37°2 le matin
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3,5
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165 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 mars 2013
Beineix a révolutionné le cinéma français des années 80 avec la version longue de 37.2. Un film d'une puissance inimaginable. Un scénario douloureux, un environnement où la liberté s'emprisonne. Malgré certains plans où tout laisse penser que l'endroit est paradisiaque, sans horizon. Justement, le réalisateur arrive à apaiser les souffrances des personnages pour mieux les emmener en enfer. Zorg (Anglade) et Betty (Dalle) ne verront jamais la lumière, le bonheur. Tous les soirs, les deux se retrouvent pour un moment torride. Betty ne connait pas grand chose de son existence. D'ailleurs, la patte Beineix refuse de donner une identité à ses personnages. On ne sait pas comment ils gagnent leur vie. Rien, le néant à point nommé. Ils vivent au jour le jour, sans se projeter. Beineix, avec son regard avant-gardiste se projette (lui par contre) vers un cinéma plus réaliste, cruel. On peut noter que les couleurs du début, reflètent une situation plutôt joyeuse, fêtarde. Couleurs chaudes donc, avec ce soleil tapant sur un sol suffoquant. Puis, doucement mais surement, la réalité rattrape le couple. Le travail, la vie familiale, les rencontres, et aussi le commerce qu'on peut inclure dans le travail, au fond. L'odeur moisie transpercera Zorg et Betty. Cette dernière, folle-dingue à la base, deviendra tarée. Et, le ciel bleu d'une mer calme, offrant bonheur et joie de vivre, se liquéfiera en fraîcheur parisienne. On assiste alors à ce que j'appelle à un faux huit-clos. Betty rêvait simplement de devenir une mère épanouie. Le pensait-elle vraiment ? Zorg se voyait-il père ? Lui, qui commençait à bosser dans un magasin de pianos. Une multitude de questions, plus oppressantes les unes que les autres. Un drame psychique, insoutenable. La fin, d'une atrocité rarement atteinte, mettra terme à la déflagration de Betty. Philippe Djian, qui a écrit 37°2 le matin en 1985 aura l'honneur de se retrouver si-je puis dire au cinéma. Jean-Jacques Beineix a eu un coup de foudre pour cette histoire. Il a réussi à transcrire exactement l'histoire de 37.2. Le monde de Djian est mystérieux, et seul un grand réalisateur peut se permettre de mettre l'image au livre. Pour finir, la musique, présente dans le film, donnera une nostalgie fabuleuse. Comment expliquer au fond ? Un an après avoir vu le film, je suis dans l'incapacité de décrire ce chef-d'oeuvre, ainsi que ces acteurs. Aujourd'hui, Jean-Hugues Anglade et Béatrice Dalle ne parviennent peut-être plus à avoir cette profondeur démoniaque, mais ont prouvé par le passé que ce sont bel et bien les plus grands acteurs du cinéma français.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 mai 2015
Je pense que pour réellement comprendre la puissance de ce film, il faut avoir été confronté dans sa vie à ce genre de relation sentimental. Vivre avec un conjoint Psychotique, Bordeline, ou bipolaire donne un autre sens à l’interprétation de ce chef d'oeuvre.
JSCooper
JSCooper

10 abonnés 867 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 décembre 2023
L'histoire, les acteurs, la photographie fait que l'on s'attache à ce film et qu'on n'arrive pas à l'oublier.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 janvier 2010
Un film qui commence en comedie joyeuse et drole puis qui devient un drame des plus tragiques. Acteurs excellents.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 26 juillet 2009
Une femme sulfureuse va débarquer dans la vie d'un homme normal et va complètement la changer. L'autre va se laisser faire par amour pour elle.
Quel est l'intéret du film? Peut être ses scènes érotiques avec la belle Béatrice Dalle? Ben non parce qu'il y en a pas assez. Peut être l'histoire d'amour entre les deux personnages? Les film d'amour nous montrent souvent la rencontre entre deux êtres et ne montrent pas leur cohabitation. Ici on voit un couple normal, ils s'engeulent, elle pète souvent les plombs, ils baisent, ils rèvent de gagner de l'argent, ils sont heureux dés fois aussi. Le personnage joué par Béatrice Dalle est assez compliqué, elle est impulsive, doublée d'un fort caractère qui pique des crises de folie, c'est une taré très bien interprétée par la miss. Le film est une définition à lui tout seul des termes amour passion et amour fou.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 janvier 2013
37°2 le matin (" betty blue "en version anglaise) est un chef-d'oeuvre de jean jacques beineix , réalisateur très engagé et assez underground mais qui reste un pilier du cinéma français. il est à noté que ce réalisateur est dans la lignée d'un luc besson. le film est superbe, déjanté et parle avec des images inoubliables de " l'amour fou" , sans limites et destructeur. les acteurs et actrices sont géniaux, le scénario prenant et violent à certains moments . on entre vraiment dans l'intimité des personnages, tant sur le plan physique que psychologique mais on sait dès le départ que cette passion va mener à la folie . le drame de betty et de zorg c'est justement de ne pas pouvoir fonder une famille ..... ce qui est quelque part injuste mais qui peut être aussi une logique de la nature car la maladie mentale ronge betty. je ne vous en dit pas plus, le film est à voir et à revoir ( et à avoir dans sa vidéothèque bien sûr)
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 avril 2019
Film dur. Excellents acteurs. Une esthétique très soignée. Privilégier la version de 2h car celle de 3h est inutilement longue.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 juillet 2009
un très beau et grand film rempli de sensualité, de poésie, d'émotion, un refus de la vie banale, une révolte de classe, la volonté continuelle de bouger, de vivre la vraie vie; un film trop souvent résumé à l'apparition de femmes dévétues et de scène de sexe...
toriyazaki
toriyazaki

5 abonnés 68 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 août 2014
37°2 le matin évoque instantanément pour la majorité des hommes, un inaugural plan séquence d'une rare puissance jouissive dirons-nous...Mais même s'il est vrai que Béatrice Dalle et Jean-Hugues Anglade rivalisent quant à savoir qui aura le plus de plans dans lesquels ils apparaissent nus, ceux-ci ne sont absolument jamais gratuits et servent à mettre en exergue leur passion amoureuse remplie de naturel, de férocité mais aussi de haine.Dans une première partie légère, les deux protagonistes vivotent dans une espèce d'insouciance que le réalisateur Jean-Jacques Beineix nous offre sur le ton d'une comédie dans laquelle il semblerait que finalement rien ne pourrait venir gâcher ce bonheur conjugal... On a alors affaire à une espèce de représentation de l'adage « vivre d'amour et d'eau fraîche » parsemée ici ou là de quelques coups d'éclats du personnage de Béatrice Dalle, Betty, qui permettent de casser le rythme languissant de leur routine.Et puis le métrage change radicalement de ton, devenant par la même beaucoup plus grave. Betty, qui passait pour être jusqu'ici juste un brin lunaire se transforme finalement en une femme complètement hystérique et Zorg (Anglade) lutte de patience et d'amour pour tenter de garder un pied dans la réalité et non dans le chaos total vers lequel l'entraîne inexorablement sa passion dévorante pour Betty.Mais finalement, cette deuxième partie s'enlise quelque peu dans un climat apathique qui dénature avec la frivolité du départ et plombe un film qui se regardait jusque là avec un réel plaisir.On retiendra par contre un jeu d'acteur sensationnel, éblouissant et d'une intensité charnelle phénoménale de notre couple principal qui livre ici sans aucun doute LA performance de leurs carrières respectives.
Eyeswideopen
Eyeswideopen

5 abonnés 42 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2025
Betty, cas indécent, rend ce 37,2 incandescent. Autopsie de l’amour fou. Anglade et Dalle enflamment la pellicule.
Freeppy
Freeppy

4 abonnés 40 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 août 2010
Un film à l'intrigue qui vous tient en haleine jusqu'au bout. Un film de temperatures aussi: Beatrice Dalle n'a pas son pareil pour vous faire passer du chaud au froid mais et là je met un gros MAIS: les personnages sont peu crédibles, le scenario sans queue ni tête et les dialogues ennuyeux comme une salle d'attente de dentiste. Du coup
il reste les paysages et la musique et on se demande si on aurait pas mieux fait de regarder Ushaia. Par contre il y a quelques scenes humoristiques d'ou l'allusion au thermomètre dans le titre. A voir par curiosité et pour les fans de Beatrice Dalle!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Trente sept degrés 2 est un de ces films bouleversants dont on ne sort pas intact.
Longtemps après l'avoir vu on reste hanté par cette sublime histoire d'amour qui est universelle.
La passion, les déchirements,les belles tranches de bonheur meublent perpétuellement le film,ajoutons à celà une musique envoutante,un humour tendre et vous
avez là les ingrédients d'un chef d'oeuvre.
Beatrice Dalle ne fait pas que s'imposer:elle porte
littéralement le film par la force de sa beauté,une sensibilité à fleur de peau,un pouvoir émotionnel
toujours présent,un destin dont on pressent qu'il
va être cruel,hélas!

Jean Hugues Anglade est le complément idéal de
l'héroine à la fois attachant,sympathique,lucide
au début et fou d'amour par la suite.
Quand j'ai vu le film voici 20 ans,j'avais jugé
sa performance un peu en retrait par rapport à
Béatrice Dalle la merveilleuse,aujourd'hui je pense après avoir revu le film qu'il parvient finalement
à tenir le choc.
Jean Jacques Beineix frappe un grand coup avec ce
film magnifique qui connaîtra (et c'est assez rare
pour un film français)un succès mondial mille fois
mérité et fera de Beatrice Dalle une star demandée
par les plus grands réalisateurs.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 janvier 2011
Un film fort sur une relation passionnelle qui aura marqué les années 80 tout en révélant Béatrice Dalle, à qui le rôle de Betty va décidément comme un gant. 37°2 avait à l’époque réussi à dépoussiérer un certain cinéma français pépère, en s’inspirant de la mode des vidéo-clips où les couleurs étaient saturées à l’envi. C’est malgré tout efficace et ça se laisse regarder (c’est tout de même Beineix et Beineix aime le cinéma, ça se voit !), mais la poésie légèrement clinquante des images semble se faire au détriment de la spontanéité du propos, même si Dalle est suffisamment sincère pour faire passer de l’émotion. Du coup, on pourra dire que c’est daté mais c’est certainement ce qui fera le charme du film pour les nostalgiques de ces années-là. Et puis il faut quand même rappeler que c’est 37°2 qui a lancé la mode de la Tequila frappée et du Chili con carne en France, et ça c’est pas rien !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 2 janvier 2012
Des acteurs virtuoses, un script sur le fil qui verse assez peu dans les stéréotypes, assez peu de maniérisme ou de complexes twists inutiles, 37, 2; plus qu'un film-phénomène ou qu'une énumération de clichés catalogués, est l'un de ces rares polars de qualité qu'on aimerait voir plus souvent en dépit de ses longueurs, et qui pourrait encore aujourd'hui donner, par ailleurs, bien des leçons à beaucoup. Entre Zorg et Betty notre coeur balance même dans la version longue. Beau mélo...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 mai 2012
Un film traitant d'une histoire d'amour à la fois destructrice et passionnée et très érotique même.
Tout se joue entre nos deux amoureux: une jeune fille névrosée et un homme perdu, sans but.
Un film culte.
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