1073 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
94 critiques spectateurs
5
11 critiques
4
29 critiques
3
31 critiques
2
17 critiques
1
3 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
CrystalEagle
4 abonnés
111 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 14 août 2026
C'est l'histoire de deux fuites qui finissent par se percuter au bout du monde. Martin fuit sa propre réussite, marié à son entreprise autant qu'à sa patronne ; Nelly fuit un fiancé italien qui confond amour et possession. Et le film s'amuse à inverser les rôles qu'on attendait. C'est le sauvage supposé qui est en réalité verrouillé sur lui-même, tandis que la fille bien sous tous rapports cache la vraie tempête. J'aime bien que Rappeneau ne transforme pas la solitude de Martin en sagesse à préserver à tout prix. L'arrivée de Nelly la bouscule, l'envahit, la salit presque, avant de le réhumaniser. Pour racheter sa liberté, elle doit voler un Toulouse-Lautrec, La Goulue, cette danseuse qui croquait la vie à pleines dents. Difficile de trouver image plus juste d'un monde où l'amour et l'argent ne se lâchent jamais.
Rappeneau ne laisse jamais retomber le rythme, il fonce à 100 à l'heure, quitte à faire de la vitesse un principe plus solide que l'intrigue elle-même. Parce que le scénario, avouons-le, reste mince, et les seconds rôles (le fiancé jaloux, les hommes d'affaires parisiens) versent vite dans la caricature. On saute de Caracas à une île paradisiaque, puis à New York, puis à la campagne française, sans jamais vraiment se poser. Résultat : le dernier acte est expédié bien trop vite, comme si le film n'avait plus le temps de savourer ce qu'il venait tout juste d'installer. Mais ce qui sauve l'ensemble, c'est la photo. Le vert de la jungle, le turquoise des Caraïbes, une lumière tropicale apprivoisée malgré un climat capricieux. Et la musique de Michel Legrand, qui enveloppe chaque plan d'une légèreté colorée.
Le vrai moteur du film, ce sont quand même Catherine Deneuve et Yves Montand. Lui compose une pudeur bourrue, un célibataire endurci qui ne sait dire ce qu'il ressent qu'à travers un geste, une virilité adoucie par une sensibilité presque poétique. Elle, qu'on croyait cantonnée à la beauté froide chez Buñuel ou Truffaut, se jette ici dans la comédie physique, capricieuse et insupportable. Un pari risqué, et je dois dire que je l'ai adorée dans ce rôle. C'est d'ailleurs dans ces ruptures de rythme qu'elle prouve l'étendue de son talent. Cette île qui devait rester un refuge finit par devenir le seul endroit où deux prisonniers, chacun à sa façon, apprennent enfin à se rendre. Un bon petit film.
Scénario tiré par les cheveux et beaucoup trop invraisemblable spoiler: comment un bel homme solitaire aux multiples talents comme lui et qui s'est mis en retrait de la société pour avoir la tranquillité peut-il tomber amoureux d'une femme à problème, égoïste, colérique et enquiquineuse comme elle, laquelle a quand-même coulé son bateau, failli le noyer, l'a séquestré dans une cave, volé son diner, indirectement brûlé sa maison et ruiné son petit paradis ? pour y croire. Reste la musique et le duo Montand-Deneuve qui sont pas mal.
Au fil du récit le film s'éclaircit, on quitte le bitume pour une ile paradisiaque tandis que l'idylle tant attendue prend des chemins de traverse entre un homme d'âge mûr revenu de tout et une femme magnifique, qui a tout de la femme fatale hitchcockienne mais qui est en fait une femme enfant qui rêve d'un homme qui saura la dominer. Autre temps autres moeurs. Evidemment, ce mix entre film d'aventure et comédie romantique, et dans sa fluidité narrative on pense fortement à "L'Homme de Rio" (1964) de Philippe De Broca, ça tombe bien ce film était justement écrit par un jeune scénariste nommé Jean-Paul Rappeneau ! Clairement Rappeneau est influencé par De Broca, on reconnaît ce rythme soutenu qui ne laisse pas le temps de souffler, cette sensation de liberté ou plutôt cette quête de liberté loin du tumulte socio-économique des grandes métropoles, et évidemment un duo de choc entre le vétéran Montand et la star par excellence la reine Deneuve déjà au sommet qui sait encore joué de son sex-appeal. Les deux poursuivants sont par contre décevants, l'italien et l'américain méritaient plus, autant en présence à l'écran qu'en écriture de leur personnage ; trop caricaturaux et dont les risques et/ou les enjeux ne correspondent pas à l'évolution de leur action-réaction. Site : Selenie
Ce film de Jean-Paul Rappeneau met en scène le duo Yves Montand-Catherine Deneuve en Amérique du Sud. Basé sur un scénario original de Jean-Loup Dabadie, il semble d’emblée promettre une aventure dépaysante. Au début, le spectateur est quelque peu dérouté : on ne sait pas vraiment qui est cette femme en fuite, ni ce “sauvage” avec lequel elle va pourtant nouer un lien indéfectible, malgré les hauts et les bas. Peu à peu, leur relation se dessine et prend toute sa dimension. Le film se présente comme une comédie teintée d’exotisme, mêlant dépaysement, aventure et une touche de business, celui des parfums. Mais au-delà de ces éléments, c’est surtout une belle histoire d’amour qui se déploie entre ces deux grandes figures du cinéma français, une relation faite d’attirance et de contradictions, un véritable je t’aime, moi non plus.
Film typique des films grand spectacle français des années 70 : courses poursuites (apparemment un virage ne pouvait se prendre qu’en dérapage contrôlé), aéroport, hôtels de luxe et boîtes de nuits chic de l’Amérique Latine, casting de premier plan avec Deneuve et Montand ( Belmondo aurait sûrement pu jouer le rôle). L’intrigue, pas du tout crédible, n’a aucun réalisme et peu d’intérêt. Mais le film reste un divertissement efficace et bon enfant.
Joyeuse comédie avec une Catherine Deneuve hyper sexy en vrai peste. C'est plutôt elle la sauvage toujours pressée d'inventer une nouvelle espièglerie incroyablement culottée. Elle arrive même à éclipser Yves Montand !
"Le Sauvage" est une comédie d’aventure typique du cinéma populaire français des années 70, qui repose avant tout sur l’alchimie de son duo principal et sur un vrai sens du rythme. Le face-à-face entre Yves Montand et Catherine Deneuve fonctionne remarquablement : l’opposition de leurs tempéraments nourrit aussi bien la comédie que la romance, donnant au film une énergie constante et souvent réjouissante.
Yves Montand impose un personnage instinctif et libre, porté par un charisme très physique, presque animal, qui justifie pleinement le titre du film. Face à lui, Catherine Deneuve apporte une élégance et une retenue qui équilibrent parfaitement cette fougue. Cette confrontation de mondes et de comportements constitue le moteur principal du récit.
Le film profite également de décors naturels dépaysants, qui renforcent l’impression d’évasion et de liberté. Ces paysages participent pleinement à l’esprit d’aventure et donnent au film une respiration bienvenue. La mise en scène fluide et ludique de Jean-Paul Rappeneau accompagne ce mouvement avec efficacité, privilégiant l’action, les poursuites et les situations burlesques sans jamais perdre en lisibilité. Le rythme soutenu maintient un réel plaisir de visionnage, fidèle à l’ambition divertissante du film.
Reste toutefois un scénario assez mince, qui se contente souvent de servir de prétexte aux gags et aux péripéties. L’intrigue n’offre que peu de surprises et manque parfois de véritable enjeu dramatique, ce qui empêche le film de dépasser le simple divertissement.
Malgré cette limite, Le Sauvage assume pleinement sa légèreté et parvient à séduire par son énergie, son charme et son sens de l’aventure. Un film plaisant, efficace et porté par de fortes présences à l’écran.
50 ans après, ce film d'aventures tient encore très bien la route mais ne vaut pas plus de 4 étoiles, mais si j'avais dû le noter en 1975 je pense qu'il aurait pu avoir un bon 4,5 car effectivement il n'y a pas tellement de temps morts et les plans sont très beaux, d'ailleurs mention spéciale pour la restauration très réussie. Mais en 2025 le volet comédie est un peu dépassé, on ne peut pas dire qu'on rit beaucoup. A noter que Catherine Deneuve dans ce registre, elle avait d'ailleurs été nommée aux César pour ce rôle.
Globalement je n'ai pas trouvé ca terrible. Pourtant avec deux grands acteurs Yves Montant et Catherine Deneuve. Cette dernière (très belle) joue une fille hystérique. Montand n'est pas très convainquant dans son rôle d'aventurier. Le scénario n'est pas très crédible et par moments , ça hurle de partout , c'est assez pénible. Le seul point positif est la beauté des paysages et celle de Catherine Deneuve. Dommage pour deux grands acteurs.
C’est une comédie agréable, qui se laisse regarder avec plaisir sans pour autant marquer les esprits. Le scénario, plutôt rocambolesque, frôle parfois l’absurde, mais l’ensemble reste divertissant grâce à un cadre enchanteur et à l’alchimie du duo Deneuve-Montand, qui porte le film avec brio. En revanche, le personnage de Nelly, interprété par Deneuve, frise la caricature : son côté capricieux et semeur de chaos en devient presque agaçant. Malgré ce défaut, le rythme ne faiblit jamais, et on ne voit pas le temps passer.
je mets une demi étoiile pour les paysages et l'autre moitié pôur la manière honorable dont montand et deneuve se sortent de ces rôles ridicules de ballot et d'hystérique qu'on leur fait jouer etqui sortent de leur registre habituel . Le scénario est loufoque , et les gags tellement gros, qu'ils ne sont même pas au niveau de la plupart de ceux des pires films de série B.
Comédie d’aventure typiquement seventies, Le Sauvage séduit par son exotisme, son rythme enlevé et l’alchimie évidente entre ses deux interprètes principaux. Le film joue à fond la carte du dépaysement et du choc des caractères, enchaînant les situations cocasses avec une légèreté assumée. Si l’intrigue reste simple et parfois prévisible, l’humour fonctionne souvent grâce à des dialogues vifs et une mise en scène efficace. Un divertissement charmeur, un peu daté mais toujours agréable, porté par une énergie communicative et un esprit d’évasion qui fait mouche.
Le personnage rebelle de Deneuve est réjouissant, mais l'hystérie des Italiens devient vite insupportable. Reste le cadre magnifique de l'île perdue et une fin assez mignonne.
Ce film est une perle des années 70. Le scénario est bien ficelé, au travers de la rencontre entre un misanthrope et une mal mariée. Le duo Deneuve-Montand est admirable.