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Un visiteur
5,0
Publiée le 17 avril 2010
"Hana-Bi" est l'un de ces films touchés par une grâce durement égalable. Kitano a tenté une narration non linéaire pour la première partie du film permettant ainsi de poser les bases de l'histoire et de découvrir les personnages ainsi que leurs situations; la deuxième partie est ensuite une sorte de road-movie mêlée d'actes de bravoure et de bons sentiments. Takeshi a pour ce rôle difficile choisi d'avoir un visage inexpressif, ceci nous laissant toujours en doute sur les intentions de ce protagoniste. Hisaishi nous fait par sa musique voyager dans un univers dur et perturbant au contraire de ses précédentes et futures compositions. Ce film lent a son lot de scènes glaciales parfois accentuées d'une extrême violence; nous pouvons notamment penser à la scène finale qui en bouleversera plus d'un. Un drame poignant atteint par une somptueuse poésie.
J'ai revu récemment ce film qui avait représenté un véritable choc lors de sa découverte. Bonne nouvelle : si l'on excepte les costumes trop larges des personnages, il n'a pas pris une ride. Hana-Bi est une œuvre construite sur la surprise, la rencontre détonante de tonalités, voire de genres cinématographiques opposés. Kitano y fait le grand écart entre le film de yakuzas et l'élégie contemplative, nous promène de la grisaille tokyoïte au bleu de la mer, des casses automobiles aux jardins de cerisiers. Lui-même incarne un personnage à mi-chemin entre Melville et Tati, dont la propension au jeu, jusque dans ses éclats de violence, masque un profond désespoir. Malgré ses ruptures de ton, le film présente pourtant une cohérence, une unité qui est la marque des grands. Trente ans après, c'est même la simplicité de ce cinéma qui m'a le plus ému, son épure, sa pudeur aussi. Des cadrages au cordeau, des plans-séquences en plan fixe ou aux mouvements de caméra réglés au millimètre, le tout dynamité par un sens du montage consommé. Par son découpage, Kitano relie sans cesse les destins de Nishi et de Horibe, marqués par la même volonté de retour vers l'enfance, une enfance qui réside autant dans ces peintures naïves qui défilent à l'écran, ou dans les derniers moments de complicité reliant Nishi à son épouse. Évidemment, comme souvent chez Kitano, le pessimisme l'emporte, le poids du deuil et de la solitude conduisant immanquablement les personnages à leur perte, dans un final bouleversant sur la superbe musique de Joe Hisaishi. Une œuvre sublime.
"Un film c'est comme une bataille, l'amour, l'action, la violence et la mort en un seul mot c'est l'émotion" Pierrot le Fou. Hana-Bi est un film à plusieurs casquette mélangeant les genres pour le faire rentrer dans un cinéma d'auteur. Nous sommes plongé dans un film qui parle de l'appelle a l'enfance pour des adultes endurcie qui connaisse tout de ce monde, rien à sauver. Du coup, il se retrouve a essayer de revivre une jeunesse perdu. Retrouver une certaine insouciance perdu vue par 2 personnages. D'abord Nishi qui pour les derniers jours de sa femme décide de cambrioler une banque pour la lui payer et ainsi profiter de leurs derniers jours ensembles. Puis Horibe qui joue ici un ami de Nishi qui a perdu l'usage de ces jambes. Il est seul et dépressif. Pour exprimer sa souffrance, il décide de peindre pour tuer le temps, ses peintures seront une trace de sa destruction mentale. Ces peintures sont émerveillant et fascinant car même si son style est très enfantin, ils dégagent une certaine liberté même la dernière beaucoup plus sombre que les autres ce veut révélateur du monde des adultes et ainsi une fatalité, Suicide.
Entre contemplation et action, Beat Takeshi signe avec Hana-bi une œuvre où la méditation sur la vie et le temps coexiste avec une violence brutale, dans un style singulier et inégalé.
contemplatif, agréable, kitano touchant mais très basique comme film alors ok le film est poétique mais on se fait CHIER les moments de couple sont touchants mais ca ne colle pas avec le flic qui a des ennuis, dommage.
Un film magnifique tout en simplicité et en émotion. Rien ne manque à ce film. L'histoire est prenante et on ne s'ennui pas en regardant ce film, Takeshi Kitano nous livre ici un film très violent mais surtout très émouvant. "Beat" Takeshi nous compose un de ses personnages habituels pas très bavard, un homme très violent et qu'on aimerait pas croisé au coin de la rue (son visage paralysé aidant) mais qui au-delà des apparences est un être d'une grande générosité qui se dépense sans compter pour les siens quitte à passer de l'autre côté de la loi. Les autres acteurs sont aussi très justes. Et le final est à pleurer! Le film est aussi excellement servi par la superbe musique de Joe Hisaishi. Ce film est également un film très artistique (Kitano ayant réalisé toutes les peintures de ce film ) la peinture joue un rôle primordial dans ce film. Je ne conaissais pas Takeshi Kitano (et j'avais tort) et je crois bien que je vais regarder ses autres films car il a l'air d'etre un excellent conteur d'histoire. Et Hana-Bi est à l'image d'un feu d'artifice à regarder avec emerveillement encore et encore!
Ce film est un pure chef d' oeuvre comme on en fait peu souvent au cinéma. l' histoire racontée est d'une profonde tristesse, d' une grande lenteur mais l'ennui n'intervient jamais car le film est doté d'une puissance émotionnelle tout à fait extraordinaire. La beauté et le raffinement de la musique contribue de manière non négligeable à l'étendu de ce potentiel émotionnelle. Les acteurs et actrices jouent à la perfection. Décidemment Kitano est un surdoué du cinéma.
Des tranches de vie, qu'on dirai réelles... Le visage de Kitano, impassible et pourtant tellement expressif derrière ses lunettes noires... Une douce mélancolie, un sentiment de joie et de tristesse mêlés dans une quiétude visuelle entrecoupée de flashs mémoriels de Nishi... Du ciné comme on n'en fait plus et comme on n'en croise que trop rarement, une oeuvre prenante et qui pourtant autorise l'évasion, le questionnement sur la vie quand on a tout perdu.
Hana-Bi est une œuvre poignante où Takeshi Kitano mêle violence et douceur avec une grande sensibilité. La narration minimaliste et les images poétiques créent une atmosphère unique, entre mélancolie et tendresse. Un film touchant qui laisse une empreinte durable.
Film lent, calme et zen tout au long du film comme Kitano sait le faire. Après avoir regardé Aniki mon frère que j'ai beaucoup aimé, ce film m'a un peu déçu par sa lenteur malgré qu'il soit très beau. Nishi a du avoir 5 phrases à dire pendant tout le film. Mais bon, deux étoiles tout de meme pour la fin qui est magnifique ainsi que la musique !
Le septième film de Takeshi Kitano a pour force de présenter une alliance efficace entre les deux domaines de représentation du monde que sont le cinéma et la peinture, dégageant ainsi une richesse thématique et esthétique particulièrement singulière. On peut le considérer d'abord comme un film de gangster classique, décrivant avec une extrême violence les affrontements entre yakusas et policiers, pourtant, Hana-bi est probablement davantage une fable sur le temps et la mort, à la fois grave et ludique. Un film qui marque par sa beauté, son étrangeté.