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Un visiteur
0,5
Publiée le 2 avril 2009
C'est simple de résumer ce film : il ne se passe rien. La caméra peut être fixée sur une montagne, avec vue sur celle d'en face, et on attend qu'un véhicule parcoure tout le chemin d'en face... durée ressentie : un quart d'heure... Ensuite il y a quelques dialogues. Soit ils sont très très intelligents (et je n'ai rien compris), soit... il n'y a pas grand chose à comprendre.
Je ne comprends pas comment on peut encenser un tel film et comment il a pu avoir la palme d'or deux ans avant Pulp fiction qui en est l'antithèse. C'est ennuyeux et je n'ai rien compris (décidément) à la fin. La mise en scène est simpliste autant que l'histoire qui est racontée. En même temps je n'ai lu ni nietsche ni Kant. Peut être aurais je dû ?
Dans un paysage âpre, un homme oscille entre désir de mourir et désir de vivre. Aucun affect, aucune émotion ne sont imposés au spectateur : une sorte d'anti-mélodrame.
Je me suis un peu ennuyé même si certains moments valent le coup d'oeil, surtout à la fin du film où le réalisateur parvient à nous transmettre son message.
Monsieur Badii est un chat de Schrödinger. Est-il mort dans sa boîte, ne l’est-il pas ? Pour Kiarostami la réponse n’a aucune importance. Plutôt il semble très important pour lui de nous communiquer que ça n’a aucune importance. Ce qui compte par exemple c’est la beauté, la poésie de cette vision du ciel de nuit vers la fin du film. Elle est belle car elle est soit la dernière vision de la dernière lune du protagoniste, soit la toute première vision de sa nouvelle vie. Dans les deux cas, c’est un moment culminant, dans les deux cas c’est une image inoubliable pour le personnage et cette stupeur, ce moment grave, charnière, appuyé par le déchaînement des éléments naturels, ruisselle imanquablement sur le spectateur. Qu’importe dans quel sens nous lisons le dénouement de cette scène, elle est belle, lisible à l’envers comme à l’endroit.
Les films de Kiarostami sont souvent de véritables palindromes filmés, ce qui sera quelques années plus tard le sujet principal et assumé de Copie Conforme.
Quoiqu’il en soit, Le Goût de la Cerise, comme ses précédents films, laisse dans l’ensemble un goût assez indescriptible, un charme curieux qui nous touche en général un à deux jours après ingestion, et peut dans les pires cas provoquer une nostalgie des monticules de terres ocres des abords de Téhéran, l’envie d’y retourner…
Un homme a perdu l'envie de vivre. De cette simple prémisse, avec trois fois rien, Kiarostami réalise un miracle de cinéma. La fin est une des plus étranges qui soient. Un film immense.
09/06/2025 Filmothèque Une histoire de renaissance de l’espoir de vie. Propos du dernier homme qui travaille dans le musée : les choses ne changent pas, mais l’idée (qu’on a sur le despoires) changent. Univers de la société irannienne, avec un soldat kurde, un ouvrier de chantier afghan, un jeune seminariaire afghan…. Par contre aucune femme, qui nous démontre également la réalité de cette société régie par le régime islamique.
J'ose pas mettre 1 étoile, en fait je n'ai rien compris à la fin, mais je ne suis pas cinéphile et évite les films en vo habituellement. Là j'ai fait l'effort, j'ai certes été intrigué par moment, mais j'ai du mal à me dire que ce film a eu la palme d'or!
Je ne comprends pas comment ce film a pu obtenir la Palme d'Or à Cannes ! Ce n'est pas ce que j'appelle du cinéma. Très vite, je me suis mis à penser à autre chose, mais lorsque j'essayais de me concentrer sur ce film, il ne s'était rien passé de nouveau : toujours des plans sur un 4x4 qui roule sur des pistes poussiéreuses, d'autres sur le conducteur qui proposent de l'argent ( une forte somme) à des personnes qu'il rencontre et fait monter dans son véhicule. Les dialogues sont creux, inintéressants au possible...On finit par comprendre que cet homme veut se suicider et qu'il cherche quelqu'un qui, moyennant finance, accepterait de l'enterrer. Pourquoi est-il aussi désespéré ? Nous n'en savons rien. On ne peut pas faire un film avec du "rien". Les pseudo intellectuels de "Télérama" ou des "Cahiers du cinéma" se pâment et crient au chef d'oeuvre. Moi, je trouve ce genre de films extrêmement ennuyeux et j'ai un mot plus cru qui me vient à l'esprit !