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vivaBFG
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5,0
Publiée le 11 juillet 2022
Que dire devant un tel monument! On peut facilement mettre 5 étoiles car : Le scénario est tout simplement génial en associant le western traditionnel et la comédie, tout en restant très sérieux. Deux grands acteurs qui se donnent la réplique Et UNE musique! Elle colle au film comme un chewing gum sous une chaussure, elle vous prend aux tripes, elle vous aspire dans le film, et quand vous l'entendez sans les images, vous la reconnaissez instantanément. Quelle puissance! Ce film doit être vu par tous tant il est un marqueur dans le cinéma mondial.
"Mon nom est Personne" tente de s'imposer dans un autre style par rapport à ce qu'avait fait Leone. Car ci ce dernier avait recours à certaine pointe d'humour qu'on pourrait dire "du far-west", on esty confronté ici à une vraie farce qui serait plutôt issue de la Commedia dell arte. Malgré les pitreries de Terrence Hill, il faut reconnaître que le film est un peu laborieux par moments. En fait la première et la dernière demi-heure me semble les plus intéressantes, mais étant donné qu'il n'y a pas vraiment de scénario, on a tendance à s'assoupir. "Mon nom est Personne" reste quand même amusant et original.
Parfois considéré à tort comme un film de Sergio Leone, " mon nom est personne " s'il reçut à sa sortie un accueil enthousiaste du grand public, ne connu pas le même engouement de la part de la critique professionnelle, beaucoup plus réservée à son endroit.
Certes, le nom de Leone apparut lors de la promotion du film " leone présente..." et le spectateur peu attentif tomba parfois dans le panneau commercial. Non, Leone ne réalisa pas " mon nom...".
Leone se brouilla d'ailleurs avec le réalisateur Tonino Valerii pour ce manque de loyauté et ne reconnut jamais sa paternité sur le film.
Il est vrai que Leone participa au scénario et tourna même deux scènes selon la documentation.
Si la première partie est une agréable surprise et tient la route, ce n'est plus le cas de la seconde beaucoup moins réussie et finalement un peu décevante.
Certaines scènes sont même totalement ratées ( je pense à celle qui se déroule dans une "maison de la mort " attraction foraine avec les glaces dédoublées.)
Au plan de la distribution Henri Fonda surclasse Terence Hill, sur tous les plans, bien que l'acteur italien ne démérite jamais.
A titre personnel, je trouve que le côté comique et facétieux et systématique du personnage de Hill, voisin de celui de Trinita incarnés par ce dernier, n'est pas toujours du meilleur goût.
Ceci dit " mon nom est personne " s'il est largement supérieur à beaucoup de "westerns spaghetti" ne peut pas se comparer avec les westerns de Leone.
Toutefois, même si ce n'est aucunement un chef-d'oeuvre, ni même un très bon film, il vaut sans aucun doute la peine d'être vu, ne serait-ce que pour sa première partie et pour, en creux, constater la différence entre un immense cinéaste (Leone) et un metteur en scène poussif et de second ordre ( Valerii)
Un film énorme ! Il y a l'intelligence du scénario, construit sur les rapports maître-élève et le passage de relais entre deux générations. Il y a l'humour omniprésent et qui (comme Hill et Fonda avec leurs colts) fait toujours mouche. Il y a l'hommage aux grands anciens du western (Peckinpah et sa Horde Sauvage en tête). Il y a la qualité d'une mise en scène qui parvient à réconcilier le pastiche et le spectaculaire. Il y a la musique d'Ennio Morricone, géniale. Et il y a deux acteurs qui portent le film : Terence Hill, pour une fois bien employé et dirigé, et Henry Fonda... évident, tout simplement. Un grand film, qui marque aussi comme la fin de l'époque des grands westerns. Mais comme le dit Personne, "c'est une fin qui a du style" !
"Mon nom est personne" reprend toute la trame et le style du western spaghetti des années 60-70, sans apporter son petit grain d'originalité. De l'introduction ultra-traditionnelle avec l'agression ratée du héros par une bande de bandits patibulaires, les duels au révolver et même la scène avec le vieux gâteux à barbe blanche, tout n'est que reprise de ce qui a été déjà été montré par ailleurs. Et au milieu Terrence Hill fait du Terrence Hill avec sa rapidité pour dégainer les pistolets et les gifles (l'humour en moins par rapport à ses films avec Bud Spencer). Cela reste cependant un western regardable mais avec un scénario beaucoup moins passionnant que dans les chefs d’œuvre du genre. L'assistant de Sergio Leone qui réalise une pâle copie d'un Sergio Leone en somme.
Ce n'est pas vraiment une comédie, pas vraiment sérieux... J'ai été le cul entre deux chaises et je n'ai au final pas vraiment aimé le film. Peut-être en le revoyant un jour en sachant à quoi m'attendre l'aimerais-je mieux, au vu des critiques entousiasmes?...
"You ever heard the story about the little birdy ?"
Coscénarisé et coréalisé en partie par Sergio Leone, Fulvio Morsella et Ernesto Gastaldi étant également crédités à l'écriture et Tonino Valerii, seul nom à la réalisation, il est difficile de savoir si Mon Nom Est Personne est une parodie ou un hommage aux westerns, tant le film alterne le sérieux, voire le légendaire, en la personne de Jack Beauregard/Henry Fonda et le drolatique, avec quelques scènes cultes, en celle de Personne/Terence Hill. On notera que la musique d'Ennio Morricone emprunte les mêmes chemins parallèles, singeant la Charge des Walkyries (Wagner) et posant les premières notes de ce qui sera la BO des Incorruptibles (Brian De Palma, 1987)
Quoi qu'il en soit, 52 ans après sa sortie, l'un des chefs d'oeuvre les plus aboutis du western spaghetti (enrichi de haricots au lard) en ce qu'il mélange à la perfection les décors et la dramaturgie propres au western et farce à l'italienne, sketchs salement humains et mimiques grotesques inclus, n'a pas pris une ride et délivre un message qui vient bien au-delà de ce qu'il raconte.
Il fallait oser le mélange des genres et c'est une sacrée réussite.
Franchement décevant vue sa réputation. Terence Hill pénible comme d'habitude, Morriconne en-dessous de tout, un scénario confus et mal traité malgré des bonnes intentions, un humour inégal et souvent lourd ou grossier, des citations filmiques trop appuyées, un rythme aux lenteurs complaisantes, le tout faisant décrocher ponctuellement, puis définitivement du film. Une parodie volontaire des westerns spaghetti qui ne fonctionne pas malgré quelques bons moments, et qui reste au final négligeable.
Il mio nome è Nessuno est une longue, très longue pantalonnade qui se propose de revisiter avec humour et lourdeurs le genre du western, dont il parodie les codes dans le prolongement des films de Sergio Leone. Et si l’on trouve à s’amuser, c’est en raison des trouvailles gagesques plutôt réjouissantes : un concours de tir organisé dans un saloon impressionne par ses ralentis sur les verres qui explosent et par la synchronisation des frappes, des combats proches du cartoon avec bruitages et coups répétés. La partition musicale que signe Ennio Morricone revendique un décalage tonal et mélodique savoureux, quoique utilisé ad nauseam. Malgré cela, comment ne pas s’ennuyer devant un spectacle aussi sûr de soi et autosuffisant qui retarde à outrance l’intrigue sans jamais combler ce freinage de fulgurances de mise en scène ou de cinéma ? Les petits sketchs se succèdent comme réglés sur mode automatique, ils viennent remplir un scénario troué de balles qui n’atteint jamais l’abstraction rugueuse d’un Django (Sergio Corbucci, 1966) ou le burlesque sympathique de Lo chiamavano Trinitàes (Enzo Barboni, 1970). Esseulé, Terence Hill perd de sa superbe et semble conscient que son jeu parodique tourne à vide ; il trouve en Henry Fonda un adversaire mémorable mais trop artificiel. Un divertissement inégal qui ne vaut que pour quelques réussites locales.
Champ de bataille entre un Sergio Leone producteur et scénariste ayant coupé les ponts avec le western et un Tonino Valerii désireux de se détacher de son maître, il faut analyser en profondeur Mon nom est Personne pour deviner qui était le véritable cerveau. Sergio Leone a beau n'avoir réalisé que deux scènes (dont une blague pipi) dans un film à la mise-en-scène moins soignée qu'à l'accoutumé, Mon nom est Personne est si intimement connecté à son cinéma qu'il est difficile de lui retirer cette paternité. Le père du western-spaghetti répond du genre qu'il a lui-même popularisé et créer donc une oeuvre à la limite de l'auto-parodie sans pour autant renier ses principes et ses thématiques chers. Entre un héros fantasque et aucunement désabusé qui n'a littéralement pas de nom et un Henry Fonda incarnant un ancien justicier ne rêvant que de tourner le dos à son passé, se questionne une philosophie sur ce qui fait une légende dans l'Ouest vouée à disparaître. Mon nom est Personne est un métarécit. La fin d'une époque pousse un ancien admirateur sans identité à pousser son idole à terminer un dernier exploit pour lui permettre de renouveler une image éclairante en devenant à son tour un mythe, même si la légende est autant une renommée qu'un fardeau à porter et qu'il faut transmettre à d'autres pour lui permettre de se renouveler. Tout comme le western a dû renaître et doit à nouveau renaître pour perdurer. Une théorie plus que pertinente une fois enrobée dans les multiples sous-entendues tels que les références à d'autres chef-d’œuvres du genre, le ton beaucoup plus léger et un Ennio Morricone qui se caricature mais qui continue pourtant de sortir des partitions tout aussi iconiques. Mon nom est Personne est un métarécit tant sur le réalisateur que sur les histoires qu'il a raconté. Un magnifique baroud d'honneur avant d'en finir définitivement pour le cinéaste.
Le rôle le plus délirent de Terrence Hill à n'en pas douter. Le ton caricatural mais fidèle au western donne au film une ambiance familial humoristique savoureuse. On sent que le bon vieux Sergio Leone a pris du plaisir à faire ce film et on entre sans problème dans le film le plus drôle de l'année. 4/5 Voilà qui est dit!
"Quand tu ne sera plus personne et que tu sera quelqu'un, viens me revoir"...
Une superbe auto-parodie signée Sergio Leone, l'un des plus grands réalisateurs de film de l'histoire. Même s'il ne l'avoue pas, il a tourné la plus grande partie du film... Ce film comme certains l'ont déja dit, est la façon qu'a trouvé Leone de terminer son oeuvre "western", face aux parodies de Terence Hill... Et on ne regrettera pas cette idée qu'a eu Leone, car c'est un pur moment de plaisir que de regarder ce film. La musique est géniale. Elle se voulait parodique, mais elle reste signée Ennio Morricone et est tout simplement fabuleuse. Le jeu de Henry Fonda est grandiose, et le voir dans ce film et dans "Once upon a time in the west" m'a donné envie de voir ses anciens western ^^ Quant à Terence Hill, il a une prestance et réussit à ne pas avoir l'air effacé face à Fonda... Il en résulte un grand film, très drole, très beau, et avec une fin très... nostalgique... La fin des western à la Leone... magnifique...
"Essaye de retrouver un peu de ces rêves qui nous habitaient, nous autres de l'ancienne génération, même si tu t'en moque, nous t'en serons reconnaissants. Au fond, on était des sentimentaux. En ce temps l'Ouest était désert, immense, sans frontière... On croyait tout résoudre face à face d'un coup de revolver, on y rencontrait jamais deux fois la même personne... Et puis, tu es arrivé. Il est devenu petit, grouillant, encombré de gens, qui ne peuvent plus s'éviter"
Je n'avais pas vu de western de Sergio Leone depuis que je suis tout petit et je n'en ai aucun souvenir. Là j'ai regardé Mon nom est personne et c'est une excellente surprise : certains gags fonctionnent très bien, et la mise en scène de Léone avec la musique de Morricone font que le film est toujours passionnant à suivre, il n'y a pas une longueur dans le récit malgré un scénario loin d'être inoubliable. Il en ressort un film épique, drôle et stressant, je recommande !
Pas le meilleur western, mais pas le pire non plus. Le duo Terence Hill/Henry Fonda rappelle les comédies Spencer/Hill mais fait mouche dans une réalisation typiquement léonienne : rythme haletant, caméra toujours virtuose, photographie impériale. Se rajoute une touche de narration pas désagréable. Tonino Valerii engage (comme par hasard !) Leone au scénario et Morricone à la musique. Ce dernier fait des ravages quand il adapte Wagner ! Une bonne comédie qui rappelle que l'Ouest est une légende (encore) vivante...
Chef d'oeuvre, j'ai encore pris mon pied comme pas possible devant un western, j'aime vraiment ça et je vais continuer dans cette voie. Tout m'a absolument conquis dans ce film, des acteurs aux musiques, des images à l'humour. J'ai été une fois de plus pris dans l'ambiance, les décors, les dialogues, et surtout ces scènes très Leoniennes (Sergio Leone qui a d'ailleurs participé au film pour quelques scènes et pour le scénario) dont je vais vite devenir fan. Je pense notamment à ces plans sublimés par la musique gigantesque du génie Ennio Morricone, qui m'a encore filé des frissons pas possibles (la scène où Henry Fonda attend derrière les rails pour affronter une centaine d'hommes est un pur bonheur cinématographique). D'ailleurs, le film m'a permis de découvrir Henry Fonda dans autre chose que 12 hommes en colère, et ça m'a fait plaisir. Contrairement à plusieurs spectateurs, je ne l'ai absolument pas trouvé terne et j'ai franchement adoré son rôle. Quand à Terence Hill, je ne le connaissais pas beaucoup mais nul doute qu'il excelle dans ce film, dans le rôle de Personne. Ses dialogues et faces à faces avec Henry Fonda sont jouissifs, je pense plus particulièrement à leur première rencontre (lorsque Jack Beauregard regarde Personne pêcher "à la mouche"), mais surtout à leur deuxième, lorsqu'ils ne cessent de se tirer dans le chapeau. Bref, film culte avec des dialogues cultes (l'histoire qui petit oiseau qui criait dans la merde) et des scènes savoureuses, j'aime et j'en redemande !