Hana-Bi
Note moyenne
3,8
3965 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

170 critiques spectateurs

5
66 critiques
4
46 critiques
3
24 critiques
2
16 critiques
1
10 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 décembre 2006
Un film magnifique tout en simplicité et en émotion. Rien ne manque à ce film. L'histoire est prenante et on ne s'ennui pas en regardant ce film, Takeshi Kitano nous livre ici un film très violent mais surtout très émouvant. "Beat" Takeshi nous compose un de ses personnages habituels pas très bavard, un homme très violent et qu'on aimerait pas croisé au coin de la rue (son visage paralysé aidant) mais qui au-delà des apparences est un être d'une grande générosité qui se dépense sans compter pour les siens quitte à passer de l'autre côté de la loi. Les autres acteurs sont aussi très justes. Et le final est à pleurer! Le film est aussi excellement servi par la superbe musique de Joe Hisaishi. Ce film est également un film très artistique (Kitano ayant réalisé toutes les peintures de ce film ) la peinture joue un rôle primordial dans ce film. Je ne conaissais pas Takeshi Kitano (et j'avais tort) et je crois bien que je vais regarder ses autres films car il a l'air d'etre un excellent conteur d'histoire. Et Hana-Bi est à l'image d'un feu d'artifice à regarder avec emerveillement encore et encore!
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2006
«Hana-bi» (Japon, 1997) est le septième film de Kitano. Cette fois-ci, le cinéaste japonais traite des maux qui rongent les policiers. Habitué aux personnages de yakuza, cette fois-ci Kitano tourne sa caméra de l’autre côté. Tout comme dans «Sono otoko kyôbô ni tsuki», Kitano illustre la police au moins aussi violente que les yakuzas. Cependant, rien ne sert de comparer ce film avec les autres œuvres du cinéaste, «Hana-bi» s’en détache fondamentalement. Les jeux sont fait ( cf «Sonatine» ) rien en va plus. Rongé par un passé au souvenir sanglant et par un présent au silence meurtrier, le film côtoie la mort avec un humour potache idoine à «Beat» Takeshi. C’est l’histoire d’un flic handicapé des suites d’une vengeance ( Osugi ) d’un autre flic souffrant du souvenir de la mort de sa fille et de la mort imminente de sa femme ( Kitano ) et d’un jeune flic déjà chargé d’une expérience marquante ( Terajmia ). Bref, «Hana-bi» se présente comme un film sur le désespoir où la mort ( et plus spécialement le suicide ) semble être la seule issue à cette tragédie grecque. En effet, Kitano est un homme de théâtre. Si cela se remarque dans la mise en scène de «Ano natsu…» où quasi-chaque plan se compose d’une entrée et d’une sortie, les origines théâtrales de Kitano se remarquent dans l’histoire d’«Hana-bi». Kitano, tout en y mettant son style, traite le film comme une tragédie dont la seule issue est la mort. Le film possède le meilleur montage qu’il soit dans un film de Kitano, liant astucieusement une action ou une image à un message. Bref, Kitano en plus de mettre à la sauce nippone la tragédie grecque fait flotter une poésie grave. L’histoire, la mise en scène, même les lumières font référence au traumatisme de Kitano. Le cinéaste ayant frôlé la mort, «Hana-bi» reflète le besoin d’expression du cinéaste et c’est d’ailleurs ce qui fait l’une des grande force du film, c’est car il s’agit d’un film d’auteur ultra-personnel où Kitano se livre avec une pudeur noyée de beauté.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2006
A l'aide d'un style très dépouillé, le réalisateur met en scène en même temps : l'amour/la mort, l'espoir/le désespoir, le calme/la violence avec une maestria rarement égalée grâce à Kitano lui même dont l'absence de parole et le visage figé traduit de façon paradoxale les émotions les plus fortes. On peut penser à Melville de par ces personnages au bout du rouleau qui vont jusqu'à leur ultime combat. Le film est composé d'explosion brutale alternant avec des moments de lenteur jamais contemplatifs.
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 novembre 2006
Alors que Kitano s'est sauvagement sabordé au cours de la dernière décennie, préférant - non sans une certaine élégance destroy - la bouffonnerie et la confusion à la consécration artistique, que nous dit encore son "Hana Bi", que j'ai personnellement toujours considéré comme son plus beau film, parce qu'en équilibre dangereusement instable entre ses "yakuzas-films" sadiques et ses "mélodrames" jugés trop "faciles" ? Que le cinéma, même après plus d'un siècle d'existence, reste capable d'inventer de la forme, de nouvelles manières de conter les mêmes vieilles histoires - même si le recyclage de ces nouvelles formes s'opèrent désormais si rapidement qu'elle deviennent de nouveaux poncifs en quelques années... Que rien n'est plus beau que le brouillage systématique des repères du spectateur si confortablement installé dans les codes du cinéma-spectacle, et que c'est tout simplement un sentiment merveilleux que se trouver ainsi partagé entre bonheur et déchirement... Que, comme on le sait depuis longtemps, depuis les grands réalisateurs du muet, l'écart entre le grotesque et le sublime est à la fois insignifiant, mais est aussi suffisant pour qu'un film entier s'y promène sans nous lasser... Que le 7ème Art peut parler de manière bouleversante de la peinture, loin des codes habituels... Qu'il n'y a pas de limite à l'art lorsqu'il prend frontalement en charge le meilleur comme le pire de l'humanité... Pour tout cela, en 2011, "Hana Bi" n'a pas vieilli d'un poil !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 1 novembre 2006
Selon moi il ne s'agit certainement pas du meilleur des Kitano. La lenteur d'un film peut être un facteur de qualité si elle est bien exploitée, ce qui est plutôt mitigé ici. Toute fois, l'assurance avec laquelle le réalisateur met tout ça en oeuvre et sa conception du cinéma qui en ressort ( trop facilement peut être d'ailleurs) renvoie aux qualités certaines du réalisateur, mais peut être pas assez aux qualités du film en lui même. Malgré cela, ceux qui ne connaissent pas encore Kitano pourrons saisir sans difficulté son approche du cinema, et je le dit pour eux comme pour ceux qui ont déjà eu à faire à Kitano, j'adore Kitano, c'est mon préféré depuis pas mal de temps...Mais préférez d'autres films....
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 octobre 2006
Kitano a deux rôles dans son film:

Takeshi/ Filmer l'omniprésence de la mort, de la souffrance qui anéantissent.

Beat/ Faire jaillir de l'écran des éclairs de bonheur, de bravoure, de partage.

Comme on le sait c'est toujours le réalisateur qui a le dernier mot.

N'empêche qu'Hana-Bi joue de ce paradoxe qui au-dela de son drame redonne incroyablement joie de vivre.
L'acteur Kitano est emblématique, classe tout simplement: Il est le Clint Eastwood asiatique qui transperce l'écran quasi démiurge des mondes dans lesquels ils évoluent et jugent devoir donner la mort lorsque cela rentre dans l'évolution de ce monde.

Peut ainsi faire penser à Million dollar baby dans son approche.
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
C'est froid, c'est rude, et pourtant ça véhicule une émotion d'un richesse et d'un intensité rare : c'est ça Kitano. "Hana-Bi", c'est parvenir à mettre en valeur la passion amoureuse avec un personnage de flic désabusé, en évoquant la mort, au milieu de réglements de contes entre yakusas. Cela peut paraître tordu et violent, et c'est pourtant limpide et d'une infinie tendresse. Un film d'une puissance émotive rare, qui laisse K.O. sur le coup, et qui habite continuellement par la suite votre esprit. Une oeuvre artistique majeure, peut-être le meilleur Kitano.
VodkaMartini
VodkaMartini

63 abonnés 410 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Alors que "Sonatine" ouvrait, ne serait-ce qu'un temps, une fenêtre sur l'espoir, celle d'un retour ludique à l'enfance, "Hana-Bi" voit Kitano au plus sombre et au plus beau de lui-même. L'oscillation constante entre des éléments visuels et emotionnels opposés, du kitsch le plus pur au style calligraphique nippon , des longs passages cotemplatifs aux explosions de violence, ne laisse aucun doute quant à l'issue. Cette marche vers le pire s'accompagne d'une tristesse insondable. On y retrouve le thème, essentiel chez Kitano, du suicide, assimilé à une délivrance. Peu de films véhicule autant de désespoir. Quasiment aucun ne l'a fait aussi superbement.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Superbe film, très émouvant. Sans doute l'un des meilleurs films de Kitano.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Il s'agit à la fois d'un film d'amour extraordinaire et d'un film d'action. Il ne faut pas oublier que l'on se situe dans l'univers de Kitano.
Les films de T. Kitano sont toujours si touchants et utilisent à bon escient les dialogues et les musiques.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Sa femme atteinte d'un cancer en phase terminale. Leur fille morte quelques années plus tôt. Son ami et collègue handicapé… Partit comme ça, ne on risque pas de rire. Eh bien malgré toute attente, si. Pour nous faire oublier cette mélancolie dont s’habille la vie, Kitano réagit tour à tour avec une violence extrême et avec un humour japonais tout en douceur et subtilité. Oui Kitano est un homme violent qui n’hésite pas à planter des baguettes dans les yeux des autres, mais Kitano seul peut parvenir à replanter la vie là où elle semblait être totalement fanée. Et oui Kitano a un humour parfois enfantin et pure qui nous arrache rire et larmes de pure émotion mais Kitano peut abattre froidement et sans remords quiconque se met en travers de son ultime route. C’est toute l’asymétrie complémentaire de ce film qui ne cesse de remuer nos sentiments sans jamais user de facilités ou d’effets mélodramatiques. Et finalement, Kitano parvient à entraîner le cœur du spectateur à l’intérieur de l’essence même de son film : vivre sa vie jusqu'au bouquet final dans une explosion de joie et de couleurs, avant que ne s'installe le silence...(+de critiques sur http://www.guillaumetauveron.com/Textes/chroniques_films.htm)
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
De loin mon film préféré de Kitano à ce jour. Doté de scènes contemplatives magnifiques entrecoupées par des pics de violence, cet univers poétique ne manque pas de séduire.
Nahitsu
Nahitsu

9 abonnés 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Des tranches de vie, qu'on dirai réelles...
Le visage de Kitano, impassible et pourtant tellement expressif derrière ses lunettes noires...
Une douce mélancolie, un sentiment de joie et de tristesse mêlés dans une quiétude visuelle entrecoupée de flashs mémoriels de Nishi...
Du ciné comme on n'en fait plus et comme on n'en croise que trop rarement, une oeuvre prenante et qui pourtant autorise l'évasion, le questionnement sur la vie quand on a tout perdu.

Un des chefs d'oeuvres du maître. On s'incline.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Kitano nous livre un film qui n'a pas la prétention de nous donner des leçons, mais de nous faire réfléchir sur la mort, sur l'amour, sur la violence, sur leurs interactions. Et si nous vivions, tout simplement?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Parlons maintenant de Hana-bi, le film qui a fait connaître KITANO en occident.

En effet, ce film a été primé Lion d'Or -meilleur film donc- de Venise en 1997. Enfin, Takeshi KITANO est reconnu par ses pairs comme étant un réalisateur à part entière et non pas comme étant seulement un comique burlesque.

Il nous permet aussi, à nous occidentaux, d'admirer une facette supplémentaire du Maître: la peinture.

L'histoire est simple. KITANO interprète Nishi, un policier consciencieux qui ne commet qu'une erreur: laisser son coéquipier Horibe pour se rendre au chevet de sa femme gravement malade.

Lors de son absence, Horibe est très gravement blessé et restera paralysé à vie. Rongé par la culpabilité, Nishi cherche un moyen pour expier ses péchés.

Il emprunte alors à quelques yakusas une forte somme d'argent pour payer à Horibe le set très luxueux de peinture dont il a toujours rêvé et pour emmener sa femme en voyage au Mont FUJI et bord de la plage. Pour ce faire, il quitte la police et laisse tout derrière lui.

Mais voila, il va falloir rembourser...

Je ne vous narre pas la suite, je vous laisse la découvrir par vous même. Néanmois, ce qui est intéressant dans ce film, c'est la transmutation rapide -mais irréversible- qu'effectue Takeshi du bien vers le mal, du chasseur vers la proie, de la vie vers la mort.

Horibe est ici le vecteur de sa peinture. Grâce à ce personnage, on peut voir les oeuvres du Maître.

Le titre, Hana-Bi, signifie feux d'artifice en japonais. Il fait directement référence à la vie de Nishi, le calme et la monotonie - l'explosion, l'intensité et la complexité - et le calme à nouveau.

Précisons enfin que la musique du film est toujours signée Joe HISAISHI et, franchement, cela n'aurait pas pu en être autrement tellement les images et les mélodies sont en symbiose.

En conclusion, si vous devez ne voir qu'un film du Maître, optez pour ce film là. Il est, pour beaucoup, son plus grand chef d'oeuvre.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse