Rivière sans retour est le seul western réalisé par Otto Preminger, mais quel western ! Il réunit dans une aventure originale deux légendes du cinéma hollywoodien, Marylin Monroe et Robert Mitchum. La mise en scène témoigne du grand savoir-faire du réalisateur : la beauté sauvage et indomptable des décors naturels est magnifiée par les plans larges du Cinémascope qui donnent vie à la « rivière sans retour », dont les eaux parfois tumultueuses et parfois calmes se font l'écho des sentiments des personnages. Il fallait de grands acteurs pour incarner nos deux héros : Marylin Monroe nous prouve ici tout son talent, bien loin du stéréotype de la jolie blonde écervelée de la plupart de ses rôles ; elle interprète ici une chanteuse de saloon du nom de Kay Weston et nous offre plusieurs magnifiques chansons, dont celle du générique, mémorable ; elle donne la réplique à l'excellent Robert Mitchum qui incarne Matt Calder, un homme veuf au passé mystérieux, viril, courageux, mais réservé et plein d'une touchante affection pour son fils qu'il veut protéger avant tout. Ce gamin va petit à petit rapprocher Matt et Kay ; les trois personnages vont devoir affronter de dures épreuves avant que n'arrive une fin juste et réjouissante qui clôt trop tôt cette histoire profonde et émouvante. Alors certes, les trucages de certaines scènes sur le radeau nous paraissent bien datés, mais qu'importe puisque cela n'enlève rien au film ? La photographie est magnifique, le montage est soigné, le scénario est bien construit, et le rythme trépidant du film entraîne inévitablement le spectateur comme l'impétueux courant de la rivière emporte nos héros. Rivière sans retour est un chef d'œuvre du western, atypique, inoubliable.
Rivière sans Retour s’affirme telle une prison pour ses personnages, tous enfermés dans des pulsions et des désirs (d’amour, de vengeance) qu’ils ne parviennent à dépasser, à laisser de côté ; le choix du format Cinémascope traduit à l’image cette détention individuelle, la caméra peinant à inscrire dans son cadre le corps entier des acteurs écrasés sous la magnificence du décor naturel, coupés comme si on leur retranchait une partie de leur humanité pour ne sonder que leur intériorité sauvage. En ce sens, le long métrage d’Otto Preminger fait communier deux sauvageries : celle de l’environnement montagneux et des Indiens qui le peuplent, celle des civilisés qui cachent derrière des costumes aguicheurs un état primitif, violent, cruel. La chanson répétée à plusieurs reprises insiste sur ce point : pas de retour possible, un aller simple vers les rapides, la descente en soi. Preminger signe un western brutal et aride qui est initiation à la violence, apprentissage des dures lois de l’existence puis application desdites lois (le coup de feu tiré par le petit Mark) comme l’entretien malgré soi de ce feu de violence primitive qui consume les rêves et les espoirs de changement.
Une mise en scène somptueuse, des décors naturels magnifiques tournés au Canada, superbement mis en valeur par un beau cinémascope, et un couple d'acteurs au charisme irrésistible. Ce western signé Otto Preminger est un grand chef d'oeuvre à voir absolument en VO, pour la belle voix sensuelle de Monroe et celle grave et magnétique de Mitchum. Incontournable.
Doté de magnifiques paysages et d'une très jolie musique (sublimée par la voix de Marilyn Monroe), Rivière sans-retour est une sorte de compromis entre le western et le road-movie (si je puis me permettre). Un film assez simple qui se veut plus ou moins mélancolique et profond où chaque destin chavire. Si Monroe parvient à attirer la sympathie, il n'en est rien concernant le personnage de Robert Mitchum, être aussi taciturne que rustre. Cependant, la fin n'en reste pas moins désagréable. Sympathique.
Par l'intermédiaire de ses deux icônes, dont Marylin qui ose le blue jean, ce western a atteint le rang de film mythique. A trop en attendre, c'est la déception qui est présente.
Marilyn plus belle que jamais dans ce western psychologique où elle chante et joue de façon particulièrement attachante. Face à elle, Mitchum est charmeur à souhait. Le savoir faire de Preminger fait le reste. On marche à fond prêt à ramasser les chaussures rouges que Marilyn envoie valser à la fin du film.
ayant retrouvé son fils, matt calder (robert mitchum) va vivre tranquillement dans les montagne au bord d'une riviere avec mark. c'est quand soudain un radeau arrive a auteur de la maison de matt que tout va s'enchainé, aidant harry et kay, il va alors se retrouvé dans une drole de situation et ce faire volé son cheval et son fusil. se faisant ensuite attaqué par les indien, matt, kay et mark prenne le radeau et descende la riviere, rivire appelé par les indien, la riviere sans retour ... seul western d'otto preminger rassemblant un duo hollywoodien avec robert mitchum et marilyn monroe. traversant des paysage magnifique sous la camera de preminger, on peut y apercoir des image d'une beauté rare a l'etat sauvage, la photographie est magnifique, c'est un des gros point fort de ce film, mais comment ne pas parl" de la mise en scene simple mais efficace d'ou comment faire repeté l'histoire
« I lost my love on the river of no return”. Il faut voir la si jolie femme et écouter la si belle voix de Marylin,spoiler: (à la fin du film) pour être enchanté par toutes ses balades et apprécier le film à sa juste valeur. Tourné en 1954 (!), c’est un « must » du genre en technicolor. Même si plein d’invraisemblancesspoiler: (notamment ces méchants indiens, même pas de vrais « natives » qui ne savent pas viser avec leurs flèche et hésitent si souvent à sa mouiller ) , il mélange aussi bien la nature que la confusion des sentiments. La plupart des plans sont tournés en extérieur sur fond de rivière déchainée, canyons et montagnes grandioses. Enfin, Robert Mitchum et Marylin Monroe forment un duo épatant et très glamour qui rajoute beaucoup au charme désuet du film. A voir
Un très bon western avec une histoire originale. Marilyn Monroe nous enchante égaelement avec ses chanson qu'elle chante elle-même. Le seul reproche est qu'on voit très bien certains trucages, notamment quand ils sont sur le radeau qui défile devant un décor de studio.
J'ai dû voir la "Rivière sans retour" il y a une quarantaine d'années. Merci à ARTE de rejouer régulièrement "la dernière séance" et de nous permettre de revoir des œuvres marquantes. La "Rivière sans retour" est un western romantique, avec de l’action, dont la grande force est le duo incarné par Marilyn Monroe et Robert Mitchum. Marilyn Monroe irradie ce film grâce à sa beauté naturelle et à son talent d'actrice. Son charme et sa présence à l'écran vont au-delà de son physique. Robert Mitchum, lui, est un homme de principes et de valeurs, droit dans ses bottes, une sorte de Jean-Pierre Raffarin de l’Ouest américain, un adepte des dictons et des phrases définitives telles que : "Mieux vaut un petit poisson dans son assiette que rien à manger" (de mémoire). De plus, notre Aquaman des Rocheuses n'a pas un comportement très #MeToo et le consentement n'est pas trop dans ses préoccupations. Son attitude envers les femmes est souvent empreinte de machisme, reflétant les normes sociales de l'époque où le film a été réalisé. Autres temps, autres mœurs, mais « ça c’est Robert » !!! Rory Calhoun, acteur sous-coté, est excellent en flambeur/séducteur cynique à souhait. Incontournable. Retrouvez mon amour du Far West dans les romans WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Je m'attendais à un chef d'oeuvre intemporel vu les éloges mais j'avais tout de même un doute quand on sait qu'il s'agit d'un film tourné dans les années cinquante, au beau milieu d'une rivière. Le film a mal vieillit de ce point de vue. Alors que certaines photos sont très belles, alors pourquoi en rajouter d'autres, moches, car on voit les acteurs filmés devant un écran, même s'il est vrai que nous sommes en 1954. Le film aurait donc pû etre raccourci. Mais il n'y a pas que ça, le film commence très mal. Robert Mitchum coupe un arbre, une mouche le pique et il se décide de partir chercher son fils. Comme un malheur n'arrive jamais seul, le premier personnage que croise Robert Mitchum, c'est un marchand de Bible. La messe est dite et les trois premières minutes résument le film. Nous avons un donc un film qui date, machiste, anti-indien, un blockbuster avant l'heure. Le temps perdu, je pense au radeau filmé devant un écran, aurais pu servir à développer un autre propos portant soit sur les Indiens, soit la solidarité des chercheurs d'or. Hélas, la messe était déja dite.
« Rivière sans retour », c'est le film de producteurs par excellence : Preminger n'avait guère envie de réaliser un western et il n'en retournera jamais d'autre ; Monroe, qui détestait Preminger, lequel le lui rendait bien, a dit par la suite à qui voulait l'entendre que c'était le plus mauvais film dans lequel elle a joué ; quant à Mitchum, le film ne l'intéressait pas autant que ses nombreuses bouteilles. Si la réunion de trois légendes vivantes ne garantit pas la réalisation d'un chef-d'oeuvre, « Rivière sans retour » demeure un bon western plutôt divertissant, à l'intrigue certes assez mince et à la morale franchement républicaine (les membres de la National Riffle Association doivent adorer), mais qui tire parfaitement parti du tout jeune CinémaScope. On s'amuse des (nombreux) clichés du film, on admire la virilité désinvolte de Mitchum, on contemple la plastique parfaite de Marilyn (ainsi que son brushing et son maquillage nickel au petit matin après une nuit en pleine forêt), on apprécie les scènes d'action sur ladite rivière : « Rivière sans retour » vaut bien plus que ce que ses artisans devaient en penser.