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hugekokot
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1,5
Publiée le 27 juillet 2014
Le style Kusturica, il faut aimer... moi j'aime pas. Ce film part dans tous les sens, c'est trop bruyant, trop loufoque et parfois à peine crédible, comme spoiler: les 2 grands-pères qui ressuscitent à la fin . Je comprends qu'on puisse apprécier ce style, mais moi je n'accroche pas.
Baroque, frappadingue, drôle, loufoque, réjouissant, électrique, Chat Noir Chat Blanc est lun de mes films fétiches, je laime, je laime à mourir, cest un sentiment que jai besoin dexpulser, de canaliser. Rarement un film ma fait un effet pareil, la folie serbe y est omniprésente, aucun moment dramatique ou tristounet y est abordé, les moments de surprises exaltantes ne sont pas rares. Jai du mal à trouver les mots justes pour en relater, car pour courir le voir et laimer, les critiques des autres ne suffisent pas, seules les scènes peuvent rapidement déclencher des émotions, et on ny reste pas insensible, peut-être dérouté par le côté déluré Impression qua ressentie my mummy, qui na vu que 6 minutes du film et cela lui a apparemment suffi Alors autant exploser de rire seule, en pyjama, durant un après-midi dété un peu dur à imaginer, mais ça lfait lol.
Ce bon vieux emir...ni si bon ni si vieux, car aprés tout c'est un vieux singe qui n'apprend plus rien de personnes, le voilà autonome, en roue libre. Je suis content de m'en rendre compte. A temps, car ce chat vient à une période particulière de son cinéma, un tournant et une pause qu'il n'a pas fini de rejouer. Tout est bon dans le chat et dans le gitan. A son habitude Emir conjugue picaresque, situation sortie d'une panoplie d'hystérique, fantasmes et imaginaire envahissant. Les idées voilà ce que vend ce cinéma. Un vieil et éternel bric à brac d'idées. Sont-elles interessantes? force est de reconnaître que...non. Ce grand styliste tiré sa force de la subtilité (Papa est en voyage...) d'un sens du lyrisme (Le TEmps des...), ou de la métaphore poétique(Arizona Dream,Underground)et ne se sacrifier pas facilement sur l'autel de ses obsessions, car ses films débordaient d'un sous texte d'une grande étendue. Underground se permet d'être un film de guerre, une parabole sur le cinéma et sa mystique, l'épopée d'une Serbie en proie à son passée, et un grand saut poétique et profond. Le retour de kusturica sonne faux sur ce chat noir, ou la pleine beauté d'une grande clairvoyance du Temps des Gitans s'est dissipée, au profit d'une echappée burlesque réussie mais décevante. Ce changement de style s'accompagne d'intentions moins nobles surtout s'il fait sens à la suite essouflé de sa carrière. La vulgarité du film injustifiée (un vague fantasme) semble se complaire à aligner des scènes protocolaires, extrémement spectaculaire, et emir frôle le néant pour mieux parfaire la forme luxueuse de son film. L'oeuvre n'a aucun vertige, n'echappe pas à la pesanteur et devient une anectode fumante qui multiplie les clins d'oeil commerciaux. Le style se fait procédé et c assez terrible. Bien sur le pire arrive et chat noir montre que kusturica à rejoins ce grand vigneron de coppola qu'il critiquait tant. Il est devenu un chef d'entreprise qui a fait une véritable OPA sur le cinéma.
Aimer ce film avait pour moi tout d'un vrai miracle. Parce que ceux me connaissent ne serait-ce qu'un petit peu savent tout le manque de goût qui est le mien à légard de tout ce qui concerne les gitans. "Chat noir, chat blanc" : à ce jour le film le plus connu et le plus estimé de Kusturica. Est-ce pour autant un grand film ? Je réponds non sans hésiter. Et pourtant, tout était là pour qu'il en soie un. Des personnages qui ne manquent pas de personnalité (le parrain Grga, c'est quand même quelque chose), un rythme vif, des dialogues qui claquent bien comme il faut et des acteurs qui ne manquent pas de verve. Mais... Pourquoi aime-t-on Kusturica ? Pour son style volontairement foutraque. Mais il arrive que, même venant de lui, ce soit de trop. Et à ce titre, la dernière partie du film en fait de trop et devient lourdingue. Très bon film bien entendu, mais il était appelé à être plus que cela.
"Chat noir, chat blanc", c'est du grand n'importe quoi jouissif. Comme pour "Le temps des gitans" la mise en place est un peu poussive et on a du mal à voir où Kusturica veut nous conduire, mais une fois l'introduction passée, que l'univers et les personnages sont en place, ce n'est qu'une succession de délires bordéliques réjouissants où Kusturica se paie même le luxe de s'auto-parodier. Et ce sans limite fait du bien et fait de "Chat noir, chat blanc" un film qui ne ressemble à aucun autre. Beaucoup moins fort et poétique que "Le temps des gitans", le but de ce film n'est pas d'émouvoir mais d'amuser et Kusturica y parvient parfaitement, jamais on aura vu un mariage aussi drôle au cinéma.
Rarement l’expression joyeux bordel n’a aussi bien convenu à un film. Chat noir Chat blanc est un film excessif dans tous ses aspects, délirant et d’une grande générosité. Du coup quand il se rate il ne fait pas semblant mais quand la magie opère cela donne des moments merveilleux comme la scène de danse du personnage de Dadan au mariage de sa sœur qui est directement entrée au panthéon de mes scènes de danse favorite. C’est un film poétique, presque naïf avec des personnages magouilleurs, haut en couleur mais toujours d’une désarmante sincérité ce qui fait qu’aussi absurde pouvaient être certaines situations j’étais toujours à fond dedans. Alors oui, ça en fait des caisses c’est par moment trop, mais ça donne tellement qui c’est dur de lui en vouloir.
Dix ans après son superbe Temps des gitans, Emir Kusturica s’intéressait à nouveau à la communauté gitane avec Chat noir, chat blanc (1998), avec son lot de personnages délirants – ici, les grands-pères aux dents en or et aux tenues improbables tiennent le haut du pavé. Dans une mise en scène survoltée, où tous les personnages semblent être en mouvement, tout le temps et dans tous les plans, ce film de saltimbanques raconte des histoires de vilaines arnaques et de mariage arrangés (et donc malheureux). Porté par une musique géniale du No Smoking Orchestra, le groupe de Kusturica lui-même, Chat noir, chat blanc tombe parfois dans la bouffonnerie et le grand-guignolesque. Il n’empêche que ces histoires du bord du Danube portent en elles une telle énergie, une telle folie, qu’on aimerait s’y replonger quelques heures de plus.
Le sujet de Kusturica peut se résumer facilement. Sur les bords du Danube, théâtre de trafics petits et grands, et surtout désopilants, le dénommé Matko s'allie au mafieux Dadan pour s'approprier des wagons remplis d'essence et se retrouve dans l'obligation de marier son jeune fils à la soeur du truand. Il n'y aurait pas de quoi faire un film de deux heures si Kusturica ne greffait sur ces deux faits principaux quantité de personnages farfelus, burlesques, truculents, irréalistes enfin. Car, si le microcosme gitan, vu par un cinéaste "naturaliste", aurait normalement dévoilé des situations sordides en raison de la pauvreté et des activités crapuleuses de gangs, il introduit ici, sous l'effet de l'exubérance chaleureuse et comique du cinéaste, une farce drôle et inventive. Au milieu d'un bric-à-brac inimaginable, l'agitation des personnages et les affaires de familles initient des péripéties et des situation comiques insolites, où l'incongru confine parfois à la poésie, où l'extravagance prend par moments des accents felliniens. Le film est une comédie sans équivalent tant par son contenu que par sa forme; c'est un délire baroque où les idées et les figures comiques -dont, déjà, la physionomie est cocasse- fusent sans temps mort.
Dans ces chefs-d'oeuvre du Cinema mondial qu'il fait bon de retrouver , car à ,chaque vision , apparait une multitude de détails délicieux qui nous avaient échappé tant le rythme est fou , le sujet délirant . Ah le fantastique Cinéma de Kusturica ! et là sa plus belle réalisation : Chat noir chat blanc Le Parrain version Tzigane ! Affreux sales et méchants version ... Affreux ? aucunement : que les yeux sont beaux chez les "Sans Dent" ! Sales ? qu'est ce qu'ils ont à toujours se laver , se pomponner , à s'essuyer ...avec les oies blanches .Méchants ? même les truands sont gais , emplis d'Amour ! Un tourbillon éffréné , un délire de gaité et de trouvailles constantes , un foisonnement coloré d'oies , d'animaux divers , de personnages dansants , le tout lié à la sauce musique Tzigane ! Là où Tony Gatlif se plante souvent car il est acide , brutal , souvent triste dans sa vision du monde , Kusturica est constament positif , ses personnages chantent , dansent , sourient à chaque instant . Que du bonheur dans cette vie tourbillonnante d'Amour ( ah enfin , contrairement aux scénes de sexe si abondantes dans le cinéma actuel où l'on frise (!) peu à peu l'entrée du Cabinet de gynecologie....cette inoublable scene d' Amour dans le champ de tournesols ! De cette Castafiore qui est ....le clou du spectacle (!) à tous les incroyables personnages à qui Kusturica semble porter un profond Amour , dans cette vision si personnelle de notre monde , tout est bonheur .
Plus grand succès public du cinéaste Bosniaque d'origine Serbe Émir Kusturica ( deux palmes d'or à Cannes), il obtint le lion d'argent à Venise (1998).
Après sa seconde palme d'or ("underground" 1995) son relatif insuccès public, la contestation du film par des membres éminents d'une partie du cercle intellectuel hexagonal ( la guerre en ex-Yougoslavie battait alors son plein) , Kusturica décide d'arrêter le cinéma de fiction.
Il y revient pourtant avec ce " chat noir, chat blanc" ( la symbolique du titre est sans doute une invitation à rire du pire) en forme de réponse à un de ses principaux détracteurs lors de la sortie de "underground" qui était passé à la réalisation d'un film.
Kusturica reprend ici le côté fantasque, baroque, virevoltant qu'il avait utilisé pour traiter d'un sujet sérieux dans "underground " ( l'histoire tragique de son pays à partir de son invasion par l'armée allemande en 1941).
Mais ici, le sérieux est laissé au vestiaire pour conter le sourire aux lèvres, une histoire d'amour contrariée dans la communauté tzigane, mêlant gangstérisme et traditions.
Je mettrais au crédit de " chat noir..." le choix du casting ( dominé par l'actrice féminine principale), un côté bon enfant, certains gags qui fonctionnent à peu près.
Mais la longueur injustifiée de cet opus du cinéaste serbe, son côté répétitif, le scénario qui prend trop son temps avant d'aborder le sujet principal, ne m'ont pas réconcilié avec ce titre plusieurs décennies après l'avoir revu.
Selon moi, on a ici affaire à l'opus le plus faible du cinéaste dans une filmographie qui propose le meilleur avec "papa est en voyage d'affaires" sa première palme d'or et surtout" le temps des gitans " prix spécial du jury à Venise, peut-être ce qu'il a fait de meilleur (selon moi).
Peut etre je 'ai pas compris l'humour kusturicien mais j'ai tout juste réussi a esquisser un sourire sur certaines scènes. Personnelement ce film m'a paru trop loufoque , trop burlesque pour etre apprécié. L'humour est un peu nul de surcroi (la scène ou dadan tombe dans la merde...). On a l'impression de regarder une bande de fous et les acteurs sont loin d'etre bons . En quelque sorte plus de 2 heures de benny hill ca saoule. L'histoire , quant a elle , reste potable. Sans plus.
Après avoir un temps songé à arrêter le cinéma, Emir Kusturica (pour notre plus grand bonheur !) finira par se raviser en signant "Chat noir, chat blanc", une nouvelle fantaisie créatrice tout droit sortie de ses tiroirs les plus inspirés. Après la douleur de son précédent film palmé, le cinéaste serbe adopte un ton plus léger avec ce nouvel opus. La liberté semble de mise et nous pouvons en admirer le résultat : personnages loufoques, bande son décapante, gags hilarants, rythme enlevé ; il s'agit purement d'un régal de tous les instants. Certes l'histoire n'a pas la même profondeur que celle d' "Underground". Elle n'en possède pas non plus le même coté à la fois tragique et drôle. Mais le plaisir reste plus que jamais au rendez vous.