3994 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
170 critiques spectateurs
5
66 critiques
4
46 critiques
3
24 critiques
2
16 critiques
1
10 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Léa H.
38 abonnés
225 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 26 mars 2014
L’univers de Kitano est toujours aussi percutant, même s’il a un peu vieilli à la relecture. Cette alternance entre éclats de violence et douceur poétique possède toujours un fort pouvoir d’attraction et propose un vrai ailleurs cinématographique, même s’il apparaît aujourd’hui un peu systématique. Tout comme son personnage de taiseux agressif se fait légèrement caricatural. Mais le film accroche toujours sur sa propension à créer du mélodrame et sur la fulgurance de ses ellipses qui donnent au spectateur un rôle actif dans la compréhension sur récit. Bref, un film à voir même s’il a un peu perdu de sa superbe avec les années (on lui préférera aujourd’hui Violent Cop ou Sonatine.)
Selon moi il ne s'agit certainement pas du meilleur des Kitano. La lenteur d'un film peut être un facteur de qualité si elle est bien exploitée, ce qui est plutôt mitigé ici. Toute fois, l'assurance avec laquelle le réalisateur met tout ça en oeuvre et sa conception du cinéma qui en ressort ( trop facilement peut être d'ailleurs) renvoie aux qualités certaines du réalisateur, mais peut être pas assez aux qualités du film en lui même. Malgré cela, ceux qui ne connaissent pas encore Kitano pourrons saisir sans difficulté son approche du cinema, et je le dit pour eux comme pour ceux qui ont déjà eu à faire à Kitano, j'adore Kitano, c'est mon préféré depuis pas mal de temps...Mais préférez d'autres films....
Sans doute un classique pour l'époque mais j'ai eu extremement de mal à suivre le film, entre le côté sanglant du film et un mec qui tue des yakuzas sans raison dans des effets spéciaux vraiment pas ouf... Le film a clairement mal vieilli ! Une histoire d'amour à moitié invisible à côté du nombre de morts du film dont on ne comprend pas toujours la raison et d'un point de vue personnel je n'ai pas été attaché par le personnage principal.
La lenteur est une chose, pas mauvaise en soi, à condition que l'on ait quelque chose à contempler afin de ne pas perdre le film de vue. Mais ici, il y a beaucoup de vide. Mon esprit s'est régulièrement égaré et j'ai perdu pas mal d'intérêt pour ce film qui finira à destination de ma mémoire de poisson rouge. Pourtant, il y a des choses intéressantes, notamment ce somptueux contraste entre la violence, la noirceur d'un homme, et sa bonté presque pathétique. Une histoire qui prend le temps de se mettre en place et devient relativement intéressant mais malheureusement éclipsée par des plans et séquences parfois interminables de vide. En gros on a envie de faire avance rapide.
Mise à part la musique un peu intéressante et quelques regard très profond d'un jeu d'acteur quasi muet. Tout le reste du film et totalement ridicule ennuyant et sans intérêt.
Vous trouverez la un réalisateur qui fait carrément n'importe quoi et ne cherche aucun style intéressant sauf peut-être le sien perdu entre brouillon l'improvisation.
L'histoire n'a pas vraiment de queue et pas vraiment de tête, l'acteur principal s'amuse à tuer tout ce qui bouge de manière très stupide et sale. On dirait de la sauce tomate qui gicle de tous les côtés. Les acteurs ne servent donc à rien, le scénario ne sert à rien, et tout ce qu'on essaie d'emmener d'artistique autour et totalement futiles et dénué de sens. Malgré une petite psychologie recherchée dans ce film le résultat est aussi lamentable que la fin a l'opposé d'un happy end.
Plus film dramatique que véritable polar, "Hana-Bi, feux d'artifices" est un film qui se doit d'être visionner pour la qualité de la mise en scène et de l'interprétation de la part de Takeshi Kitano. L'histoire possède par contre quelques longueurs, mais grâce aux talents de l'acteur-réalisateur japonais, qui nous réserve par ailleurs quelques séquences bien violentes, on passe un moment agréable devant ce long-métrage.
Je qualifierais Hana-Bi de polar zennuyeux car dès le début ce polar (ou plutôt drame) est très contemplatif ; il n'y a pas de réelle intrigue aucun rythme, aucune nervosité de plus les personnages sont peu attachant et l'on se désintéresse rapidement de leur sort.
Ah que c'est pénible de terminer un film pareil en restant sobre. J'aurais mis volontiers quatre étoiles si j'avais une substance illicite en ma possession, mais tel n'était pas le cas et j'ai trouvé le film affreusement lent et superbement inintéressant. Je ne connais pas bien Kitano (à part un Zatoichi nul à chier et une Battle royale fadasse) mais si sa réputation est basée sur des films pareils, je ne serai pas pressé de mater ses films. Une étoile pour la scène finale qui est assez bien foutue et qui surtout, nous délivre du supplice.
Il y a chez Kitano ce sublime antagonisme de la beauté (poésie des images et des plans) et de la violence qui atteint son apogée dans Hana Bi avec les séquences de pure rêverie (les fleurs au centre du film) ou les longs plans de silence qui laisse vagabonder l'esprit. Certes Dolls peut rivaliser en beauté des images avec ses histoires d'une profondeur extrême mais ici le réalisateur aborde la mort avec une grande tristesse et quelle fin poignante.
Dans le plus pur style Kitano, une œuvre complexe où se se mélangent tendresse, scènes dramatiques et violence. Mais le manque de rythme du film rend ce combo souvent ennuyant.
Une œuvre grotesque, atypique avec des personnages qui sortent du lot. Certaines scènes vraiment inattendues ne s'oublient pas. Kitano, proposant une belle interprétation s'avère à la fois émotif et sec. Pour un film qui malgré son scénario touchant, possède un montage qui pose question, avec un rythme pas toujours présent et des moments scénaristiques peut être pas très utiles.
"Hana-bi" est le meilleur Kitano que j'ai vu à ce jour. Le film mêle avec habileté violence et poésie. Dans "Hana-bi", le réalisateur japonais nous montre évidemment des règlements de compte yakuza qui est vraiment sa signature sur presque chacun de ses films mais aussi de la pure poésie comme avec ce flic devenu handicapé et qui trouve refuge dans la peinture ou la femme de Nishi presque mutique et très intriguante dans son comportement en raison de sa pathologie psychiatrique. En somme, un très beau film, du grand Kitano.
Hana-bi est un « feu d'artifice » déroutant, avec des pétards mouillés et des éclairs de génie. Kitano, miraculé d’un grave accident, est en verve au moment de ce tournage il y a vingt ans. La copie rénovée nous donne à voir les couleurs éclatantes des peintures naïves du même homme, acteur principal de surcroit ! Ses rictus convulsifs remplacent la parole chez ce policier taciturne, marqué par le meurtre d’un collègue et le cancer en phase terminale de sa femme. La violence côtoie brièvement la douceur dans ce cocktail sucré salé. Ces explosions aussi brèves que brutales sont les étapes d’un chemin vers une possible rédemption. Ici pas de morale sauve, l’inspecteur Nishi ne donne pas de leçons pour les jeunes flics. Un courant de poésie flotte dans l’air, on retrouve la neige de Dolls et des taches rouges. Ce film est certainement l’un des meilleurs de T. Kitano, lequel savoure chaque seconde de sursis que la vie lui procure. Il nous conduit vers un final durant lequel un simple « merci pour tout » vient conclure le retour d’une symbiose conjugale jadis perdue. La lenteur et le mutisme d’une grande partie du film dérouteront certains spectateurs qui ne connaissent pas le contexte personnel du réalisateur. Hana-bi n’a pas beaucoup d’équivalent dans le mélange éclectique des genres. Une vraie pépite. Cinéma 1. Aout 17.