Je ne suis pas coutumier des comédies des années 50 en noir et blanc mais j'avoue avoir été agréablement surpris par la qualité de ce film. Je dirais même impressionné par la performance de Cary Grant, figure du cinéma americain qui démontre ses qualités d'acteurs de comédie. Sur une idée assez potache et légère, Chéri je me sens rajeunir est une bonne comédie parfaite pour de jeunes enfants ou pour nos anciens prêt à rigoler et à retrouver les films de leurs jeunesses.
Oui… bon, je m’attendais à mieux. Avec un casting pareil, à savoir Cary Grant, Ginger Rogers et Marilyn Monroe, le tout dirigé par Howard Hawks (réalisateur du célèbre "Rio Bravo"), il y avait de quoi. Vous me direz que je n’avais qu’à en attendre moins, ou que je devais le regarder avec un œil des années 50. Il est vrai que j’en attendais pas mal. Sans doute trop. Quant à mon positionnement, j’apprécie le vieux cinéma. Il est souvent empreint de fraîcheur et dans tous les cas, le pouvoir de création était davantage exploité. Eh bien "Chérie je me sens rajeunir" (titre de la version doublée en français donnant déjà l’esprit jovial du long métrage) se base sur un rêve impossible que l’homme a de tous temps poursuivi : repousser autant que possible les effets du vieillissement. En cela, l’originalité du scénario est en demi-teinte, car bon nombre d’œuvres y ont déjà fait allusion : le cinéma bien entendu, mais aussi la bande dessinée. Que ce soit dans les "Lucky Luke" ou dans les westerns (parmi d’autres genres), on retrouve souvent ces marchands qui prétendent détenir la solution anti-vieillissement par la possession d’un élixir qu’ils vendent au prix fort. Et ça continue encore aujourd’hui par l’abattage médiatique de crème ceci et de crème cela. Et je ne parle pas des légendes ayant trait aux fontaines de jouvence. Cependant l’écriture du scénario se distingue par sa réflexion penchée sur les effets d’un rajeunissement, ce qui n’avait encore jamais été fait, tout du moins rarement. Alors revenons en 1952, voulez-vous ? Malgré mes (grandes) attentes, je me suis adapté, comme la plupart du temps du reste. Et au fur et à mesure du déroulé, j’attendais davantage de folie. Bon, la folie on l’a, mais… (oui je sais je suis pénible, j’ai presque toujours un « mais » qui encombre mon clavier) j’ai la désagréable sensation qu’elle est unilatérale. Enfin presque. Je veux dire par là que même si Cary Grant se démène beaucoup dans ce petit grain de folie qu’on a tous quand on se sent un air de seconde jeunesse, il ne supporte pas la comparaison avec Ginger Rogers. Celle-ci est une véritable tornade lorsque ses 20 ans réapparaissent ! Pire : l’âge de raison en accord avec le rang social de son personnage vole en éclat face à son caractère de chipie ressuscité. Autrement dit, on a deux personnes en une. Remarquable ! Et croyez-moi, il y a de quoi en avoir le tournis !!! Dans le bon sens du terme, bien entendu… Ça en est carrément jouissif, sauf qu’on se prend à presque plaindre le mari… Cela dit, je ne vais pas cracher dans la soupe : Cary Grant est parfait, en particulier quand il vole de découverte en découverte. Sous son air très comme il faut, il joue très bien la surprise telle qu’on la manifestait à l’époque. Il en ressort une comédie loufoque qui l’air de rien met le doigt sur un problème d’éthique. Le tout est rondement mené, et le ton léger est donné dès la première apparition de Cary Grant, visiblement très pressé d’en découdre avant même que le générique de début ne se termine. Malgré tout, je trouve la fin un peu précipitée. Un peu facile seraient les mots les plus justes, pour ne pas dire bâclée. Eh oui, la révélation du pourquoi du comment… voilà l’objet de mon plus gros problème. Notons au passage les apparitions disparates de la sublime Marilyn Monroe qui suffisent à elles seules à affoler la toile et donner des couleurs au noir et blanc de la pellicule : entre ses jambes gainées de nylon et ses lèvres retroussées en « ooo »… aïe aïe aïe !!! Et en cela, elle fait une parfaite secrétaire ingénue. Pas étonnant qu’elle en ait affolé plus d’un... Mais j’y pense : c’est de là que vient le fantasme de la secrétaire ?
N’a pas la même énergie que « Monsieur bébé » car de nombreuses scènes longues voire quelques peu « gentillettes » ralentissent le rythme. Mais cela reste une comédie assez drôle dans l’absurde de certains moments.
Un film des années 50 ou l'on découvre un couple plutôt étrange : Lui est chimiste et bizarre. Elle est hystérique. Ils ne sortent pas mais préfère rester dans le laboratoire ou ce fameux Barnaby concocte ces formules afin de mettre au jour de nouveau remède. Seulement voilà l'un des singes qui s'échappe va lui même lui réaliser et c'est la stupéfaction. Il rajeunisse de plusieurs années. Cette comédie sympathique possède quelques atouts avec déjà un scénario plutôt original pour l'époque, bien exploité et aussi de très bon acteurs imprégnés dans leur propre rôle. Une petite dose d'humour et quelques petite scène sans pas grand intérêt mais globalement ce film est très bon.
Une comédie de l'age d'or Hollywoodien. Pétillant, rythmé, bien écrite film par dela ses gros gags, n'oublie pas de glisser une critique subtile d'un jeunisme attirant mais qui peut conduire au pires bétises. Dans l'époque dans laquelle on vit, cette critique est particulièrement bienvenu... L'age adulte a aussi du bon. Les acteurs ont beaucoup d'entrain, Cary Grant a un vrai talent comique, entre son stoïcisme et et son grand corps élastique, Gingers Rodgers fait quelques pas de danses de bon aloi et Marilyn débutait avec talent.
Lorsque qu’on a vécu dans les années 50, c’est un plaisir de retrouver ce film qui correspondait à l’esprit de l’après guerre mondiale, plein d’espoir et d ‘insouciance. C’est formidable de voir des acteurs prestigieux jouer les enfants avec un tel entrain et sans aucune retenue, la peur du ridicule, si banale de nos jours, n’existait pas. Aujourd’hui avec le recul, la maitrise de la mise en scène de Hawks saute aux yeux ainsi que la leçon de morale concernant l’éducation. Rien n’a été vraiment ajouté aux situations, elles sont suffisamment saugrenues. A travers l’ensemble, malgré les folles apparences une vraie volonté de modération apparaît (séquences courtes, montage rigoureux, jeux limité et contenu de tous les comédiens, pas de grimaces excessives ou de propos lourdingues). Plus caché mais évidente, une question morale devenue si cruciale en 2016 se pose : qu’allons nous devenir avec la baisse progressive de toutes les règles ayant conduit au progrès des citoyens dans les pays industriels ? Serons nous réduit à la marche arrière au point de faire du ‘’Monkey Business’’ ? Espérons que non, mais prenons y garde ; sans éducation nous reviendrions au temps des barbares. Question acteurs : Cary Grant est conforme à lui même, Marilyn sera de mieux en mieux au fil des années, Ginger Rogers est plus inoubliable comme danseuse que comme comique. Quant à Charles Coburn, c’est son film que je préfère, ‘’By Jove’’. Reste à connaître l’opinion de la génération des 18/25 ans qui vont au cinéma avec les cartes d’abonnement annuelles
Bien marrant comme film, surtout avec la femme de Barnabé qui retrouve son caractère de jeunesse. Une bonne idée de scénario, bien exploité. On y voit également un beau plat à la piscine. Les acteurs qui prennent cet élixir de jeunesse nous font bénéficier de bien des enfantillages et gamineries amusantes. Un bon divertissement !
Howard Hawks retrouve pour la cinquième et dernière fois Cary Grant pour « Chérie je me sens rajeunir » (Monkey Business), treize ans après l’inoubliable « L’impossible Mr Bébé », leur première collaboration. Il offre à Cary Grant le rôle de Barnaby Fulton, un chimiste qui va mettre au point une eau de jouvence mais la guenon qui lui sert de cobaye va s’échapper et concocter sa propre mixture qu’avaleront Barnaby et sa femme…
Si ce n’est pas la meilleure comédie de Hawks, elle reste tout de même de bonnes qualités, le réalisateur américain bénéficie d’une écriture de qualités et surtout d’un extraordinaire Cary Grant dont les mimiques, dialogues et autres mouvements sont bien souvent irrésistibles. Les personnages sont bien écrits et on prend plaisir à suivre ce rajeunissement progressif et certaines scènes sont inoubliables à l’image de ce « scalp » ! On peut juste regretter que ce soit un peu long à démarrer, mais assez vite (dès le premier rajeunissement), le rythme s’accélère et les situations comiques réussies s’enchainent.
En plus du très bon Cary Grant, le reste du casting est excellent, que ce soit la belle et craquante Marilyn Monroe en secrétaire ou Ginger Baker dans le rôle de la femme de Grant.
Je me suis sentie vieillir......... le film met un temps fou à décoller et après je ne suis pas entré dedans, quelques scènes et répliques m'ont arraché un sourire....... A voir si vous êtes fan de Grant, Monroe et Ginger Rogers..... et encore.....
Howard Hawks apporte un soin particulier aux situations et aux dialogues,les deux sont très bien écrits ici. Cependant le film manque de folie,le sujet était pourtant un très bon moyen d'avoir des scènes d'une totale absurdité. A chaque prise de l’élixir de jeunesse par le professeur on attend des agissements fous hors les comportements restes basiques et peu drôle. Le film est sympathique mais il est loin d’être aussi fou et drôle que l'incroyable mr bébé.
Malgré une direction d'acteurs excellente, la présence sulfureuse de Marilyn et deux ou trois moments qui nous décrochent un sourire, l'ensemble (qui met un temps infini à démarrer) est poussif, assez puéril, manque de punch et est encombré de scène inutiles (la virée en voiture). Quant au happy end, il n'a aucun intérêt.