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Un visiteur
4,5
Publiée le 31 mars 2015
Excellent film,violent,froid mais très beau,c'est très poétique et quelques passages sont tellement sublimes comme la fin..... juste magique ! La B.O est magnifique, Kitano que ce soit derrière ou devant la camera est vraiment excellent(même s'il parle pas beaucoup ;) ).
Mais le film est très très lent et même si c'est pas un défaut,cela m'a un peu dérangé et quelques passages étaient un peu inutiles comme les peintures de l'handicapé qui sont montrées un peu trop souvent je trouve. Mais la beauté du film nous fait oublier cette lenteur et tous les autres défauts du film !
Tragédie suivant le désespoir d'un policier face à la maladie de sa femme, la mort coéquipiers, l'infirmité de son ami d'enfance. Des longueurs appuient cette fatalité, contrebalancées par des passages plus actifs témoignant de la ténacité du policier dans le soutien de son épouse et de son ami.
La lenteur est une chose, pas mauvaise en soi, à condition que l'on ait quelque chose à contempler afin de ne pas perdre le film de vue. Mais ici, il y a beaucoup de vide. Mon esprit s'est régulièrement égaré et j'ai perdu pas mal d'intérêt pour ce film qui finira à destination de ma mémoire de poisson rouge. Pourtant, il y a des choses intéressantes, notamment ce somptueux contraste entre la violence, la noirceur d'un homme, et sa bonté presque pathétique. Une histoire qui prend le temps de se mettre en place et devient relativement intéressant mais malheureusement éclipsée par des plans et séquences parfois interminables de vide. En gros on a envie de faire avance rapide.
Chez Kitano, cinéaste moderne japonais, ce n'est pas l'histoire, le jeu d'acteur ou la grandeur de la mise en scène qui compte mais la poésie que le film délivre. Il se sert dans ce cas présent de peintures et de les comparer aux images de la pellicule : les séquences du peintre handicapé le montrent : elles traduisent ses états d'âme, jusqu'à l'oeuvre ultime. Kitano assemble judicieusement poésie et genre de gangsters : la mafia fait pression sur un ancien policier qui usera de tous les moyens pour partir de la ville avec sa femme et vivre ces derniers instants. Le soin est apporté aux images, à la musique et au montage, dont certains moments se révèlent efficaces ( le faux suicide ). Le cinéaste ne se fie pas aux dialogues et aux personnages, se basant sur le minimum avec les flash-backs pour que les protagonistes ne paraissent pas totalement creux. Il privilégie la longueur, donnant au film une mélancolie constante, en plus des choix de décors ( plages, petits jardins, paysage du Fuji-Yama ). Ici donc, Kitano montre son univers, assemblant violence et douceur poétique, dans une histoire et une mise en scène gardant toute sa simplicité.
Le titre Hana-Bi renvoie au feu d’artifice, mais il est encore plus intéressant d’observer que les deux idéogrammes du titre sont les mots “fleur” et “feu”. Deux symboles qui, mis ensemble, résument bien l’atmosphère de ce film très particulier de Takeshi Kitano.
Ce long-métrage explosif et poétique mélange allègrement différentes intrigues et différents niveaux de lecture. Ceux-ci se complètent assez bien, grâce notamment à un montage très travaillé qui nous permet de toujours rester accrochés au récit, malgré les nombreux flash-back, flash-forward et autres ellipses. Au niveau scénaristique, cependant, je dois dire que j’ai plus de mal à m’intéresser au côté explosif, avec les yakuzas, le hold-up, les dettes à rembourser, etc..
Ceci s’explique aussi par le fait que je me suis véritablement passionné pour le côté poétique, celui qui concerne Kitano et sa femme, et leur dernier voyage dans les paysages japonais. On trouve là une superbe poésie du quotidien, où le plus banal peut devenir émerveillement. Des scènes pleines de vie, alors que l’ombre de la mort est omniprésente. La mort est comme peu à peu apprivoisée, et donne encore plus d’intensité à la vie, dans un beau mouvement de yin-yang. J’ai adoré aussi le thème des traces que les hommes laissent, des images qui restent après la mort, des photos, même ratées, et bien sûr des peintures, à travers le personnage de l’ex-flic qui se met à peindre. La façon dont Kitano joue avec toutes ces possibilités d’images est passionnante, et fait partie des plus belles propositions d’échange entre cinéma et peinture vue sur grand écran.
Les images évoquent la beauté, mais aussi la violence, et les deux se mélangent souvent. La violence est de fait omniprésente dans le récit. Kitano ne nie pas la violence du monde, mais cherche à l’accepter par différents moyens, par la création, et aussi par le jeu. Il y a un grand côté ludique dans le film, à travers plusieurs instants sans véritable rôle narratif, comme la balle de baseball ou le fusil pointé sur le passant avant le hold-up. Peut être est-ce là une métaphore du cinéma de Kitano : un jeu qui permet de relativiser nos pulsions de violence? En tout cas, on peut y admirer une mise en scène très travaillée sur la représentation de la violence à l’écran : un mélange entre explosion et concentration, entre pure beauté et pure cruauté, entre humour et tragédie, entre violence réellle et violence artistique. Le raccord entre le coup de feu et la tache de peinture rouge est une sublime cristallisation de tous ces enjeux.
Bref, Hana-Bi est un film passionnant sur tous les niveaux, peut être un petit peu inégal, mais contenant de nombreuses explosions de pure beauté.
L’univers de Kitano est toujours aussi percutant, même s’il a un peu vieilli à la relecture. Cette alternance entre éclats de violence et douceur poétique possède toujours un fort pouvoir d’attraction et propose un vrai ailleurs cinématographique, même s’il apparaît aujourd’hui un peu systématique. Tout comme son personnage de taiseux agressif se fait légèrement caricatural. Mais le film accroche toujours sur sa propension à créer du mélodrame et sur la fulgurance de ses ellipses qui donnent au spectateur un rôle actif dans la compréhension sur récit. Bref, un film à voir même s’il a un peu perdu de sa superbe avec les années (on lui préférera aujourd’hui Violent Cop ou Sonatine.)
Je dois être un des seuls mais je me suis sérieusement ennuyé devant ce film. Takeshi Kitano sait réaliser ça ne fait aucun doute, il sait aussi certainement raconter une histoire... Mais ici à la place de la simplicité, il préfère la complexité et au final on a pas l'impression qu'il raconte grand-chose... Seules quelques petites séquences au milieu d'autres sans intérêt arrivent à surnager et dégager de l'émotion, enfin surtout celles qui tournent autour de l'épouse du protagoniste, mais la plupart des personnages, mention spéciale au collègue paralysé, sont totalement sacrifiés sur l'autel de cette complexité voir même de cette prétention... Résultat, ça manque de force, ça manque de personnages forts, ça manque d'émotion, ça manque de rythme aussi ce qui n'arrange rien... Allez pour finir sur une touche positive Takeshi Kitano sait très bien peindre.
Hana-Bi : Un film typiquement japonais. On voit qu’ils n’ont pas la même manière de travail que les autres pays. Ils ont un certains style, une façon de raconté très différente. C’est donc la force et la faiblesse de ce genre de film. Car, c’est soit : le film d’emballe et tu es emporté par la poésie, la violence et la pudeur de ce film, ou soit le film est ennuyeux. Car, on a du mal à suivre l’histoire, on ne sait pas ou elle veut nous emmené : ils y a des meurtres, beaucoup de violence, il y a une histoire d’amour qui se met en place… Car, c’est un gars ou sa femme est malade. Et donc, il va demander de l’argent à la mafia pour que sa femme est un quotidien honorable. Mais le tout est assez dur à suivre. Mais, si on prend chaque thème, chaque tableau que nous présent, et bien on voit la maitrise et la force de l’œuvre. Moi de mon point de vue, le coté mafia est moins intense que le coté amour. Car, l’histoire d’amour entre le personnage principale et sa femme est vraiment excellente : ils ont une relation très pudique, très timide. Et l’inverse du coté mafieux du personnage principale qui s’énerve vite et n’hésite pas a tué dans une violence très visuel qui est très appréciable. D’ailleurs, la réalisation signée par le grand Takeshi Kitano est juste fabuleuse. Il y a une sacré bonne mise en scène avec un sans de cadrage que seul les japonais on le secret. Donc voila, un film et une culture a part mais on a un sentiment de dépaysement et de voir autre chose donc je vous le conseil.
Voilà un objet bien étrange que ce film de Takeshi Kitano. A chaque fois que je vois un de ses films il y a toujours une impression déconcertante de dépaysement, comme si à chaque nouveau film Kitano explorait une facette différente de l'homme, bien qu'il ait souvent imaginé des personnages semblables, parlant peu mais agissant (je pense par exemple à Achille et la Tortue). Ici, un homme rongé par la culpabilité (alors qu'en réalité ce n'est pas de son fait) se met en quatre pour se racheter, non sans une certaine froideur méthodique. Et bizarrement, dans cette quête de rédemption, il fait preuve d'une grande humanité, tant pour sa femme que pour son collègue, et nous donne une forte envie de compatir. Dans la forme, tout cela se traduit par des dialogues peu nombreux mais plein de sens et souvent drôles, des regards qui en disent long et des scènes de fusillades plutôt comiques avec parfois un second degré totalement assumé. La seule chose que je ne comprends pas, c'est ce que Kitano a dit dans son making-of à propos de la violence que certains trouveraient choquante dans ce film : pour ma part elle n'a pas être justifiée et il n'a pas à le faire, s'il estime qu'elle est nécessaire c'est son droit et je suis tout à fait d'accord avec lui. Film à voir.
Takeshi Kitano m'a une fois de plus régalé avec un jeu très intériorisé. Du rythme dans la première partie, de la poésie dans le seconde moitié, une photographie et une mise en scène vraiment emballantes. Une sensation de maitrise totale s'impose tout au long de l'œuvre, une grande force narrative. Complexe, plus profond qu'il n'y parait en premier lieu. Superbe et grand film que voilà, plein de philosophie, d'émotion.
Un thriller sombre de et avec l'inénarrable Takeshi Kitano : très contemplatif, sobre, Hana-bi est branché sur courant alternatif et risque de déstabiliser ceux qui ne sont pas sensibles à sa poésie et à son rythme si particuliers.
Takeshi Kitano reprend le rôle d'un "Violent Cop" ou plutôt d'un ex flic pour nous démontrer une fois de plus son talent aussi bien dans la réalisation que comme acteur , jeu d'acteur d'un naturel incroyable et ici avec Hana-Bi il nous offre un film grandiose , comparable a un tableau Hana-Bi est une oeuvre poétique et bouleversante .
Alors oui le rythme assez lent risque de rebuter plus d'une personnes mais c'est le style de Kitano et il faut un minimum aimer , mais ceci nous mènes a quelques chose d’extraordinaire , de la poésie cinématographique a l'état brut saupoudré d'une violence réaliste et d'un véritable naturel, on a droit a un film captivant et humain .
Nishi un ancien flic qui est effrayé a l'idée de la futur mort de sa femme malade va tout faire pour l'aider et lui donner ce qu'elle veut , il va d'abord rembourser ses dettes auprès des Yakuzas en braquant une banque , il voudra être heureux et voudra ressentir encore l'amour pour sa femme .
Fidèle a lui même Kitano offre quelques scènes doté d'un humour très léger . Sans dire grand chose ce film dit tout dans le fond , violent et humain , triste et désespéré , un film remplit d'émotion et fleurit d'une magnifique , non que dis je , une splendide et parfaite bande son aussi belle que l'on peut en entendre . Bref un très très beau film avec une scène final qui arrivera a faire tirer des larmes a plus d'un .
un thriller contemplatif....une oxymore fait rarement un bon film...on s'ennuie à mourir et la photographie est tellement vieillissante, mais où est le chef d'oeuvre?
Sonatine avait été une révélation pour moi... Jeux d'enfants, silhouettes juvéniles vêtues de chemises à fleur, décor idyllique, tout contrastait visuellement avec la cruauté de l'intrigue, l'inéluctable et sanglant règlement de compte qui se préparait. Des figures de style contournées avec grâce et qui faisait de ce film un choc. Avec Hana Bi, Kitano creuse la même veine mais atteint au sublime.
Quel romantique en fait ce Beat Takeshi! Bien qu’il nous présente une fois de plus le personnage du taciturne ultra violent qui ne prononce qu’un mot tous les ¼ d’heure, c’est bien une romance dont il s’agit où l’on peut retrouver tous les ingrédients habituels de ses films. Un scénario au début confus avec de nombreux plans et séquences qui perturbent la narration et des flashbacks inopinés qui nous font perdre le fil mais il parvient toujours à nous remettre en selle nous dévoilant la raison de l’apparition de tous ces tableaux. Et on est toujours récompensé pour notre patience découvrant une pure merveille de poésie, d’humour et de romantisme où la mise en scène prend une ampleur conséquente. Encore une œuvre fort intéressante de ce véritable artiste tant son imagination est en réelle fusion…