Une Autre femme
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Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 739 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2026
L'autre facette de Woody Allen se dévoile. Si la comédie était sa principale source artistique, le réalisateur américain se détache petit à petit de cela, pour rendre son cinéma plus intimiste et dramatique.

Une autre femme est un film montrant le personnage de Gene Rowlands, vivant la crise de la cinquantaine. On y passe par toutes les émotions. Sans surprise, Woody Allen s'inspire de Ingmar Bergman pour pondre et instaurer cette ambiance mélancolique planant et la difficulté de ses personnages.

La photographie et la mise en scène cadré s'ajoute à merveille (rappelant Cris et Chuchotements pour ne citer que lui)

De plus, ce casting dingue, brille sous les mille feux où chacun ajoute une sincérité propre à cette "vie" qu'on ne cesse de remettre en question.

Tout comme son personnage principale, le message ou devrais-je dire la question, ne peut qu'être philosophique.

C'est somptueux ! Je pense qu'un film comme celui-ci, mérite d'être vu et revu sous différents âges afin de voir une mentalité évolué comme ses personnages
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 août 2025
Woody Allen signe ici un drame aux accents bergmanien très austère et analytique dont il faut certes louer la qualité d’écriture donnée aux personnages mais qui s’avère aussi ennuyeux pour ne pas dire barbant. Auscultant la psyché d’une femme cinquantenaire accompli intellectuellement mais refoulant la moindre émotion, le réalisateur filme une sorte de thérapie d’1h20 qui ne plaira qu’à certains.
TwinPeaks2003
TwinPeaks2003

6 abonnés 138 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mars 2025
Hormis l’histoire qui m’a très peu emballé, il faut dire que le casting surtout avec Gena Rowlands en lead.

Puis la photo du film est magnifique, cette palette de couleurs automnales est sublime. Bon après quand c’est Sven Nykvist, le directeur photo de Bergman ça ne pouvait être que beau.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 février 2025
Une femme fait sa psychanalyse par procuration.
Un récit très feutré et très intime sur une femme fait le point sur sa vie.
C’est elle qui change son regard sur les gens.
Comme quoi l’on change. On ne reste le même.
Belle illustration.
robertmarone
robertmarone

5 abonnés 34 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2022
Et si nous parlions de mise en scène. WA invente de nouveaux plans vertigineux : les personnages découvrent et commentent de vieilles photos et nous plongeons directement dans des scènes du passé, enchaînant les époques en quelques secondes habilement mêlées. Dans quelques scenes oniriques, un même personnage, adolescent puis adulte, est interprété par différents comédiens, se passant le relais, subtilement, d'un plan à l'autre. Élégant et subtil. GRowlands est immense. La direction d'acteur est toujours parfaite. Un grand film introspectif.
JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 octobre 2017
Une femme, à priori sans problème, découvre, grâce à des écoutes d'une patiente chez un psychanalyste, qu'elle est elle-même une personne à problème, avec ses manies, ses manières et ses mensonges. Par son comportement, elle se voit être une femme en fait "peu aimable". Pourra-t-elle changer ?
Sur ce scénario assez mince, Allen crée ici un film tout en psychologie et en introspection. C'est réalisé honnêtement, sans plus. Les dialogues, nombreux, sont très intellectuels et souvent très artificiels. Les mots ne sont pas suffisants pour décrire des personnages, surtout au cinéma. Ici, on nous montre des personnages, qui ont réussi certes, mais très individualites et très "nombrilistiques" Triste milieu où tout le monde trompe et ment à tout le monde.
Legid
Legid

43 abonnés 716 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 septembre 2017
Woody Allen s'est assez peu attaqué au drame pur. 10 ans après un Intérieurs sobre mais réussi, il réutilise ses thèmes de prédilection, (psychanalyse, introspection,, adultère) dans un registre sans humour.
Une Autre Femme, avec sa réalisation sobre, est surtout un prétexte à de belles interprétations d'actrices bien dirigées. Le reste est assez attendu pour du Woody Allen.
Pas déplaisant mais trop classique pour le réalisateur !
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juillet 2017
J'étais très sceptique et pas des plus partant pour voir ce film depuis September qui m'avais fort refroidis et je dois concédé que le début m'a beaucoup inquiété mais la mesure se fait petit à petit et prend une tournure remarquable. J'ai parfois tendance à m'éteindre devant certains films de Woody Allen, pour ce film le constat est radicalement opposé puisque j'ai été totalement happé par sa dernière demi-heure passionnante et notamment sa conclusion que je juge parfaite ! Gena Rowlands est une actrice dont je méconnais le travail, je possède quelques DVD ou elle est à l'affiche notamment ceux de son mari John Cassavetes que je connais comme acteur lui aussi mais pas encore comme réalisateur et il certainement temps que je me lance surtout au vu de la prestation de celle-ci dans ce film ! Elle est étincelante, j'ai rarement vu une présence et une sensibilité comme elle le développe, j'en suis tout retourné. Film très intriguant et surprenant de la part de Woody Allen. A revoir dans quelques temps.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 avril 2017
10 ans après s'être planté avec "Intérieurs", Woody Allen nous ressert la même sauce en aussi déprimant, aussi lent, aussi vide, aussi ennuyeux. On ne se raccroche à rien (et certainement pas à Gena Rowland, assez rébarbative dans ce rôle), on s'ennuie, on s'endort.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mars 2014
Avec "Une autre femme" Woody Allen ne se met pas en scène et nous livre le portrait d'une professeur de philosophie en congé sabbatique pour écrire un roman, entre sa vie présente et passée, ses connaissances, ses doutes ou encore sa découverte d'une jeune femme, suivi par un psychiatre et qui se semble nager en plein désespoir. Le cinéaste New-Yorkais braque vraiment sa caméra sur elle et nous livre un portrait tout en justesse où il revient sur ses relations avec sa fille, ses amis, son fiancé, ex-fiancé, sa famille et notamment son père ... Le personnage est intéréssant et bien écrit, tout comme une belle galerie de second rôle même si on peut regretter le rôle un peu trop mineur de Mia Farrow. A l'image de "Intérieur", on ressent assez vite une influence de Ingmar Bergman dont on connait l'influence qu'il a sur Woody Allen à travers des références de la part de ce dernier dans des films tels que Manhattan ou Annie Hall. Malgré le rythme plutôt lent, il n'y a aucune faute de ce point de vue là, il prend le temps de nous immerger dans la vie de cette femme qui va peu à peu se rendre compte de qui elle est et comment elle est perçu par autrui. C'est un récit nostalgique, qui n'oublie pas quelques touches d'humours par moment. Les interprétations sont très bonne, bien évidemment Gena Rowland dans le rôle principal est excellente, mais aussi des seconds rôles tels que Gene Hackman qui représente l'amour passé et regretté qui sont tout aussi impeccable. Le tout sur une belle bande-originale. Non sans défaut, mais ca reste un bon film que nous livre Woody Allen, un beau et captivant portrait de femmes.
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mai 2025
Ce film est d'abord très intéressant dans son principe narratif. Par son élément moteur : une forme de voyeurisme qui est à la fois celui du personnage principal (Marion "espionnant" le cabinet de psychanalyse voisin) et celui du spectateur. Par son développement aussi : une sorte de double psychanalyse fonctionnant par vases communicants, puisque les confidences d'une patiente (Hope) invitent Marion à une introspection, un retour sur son passé et ses choix de vie, jusqu'à une profonde remise en cause personnelle. Focalisé sur ce personnage de Marion, Woody Allen brosse ainsi le portrait nuancé d'une femme brillante et parfaite en apparence, tout en maîtrise d'elle-même, dont les certitudes vont peu à peu vaciller. Une femme qui reconnaît avoir sacrifié la dimension affective de sa vie à la dimension intellectuelle, par peur, et avoir inspiré aux autres des sentiments qu'elle n'imaginait pas. Le réalisateur suit l'itinéraire d'une prise de conscience, ponctué de désillusions cinglantes ou amères, et l'espoir d'un renouveau, d'une renaissance, par le biais de la bien prénommée Hope...
C'est l'un des meilleurs films de Woody Allen. Une pépite dans le registre bergmanien qu'il a exploré à plusieurs reprises (Intérieurs, Hannah et ses Soeurs, September...). Centré sur la psyché féminine, épuré dramatiquement, assez grave, cet opus se déploie sous l'influence du cinéaste suédois, y compris esthétiquement, puisque le réalisateur a confié la photo du film à Sven Nykvist, le fidèle chef op' de Bergman. Pour autant, c'est bien du Woody Allen dans le texte, avec cette petite touche d'humour caractéristique, malgré le drame. Les dialogues sont impeccables dans leur ensemble, coulant avec une évidence intellectuelle et émotionnelle qui est comme un signe de maturité artistique.
Côté interprétation, Gena Rowlands porte le film sur ses épaules. Dans un parfait contre-emploi de femme froide qui s'éveille douloureusement à elle-même, loin des rôles tout en nerfs et borderline que lui a offert Cassavetes, notamment, elle est absolument magistrale.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 2 mars 2013
Une femme mure s'aperçoit en faisant une radiographie de sa vie qu'elle n'est pas si réussie que ça. Si le film est profond il finit par devenir un peu répétitif et sans surprise, de plus pas question de comédie ici.
aléa54
aléa54

2 abonnés 36 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2012
De même que "Intérieurs" est la version dramatique de "Hannah et ses soeurs", "Une autre femme" est la version dramatique d'"Alice", l'histoire d'une femme qui remet sa vie en question.
Un beau film, qui captive l'attention.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 novembre 2012
On est en plein dans la veine bergmanienne de Woody Allen avec ce drame, registre qu'il a peu abordé sans au moins le tempérer d'un peu de légèreté ce qui n'est pas du tout le cas ici. Le réalisateur ici uniquement réalisateur se concentre essentiellement sur le personnage joué par Gena Rowlands ce qui fait donc qu'on voit les choses de son point de vue. Ce parti-pris est intelligent mais il n'aurait dû empêcher de développer les seconds rôles (la femme enceinte jouée par Mia Farrow apparaît trop tardivement notamment !!!) ainsi que la durée d'ensemble, un peu trop courte, ce qui aurait rendu le tout un peu plus intéressant et captivant.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 3 juin 2011
Woody Allen étant un homme complexé, il n'est pas étonnant de constater que, malgré le fait que sa filmographie soit composée à 3/4 de comédies, il estime que le drame est un genre autrement plus élevé. Ce qui explique qu'il se prête parfois à l'exercice, à mon sens jamais avec une grande réussite. Autant il peut raconter des choses graves sur un ton léger dans ses comédies, autant il aime montrer qu'il peut également pondre des films déprimants et ennuyeux lorsqu'il en a envie. "Une autre femme" est un de ceux-là. Le film n'est pas mauvais, évidemment, d'autant plus que Gena Rowlands joue le rôle à la perfection. Le problème, c'est que Woody Allen, lorsqu'il devient solennel, ne peut s'empêcher d'abandonner tout ce qui fait habituellement son cinéma pour se transformer en disciple consciencieux de Bergman, poussant ici jusqu'à convoquer le directeur de la photographie de ce dernier, ce qui est visible dès le premier plan du film. Pourquoi un réalisateur aussi talentueux que Woody Allen, avec son propre univers bien à lui, se sent obligé, parfois, de se transformer en sous-Bergman ? Il a heureusement prouvé, depuis, avec "Match Point", qu'il pouvait signer un drame qui corresponde à son propre univers.
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