Un Jour un chat
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Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2013
Une profusion de fantaisie, d'onirisme, de poésie, de couleurs pour cette fable qui est autant un régal pour les yeux (les trucages visuels autant pour ce qu'ils dégagent d'imagination que pour leur mise en scène parfaite sont époustouflants !!!) qu'elle est profonde, difficile en effet de ne pas y voir, notamment par l'intermédiaire du particulièrement détestable personnage du directeur d'école, une critique du régime communiste au pouvoir à l'époque mais qui peut s'étendre sur tous les types de régime dictatorial...
Décidément le cinéma tchécoslovaque des années 60 regorge de véritables pépites, et "Un jour un chat" est incontestablement une de celles-là.
Rien que l'adorable chat magique qui dès qu'il ne porte plus ses lunettes colorisent les voleurs en bleu, les hypocrites en violet, les infidèles en jaune et les amoureux en rouge vaut le détour.
Les acteurs, qui semblent être de grandes stars dans leur pays : Jan Werich, véritable sosie de l'acteur écossais James Justice Robertson qui est délicieusement débonnaire dans un double rôle, Vlastimil Brodský tout aussi excellent en instituteur lunaire adorateur de la nature, et la superbe Emília Vášáryová, qui me prouve que décidément je suis très loin d'être insensible au charme slave, apportent leur pierre à l'édifice, à ce très bel édifice.
Vous l'aurez compris "Un jour un chat" est un incontournable, un classique intemporel du cinéma.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 848 abonnés 8 156 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 décembre 2021
Dans un petit village au sud de Prague, les habitants voient arriver un beau jour un magicien, sa troupe et plus étonnant encore, un chat affublé d’une paire de lunettes ! Ces dernières ont un étrange pouvoir révélateur sur les vices et les vertus des humains.

"Až přijde kocour" que l’on pourrait traduire par "Quand le chat vient", est un film emblématique du cinéma tchèque. Réalisé par Vojtěch Jasný, le film est une capsule temporelle à lui tout seul puisqu’il nous renvoie en plein dans les années 60, en prélude au "Printemps de Prague", dans ce qui était appelé à l’époque la « Tchécoslovaquie ». A cette période, la propagande, la répression et l’oppression était de mise. Raison pour laquelle à travers ce film, le réalisateur à voulu dévoiler la vraie facette des gens. Lorsque le chat ôte ses lunettes, on découvre grâce à lui ce que sont réellement les habitants (les tristes deviennent gris, les menteurs violets, les infidèles jaunes et les amoureux rouges).

L’histoire en elle-même détonne et nous offre des moments assez surprenants, pour ne pas dire surréalistes (la séquence de la cigogne). Il est amusant de voir la façon avec laquelle le réalisateur a pu donner vie à son histoire, à travers une mise en scène virevoltante et une explosion de couleurs. Le tout, filmé dans la très belle ville de Telč (et sa magnifique place Zacharie de Hradec).

Un film qui détonne, oscillant entre la comédie et la satire. Nominé à la Palme d’Or, il sera récompensé par le Prix Spécial du Jury au festival de Cannes en 1963.

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tixou0

782 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2022
Un film qui a presque 60 ans d'âge, mais qui, restauré avec amour, les porte allégrement ! Il est totalement inclassable, entre fantaisie dans la tradition des contes (mais pas de fées... enfin peut-être : voir "Diana", le magicien - et son double - et "Tigrou", car : "Un Jour, un Chat"....) et fable militante (le pays, alors réuni en Tchécoslovaquie, étant sous la botte soviétique). Fantastique... chromatique, et comédie musicale ("Gens de Telč en couleurs" - en somme !) sont harmonieusement imbriqués, et l'ensemble dégage un charme certain, pour une morale en forme d'hymne à la liberté, et à la vérité, via des personnages archétypaux bien campés, comme le directeur d'école qui n'apprécie les animaux qu'empaillés vs l'instituteur qui protège l'innocence de ses ouailles enfantines.
Hors du temps, onirique et salutaire - à découvrir !
traversay1

4 475 abonnés 5 349 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 août 2016
Une petite cille tchèque, tranquille, avec ses petites histoires racontars. Voici qu'arrive un magicien, son adorable assistante et, un chat qui porte lunettes. Enlevez-lui cet accessoire et les gens deviennent de toutes les couleurs : rouges sont les amoureux, bleus les hypocrites, jaunes les perfides etc. Le film déraille complètement : un univers à la Jacques Demy, en plus loufoque. La fantaisie, l'imagination, l'amour règnent en maître et les autorités ont bien du mal à mettre de l'ordre dans ce délire désorganisé. Un jour, un chat est un hymne à la liberté de penser et de jouir, inimaginable dans la Tchécoslovaquie de 1963. Et pourtant ...
Max Rss
Max Rss

251 abonnés 2 306 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2025
P*t**n... Ce chat qui porte des lunettes... Jamais je n'aurais cru revoir ça un jour, tant d'années après. Comment est-il possible que pareil film (en son temps récompensé à Cannes) ait pu tomber dans un oubli quasi complet ? Alors qu'il est d'une grande originalité. A franchement parler, il faut quand même un petit moment pour piger où ce "Un jour, un chat" veut nous embarquer. Puis arrive un spectacle de magie. Et là, tout devient limpide. Ledit spectacle est quand même un truc assez dingue. On pourra rire des trucages utilisés, à notre époque ils paraissent presque grotesques, mais il faut savoir regarder derrière tout ça, parce que c'est bien à ce moment que se révèlent les intentions du film. Pour résumer clairement les choses, disons ceci : sous ces airs de comédie légère et fantaisiste, se cachait en réalité une peinture de ce qu'était la Tchécoslovaquie, pays alors étouffant sous le joug communiste. Le chat étant un symbole de la résistance à l'autoritarisme rouge. J'espère qu'un de ces jours quelqu'un aura la bonne idée d'une réhabilitation, ne serait-ce qu'à des fins cinématographiques. Mais m'est avis qu'il va falloir encore attendre.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2025
Film culte de la Nouvelle Vague tchécoslovaque, Un jour un chat est une pépite irrésistible so sixties, avec son esthétique parfois psychédélique et sa musique qui le fait pencher un peu (mais pas totalement) vers la comédie musicale américaine ou française (Demy).

Vojtech Jasny dynamite le cinéma de l'époque et le terne réalisme socialiste qui devait être de rigueur en Tchécoslovaquie. Ici, les sentiments enfouis au plus profond des gens se libèrent, et les personnages deviennent monochromes en fonction de leurs actes et de leurs pensées : les amoureux en rouge, les menteurs ou infidèles en jaune, etc.

Outre que la mise en scène et les effets spéciaux sont bluffants, la liberté de ton et même l'insolence du cinéaste, qui pousse à détruire les carcans sociaux et à lutter contre l'hypocrisie de la société, sont incroyables dans ce pays sous régime dictatorial, qui use et abuse de la censure...

Un jour un chat est un film profondément humaniste, drôle, léger... mais aussi plus profond qu'il n'en a l'air. C'est clairement un des meilleurs films de la Nouvelle Vague tchécoslovaque, qu'il a contribuer à lancer à sa sortie, en 1963.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2021
Un jour un chat a obtenu une première consécration en 1963. Ce film réalisé par Jasny Vojtech était en effet appelé à concourir à l’obtention de la Palme d’Or. Le jury du festival de Cannes 1963 présidé par Armand Salacrou, auteur de pièces de théâtre, lui décerna finalement son Prix spécial du jury ainsi qu’à Harakiri, un long-métrage réalisé par Masaki Kobayashi et fort différent de Un jour un chat. Ce n’est que fin 1965 que ce dernier fit enfin l’objet d’une distribution dans les salles françaises. L’année 2021 marque quant à elle un double retour célébrant la superbe restauration numérique du film : retour à Cannes en sélection officielle Cannes classics et retour en salle orchestré ce 1er décembre par le distributeur Malavida. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/2021/12/01/un-jour-un-chat/
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 février 2015
film écologique sans le savoir (préférence pour l'image plutôt que pour l'art de l"empaillage) mais aussi belle leçon d'usage des coloris symboliques (n'y aurait il pas une influence Rimbaudienne là dessous) ce film vu dans un cadre austère d'un collège catholique (ce qui nous empecha de profiter de quelques scènes dans le chariot ramenant les pailles) est toujours présent pour quelques images -car comment oublier la maestria technique permettant à unde se métamorphoser dans un tourbillon de couleurs tel un caméléon
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