C'est l'histoire d'une sud-vietnamienne qui habite dans un village de plus en plus tiraillé entre l'influence des vietcongs et les soldats gouvernementaux avec leur allié américain. A subi les affres de la guerre des deux côtés. Viol , grossesse indésirable et a vécu de petits métiers et finalement à rencontré un américain qui l'emmena aux États-Unis avec ses enfants. Encore une vie cahoteuse par la suite avec son mari et une fin tragique pour ce dernier. 13 ans passés , elle visite le sud-Vietnam avec ses enfants, retrouve ce qui reste de sa famille et décide d'être sereine. Film captivant.
Encore un chef d’œuvre d’Oliver Stone. Le Vietnam, les civils ballottés entre Français Américains et Viêt-minh. Une femme au destin (karma) extraordinaire. Film dur et juste. Ce n’est pas un film de guerre, mais un film violent sur les sentiments et le devenir des personnes qui se battent pour garder la tête hors de l’eau tout en essayant de garder leur dignité. Des scènes très dures, explicites mais qui ne traînent pas en longueur. Aucun voyeurisme. Très belles images, de ce pays qui respire la paix et qui a tant souffert.
Film exceptionnel par le génial Oliver Stone. L'image, la musique, l'interprétation des acteurs, tout est prenant. Et pour la première fois à l'époque, la guerre , vu par une civile vietnamienne...
Qu’il est absurde de faire parler les Vietnamiens anglais pour ensuite montrer leur difficulté à discuter avec les Marines! Cette convention malhabile posée, le récit se révèle très ambitieux dans sa volonté d’adapter le récit autobiographique de la vie terrible de Le Ly Hayslip, d’autant qu’il le met en miroir avec celui de son époux. De fait, l’intrigue, doublement originale par sa focalisation féminine et vietnamienne, désire dresser un portrait honnête de la situation des habitants pris en étau entre deux idéologies antagonistes, rendre hommage aux beautés d’un pays saccagé, dénoncer l’inhumanité partagée par les deux camps, peindre l’ensemble des traumas de la guerre, confronter deux cultures étrangères, montrer les difficultés d’une union (mixte) changeant de décor, prouver la force des espoirs amoureux (illusoires). Or, la voix off du premier tiers indique l’impossibilité pour Oliver Stone de raconter ce qui l’intéresse uniquement par l’image, à l’inverse de la suite du drame, dans laquelle les critiques de la société de consommation, du racisme, des préjugés des ignorants, se révèlent par la réalisation. D’ailleurs, la déliquescence du mariage, les changements vécus par l’immigrante, les dangers du mode de vie américain emmènent le film dans un autre genre qu’Oliver Stone maîtrise au moins autant que la partie militaire tout en tissant des liens entre les deux. Or, en dépit des prestations intenses de Hiep Thi Le et Tommy Lee Jones ou des horreurs mises en scène (avec une emphase dommageable dans le discours du frère), l’émotion affleure peu, sinon dans les efforts désespérés de l’héroïne pour sauver son époux par la pureté de la superbe partition de Kitarõ. Different skin, same suffering…