Hana-Bi
Note moyenne
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170 critiques spectateurs

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ZeBignou
ZeBignou

2 abonnés 90 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 31 juillet 2019
Il y a plein de choses que j'apprécie dans la culture japonaise, mais Hana-Bi n'en fait pas partie. C'est ennuyeux et lent, exagéré... Le personnage principal ne parle presque jamais, il est totalement inexpressif et castagne tout ce qui vient le chatouiller en mode mec impossible à arrêter. Pour autant, c'est un dur au cœur tendre, mais c'est subtilement montré au travers d'un type placide et de sa relation invisible avec sa femme au comportement infantile. Il faut quand même signaler qu'au milieu de ce film de Kitano, on trouve l'acteur Kitano, et aussi de l'art de Kitano ; j'ai résisté à l'envie de Kitano le film avant la fin, dans l'espoir d'une dernière partie intéressante. Mais c'est le vide intersidéral, et au lieu d'acteurs sur-expressifs qui auraient gâché l'ambiance, on a des acteurs sous-expressifs qui surjouent cette ambiance de vide absolu. Bref, j'ai trouvé l'aspect poétique bien artificiel, et le film bien indigeste ; je ne le recommande pas. Et si vous apprenez le japonais et voulez regarder un film pour vous habituer à la langue, passez votre chemin, les dialogues de ce long métrage doivent tenir sur un timbre poste.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 18 juillet 2019
Mouais.. On ne peut pas vraiment parler de mauvais film mais un chef d’œuvre, faut pas exagérer. Le film est extrêmement lent et l'atmosphère est proche de reportage, aucun travail pour nous immerger dans la tristesse du héro. Le film montre bien les émotions contenus, jusqu'au fatalisme et désespoir, sans que les personnages ne transpirent une goûte (c'est volontairement ultra exagéré je pense).

Pour moi, la réalisation est loin d'être à la hauteur d'un scénario pareil. On croirait un film des années 80, c'est moche (même en FHD) et la BO est ultra conventionnelle, typique justement des films de ces années-là.
Difficile de dire ce que valent les acteurs, ils ont la même tête lorsqu'ils sont contents ou lorsqu'ils vont se suicider.. Je suis pas forcément pas fan des démonstrations d'affection excessives mais là, on flirte avec le robot.

Au final, si c'était le premier film du réalisateur, je me dirais "à surveiller, du potentiel" mais si c'est vraiment le meilleur, y a vraiment pas de quoi s'extasier.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2019
C'est par la télévision que j'ai découvert Sonatine un autre ( très grand ) film de Takeshi Kitano et une nouvelle fois c'est grâce à Arte que je poursuis la filmographie de ce même Kitano. Je me suis très vite souvenue de ce qui m'avais tant plus dans cette dernière expérience, l'ambiance qui oscille entre mélancolie et violence bien sur mais aussi cette fantastique musique de Joe Hisaishi qui confère à cet ensemble une aura particulière. Les personnages sont aussi traversé par cette lumière, ils sont en symbiose. La peinture dans Hana-Bi est aussi crucial, les toiles et dessins sont d'ailleurs signé de la main de Kitano, c'est à travers le personnage de Horibe que l'on vie ces œuvres et la aussi les croisements se font entre la détresse du personnage et l'humour de la situation. Hana-Bi est un long métrage qui a du sens et qui est de plus très beau à voir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 juin 2019
Takeshi Kitano signe ici un beau film. Poétique, mélodramatique, mais pourtant rempli d'une violence sans nom... L'homme-orchestre Takeshi Kitano (il joue, réalise, monte, et peint les peintures du film !) joue son personnage (un policier ultra-violent, et dont la femme est condamnée à mourir) sans expression, mais fait également passer beaucoup d'émotion ainsi. Tous les personnages (le personnage d'Horibe, de l'inspecteur de police et de sa femme Miyuki) sont tragiques et veulent vous faire pleurer. C'est un chef-d'oeuvre à voir absolument !
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 décembre 2018
Mélange d'ultra-violence et de tendresse dans un montage virtuose, "Hana-Bi" déçoit par le systématisme de ses ruptures de tons. On sent surtout Kitano nettement plus à l'aise quand il s'agit de mettre en scène des éclats de violence sidérants et stylisés. Mais ces moments ponctuent le film plus qu'ils ne lui donnent une intensité et demeurent, à ce titre, interchangeables. C'est tout le paradoxe d' "Hana-Bi" que de proposer certaines idées de découpage ingénieuses (le bruit de l'impact qui précède une tâche rouge jetée sur un tableau, laquelle se substitue bien évidemment au sang) et d'ennuyer à cause d'une structure plate puisque prévisible et d'une direction d'acteurs problématique, l'inexpressivité de Kitano et de Kishimoto nous rendant presque aussi apathique que les personnages. C'est sans aucun doute un film qui fonctionne par fulgurances, un peu englué dans son faux rythme et dans une histoire d'amour sans émotion qui prend de plus en plus de place. On sent pourtant que Kitano voudrait toucher le spectateur, mais les scènes réunissant le couple sont trop anodines pour prétendre un quelconque attachement aux personnages; on reste donc insensible à une issue peu surprenante qui arrive au bout d'un long-métrage à l'intérêt formel sporadique et incapable de proposer un parcours original.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 novembre 2018
Plus film dramatique que véritable polar, "Hana-Bi, feux d'artifices" est un film qui se doit d'être visionner pour la qualité de la mise en scène et de l'interprétation de la part de Takeshi Kitano. L'histoire possède par contre quelques longueurs, mais grâce aux talents de l'acteur-réalisateur japonais, qui nous réserve par ailleurs quelques séquences bien violentes, on passe un moment agréable devant ce long-métrage.
Skynet-Child
Skynet-Child

16 abonnés 215 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 août 2018
Mise à part la musique un peu intéressante et quelques regard très profond d'un jeu d'acteur quasi muet.
Tout le reste du film et totalement ridicule ennuyant et sans intérêt.

Vous trouverez la un réalisateur qui fait carrément n'importe quoi et ne cherche aucun style intéressant sauf peut-être le sien perdu entre brouillon l'improvisation.

L'histoire n'a pas vraiment de queue et pas vraiment de tête, l'acteur principal s'amuse à tuer tout ce qui bouge de manière très stupide et sale. On dirait de la sauce tomate qui gicle de tous les côtés.
Les acteurs ne servent donc à rien, le scénario ne sert à rien, et tout ce qu'on essaie d'emmener d'artistique autour et totalement futiles et dénué de sens. Malgré une petite psychologie recherchée dans ce film le résultat est aussi lamentable que la fin a l'opposé d'un happy end.
Roub E.

1 307 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2018
C’est froid, violent, et pourtant plein de sentiments et d’humanisme. C’est du Kitano pur jus, parfois déstabilisant, mais en même temps touchant avec des fulgurances de très grand cinéma. Pour exemple il prouve une nouvelle fois comme il l’avait fait avec Sonatine sa science du hors champ que je trouve admirable. Pour le coup j’ai plus de mal quand il se lance dans l’humour ou l’absurde mais c’est compensé par de très beaux moments de cinéma.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 28 septembre 2017
Commençons par le principal défaut du film : malgré sa courte durée , il traîne en longueur. Il y a de courts moments de violence qui ponctuent des scènes contemplatives pénibles.
Entendons-nous je ne reproche pas au film de ne pas avoir d'intrigue, je lui reproche de n'avoir rien d'autre à proposer en l'absence d'intrigue.
Ensuite, autre défaut majeur : nous ne sommes ni en présence d'un film policier ou de Yakuza, ni en présence d'un film romantique, à la rigueur d'un film sur la mort, mais en mode "passez il n'y a rien à voir" et certainement pas un film contemplatif, car il n'a aucune photographie, mais un mélange de tout ça à la fois.
Dernier défaut, le manque de rythme. Comment Kitano fait-il pour avoir un si mauvais timing et tartiner des plans d'une platitude complète ?
La seule qualité que je trouve au film, c'est le rôle principal, Kitano joue Kitano, mais il le fait bien. Donc un film pour les amoureux du bonhomme, les autres vous risquez de vous ennuyez ferme et d'avoir subit un teaser d'1H40.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 septembre 2017
Hana-bi est un « feu d'artifice » déroutant, avec des pétards mouillés et des éclairs de génie. Kitano, miraculé d’un grave accident, est en verve au moment de ce tournage il y a vingt ans. La copie rénovée nous donne à voir les couleurs éclatantes des peintures naïves du même homme, acteur principal de surcroit ! Ses rictus convulsifs remplacent la parole chez ce policier taciturne, marqué par le meurtre d’un collègue et le cancer en phase terminale de sa femme. La violence côtoie brièvement la douceur dans ce cocktail sucré salé. Ces explosions aussi brèves que brutales sont les étapes d’un chemin vers une possible rédemption. Ici pas de morale sauve, l’inspecteur Nishi ne donne pas de leçons pour les jeunes flics. Un courant de poésie flotte dans l’air, on retrouve la neige de Dolls et des taches rouges. Ce film est certainement l’un des meilleurs de T. Kitano, lequel savoure chaque seconde de sursis que la vie lui procure. Il nous conduit vers un final durant lequel un simple « merci pour tout » vient conclure le retour d’une symbiose conjugale jadis perdue. La lenteur et le mutisme d’une grande partie du film dérouteront certains spectateurs qui ne connaissent pas le contexte personnel du réalisateur. Hana-bi n’a pas beaucoup d’équivalent dans le mélange éclectique des genres. Une vraie pépite. Cinéma 1. Aout 17.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 août 2017
Il y a chez Kitano ce sublime antagonisme de la beauté (poésie des images et des plans) et de la violence qui atteint son apogée dans Hana Bi avec les séquences de pure rêverie (les fleurs au centre du film) ou les longs plans de silence qui laisse vagabonder l'esprit. Certes Dolls peut rivaliser en beauté des images avec ses histoires d'une profondeur extrême mais ici le réalisateur aborde la mort avec une grande tristesse et quelle fin poignante.
pentarou
pentarou

5 abonnés 213 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 janvier 2017
Je me suis endormi 3 fois devant. Heureusement que je n'étais pas au ciné et que je pouvais reprendre où je m'étais endormi (ce qui veut dire que 'ai vu le film en entier monsieur le modérateur d'allociné). Il ne se passe rien dans ce film. Je ne comprends vraiment pas. Surtout qu'il n'est pas contemplatif.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 836 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2024
Un film au style épuré, poétique et mélancolique, dont le rythme et le montage mettent subtilement en avant les ressentis des personnages, entre violence et espoir. Une touchante oeuvre singulière.
Raphaël C.
Raphaël C.

5 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2015
Le plus crépusculaire des films de Kitano, le plus singulièrement émouvant aussi malgré ce côté parfois un peu ésotérique qui s'explique par ce mélange des thèmes (film de yakusas et de road movie). Mais la mise en scène est un régal, avec un sens du hors champ réjouissant et toujours, cet humour pince sans rire caractéristique des films de Kitano qui s'exprime souvent sans dialogues. La partition d'un Joe Hisaichi particulièrement inspiré renforce ce sentiment mélancolique auquel, à la fin de ce si beau film, on est toutefois heureux de succomber ...
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 avril 2015
Sans doute parce que ce n'est pas mon premier contact avec le Kitano de la grande époque, mais également sans doute à cause de bien d'autres aspects, je n'ai pas autant été marqué par Hana-Bi que par Sonatine. Takeshi Kitano y répète pourtant sa mélancolie déprimée, son style atypique fait de plans fixes et du refus de mener son récit frontalement, ses thèmes de prédilection, à commencer par l'emprise de la mort sur chaque être humain. A vrai dire, Hana-Bi est même carrément un suicide d'une heure trente-cinq, tout à fait imparable. Dans un premier temps, le septième film de Kitano contient des idées extrêmement riches et surprenantes. En montrant d'emblée les toiles que peindra l'inspecteur Horibe, flic moribond cloué dans un fauteuil par une blessure et orphelin d'une femme et d'une fille déserteurs, il montre que nos moyens pour tromper la mort de l'âme viennent d'elle-même, et sont par essence eux-mêmes destinés à s'épuiser immédiatement. Ces tableaux, déjà montrés et déjà présents, ne demandent quelque part qu'à se peindre, à constituer ce dernier recours inutile qui signalera la mort spirituelle du personnage bien plus qu'elle ne viendra la sublimer ou calfeutrer le mur usé par lequel elle s'insinue. Peintes par Beat Takeshi lui-même, ces toiles rendent le discours du film encore plus personnel, plus véritable. J'ai également beaucoup aimé la gestion narrative de la première partie, qui est embrouillée sans être confuse. Pendant un temps, j'ai eu du mal à tout remettre à l'endroit, et le plus étrange c'est que certaines scènes me semblaient pouvoir se passer à différents moments de ce récit sans que sa cohérence en soit atténuée. Voilà qui m'a donné une vraie impression d'évidence, comme si les faits parlaient d'eux-mêmes, sans qu'on ait besoin de les agencer avec la rigueur d'une démonstration mathématique pour en laisser s'exprimer la puissance. Jusque là, tout était en place, et j'aimais vraiment Hana-Bi, notamment pour ces instants plus joueurs où Kitano s'attarde sur des détails extérieurs, souvent avec une pointe d'humour, pour laisser respirer son film et revêtir un peu l'once de folie que la perspective permanente de la mort semble susciter chez ses personnages. Mais arrivé à un moment, à peu près celui où Kitano et sa femme partent à la mer pour un dernier voyage, j'ai progressivement décroché. J'ai trouvé que les cadrages du réalisateur commençaient à se répéter, que son style et ses choix se paraphrasaient. Pas illogique pour illustrer les derniers jours d'un couple qui tue le temps en attendant le bout du chemin, cette impression demeure quand même une vraie plaie, qui a fait de Hana-Bi un film inapte à me stimuler sur la durée, donc à me maintenir dans cet état psychologique et émotionnel particulier qui me rend capable de m'ouvrir totalement à un film. De plus, la jolie musique de Joe Hisaishi est quand même beaucoup moins marquante que celle de Sonatine. Et comme je l'ai dit, la surprise n'opérait plus totalement, puisque Hana-Bi est mon troisième Kitano. Bon mais inégal, et parfois un peu trop étiré.
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