Laurel et Hardy conscrits est un bon cru du duo Stan Laurel / Oliver Hardy. L’humour burlesque fonctionne toujours : timing précis, situations absurdes notamment dans le cadre militaire, et une vraie complicité entre les deux. Le rythme est parfois un peu lent et certaines scènes paraissent datées, mais l’ensemble reste efficace et attachant. Ce n’est pas leur film le plus explosif, mais il a du charme, une petite touche mélancolique, et se regarde encore avec plaisir aujourd’hui. Un classique solide, divertissant, à savourer pour l’élégance du burlesque d’époque.
Dans une scène touchante, Laurel et Hardy se demandent ce qu’il resterait de leur amitié si l’un d’eux mourait. Ce à quoi Hardy répond qu’elle continuerait car il serait réincarné … en cheval! La mécanique burlesque fonctionne mais le scénario est assez faiblard. Pour l’anecdote, la censure militaire suisse avait interdit le film dès le début de la guerre en 1939, au motif que l’institution de l’Armée y était tournée en dérision.