Un monde parfait
Note moyenne
4,1
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478 critiques spectateurs

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Mathieu B.
Mathieu B.

44 abonnés 840 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2018
Butch (Kevin Costner) s'évade de prison avec un compagnon de cellule violent et pas très futé. Durant leur cavale, ils prennent en otage un gamin qui, au fil des km, va s'attacher à Butch et réciproquement. Butch n'a jamais vraiment eu de père, et le petit Phillip non plus, lui qui vivait avec sa mère et ses sœurs, témoins de Jéhovah. Cette relation père - fils est attandrissante et l'on s'attache beaucoup à Butch, alors qu'il s'agit du "méchant" qui s'est échappé de prison. Pendant ce temps, Red Garnett (Clint Eastwood) et ses troupes de police se lancent à la poursuite des fugitifs et accumulent les déconvenues dans une poursuite qui devient risible, notamment avec la scène du décrochage de la caravane. Laura Dern, qu incarne Sally, une profileuse du FBI, n'a pas une grande utilité dans ce scénario, sauf à assurer une présence douce, réfléchie et maternelle dans la traque du fugitif, qui contrebalance diamétralement avec l'ambiance macho et les avis tranchés des policiers qui l'entourent. J'ai bien aimé l'absence de manichéisme dans ce film où les personnages sont complexes. Butch est gentil avec Phillip mais il a cependant des sursauts de violences terrifiant, notamment lorsqu'il voit un adulte maltraiter un enfant. Le petit Phillip est attendrissant et l'acteur joue merveilleusement bien ce petit garçon timide. Quand à Clint Eastwood, il n'est pas aidé dans sa traque, les flics qui l'accompagnent son soit des brutes, soit des abrutis, à part Sally. La fin du film est triste et injuste mais on se doutait que ça risquait de se terminer comme cela... Émouvant, triste et parfois drôle, j'ai trouvé ce film très bon.
Mulder13
Mulder13

29 abonnés 866 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 octobre 2009
"Un monde parfait" est une sorte de road movie initiatique. Clint Eastwood signe ici un bon film légèrement trop long et ennuyant. Les scènes des policiers n'apportent pas grand-chose à l'histoire et ont tendance à ralentir le rythme du film.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 octobre 2012
Un excellent road movie très émouvant. Kevin Costner est vraiment bluffant dans ce rôle de hors-la-loi pas si mauvais et le petit T.J Lowther est très touchant également. J'ai bien aimé la trame du film; la cavale avec d'un côté Costner et le gosse en fuite - qui constitue la majeure partie des scènes - et de l'autre ce bon vieux Clint en vieux flic qui lui court après dans sa caravane, ce dernier apporte une touche d'humour bien sympathique au film, laissant toute la vedette à Kevin Costner. Seul petit bémol; la présence du personnage de Laura Dern qui n'apporte pas grand chose à l'histoire. Le scénario est prenant, les réactions du personnage de Butch sont souvent inattendues et comme lui on ne sais pas où tout ça va mener. Les dialogues sont parfaits, pleins de sentiments, d'innocence, d'émotion. On se laisse véritablement porter par cette histoire et on ne voit pas le temps passer. Une fois de plus, merci Mr Eastwood.
ToyPopol
ToyPopol

2 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 septembre 2021
Poignante et fatale glissade sur l'innocence de l'enfant otage qui fait apparaître au fil de l'histoire l'envers et l'endroit : l'injustice où devait se trouver la justice, la tendresse où l'on attendait la brute, la confiance quand on craignait la trahison, la bêtise où l'on attendait le discernement, tout est à l'envers dans ce monde parfait. Machine à remonter le temps pour l'évadé en cavale, vers sa propre enfance, et la rédemption offerte par la confiance et la compréhension profonde de l'enfant. Machine à dévaler le temps pour celui-ci, qui aura vu le cœur de l'homme, acceptant son péché, sa fragilité, sa vérité, et perdu son innocence. De mauvais geste pour un bien, en bon geste pour un mal, Clint Eastwood retourne toutes les cartes des choses convenues, et fait saigner le confort des rôles superficiels, avec un grand sens de l'émotion et du drame. Ce film est en forme de fugue, bien sûr celle de l'enfant otage acceptant bientôt le choix que lui offre son propre ravisseur, mais aussi la fugue comme architecture en reflet, comme l'est l'écriture musicale d'une fugue de J.S Bach. La scène de fin, reflet et contraire de la scène du début, enfant et adulte reflets réciproques, l'allusion répétée à remonter le temps, ou encore le mal se reflétant dans le bien convenu. Dans un monde si paradoxal, c'est peut-être seulement cette forme qui s'autorise la perfection annoncée. Mais il faut parler aussi de la perfection de certaines scènes et de certains acteurs, en particulier le personnage du petit garçon, la clé magique de ce film. Alors, même s'il y a encore beaucoup à trouver dans ce film, et pour ne pas vous fatiguer davantage, à vous de le voir ou de le revoir.
morn
morn

35 abonnés 370 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 juillet 2010
Bien réalisé mais tombe dans les clichés , dommage. note: 4.2/10
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 octobre 2011
A Perfect World s'illustre comme une véritable ode à la liberté. Dès le début du film, avec l'évasion de deux prisonniers, ce désir de fuite vers l'"ailleurs" se retrouve fortement prononcé. Parmi ces deux hommes, Butch, un personnage au caractère complexe, qui se dévoile d'emblée comme un faux voyou, certes complètement cinglé, mais avec de vrais principes. Contraints de prendre pour otage un petit garçon, Philip, une aventure de tous les instants démarrent pour ces personnages, aventure à la fois externe et interne.

Le film va alors se retrouver structuré à la manière d'un road movie, qui sera le résultat d'une cavale continue à l'echelle de l'état du Texas. Faisant office de quatrième passager, le spectateur se met lui aussi à rêver d'illusions, d'un départ vers un monde parfait. Pour rendre cet aspect transparent à l'écran, Clint Eastwood joue volontairement sur la souplesse de son cadre. Aéré et clair, c'est une impression de douceur qui ressort de tout le long-métrage. Douceur visuelle et émotionnelle, c'est une certitude, puisque rien n'est anodin dans ces images, qui collent parfaitement à l'idée derrière la forme. Tout est métaphorique et pleinement orchestré pour s'avérer aussi touchant que compréhensible.

Outre le fait d'être une histoire de banditisme, de traque policière, A perfect World est surtout, et avant tout, une étude des relations père/fils. Le duo qui se met en place entre Butch et Philip, renommé Buzz, est exceptionnel tant dans son élaboration que dans son contenu. Leur complicité grandissante est justement dosée pour en devenir fascinante. L'écriture scénaristique des dialogues qui les font intervenir nous berce à la fois dans l'intelligence philosophique et la profondeur humaine, tout en se gardant bien une dose d'humour et de complexité dans les rapports. Kevin Costner, idéal en homme protecteur et plein de valeurs, mentionne clairement cette complicité en énonçant : "Toi et moi, nous ne sommes pas si différents". L'empathie qu'éprouve Butch pour Philip est profonde, comme s'il se revoyait lui-même à son plus jeune âge, comme s'il le connaissait depuis toujours. Deux enfants abandonnés, qui recherchent quelque chose, qu'ils vont trouver tous deux grâce à leur rencontre. Et ce qui devient le principal atout de cette relation, c'est qu'elle n'est en rien prévisible ou banale, alors que cela aurait pu facilement être le cas. Non, leur relation, bien que dévoilée avec beaucoup de simplicité, se révèle complexe et unique.

Si une relation père/fils se veut évidente entre eux, ce ne sont pas les seuls personnages dont les rapports reposent sur ce thème. Du côté des policiers qui les traquent, une liaison similaire va naître entre Red, responsable des opérations, et Sally, une jeune femme experte en psychologie. Cette histoire est certes moins développée, mais l'évolution qui en découle est tout aussi symbolique. Ce sont d'ailleurs ces quatre personnages qui sont les seuls qui importent vraiment, le reste ne faisant que graviter autour d'eux pour faire ressortir leurs traits de caractère.

Le film dans sa continuité n'est alors que plaisant, tant le travail réalisé sur la psychologie des personnages est une vraie réussite. Tout comme les situations qui les mettent en scène, qui malgré une certaine fluidité cyclique dans le déroulement, ne deviennent jamais lassantes. A Perfect World est l'image même du film qui arrive à se reposer sur tout type d'émotions, de l'humour à la nostalgie, sans qu'un seul de ces sentiments ne prédomine et laisse le spectateur campé sur une seule vision. C'est là où Buzz voit son rôle encore plus marquant. Lui et sa curiosité, lui et sa naïveté, lui et son costume de fantôme, il alterne avec exactitude la joie et la tristesse, l'humour et la mélancolie. Pluriforme sur le fond, même la sensation de fatalité qui se dégage de la fin du film n'est en rien à vocation unilatérale. Les personnages arrivent à terme avec une recherche qui a été satisfaite, et une paix qui a été retrouvée. La liberté est totale, symbolisée par cet hélicoptère ou ce rayon de soleil. La beauté visuelle n'a finalement d'égale que la beauté émotionnelle, qui s'avère maîtrisée d'une main de maître. Clint Eastwood ne se prive même pas du luxe de recouper la fin avec le début, comme tout artiste qui veut donner à son oeuvre une impression de perfection.

Un monde parfait ? Non. Un film parfait ? Oui.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Si on résumait le film on dirait : deux évadés de prison prennent un gosse en otage afin d'assurer leurs arrières et passer la frontière. Mais si on critique la mise en scène de ce scénario somme toute pas ridicule y a du boulot. D'abord problème central: Clint Eastwood, réalisant l'un de ses premiers films, doit aussi jouer l'acteur. Et tout cela est poussif, on le voit peu, il ne pèse pas sur la trame et se fait même manger tout cru par quelques seconds rôles. Problème de casting aussi: Laura Dern se croit dans Jurassic Park avant l'heure avec ses théories à deux francs sur la psychologie de la criminalité, le môme joue mal sans doute parce qu'il était trop jeune pour la tâche qu'on lui demandait d'effectuer, à savoir amadouer et sensibiliser Kevin Costner, alors délinquant de première (qui n'hésita pas à tuer son collègue d'évasion). Tout le monde est terne sauf peut être Costner qui en jouant les durs devient sentimental tard dans le film, comme foudroyé par le tendre môme (qui pourtant joue mal et communique mal de la sympathie). Ce film est donc un road-movie dans lequel un délinquant s'attendrit au contact d'un môme de 8 ans. Costner campe son rôle à la perfection, mais reste y bien trôp scotché...il joue pareil, toujours pareil. Mais tout cela c'était avant le drame, bien entendu: la fin aide le film à paraître moins absurde. Quant à Clint, il a fait beaucoup mieux comme acteur-réalisateur: regardez Impitoyable ou Million Dollar baby !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 octobre 2014
Un road movie haletant avec un final d'une rare intensité.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 décembre 2011
Film touchant pour sur. L'interprétation de Kevin Costner est excellente, et le petit garçon n'est pas en reste ! J'ai trouvé certaines longueurs au film mais le dénouement n'en est que plus touchant forcément...
zztchio
zztchio

27 abonnés 200 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2013
les aventures malheureuses d'un homme en perdition et d'un enfants sensible qui vont réveiller en eux de profonds sentiments... super film a voir si ce n'est fait
pi93joe
pi93joe

16 abonnés 521 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2012
Pas le meilleur Clint Eastwood mais un beau film quand même. L'histoire est à la fois simple et touchante mais ne tombe pas dans le pathos lourd (et inconnu au réalisateur). La sauce prend bien : on ne s'ennuie pas et on s'attache vite aux personnages, d'autant plus que Kevin Costner joue super bien. Un monde parfait qui se révèle être plein d'épreuves et finalement illusoire. Un très bon moment passé devant l'écran.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 octobre 2011
Clint Eastwood a su retracer avec simplicité et émotion le parcours sentimental des deux protagonistes lors de leur cavale. Une belle leçon de vie!
_Royal_
_Royal_

164 abonnés 1 600 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juillet 2011
Est-ce une impression ou le vieux Cow Boy essai de nous faire la morale, les flics sont pas gentils, les méchants sont méchants d'êtres méchants, les gentils n'enfants gentils de devenir méchant et ce serait bien un monde farpait, et pourquoi mon frère il est parti au Vietnam, le c*n.
tomPSGcinema

884 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2007
Grâce notamment à une histoire rempli d'émotions du début jusqu'à un final bouleversant, ce long métrage de Clint Eastwood se visionne avec toujours autant d'intêret. Evidemment, la subtile mise en scène du réalisateur d'Impitoyable y est aussi pour quelque chose, mais les superbes performances de Kevin Costner et du petit T.J.Lowther ne sont pas non plus à négliger. Une oeuvre forte, poignante et qui mérite de faire partie des plus belles réussites du cinéaste.
Benjamin A

816 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 décembre 2014
Après des années 1980 plutôt difficile pour Clint Eastwood au box-office, il entame un vrai renouveau dans les années 1990 avec en premier lieu "Impitoyable" qui sera couronné de succès public et critique puis "Dans la ligne de mire", où il est uniquement acteur qui sera là aussi un énorme succès. Il se lance alors "Un monde parfait" où il met en scène la cavale de Butch, un voleur récidiviste et de son otage, un jeune témoin de Jéhovah.

Clint nous emmène dans la campagne texane des années 1960 et braque sa caméra sur le couple voleur/kidnappeur qui va vite se mettre en place. Il va mettre en scène une improbable histoire d'amitié entre les deux, d'attachement réciproque où, enfant comme adulte, ils sont tous deux à la recherche d'un père et l'un va le trouver en la personne de Butch. Bénéficiant d'une grande qualité d'écriture, tant au niveau des personnages que des dialogues, Clint se concentre bien plus sur la relation de Butch et du gamin que sur la cavale en elle-même.

Clint dresse un portrait ambigu de Butch, on le sait criminel mais il s’intéresse à son passé, ses démons, ce qui la conduit là et qui peut resurgir à tout moment et surtout, il en fait un père de substitution charmant, révolté, sympa et malin, s'attachant à son jeune compagnon de cavale et se comportant avec lui comme un père. Mais c'est lorsque l'on s'y attache le plus qu'Eastwood remet en avant l’ambiguïté qui plane au-dessus de lui, à travers quelques scènes hors champs ou de soudains énervements, bien que "justifiés". Quant au gamin, il va découvrir une vie qui lui était inconnue à ses côtés, une vie de risque et de danger et va trouver en Butch le père qu'il n'a jamais eu.

L’ambiguïté se trouve aussi à travers la vision du gamin, là où les limites entre le bien et le mal ne sont pas tout à fait claires et dont la cavale avec Butch va accentuer. En toile de fond, Clint dresse un portrait désenchanté de l'Amérique, là où les pères sont absents et ce pour diverses raisons (et quand ils sont présents, ils battent leur enfant) et là où le gouvernement, les autorités et la police montrent de vraies failles tels ce gouverneur uniquement préoccupé par sa campagne électorale.

La qualité d'écriture est associée au talent d'Eastwood derrière la caméra. Dans un style assez contemplatif, il met très bien en valeur les paysages et nous fait sentir proche de ses personnages, on s'y attache et rend son film tour à tour tragique, aventureux, émouvant, poétique et drôle, sans pour autant tomber dans la facilité. Plusieurs scènes sont marquantes et les 15 dernières minutes, tout en émotion et cruauté, prennent vraiment aux tripes et sont des modèles du genre. Sachant prendre son temps, Eastwood sublime ce duo, quitte à sacrifier quelques rôles secondaires, et en fait ressortir toute l'émotion.

Un duo qui doit beaucoup à ses deux interprètes. Alors au sommet de sa gloire, Kevin Costner connaîtra un premier échec commercial sur le territoire US avec ce film et c'est bien dommage tant il incarne avec présence et émotion ce fugitif attachant mais violent et sa complémentarité avec le jeune T. J. Lowther est parfaite. Ce dernier est inoubliable en casper et sincère en gamin découvrant ce qui est pour lui une nouvelle forme de liberté. Quant à Clint, il se donne un rôle à l'opposé du flic version Harry Callahan.

Un joyau dans l'immense filmographie de Clint, surement l'un de mes préférés avec le brillant "Sur la route de Madison" et le sombre "Mystic River". Il dresse un portrait aussi ambigu qu'attachant d'un couple de fugitifs et surtout il nous prend aux tripes comme peu savent le faire.
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