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Christian Duhourcau
1 abonné
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5,0
Publiée le 4 avril 2026
Joyeuse comédie avec une Catherine Deneuve hyper sexy en vrai peste. C'est plutôt elle la sauvage toujours pressée d'inventer une nouvelle espièglerie incroyablement culottée. Elle arrive même à éclipser Yves Montand !
Un chouette mélange des genres : comédie sentimentale d'aventures, se déroulant dans plein de paysages exotiques, avec un Montand au sommet de sa forme et une Deneuve qui casse son image sérieuse en jouant ici une potiche complètement paumée venu semer sa petite pagaille... Un numéro de Tom et Jerry pendant deux heures, bien que cela finisse par lasser quelque peu à la longue, tant les situations sont parfois capillo-tractées et que tout est prétexte pour une bonne bagarre et plein de trucs à casser... Bref, une bonne comédie française, filmée à l'américaine.
Globalement je n'ai pas trouvé ca terrible. Pourtant avec deux grands acteurs Yves Montant et Catherine Deneuve. Cette dernière (très belle) joue une fille hystérique. Montand n'est pas très convainquant dans son rôle d'aventurier. Le scénario n'est pas très crédible et par moments , ça hurle de partout , c'est assez pénible. Le seul point positif est la beauté des paysages et celle de Catherine Deneuve. Dommage pour deux grands acteurs.
Belle surprise que ce film mi-aventures mi-sentimental du milieu des années 1970, rediffusé par Canal . J’ai surtout apprécié le contexte, voir un Caracas ouvert et urbanisé, aux gratte-ciels si semblables à nos métropoles du Nord, au moment même où 40 ans plus tard ce pays s’est tant refermé sur lui-même, sombre dans la misère causée par une économie étatisée mal conduite et semble prendre la voie d’une nouvelle dictature, avec le « vote » d’une nouvelle constitution donnant les pleins pouvoirs au président Maduro. Certes, les protagonistes restent plutôt dans un entre-soi occidental (français, italiens et américains), mais la touche d’exotisme fait son effet, surtout pour le spectateur en période estivale et quand l’action se déporte sur une île vierge où nos deux héros trouvent refuge commun, chacun pour des motifs différents spoiler: et sans faire bon ménage, ce qui nous épargne des clichés trop rapides . Le contenu n’est pas mal non plus, surtout du côté de l’histoire personnelle du personnage d’Yves Montand (belle fable sur le capitalisme mondialisé, à une époque où celui-ci n’en était encore qu’à ses débuts), le parcours de celui de Catherine Deneuve demeurant moins développé. On a droit à de jolies scènes de course-poursuite, et à quelques tours scénaristiques bien huilés (hormis peut-être que le personnage principal semble trop peu physionomiste). L’interprétation de Catherine Deneuve m’a paru excellente, non seulement elle éblouit par sa blondeur et le reste (elle n’a jamais été aussi belle disent les chroniqueurs patentés), mais les initiatives de son personnage et ses intonations de voix d’une verdeur assumée mais un brin candide brossent un bien sympathique caractère. J’ai seulement regretté le manque d’approfondissement des histoires personnelles des personnages, et de leur dialogue. Cela reste un film d’action auquel se greffe une comédie (ou tragi-comédie) sentimentale, alors que le contexte et le script auraient pu donner lieu à plus de substance, notamment au mitan du film, où il ne se passe finalement pas grand chose entre les 2 insulaires. Les méditations philosophiques restent en ligne de fuite, ce qui n’est pas plus mal peut-être, mais le manque de contenu se fait plus criant dans la scène finale, qui semble assumer le peu de prétention de la réalisation. On passe cependant un bon moment, qui plus est sans vraiment sentir le laps de 40 ans.
Le sauvage est un film dérisoire. Un homme de Paris, qui en avait assez de la pression de sa vie trop active, a décidé d'aller vivre au Vénézuela. Il vit en paix jusqu'au jour où il rencontre par hasard la très dérangeante Nelly, interprétée par Catherine Deneuve. Une femme plus stressante que toute autre qui vient hanter la vie du personnage principal, joué par Yves Montand. Une comédie efficace, qui nous garde intéressé, même si elle aurait pu être plus drôle. On a presque de la compassion pour le personnage joué par Montand, tellement Nelly vient lui détruire cette vie paisible qu'il s'était bâtie.
Au fil du récit le film s'éclaircit, on quitte le bitume pour une ile paradisiaque tandis que l'idylle tant attendue prend des chemins de traverse entre un homme d'âge mûr revenu de tout et une femme magnifique, qui a tout de la femme fatale hitchcockienne mais qui est en fait une femme enfant qui rêve d'un homme qui saura la dominer. Autre temps autres moeurs. Evidemment, ce mix entre film d'aventure et comédie romantique, et dans sa fluidité narrative on pense fortement à "L'Homme de Rio" (1964) de Philippe De Broca, ça tombe bien ce film était justement écrit par un jeune scénariste nommé Jean-Paul Rappeneau ! Clairement Rappeneau est influencé par De Broca, on reconnaît ce rythme soutenu qui ne laisse pas le temps de souffler, cette sensation de liberté ou plutôt cette quête de liberté loin du tumulte socio-économique des grandes métropoles, et évidemment un duo de choc entre le vétéran Montand et la star par excellence la reine Deneuve déjà au sommet qui sait encore joué de son sex-appeal. Les deux poursuivants sont par contre décevants, l'italien et l'américain méritaient plus, autant en présence à l'écran qu'en écriture de leur personnage ; trop caricaturaux et dont les risques et/ou les enjeux ne correspondent pas à l'évolution de leur action-réaction. Site : Selenie
Venant de rompre précipitamment ses fiançailles avec un hommes très possessif, Nelly tombe par hasard sur Martin qui a fuit le confort urbain et son travail pour vivre sur une île. Fuyant tous les deux, ils se réfugient alors là-bas. Réalisé par Jean-Paul Rappeneau, on a ici une comédie qui ne s'arrête jamais. Beaucoup la compare à la screwball comedy, genre principalement américain et c'est vrai qu'il y a de ça, surtout durant toute la première partie du film qui ferait penser à un vaudeville avec ces portes qui claquent, ces quiproquos et ces trois hommes qui tournent autour de Nelly. Et c'est vrai qu'on est prit tout de suite dans cette tornade qui enchaine situations loufoques, véritables gags et dialogues particulièrement efficaces. Et puis le film se calme une fois arrivé sur l'île. Là, on apprend à connaitre un peu plus les personnages, notamment le passé de Martin, mais je trouve que ça patine un peu. Le rythme n'est plus aussi effréné qu'au début, les gags sont de plus en plus rares puis le film n'a plus grand-chose à raconter si ce n'est cette romance prévisible. C'est dommage mais ça n'empêche pas une fin romanesque et finalement assez touchante. Bref, "Le Sauvage" n'est pas un film spécialement mémorable dans les filmographies respectives des deux acteurs principaux mais reste très sympathique.