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hpjvswzm5
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5,0
Publiée le 1 août 2014
J'ai aimé Scarface de Hawks, et c'est la première fois que je vois une de ses nombreuses comédies. J'en attendais pas mal je dois dire, surtout au vu de la présence de Cary Grant (je ne connaissais pas Katharine Hepburn, et oui j'ai conscience que mes lacunes cinématographiques sont plus qu'importantes, mais que voulez-vous je suis jeune). Et bien c'est énorme, tout simplement.
Purée que ça fait du bien de voir ce genre de comédies où il n'y aucune fausse note, aucun temps mort, rien pour arrêter le rythme fou du film. L'alchimie entre le couple d'acteur est vraiment exceptionnelle, Cary Grant est à tomber tellement il a un potentiel comique infini. J'adore son air tour à tour sérieux et désespéré face à cette femme qui ne lui attire que des ennuis.
Le sommet du film est atteint dans la scène de fin au commissariat, véritable orgie de gags tous plus hilarants les uns que les autres. Bordel ce film c'est du pain béni, si on aime les acteurs on sera servi, tout repose sur leur jeu et les dialogues plus que fins qui créent un joyeux bordel incroyable.
Je vais commencer à faire une liste des comédies de Hawks que je dois voir, moi...
Ce film atteint des sommets Himalayesque de drôlerie burlesque que l'on sent bien issus du muet, comme par exemple la scène de la prison. Le cinéma de grand-papa aurait encore beaucoup de choses à apprendre aux scénaristes, réalisateurs, acteurs/actrices actuels qui croient avoir du talent dans le domaine de la comédie et du rire...
Dans ce monde domestiqué où l’animal sauvage devient une compagnie et l’homme un pion dans le vaste échiquier sociétal, c’est le personnage de Katherine Hepburn qui affranchit et raccorde l’être à sa liberté fondamentale. S’ensuit un désapprentissage des plus jouissifs où le burlesque va bon train : le futur mari se délie de celle qu’il n’aime pas vraiment pour éprouver l’aventure d’une existence menée conjointement, dans les tumultes de la vie à deux. Et l’avalanche de gags, de situations incongrues, de protagonistes hauts en couleur, accentuent davantage encore cette propension du film à puiser dans la folie humaine ce quelque chose de sublime, seul capable de révéler la magie d’une journée passée dans ce monde pensé comme un accélérateur de particules. Car L’Impossible Monsieur Bébé est une œuvre de circulation dans laquelle les corps entrent et sortent, sillonnent gaiement l’espace qu’ils décloisonnent. Et au-delà d’être fort drôle, le film parvient à trouver, en Hepburn et Grant, l’un des anti-couples les plus délicieux de l’histoire du cinéma. Pour quelle raison, donc, se priver d’une gobeuse d’olives, d’un léopard adepte du gramophone et d’un vieillard assommé en pleine nuit par un jet de pierre ? Hawks construit sa comédie avec tous les outils du cinéma pour un moment de burla mémorable et rafraîchissant. On ne s’en lassera jamais.
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4,0
Publiée le 13 février 2012
L'un des grands classiques du cinèma hollywoodien! On peut dire qu'aucun des rèalisateurs d'aujourd'hui, venus du thèâtre ou de la tèlèvision, n'a pu bènèficier d'une ècole comparable à celle du cinèma muet, et aussi efficace! Les meilleures comèdies et les plus brillamment construites entre les annèes 30 et 40 illustrent parfaitement cette hypothèse! Sans pouvoir les citer toutes, mentionnons "Bringing Up Baby" d'Howard Hawks, avec Cary Grant et Katharine Hepburn, et que Hawks considère lui-même comme son film prèfèrè entre tous! Pour la petite anecdote Harold Lloyd considèrait ce classique comme la meilleure comèdie qu'il ait jamais vue! On peut admirer dans cette comèdie jubilatoire la richesse des situations, l'esprit des dialogues, chaque phrase suffisant à orienter diffèremment toute une scène! Le brio de l'interprètation nous èblouit, l'harmonie de la mise en scène nous comble! Mais ce qui est le plus remarquable, c'est qu'on s'amuse sans même savoir comment Hawks s'y prend pour nous faire rire, à l'improviste! La comèdie conduit Grant et Hepburn, avec une sorte de rigueur implacable, aux situations extrêmes les plus absurdes, suivant une logique imperturbable à partir du postulat initial! Un film lègendaire qui conserve encore aujourd'hui une grande force comique comme cette ultime catastrophe dans ce final d'anthologie sur l'èchafaudage...
Vieillot et fatiguant, à moins que des hurlements et de l'agitation inutile puisse vous faire rire. On reconnaitra le formidable travail du dressage d'animaux, chiens, léopards, mais du coup on se demande si ça n'est pas un grand jeu de cirque plutôt qu'une comédie. Ça jappe, ça hurle, ça crie, ça fait des enfantillages, mais hélas ça ne m'a pas fait rire. C'est même presque angoissant. Tout baigne dans un faux bonheur nerveux d'avant-guerre pénible et pesant. Cary Grant n'est pas drôle et Katharine Hepburn est tout à fait à l'aise dans son rôle de gamine hystérique qui fait sa crise. Ça me rappelle le genre de scénarios idiots qu'on écrivait et qu'on tournait à la video 8 quand j'étais au collège: amusant 5 minutes, pénible au bout de 30 minutes, fatiguant au bout d'une heure et là ça dure 1h42 !
Howard Hawks, ayant connu le cinéma muet, s'est toujours méfié du parlant dans ses comédies. Voilà pourquoi "L'impossible Monsieur Bébé", référence du genre de la screwball comedy est aussi excellent. Les situations s'enchaînent à un rythme effréné sans qu'on ait le temps de souffler et si ça devient absurde, c'est tant mieux ! La mise en scène de Hawks s'adapte parfaitement au genre et laisse à ses acteurs l'occasion d'exprimer leur talent et leur potentiel comique. Ainsi, le duo formé par Katharine Hepburn et Cary Grant fait des étincelles, l'une étant une véritable pile électrique accumulant les maladresses et l'autre étant là pour en subir les frais. Entre une chasse à l'os de brontosaure, une recherche de léopard et même un détour par la case prison, le scénario s'amuse à mettre ses personnages à rude épreuve et ce pour notre plus grand plaisir.
Une des comédies les plus jubilatoires du cinéma, où Hawks privilégie le rythme et s'en donne à coeur en jouant avec des personnages archétypiques placés dans des situations inimaginables. D'où un chef d'oeuvre à revoir, dix, cent, mille fois.
Je n'avais jamais vu Cary Grant autre que dans les Hitchcock. Et bien ça vaut le détour. Un chez d'oeuvre de la comédie américaine avec des acteurs géniaux, des qui-proquos, des dialogues cocasses et fins...
Howard Hawks réussit avec "L'Impossible Monsieur Bébé" une comédie populaire d'une grande intelligence. Tout le film ne fait que mettre en scène les différentes astuces employées par Susan Vance (Katharine Hepburn) pour retenir le naïf et influençable David Huxley (Cary Grant) dont elle est tombée amoureuse : de la géniale scène de golf jusqu'à la celle de la prison en passant par l'épisode de la robe déchirée, le film enchaîne les moments drôlissimes, qui doivent autant à l'expressivité des acteurs, à l'inventivité des situations (Cary Grant qui suit le chien en se mettant lui aussi à quatre pattes) qu'à l'assurance d'une mise en scène classique qui croque ses personnages avec une vitalité débordante. Une fois de plus, Hawks fait l'éloge du bien-vivre ensemble à travers des personnages dépourvus de méchanceté qui s'unissent autour de l'incongruité des situations vécues, causées pour la plupart d'entre elles par Bébé, qu'on aurait bien envie d'adopter. Malgré quelques gags plus prévisibles dans la deuxième moitié du film, "L'impossible Monsieur Bébé" reste un moment de cinéma à part, totalement joyeux.
Ce qu’Howard Hawkes nous a réalisé là est une sympathique comédie old school et parfaitement rythmée telle qu'on aimerait en revoir aujourd'hui. L’alchimie qui se forme à travers les dialogues entre Katherine Hepburn et Carry Grant, tous deux dans des rôles loin de ceux dans lesquels on a l’habitude de les voir, font de cette comédie un grand classique du genre. Mais ce rythme enflammé et ces gags surannés ont malheureusement réussi à me fatiguer avant la fin.
Cette comédie frénétique a fait un tel bide que K. Hepburn a été obligée de retourner au théâtre (ca ne devait pas la déranger plus que cela) avant de revenir au cinéma en fanfare avec The Philadelphia story. Pourtant le film de Hawks est l'incarnation même de la screwball comedy. Sur un rythme effréné, il parvient à ce que comédie et romance coexistent en permanence, au lieu d'alterner entre les deux. Impossible d'anticiper les péripéties, plus folles les unes que les autres. En plus, les personnages sont subtils et le film est plein d'esprit. Une merveille, avec deux acteurs à leur meilleur.
Comédie gentille qui a horriblement mal vieilli où katherine hepburn en fait vraiment des tonnes face à un cary grant au jeu plus juste et pondéré (probablement aussi mieux servi par le profil de son personnage) ; à réserver aux plus jeunes ou à ceux qui ont gardé une âme d'enfant, ainsi qu'aux amis des animaux.
Un comique qui a bien vieilli: même si on sourit de certaines situations, et si quelques quiproquos restent drôles (notamment la scène à la prison avec les tentatives d'identification de chaque protagoniste), c'est le plus souvent bien poussif: l'alcoolique qui voit un léopard et pense qu'il est victime de delirium tremens, le chien qui enterre l'os (deux gags qui font penser aux Tintin de la même époque!) les différents habits déchirés, le brontosaure qui s'écroule, l'interminable passage avec le chien George...
Un bijou d'écriture et d’interprétation. Une histoire hilarante, jouissant d'un casting haut de gamme et talentueux, mais surtout maîtrisé d'une main de maître par Howard Hawks.
Bringing Up Baby une comédie très réussie, 1H40 très dense où comme dans la plupart des chef-d'oeuvre de la comédie il arrive un tas de choses offrant au spectateur une suite de scènes hilarante. Cary Grant tient ici un rôle majeur de sa carrière, absolument parfait dans la peau de cette victime maladroite il exploite à fond son talent comique que l'on ne fait qu'entrevoir dans ses rôles plus sérieux. Katharine Hepburn est parfaite aussi dans la peau de cette femme complètement déjanté prête à tout les mensonges pour garder l'homme qu'elle veut prêt d'elle. Le film affirme sa qualité par ses seconds rôle (notamment le Major Applegate ou encore le Shériff) et son humour très moderne pour l'époque (1938). Un classique à voir !