sont infinis et se découvrent à mesure que l'on revoit le film.
Le rythme adopté, un peu inégal, pas si lent que ça, fait apparaître la longueur du film en réalité pas néfaste, bien au contraire. Cette longueur et cette pesanteur magnétique caractéristique de l'oeuvre de Tarkovski permet de servir avant tout la thèse principale du film qui nous scotche littéralement lorsqu'on la découvre.
La fin du film est absolument boulversante.
Un long film qui demande une certaine prédisposition : à ne pas voir si vous êtes pressés ou si vous pensez à autre chose.
chrischambers86

16 165 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2010
D'un profond mysticisme, "Andreï Roublev" est sans aucun doute un grand film qu'on en ressort èpuisè...et grandi, l'un des plus riches autant par sa forme que par son contenu! il èvoque la vie d'un peintre d'icône qui vècut en Russie au XVe siècle, à une èpoque troublèe par des luttes intèrieures et la menace constante d'invasions que faisaient peser sur la Russie les Mongols et les Tartares! Le film de Tarkovski n'est ni une oeuvre biographique ni un documentaire! Ce n'est pas non plus une fresque historique, mais un film qui sait intègrer les èvènements historiques dans son rècit et qui, grâce à la profondeur et à la complexitè de ses thèmes, et à la façon dont il les traite, fait sans arrêt jouer le relatif et l'absolu, montrant à travers les problèmes de l'èpoque les grands conflits de toujours! "Andreï Roublev" nous montre aussi la terre, le peuple, les mystère de la vie, qui se rattachent directement au travail artistique! Le film utilise pour cela tous les moyens de l'immigration, de la fantaisie, mais aussi du rèalisme et de la poèsie! La magie de certaines images (cette montgolfière qui retombe sur le sol) force le respect! Tarkovski a su imprègner toute son oeuvre d'un lyrisme qui se situe dans la grande tradition du cinèma soviètique pour une fresque grandiose, traversè par un souffle, une èlevation spirituelle et une exigence plastique assez exceptionnel...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 novembre 2007
Andreï Roublev est un film épique, le réalisateur fait preuve d'autant de maîtrise dans les scènes de foule et de bataille que dans les scènes plus intimistes. Le film raconte les liens existants entre foi, art et Histoire au temps d'Andreï Roublev. Plusieurs scènes sont d'une très grande force et d'une très grande poésie, le réalisateur filme aussi admirablement bien les chevaux, cela les rend d'autant plus majestueux.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 février 2012
Admiration que je partage avec les autres critiques...mais déception cependant. Car si le film de Tarkovski n'est pas si lent qu'il n'y paraît ( moins lent que Stalker par exemple ), il demeure à mon avis beaucoup trop long. Plus de trois heures de projection rendent l'ensemble lourd et laisse un goût d'amertume une fois le film terminé. Il est forcé de reconnaître qu'au cinéma les fresques historiques sont connues pour leur longueur, ce qui me conforte dans l'idée qu'elles sont souvent indigestes. Le deuxième long métrage de Tarkovski n'échappe à la règle. Cela dit, Andreï Roublev est un film plastiquement parfait, aux cadrages millimétrés, qui s'inspire notamment des films de Bergman ( on pense au Septième Sceau ) et aux oeuvres picturales de Bruegel ( la scène de l'invasion rappelle Le Triomphe de la Mort ). Cette dernière influence n'est pas s'en rappeler l'un des plans du Miroir qui s'inpire indéniablement des Chasseurs dans la Neige. Il s'agit bien d'un hommage à l'Art ( comme en témoignent ces références diverses ), et pourtant l'intrigue du film de Tarkovski écarte toute citation des peintures de Roublev, excepté dans les cinq dernières minutes, filmées en couleurs. Un autre défaut majeur est celui de la difficulté d'identification des personnages ( sûrement trop nombreux pour la permettre ). Mais me direz vous, c'est l'une des caractéristiques du film historique ! Pour conclure, Andreï Roublev est un film esthétiquement sublime, mais parfois flou dans ce qu'il raconte et surtout trop long. Quel dommage !
ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juin 2007
Tout simplement majestueux, rien d'autre à dire. Même si le russe est un peu 'hard' à entendre, il faut voir ce film dans sa version originale...
Anaxagore
Anaxagore

150 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
«Andreï Roublev» de Tarkovski est une manifestation de l'âme russe, qui illustre comment l'art peut être un instrument de résistance à l'oppression. Le réalisateur y évoque, plutôt qu'il ne la raconte, la vie du célèbre peintre russe à l'intersection du XIVème et du XVème siècle, alors que la Russie était occupée par les Tatars. Il nous montre plus précisément par ce biais comment le peuple russe a résisté à l'oppression mongole et a préservé sa foi et son identité chrétiennes en dépit du paganisme des envahisseurs, notamment au moyen de la création artistique. Il l'illustre non seulement avec l'exemple de Roublev mais aussi avec celui d'un jeune fondeur de cloches. Cependant, lorsqu'on sait que le film a été tourné à la fin des années 60, dans l'ex-URSS, on ne peut pas ne pas regarder le film lui-même à la fois comme un acte et comme une métaphore de la résistance de l'âme russe à la tyrannie soviétique. Brejnev, qui eut les honneurs d'une projection privée, ne s'y trompa d'ailleurs pas. Il quitta ostensiblement la salle en pleine projection. On en vient à se demander comment le film put échapper à la destruction pure et simple. Celle-ci n'eut pas lieu; et pour notre plus grand bonheur, car «Andreï Roublev» est une pure splendeur! Quant à sa forme, le film de Tarkovski juxtapose un certain nombre de tableaux évocateurs selon un rythme délibérément lent et contemplatif qui progresse jusqu'à l'épilogue fabuleux, profondément émouvant, (filmé en couleur alors que tout ce qui le précède est dessiné dans un noir et blanc magnifique) en forme d'hommage au grand peintre. Méditation profonde sur la religion, le pouvoir, l'art et le sacré, «Andreï Roublev» est un chef-d'oeuvre absolu, une pièce maîtresse et l'un des vingt plus beaux films de l'histoire du cinéma mondial.
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