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Bertie Quincampoix
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3,5
Publiée le 28 août 2018
Si la société de production de Quentin Tarantino s'appelle A band apart, c'est en hommage direct à ce film de Jean-Luc Godard, sorti en 1964. C'est dire à quel point l'auteur d'À bout de souffle a influencé des cinéastes du monde entier. Ce film parfois un peu abscons nous fait suivre l'histoire d'un trio de petits malfrats incarnés par Anna Karina (superbe), Sami Frey et Claude Brasseur. Quelques séquences fulgurantes, comme la minute de silence au cours de laquelle le réalisateur a coupé chaque moindre son, ou encore la course folle des trois compères dans le musée du Louvre.
Comme le dit Godard lui-même à la fin de son film « mon histoire se termine là comme dans un roman bon marché », Bande à Part a le scénario d’un fait divers. Un film un long pour raconter une telle histoire, surtout si on n’étoffe pas son sujet… il y a donc pas mal de passages à vide où les dialogues très plats et la voix-off parfois inutile de Godard n’aident pas. La mise en scène est plus traditionnelle que dans les autres œuvres de Godard même si on trouve quelques trouvailles visuelles sympathiques (la scène du métro par exemple). Anna Karina, Claude Brasseur et Samy Frey sont convaincant mais pas aidés par l’écriture des dialogues comme je le disais. Le meilleur ingrédient du film reste la musique de Michel Legrand qui apporte les seules émotions d’un film qui en manque cruellement. Un film un peu décevant donc, mais pas complètement inintéressant.
Bande à part de Jean Luc Godard est un classique qui a lancé la nouvelle vague, et dont j'avais beaucoup entendu parlé pour l'admiration et l'inspiration qu'a Tarantino pour ce film. Et malheureusement, je suis de ceux qui ne se retrouvent pas du tout dans ce film, car j'y vois toutes les tares que j'avais pas aimé dans les films de Tarantino justement. A savoir ses longs dialogues sur tout et rien qui s'éternise, qui ont le mérite de donner une vision crédible des personnages via leur quotidien, mais qui finit inévitablement par m'endormir, littéralement. Ce choix artistique ne fonctionne pas du tout sur moi, c'est pourquoi je n'ai malheureusement pas aimé Bande à Part.
Mélange de genre, mélange de style, c'est avec intérêt et passion qu'on plonge dans une histoire tragicomique digne d'un "roman bon marché". Une histoire banale qui prend toute sa dimension, toute sa profondeur, toute sa grandeur dans sa mise en scène, dans cette petite touche godardienne. Ce qui nous rappelle un peu un certain Quentin Tarantino, et en voyant ce film, je ne doute plus une seule seconde que cela a pu l'inspirer par la suite. A mi-chemin entre le polar et la comédie, Bande à part n'y va pas par quatre chemins. La mise en scène est super énergique et finalement même très moderne. Parfois tragique, souvent drôle, on ne se lasse jamais de voir ce trio diamétralement opposé prendre vie. Toutes ces scènes mémorables, le roi du silence, la danse, dans le métro, la fin même, tout ce qu'il faut pour en faire un film culte !
Je préfère finalement beaucoup plus le cinéma narratif de Godard que ses films plus poético-théoriques. Finalement il ne se prive pas de l'être dans ses histoires d'amour, bien au contraire, et je trouve ce cinéma plus accessible et mois ennuyeux que ses autres films même se ceux-là peuvent se montrer plus intéressant intellectuellement et par certains aspects. De fait j'ai bien aimé ce Bande à part, pas autant qu'un A bout de souffle avec lequel il partage beaucoup de similitudes mais certaines scènes m'ont beaucoup plus plu ici que dans tout son premier film. Je pense entre autre à la scène du bar qui est de toute beauté, lorsque les deux se chamaillent de manière interposé en se montrant le plus galant possible et se snobant mutuellement et puis après avec cette danse sur cette musique, la minute de silence (idée de mise-en-scène géniale et typiquement godardienne) et puis la musique qui s'arrête pour que Godard vienne nous parler des personnages. Des scènes marquantes il y en a d'autres dans ce film, pas autant que celle-là mais on peut noter le cours d'anglais quand la prof lit intensément le texte et à chaque phrase semble se souvenir qu'il s'agit d'une dictée c'est très drôle, ou quand le type veut donner une clope à Odile qu'elle refuse mais qu'elle accepte 5 secondes après parce que c'est un autre qui vient la lui offrir. Toutes les interventions de Godard en tant que narrateur dans le film sont géniales, comme la première fois qu'il ouvre une parenthèse et qu'en fait il la referme de suite. Le texte est très bien écrit, bourré de poésie, j'ai vraiment adoré toutes ses interventions au sein du films. Le générique d'intro est également très original (comme souvent avec Godard). Bref, j'ai beaucoup aimé ce film, même si on pourrait aisément le catalogué de film mineur dans sa filmographie et qu'il n'y a en réalité que certaines scènes et passages bien particuliers qui m'ont réellement plu, le reste je pense que je vais l'oublier assez rapidement, il me semble relativement anecdotique.
Si vous aussi vous hésitez entre aller vous coucher ou regarder un film à 23h, Bande à part est là. Au début on regarde parce que c'est un Godard en N/B et que ça ne peux pas être un navet complet. Il y a une mise en scène sympatoche au début puis les personnages se dévoilent petit à petit donc on reste. Arrive les 45 dernières minutes, ça papote sévère pour rien dire, ça sent la romance foireuse de serie Z a 50 km. Le coup tarde a se monter, les acteurs discutent toujours pour vous bercer, vous vous endormez devant naturellement. Vous regardez la dernière demi heure le lendemain matin et ne regrettez pas ce départ anticipé. Fin de soirée raté quoi, merci Jean Luc
A part, ce film l'est vraiment, mais dans le bon sens du terme. Certes, on peut reprocher au cinéma de Godard son originalité presque prétentieuse, et son besoin de toujours vouloir faire dans la poésie, mais là, ça lui réussit. "Bande à part" est une histoire à la fois belle, drôle, enchantante, grave et triste, mais elle reste très crédible. D'autant que la fin, entre action et suspense polaresques, et chassé-croisé amoureux, est captivante. Au delà du scénario, il y a la qualité évidente, et indéniable de la mise en scène. En effet, "Bande à part" bénéficie d'un noir et blanc magnifique, qui sublime Paris et ses alentours, et que l'on doit à la très belle photographie de Raoul Cotard. Il y aussi la musique, swingante, et délicieuse à souhait qui n'ajoute que de la beauté du film. Anna Karina est magnifique, et Samy Frey prouve que sa carrière n'a vraiment pas été à la hauteur de son talent. Aucune longueur, un peu d'humour et de naïveté touchante. Godard fait du Godard, n'en témoigne que ses petites interventions (parfois un peu agaçantes) en voix-off, mais c'est clairement un très beau film.
Film créatif, prétentieux et snob, bénéficiant d’une belle photo et de la bonne musique de Michel Legrand. Le personnage principal est un cabriolet Simca Aronde, conduit par deux petits malfrats minables cherchant à asservir une oie sans personnalité (Anna Karina convaincante) pour voler un « bourgeois-fraudeur-donc-c’est pas grave »... Il y a bien sûr des scènes réussies (la minute de silence, la danse, la visite du Louvre), un certain humour, mais ce que je n’apprécie pas chez Godard, c’est sa direction d’acteurs les obligeant à lâcher leurs répliques prétendument insolentes d’un ton satisfait et définitif style « bien envoyé ! », constituant ainsi une sorte de cabotinage réservé à la dégustation de certains intellos avertis. A noter que la femme y est définie comme « quelque chose de chaud et de parfumé », mais c’est Godard, alors ça passe !
Jean-Luc Godard nous livre un film assez poétique, très bien interprété par Claude Brasseur et Anna Karina. Certaines idées sont bien trouvées comme la minute de silence. Les dialogues sont également bien écrits, et j'aime bien le scénario.
S'il y a tout de même un point que l'on peut souligner de Godard, c'est que l'on reconnait très vite et très bien sa patte cinématographique et son style. Un style qui ne me plait toujours pas. Même si c'est tout de même plus agréable à regarder que nombre de ses films, il y a toujours une voix off ennuyeuse qui raconte un tas de choses inutiles et inintéressantes, des dialogues de l'époque qui sont parfois lunaires sur fond d'une histoire d'amour mêlée à un braquage, qui ne prend que 5 minutes sur le film entier. Contrairement à ce qu'on voit habituellement chez Godard, les acteurs ne sont pas trop mauvais ici, bien que la direction d'acteur reste toujours étrange, Claude Brasseur et Anna Karina s'en sortent bien, offrant même quelques belles scènes.
La fureur de vivre, cette jouissance tant recherché et étudié par des cinéastes, tel que Godard. On ressent dans ce film, toute l'excellence que ce que peut offrir le cinéma, et j'y vois surtout un destin, une inspiration. Et oui j'y vois là les premiers pas futurs, d'un certain Quentin Tarantino. Génie tant acclamé à notre époque et fortement inspiré, voir mis sur la route de l'Art avec un grand A, par ce film, que dis-je, ce classique . Il a trouvé l'étincelle dans le cinéma de Godard et ça, ce n'est pas rien. Voilà comment je souligne aujourd'hui la grandeur de "Bande à part" et en passant, de toute la filmographie de l'un des plus grand artiste du paysage cinématographique, Jean-Luc Godard.
Godard trouve là le parfait équilibre entre scène-parenthèse d'expression non conformiste et dialogue. Dans "Bande à Part" il évite à la fois de trop être "poseur" et n'en devient pas banal pour autant. Le meilleur Godard que j'ai vu jusque-là
Bande à part est un des films de Godard les plus réussis, jamais il ne tombe dans la surenchère, tout en baignant dans la poésie caractéristique de ce réalisateur. Le scénario, relativement simple permet de focaliser son attention sur des personnages extraordinaires. Les scènes de pistolet mimées sont cultes.
Comme dans la description du film, "minable" est un mot approprié ! Les acteurs sont plutôt mauvais, l'histoire est pathétique et la semi narration desserre complètement le film !