Dans les premières minutes, Beineix se laisse aller dans son esthètisme qui permet de temps en temps une belle image mais qui est surtout à deux balles, et on se demande (à tort il est vrai !!!) si Béatrice Dalle dans son premier (et dernier !!!) grand rôle n'en fait pas des tonnes dans l'hystérie. Et le film en fait parfois un peu trop dans l'apoilisme. Mais au fur et à mesure que celui-ci avance et qu'on comprend que le personnage de Dalle est en fait en train de sombrer peu à peu dans la folie, on se laisse prendre. Le cinéaste oublie son esthètisme ou alors c'est le spectateur qui l'oublie grâce au côté "amour passionnel et destructeur" de l'oeuvre, peu commun dans le cinéma français. Le film finit même par trouver une pleine puissance dans la séquence dans l'hôpital, très éprouvante, et dans la dernière, celle avec le chat, très forte. Une oeuvre pas totalement maîtrisée, qui n'évite pas les longueurs, mais qui est indéniablement intéressante pour son histoire d'amour.
Le genre de films qu'on regarde en cachette à l'adolescence pour ses scènes d'amour non simulées, mais quand on saisit vraiment ce qu'il y a au bout, c'est une overdose de sensations, qui s'est finie dans mon cas par un torrent de larmes.
Parfois, on tombe sur des films qui changent votre vie. 37°2 le matin est incontestablement de cette race de films qui créent un précédent.
Béatrice Dalle y est juste sublime. Sa prestation est formidable et elle joue divinement la névrosée.
En général, il me faut un film pour juger du talent d'un acteur. Mais elle a réussi à prouver sa valeur sur un seul plan (1:11:41 dans ce film).
La musique y est superbe et la réalisation est soignée (travellings nombreux mais pas inutiles).
Lors de sa sortie en salles dans les années quatre-vingt, le public a facilement su se retrouver à travers les deux jeunes personnages vivant leur histoire d'amour passionnelle avec un zeste de rébellion et de désinvolture. Si aujourd’hui, 37°2 le matin plein de légèreté a pu perdre son statut de film culte, le mélange mélodieux de sensualité, d'humour et d’agressivité qui alimente la relation fusionnelle que mènent les personnages qu’interprètent avec brio Béatrice Dalle et Jean-Hugues Anglade continue à la rendre passionnante à suivre. Ajoutez à cela un casting bien garni (de Gérard Damon à Vincent Lindon), une musique mémorable et une remarque photographie solaire, alors vous réaliserez à quel point Jean-Jacques Beineix a signé une œuvre parfaitement abouti qui a mériter de rentrer dans les annales du cinéma français.
Malgré le côté excessif des personnages, du scénario et de certaines scènes, le film dégage une force incontestable grâce à cette relation parfaitement sublimée et extravagante. On ne peut être indifférent à cette quête éperdue de Betty qui sombre inexorablement et ces instants de magie qu'elle vit avec Zorg, écrivain non reconnu. Une réussite parmi les navets de l'époque et qui reste un beau film.
Dans la version longue, Philippe Djian n'a pas été trahi Superbe film que j'ai dû regarder 5 fois déjà J'adore les histoires d'amour qui finissent mal et encore plus quand c'est la folie qui l'emporte
Film culte s'il en est , 37 °2 marquait l'avènement d'une jeune actrice inconnue , béatrice dalle, qui devint suite à ce film une icone. Beineix , après certains films controversés tels diva , fût porté aux nues, mais ne confirma pas ce coup d'éclat .
Un pur chef-d'oeuvre,un monument du cinéma,un film culte.Un drame bouleversant et sublime de Jean-Jacques Beineix.Une histoire belle,touchante,bouleversante,sublime qui vous emporte avec elle,une mise en scène méticuleusement magistrale,Béatrice Dalle est extraordinaire de ce role,Jean-Hugues Anglade est parfait,la musique est sublime et fait sortir quelques petites larmes et la photographie est superbe.De loin,le meilleur film de Jean-Jacques Beineix.Une leçon de cinéma,chapeau Beineix !
Passion, amour, folie, sexe, écriture, amitié, voyage….attirant, alléchant, plaisant, intense…agaçant, grotesque, trop extrême, trop criard. Deux aspects, une multitude de ressenti pour trois heures d’un film qui, finalement, reste dans un coin bien précis de la mémoire : l’hésitation.
Comment donner une vraie critique a ce film ? A la première vision, vers seize-dix sept ans, l'extase à l'état pur. A la seconde, quelques années plus tard, j'était a la limite de la gerbe. L'idée est bonne, c'est bien foutu, les acteurs sont excellents (surtout Béatrice D, qui me met la larme à l'oeil a certains moments) ... mais, dans le fond, quatre vingt pour cent des scènes, telles qu'elles sont écrites, manquent de crédibilité et de naturel, dans le genre "vraie-fausse nouvelle vague". Le personnage de Betty passe dans la lourdeur de fofolle à folle tout court, et globalement, c'est plus que long ... sans parler d'une fin complétement absurde. Bref, ça ne me dit plus chose ... mais ça reste quand même à voir, au moins une fois.
Un film à l'intrigue qui vous tient en haleine jusqu'au bout. Un film de temperatures aussi: Beatrice Dalle n'a pas son pareil pour vous faire passer du chaud au froid mais et là je met un gros MAIS: les personnages sont peu crédibles, le scenario sans queue ni tête et les dialogues ennuyeux comme une salle d'attente de dentiste. Du coup il reste les paysages et la musique et on se demande si on aurait pas mieux fait de regarder Ushaia. Par contre il y a quelques scenes humoristiques d'ou l'allusion au thermomètre dans le titre. A voir par curiosité et pour les fans de Beatrice Dalle!