En 1952 Burt Lancaster est à Hollywood la vedette qui monte. Avec quinze films à son actif depuis son apparition sur les écrans en 1946 dans "Les tueurs" de Robert Siodmak il a fait du chemin. La consécration en tant qu'acteur reconnu viendra juste un peu plus tard avec "Tant qu'il y aura des hommes" de Fred Zimmerman (1953) qui lui ouvrira la porte vers des rôles plus complexes cadrant très bien avec la maturité qui approche. Avant d'entamer le tournage du "Corsaire rouge" sous la houlette de Robert Siodmak, le réalisateur de ses débuts à qui il doit deux de ses plus beaux rôles ("Les tueurs" en 1946 et "Pour toi j'ai tué" en 1949), Lancaster qui a monté sa maison de production avec Harold Hecht se lance dans une série de films d'aventures où il peut mettre à profit alors qu'il en a encore l'âge ses talents d'acrobate acquis dans une école du cirque dans sa prime jeunesse. "La flèche et le flambeau" le premier essai de Norma production ayant été un succès tout à la fois public et critique, Lancaster décide de remettre le couvert dans un film de pirates qui lui permettra de marcher dans les pas sautillants de Douglas Fairbanks et d'Errol Flynn. Waldo Salt qui avait écrit le scénario de "La flèche et le flambeau" est de nouveau convoqué mais ayant été convaincu de sympathie communiste en 1951 il est aussitôt rejeté par Jack Warner qui exige que le scénario soit repris à zéro. Lancaster, Siodmak er Roland Kibbee s'unissent pour concocter cette joyeuse "comédie de pirates" qui tout en respectant les canons du genre n'a volontairement pas la majesté des épopées de Michael Curtiz ("Le capitaine Blood", 'L'aigle des mers") pour éviter toute comparaison hasardeuse avec ces films plus ambitieux à tous les niveaux. Le film emprunte beaucoup aux dessins animés et au slapstick ce qui lui donne un rythme rarement atteint jusqu'alors par un film d'aventures. Cette profusion de cascades et de traits d'humour est la bienvenue pour masquer le manque de colonne vertébrale du scénario même si certaines poursuites dans les ruelles du petit port finissent par être un peu répétitives. Burt Lancaster rayonnant et charismatique à souhait inonde bien sûr l'écran de son sourire éclatant n'étant pas entouré d'un casting à sa hauteur notamment dans le rôle du méchant où personne ne s'impose vraiment comme autrefois Basil Rathbone ou Donald Crisp chez Michael Curtiz. Nick Cravat copain d'enfance de Lancaster est le fidèle compagnon du Corsaire rouge réduit à un rôle muet (Ojo) en raison de son accent new yorkais hors de propos. Son Ojo de circonstance assure la jonction entre le lunaire Harpo Marx et Bernardo le célèbre valet muet de Zorro dans la série de Walt Disney (1957). Le tournage se déroule en Espagne et en Italie sur l'ile D'Ischia dans la baie de Naples. Un chef d'œuvre ? Sûrement pas, mais un joli feu d'artifice qui montre que la saga du "Pirate des Caraïbes" avait de solides ancêtres.
Une superbe réussite du grand film d'aventures Hollywoodien . Tout y est , de la Panavision Muilticolore qui restituait les couleurs de manière féerique, à l'aventure non stop, . Des plans de paysages et de côtes escarpées , et de pleine mer superbe. de l'action , des cascades, des acteurs qui se donnent à fond. Un bon petit scénario bien calé , avec beaucoup d'humour. Il y a aussi un côté voyage merveilleux style Jules Verne,avec un professeur qui fait des trouvailles , la Montgolfière, les canons, la Nitroglycérine , un trouve- tout de génie. Et puis un côté politique où les pirates veulent affranchir les esclaves et faire tomber un tyran. C'est un film complet, plein de rebondissement . Burt Lancaster est formidable et tous les acteurs avec. Un très grand film d'aventures.
Quelle excellente comédie d'aventures et de pirateries. De l'action haute gamme avec ce qu'il faut de bagarres, poursuites et autres acrobaties et tout cela sur un rythme fou. Burt Lancaster est bondissant (ainsi que son comparse), en plus le scénario quoique échevelé est également inspiré.
C’est léger, sympa, rythmé et ça n’a pas d’autre ambition que de nous divertir. Le muscle saillant, le sourire ravageur, Burt Lancaster court, saute, voltige et se travestit même dans ce fleuron du film de pirates. « Le Corsaire Rouge » le consacra définitivement et fit de lui la grande star que l’on connait.
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4,5
Publiée le 10 janvier 2022
A l'abordage! Robert Siodmak est un solide rèalisateur, connaissant parfaitement son mètier! il est aussi à l'aise dans le film noir comme l'èblouissant "Criss Cross" (1948) que dans cet excellent divertissement d'aventures maritimes où Burt Lancaster est un inoubliable « Corsaire rouge » . il n'y a, à aucun moment, tromperie sur la marchandise surtout quand Eddy Mitchell dit de "The Crimson Pirate" (1952) que c'est un de ses films amèricains prèfèrès! Gai, entrainant, extrêmement efficace et bondissant à l'image de Burt et de son ami Nick Cravat qui font ici dans la haute voltige! Tous les ingrèdients du grand film de pirates à portèe de main! Soixante ans après, ce classique d'un genre hollywoodien aujourd'hui disparu n'a rien perdu de sa verve! On n'en redemande...
Difficile aujourd'hui de croire à ce film de pirates avec ces décors factices en papier mâcher, toutefois il y a une belle énergie insufflée par un Burt Lancaster virevoltant avec son acolyte muet. Même si le scénario est bourré d’invraisemblances, on s'amuse des russes et des facéties de nos deux hé film vieillissant mais qui reste agréable à voir en famille.
Un superbe film d'aventure qui n'a absolument pas vieilli alors qu'il a plus de 50 ans. Burt Lancaster et Nick Cravatt (déjà partenaires dans "La flèche et le flambeau" tourné 3 ans plus tôt) exécutent eux-mêmes toutes les cascades. Action et humour sont toujours présents sans le moindre temps mort. Epoustouflant ! Certaines scènes (notamment le "canot sous-marin" et les deux acteurs déguisés en femmes) ont d'ailleurs été plagiées dans "Le Pirate des Caraïbes".
Là où de nombreux films sont marqués par le poids des ans, ce film semble presque faire figure d'exception. Voila l'un des films de pirates les plus mémorables, marqué par ce romantisme de l'aventure et ce rêve, que tout le monde connaît, de se faire pirate. Un divertissement très agréable, où action et humour s'enchaîne avec bonheur. Il parvient même à souligner l'aspect tragique du pirate, qui semble destiné à être pendu, s'il n'est pas tué dans une bataille. Un arrière-goût amer qui ajoute à la qualité du film. A voir et à revoir. En famille.
Dommage que les films de pirates n'existent presque plus. Aventure, exotisme, courage, patriotisme, mais aussi humour, tout cela est bien traité dans "Le corsaire rouge". Sans aucun doute, Burt Lancaster y apporte une flamme supplémentaire.
C'est amusant, l'humour. Ce qui faisait rire nos (arrières) grands-parents semble aujourd'hui bien désuet et ce ne sont pas les grimaces insupportables ni la pitoyable hystérie de J. Depp dans les plus récents "Pirates des Caraïbes" qui viendront infirmer cette hypothèse. En tout cas, ce qui est certain, c'est que les censeurs du code Hayes n'ont pas dû trop transpirer sur ce film inoffensif. Aux antipodes de "captain Blood" qui marquât les débuts flamboyants d'Errol Flynn et d'Olivia De Havilland, "The Crimson pirate" traduit en français par "le corsaire rouge" est une gentille pochade datant d'une époque ou cette couleur faisait trembler outre-Atlantique. N'est ce pas là le meilleur gag du film?...
Un très bon film d'aventures avec beaucoup d'action, de panache et d'humour, luxueusement mis en scène par Siodmak, pourtant habitué aux films noirs. Burt Lancaster est très en forme, et on peut apercevoir Christopher Lee dans un second role. Un très bon divertissement.
Deux ans après « La flèche et le flambeau », c'est avec un certain plaisir que l'on retrouve le duo acrobatique Burt Lancaster/Nick Cravat (qui n'était pas muet mais avait un fort accent new-yorkais qui agaçait les producteurs, donc prière pour lui de se taire). Une aventure de pirates des plus banales scénaristiquement parlant, mais qui se laisse déguster copieusement grâce à des scènes d'actions particulièrement jouissives à base de lames, de poudre et de numéros de trapèze dans les cordages. Ca tranche, ça flingue, ça sautille, bref ça remue dans tous les sens pour notre plus grand plaisir. Un vieux monsieur qui ne fait pas ses 50 berges (cinématographiquement parlant bien sûr).
Enfant, mon père a adoré ce film au cinéma Enfant, j'ai adoré ce film en VHS enregistré depuis la TV ( c'était le premier film de la première émission de la "Dernière séance" ) Enfant mon fils l'adore en DVD Pour la prochaine génération, il faudra attendre un peu pour voir
Un bon vieux peplum comme on en fait plus. On se prends volontiers au film, ou l'humour et le sérieux (mais pas trop) se cotoient. Un bon moment de passé en regardant ce film.