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Un visiteur
5,0
Publiée le 8 mars 2011
Encore une découverte extraordinaire. C'est lent (très lent), c'est beau, violent, touchant. Peu de mots, juste ce qu'il faut. J'aurai voulu que la lumière ne s'allume pas tout de suite à la fin du film pour rester là à penser, à me poser, dans le silence. Ne lire aucun résumé avant (ni après, probablement) : c'est forcément à côté. A voir. Merci le ciné-club du Buxy.
Très bon film. La multitude de flashbacks, notamment au début, ne facilite pas sa compréhension et cela a joué dans le plaisir que j'ai eu à le regarder. L'esthétique soignée et la réalisation musicale me l'ont tout de même fait apprécier et donné envie de le revisionner. L'analyse du film proposée par un professeur en cinéma à l'issue de ma projection m'a encore plus convaincu. Sans cette intervention, j'aurais sûrement mis 3 étoiles pour le problème que j'ai évoqué, mais je suis certain que je mettrais au moins 4 étoiles si je devais le revoir.
Takeshi Kitano signe ici un beau film. Poétique, mélodramatique, mais pourtant rempli d'une violence sans nom... L'homme-orchestre Takeshi Kitano (il joue, réalise, monte, et peint les peintures du film !) joue son personnage (un policier ultra-violent, et dont la femme est condamnée à mourir) sans expression, mais fait également passer beaucoup d'émotion ainsi. Tous les personnages (le personnage d'Horibe, de l'inspecteur de police et de sa femme Miyuki) sont tragiques et veulent vous faire pleurer. C'est un chef-d'oeuvre à voir absolument !
C'est froid, c'est violent, c'est radical.... Mais pourtant on s'ennuie un peu du style facétieux et gratuit de Takeshi Kitano. Et c'est pourtant sans doute son meilleur film...
Malgré le fait que ce film ne soit pas mon Kitano préféré,il faut avoué qu'il est superbe,qu'au dépend d'une violence omniprésente,la tendresse, l'amour et la mélancolie s'insufflent doucement dans les moindres images et c'est superbement beau. entre les scènes de magouilles,ces petits plans si importants mais si petits,et cette séquence de tableaux mélant les fleurs avec le morphologie des êtres vivants.Même si,c'est vrai,on peut facilement y trouver des longueurs,elles sont remplies par de la beauté distillée à l'état pur,un diamant cristallin qui vous fait passez le temps comme personne!La scène finale est magnifique,magnifique,magnifique! L'apothéose d'un film qui tient du petit chef d'oeuvre!
Doux Amer ... Un chef d'œuvre de construction, d'interprétation, de photo. La musique de Joe Hisaishi (comme pour "Chihiro", et tous les autres grands films japonais) est un régal. De la violence, à l'amour, un voyage doux amer dont le héros connait la destination dès qu'il choisit de devenir Yakusa ... Un GRAND Kitano, reconnu dans le monde entier. A VOIR ...
Ce n'est pas une légende, quand on voit Joe Hisaichi à la composition et Takeshi Kitano, on s'apprête à vivre un grand moment de cinéma.
Hana-bi peut nous troubler de par sa temporalité mais une fois tout en place, on ne peut qu'admirer le charisme et la maîtrise de Kitano.
Le long-métrage insiste sur la dangerosité du métier de policiers et de ses sacrifices (pas la meilleure période pour ce paragraphe, désolé), ce boulot où l'on peut tout perdre en un instant.
Le passé horrible de son personnage peut le faire passer pour un lâche auprès de sa femme malade dans un premier temps mais il vient très vite corrigé ça, et de la plus belle des manières.
La complicité établie avec Miyuki (Kayako Kishimoto) est tout simplement adorable. L'un des points fort de Hana-bi se trouve dans ses transitions, entre douceur et violence.
Ce qui crée parfaitement le décalage entre la voie recherchée par Nishi (Kitano) et celle imposé à son collègue Horibe (Ren Ōsugi).
Horibe nous offre des séquences sublimes, il se réfugie dans l'art, pour adoucir ce récit funeste et nous offre une palette d'œuvres fleuries de bien des manières, magnifique.
Mais aussi des séquences d'un apaisement fou, face à la mer, accompagné de la mélodie d'Hisaichi, du grand Cinéma.
De son côté Nishi, cherche sa voie à travers une brutalité effarante et donne un spectacle sanglant et froid.
Les transitions sont un véritable atout, elles nous accompagnent dans l'avancée et l'évolution de nos personnages.
Si on est heureux de voir enfin Nishi plonger dans le bonheur au côté de Miyuki, ça reste assez amer quand on voit Horibe s'engouffrer dans la solitude.
Le danger causé par les Yakuzas est parfaitement établi, Nishi repousse les limites du possible par amour, faisant preuve de son extrême violence.
On sait aussi bien que lui que ça ne peut tenir éternellement mais il résistera aussi longtemps que sa femme, prouvant encore une fois son amour inconditionnel.
Le final fait parfaitement écho à ce récit, aussi beau que tragique, un véritable crève-cœur.
Il s'agit à la fois d'un film d'amour extraordinaire et d'un film d'action. Il ne faut pas oublier que l'on se situe dans l'univers de Kitano. Les films de T. Kitano sont toujours si touchants et utilisent à bon escient les dialogues et les musiques.
Normalement j'aurai du mettre 4 étoiles il est tout bien,mais je trouve un peu long l'histoire de son collègue handicapé avec ses tableaux.Cette mafia m'a pas l'air bien au top.Et il y a eu grande économie de dialogue et ça me laisse un petit manque mais c'est quand même un grand film.
Parlons maintenant de Hana-bi, le film qui a fait connaître KITANO en occident.
En effet, ce film a été primé Lion d'Or -meilleur film donc- de Venise en 1997. Enfin, Takeshi KITANO est reconnu par ses pairs comme étant un réalisateur à part entière et non pas comme étant seulement un comique burlesque.
Il nous permet aussi, à nous occidentaux, d'admirer une facette supplémentaire du Maître: la peinture.
L'histoire est simple. KITANO interprète Nishi, un policier consciencieux qui ne commet qu'une erreur: laisser son coéquipier Horibe pour se rendre au chevet de sa femme gravement malade.
Lors de son absence, Horibe est très gravement blessé et restera paralysé à vie. Rongé par la culpabilité, Nishi cherche un moyen pour expier ses péchés.
Il emprunte alors à quelques yakusas une forte somme d'argent pour payer à Horibe le set très luxueux de peinture dont il a toujours rêvé et pour emmener sa femme en voyage au Mont FUJI et bord de la plage. Pour ce faire, il quitte la police et laisse tout derrière lui.
Mais voila, il va falloir rembourser...
Je ne vous narre pas la suite, je vous laisse la découvrir par vous même. Néanmois, ce qui est intéressant dans ce film, c'est la transmutation rapide -mais irréversible- qu'effectue Takeshi du bien vers le mal, du chasseur vers la proie, de la vie vers la mort.
Horibe est ici le vecteur de sa peinture. Grâce à ce personnage, on peut voir les oeuvres du Maître.
Le titre, Hana-Bi, signifie feux d'artifice en japonais. Il fait directement référence à la vie de Nishi, le calme et la monotonie - l'explosion, l'intensité et la complexité - et le calme à nouveau.
Précisons enfin que la musique du film est toujours signée Joe HISAISHI et, franchement, cela n'aurait pas pu en être autrement tellement les images et les mélodies sont en symbiose.
En conclusion, si vous devez ne voir qu'un film du Maître, optez pour ce film là. Il est, pour beaucoup, son plus grand chef d'oeuvre.
Certainement le meilleur Takeshi Kitano avec Dolls! La photographie, la mélancolie, les personnages tout est travaillé en profondeur. Basé sur un rythme lent on savoure chaque émotion, chaque échange. On apprend à vivre, un film aboutie et terriblement envoutant 4 étoiles classé parfait