Un film matricielle sur la jeunesse et ses idéaux, qui restitue avec pas mal d'acuité une période post-68 avec des lycéens voulant faire bouger les choses mais confronter aussi à leurs propres limites. On a donc droit à pas mal de portraits de différents jeunes aux caractéristiques très marquées certes mais qui sont aussi parfois nuancées au détour d'une scène, d'un plan ou d'une réplique. Naviguant entre passé et présent, le film est un voyage chargé de nostalgie mais qui est aussi porteur d'espoirs, parfois déçus, sur une bande de potes. Le ton est assez juste quoique parfois trop bobo et centré sur Paris, les acteurs sont par contre tous excellents (sauf peut être R. Duris qui cabotine à plein régime pendant les 3/4 de ses scènes) et surtout, C. Klapisch s'affirme déjà comme un cinéaste au style bien établi, avec son goût pour les cadres dans le cadre et sa façon de sublimer le quotidien. Un film générationnel assez réussi donc, sympathique à voir. D'autres critiques sur
Le péril jeune relate plutôt bien ces années,puisque Klapich n’oublie pas grand chose dans son film,en condensant plutôt habillement les personnages et l'état d'esprit de ceux-ci.
Certes, tout ça part d'un bon sentiment, mais l'ensemble demeure encore un peu mou du genou... Les acteurs ne sont pas mauvais, mais Cédric Klapisch en prenant le pari de la jeunesse à tout prix perd de la crédibilité. Comment imaginer une seconde que les quatre ados coincés dans cet hôpital ont atteint les 35 berges sans prendre une ride depuis les seventies ? Impossible. Quant au scénario, s'il s'efforce de retranscrir fidèlement l'air de l'époque, il manque toutefois cruellement d'originalité... et de force. Romain Duris fait ce qu'il peut, mais son manque d'expérience nuit terriblement à un rôle qui méritait peut-être un peu plus de profondeur. Pas le meilleur film de Klapisch.
Première apparition de Romain Duris au cinéma qui vampirise déjà la caméra on sentait bien déjà à l'époque que ce ne serait pas l'acteur d'un seul rôle. L'histoire est drôle et émouvante.
Tout le monde connaît aujourd'hui Cédric Klapish, désormais célèbre figure du cinéma Français. J'avoue être sensible à sa légèreté, à sa non-prétention, juste une volonté de faire d'honnêtes divertissements pour la famille le tout sur un ton jeune et plus vivant que l'ensemble des comédies Franchouillardes. Si le cinéaste a évolué avec ses personnages (il suffit de regarder l'ensemble de sa filmographie pour observer qu'il s'identifie en plus de s'attacher aux protagonistes qu'il dépeint), un retour aux sources pour nous spectateurs après le pas désagréable mais tristounet "Paris" s'imposait. Ainsi "Le Péril Jeune" intervient-il, comme un film que l'on pourrait qualifier de gamins mais qui possède une verve et une énergie à toute épreuve servant parfaitement de nombreuses situations très "folkloriques". Malgré le synopsis, c'est bien à une comédie et à une pure que nous assistons. Bien sûr, il faudra passer outre les nombreux défauts d'un metteur en scène encore en devenir mais si l'on n'est pas trop regardant sur les incohérences de narration (pourquoi avoir choisi une structure en flash-backs ralentissant le film ?) et que l'on parvient à passer outres les nombreux clichés de la jeunesse soixante-huitarde (je vous laisse le loisir de repérer tous les stéréotypes, vous avez du boulot !), on se retrouve devant un film tout à fait plaisant comportant une paire de gags vraiment très drôles. J'avoue que je me suis maintes fois reconnu (même si je suis encore au Lycée et que je n'ai pas de recul) à travers le portrait de cette jeunesse un peu potache mais qui sonne juste. La nostalgie semble parfois envahir Klapish mais c'est toujours j'insiste avec un grand plaisir qu'il nous assène des scènes hilarantes dans lesquelles se distinguent des personnages très forts. Ils sont émouvants et c'est ce qui fait la principale force du "Péril Jeune", qui s'il n'a rien de novateur n'en demeure pas moins une très bonne comédie comme on aimerait en voir plus souvent. Plus que drôle.
Comédie où on a le plaisir de retrouver Romain Duris ou Vincent Elbaz très jeunes. L'ambiance du Lycée en 1975 (alors que le film est de 1994) est sympathique, notamment parce qu'elle est très marquée par des revendications politiques post-soixante huitardes. Quoi que faisant un peu réfléchir sur la scolarité qui reproduit un même système de classes sociales, ce divertissement reste assez bon, mais pas immémorable.
Un film qui se regarde mais sans plus, dénué de réel amateurisme. Personnellement je me suis pas retrouvé dans ses ados lycéens, mais le scénario est tout à fait plausible. Quelque moments d'humour, mais on oubliera très vite.
un teen-movie des années 1990 se passant dans les années 1970, beaucoup moins cul-cul et plus rock'n'roll que ce qui se fait maintenant, avec de vrais répliques cultes ! Une image réaliste des jeunes de l'époque, un grand moment de détente, par moments tres drôle, mais aussi touchant, avec des acteurs qui s'en sortent (surtout Romain Duris et Vincent Elbaz) et une bande-originale terrible (Steppenwolf, Jimi Hendrix Experience, Franck Zappa, Pink Floyd et plein d'autres !!). Un beau film, tres divertissant, mais aussi moral, qui apporte d'éléments intéressants sur des choses de la vie, le temps qui passe etc. Tres bien ! Vraiment tres bien !
Un film culte, qui plaira n'importe qui, que ça soit ceux qui ont vécu cette période, où aux nouvelle génération qui se reconnaiteront quand même. Un film avec un humour de lycéen sans que ça devienne lourd! A voir absolument!!
C'est lent, profondément inintéressant, sans aucune ambition visuelle ou scénaristique. Les jeunes comédiens sont corrects, mais cette lourdeur enfumée abrutissante donne à l'adolescence toutes ses tares les plus stéréotypées. Pas plat, pas même creux, inexistant.
Dialogues et scènes inutiles. Je l'ai vu il y a 10 ou 15 ans. J'ai voulu le revoir car on le dit culte. Ma première impression était la bonne : Je n'ai pas aimé la première fois, toujours pas la deuxième. C'est ennuyeux et futil malgré le talent certain du comédien Romain Duris. Le film appartient à une génération et une époque. Il est figé dedans et n'en sortira pas, selon moi.
Qui aurait pu prédire que le réalisateur de ce navet donnerait au cinéma français quelques années plus tard l'une de ses plus grandes réussite? Le Péril jeune, film cliché, série AB Production sur grand écran, contient en effet tous les ingrédients de l'Auberge espagnole, mais sans aucune virtuosité. Un film bancal, sans propos...