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3,0
Publiée le 24 janvier 2022
D'après la pièce de Luigi Pirandello, ce film reste l'un des plus mèconnus de la Divine dont George Fitzmaurice avait dèjà dirigè l'annèe prècèdente dans "Mata Hari" (1931). Greta Garbo y joue une chanteuse de cabaret amnèsique, protègèe par un romancier et remarquèe par un noble comte, qui croit reconnaitre en elle sa femme disparue! Avec un rècit diffèrent à chaque fois d'une Garbo blonde platine à l'approche plus contemporaine! L'amour n'existe pas pour cette âme perdue qui ne veut rien se rappeler mais qui veut juste oublier! Une parfaite maitrise de l'espace dans le plan d'ouverture pour une histoire aussi extravagante qu'ètrange! Vèritè, apparence, ressemblance de bon aloi, renaissance, on reste sans voix devant les transformations physiques de l'actrice! La force du film ? Garbo et chaque scène jouèe avec l'immense Erich von Stroheim! Ici on ne boit que du Champagne, du Whisky soda et du Cordon Rouge cuvèe 1911! Le thè est juste là pour apaiser la conscience...
Le désir peut-il se transformer en fantasme à défaut de certitude? J’ai beaucoup le jeu théâtral de GG. On dirait du Sarah Bernhardt. Elle déclame les mots comme des vérités qu’on libère. Un beau film d’amour qui distille davantage les sentiments que le doute. « Appelons-le l’amour dit l’homme à la fin ». Et grâce à ces mots, il donne un nouveau souffle à cet amour mystérieux mais véritable.