Un petit Clint Eastwood. L’intrigue est cousue de fil blanc et les ficelles sont énormes. Pas un mauvais film mais ça ne vaut absolument pas le détour.
Franchement, ce n'est pas le meilleur Clint Eastwood mais ça se laisse regarder comme une ancienne série des années 70 où toute la résolution de l’intrigue se tenait dans les 50 minutes imparties. Même si je me doutais bien de l’issue, j’avoue avoir été assez nerveux dans mon fauteuil. Sacré Clint Eastwood, il m’a bien attrapé…
Ce plaidoyer contre la peine de mort s’attarde surtout sur la rédemption du journaliste loser, volage et cynique interprété par Clint Eastwood. Avare en rebondissements d’autant que l’on connaît la fin avant, pas assez noir, « Jugé Coupable » souffre de la comparaison avec d’autres films autrement plus percutant sur le sujet. Reste quelques jolis et touchants moments d’humanité et un James Wood en très grande forme.
18ème long métrage réalisé et joué par Clint Eastwood (s'ajoute 3 films dans lesquels il ne joue pas) "Juge Coupable" est tourné en pleine période "pauvre" de Eastwood qui de 1996 à 2002 va pratiquement tourner ses films les plus mauvais. Entre maladresses justificatrices et/ou poncifs moralisateurs du genre Clint Eastwood signe là un de ses films les moins aboutis. Un polar trop classique sans enjeu majeur malgré un thème qui s'y prête forcément (normalement).
On prend vite parti pour le malheureux condamné à mort en suivant ce combat que mène Clint pour le sauver. Une très belle histoire, prenante et assez intense, on ne lâche rien jusqu'au dénouement. A noter un James Woods hilarant qui vient apporter la dose d'humour nécessaire ("Steeve t'es un putain de baisouilleur !"). A voir au moins une fois pour l'intensité de la bataille.
Réalisateur, producteur et acteur de ce film, Mr Eastwood nous offre avec " Jugé coupable" un bon polar. La mise en scène est implacable. A la façon " La Ligne verte", le scénario solide nous propose une enquête haletante. Ce Thriller nous montre des scènes sensibles mais aussi de belles séquences tendresse, de pères avec leur adorable fille. La distribution est tout aussi remarquable avec un James Woods excellent en directeur vindicatif du "Oakland Tribune" et un Clint Eastwood , toujours aussi efficace dans un rôle sur mesure.
Un film simplement parfait, le suspense est au rendez-vous de la première à la derniere minute. La mise en scène est sublime les acteurs sont sublimes !
Un film moyen bien joué mais avec des longueurs, des scènes inutiles et quelques dialogues ringards qui font passer certains journalistes pour des machos abrutis. L'idée était bonne. La fin est surprenante et originale. Mais les histoires d'alcoolisme, de couple et de cul gâchent singulièrement le film. Il en reste un léger playdoyer contre les faux témoignages, les enquêtes baclées, le racisme, l'injustice et la peine de mort. Pour quelques verres et quelques injustices de plus...
Papy devient un brin gaga sur ses vieux jours et se lance dans les grandes causes : tiens, pourquoi pas la peine de mort ? il a la chance de vivre dans un pays qui l'applique (la plupart du temps) et il trouve encore le moyen de râler, car Clint le justicier veut sauver maintenant l'innocent de la peine capitale ! et moi qui croyais que le pépé était de droite !
Alors donc, comme ça tu serais de l'autre bord ? et puis évidemment d'une pierre deux coups puisque l'innocent est noir et que les deux seuls témoins sont blancs ! et en plus, attends, la victime est blanche ! oh mais c'est du cousu main ça !
On sait donc dès le premier quart d'heure qu'on va passer toute une série de sales quarts d'heure les uns à la suite des autres avec en point d'orgue l'appel à la dernière seconde tandis que le gentil noir qui n'a rien fait (c'est pas moi patron !) est sur le point d'y passer. Parce qu'évidemment notre super journaleux voit tout de suite ce qui cloche et en deux temps trois mouvements tout est résolu. Et pendant ce temps-là, le pauvre Columbo dort encore.
De plus, Papy Clint se la joue coolos, couche avec les femmes de ses collègues (pas grave, ce sont des "abrutis" de toute façon) et s'engueule régulièrement avec son patron James Woods qui nous fait bien rire. Heureusement qu'il est là, le James !
Sinon, on s'ennuie beaucoup alors que Papy nous tire la corde sensible pendant les trois quarts du film dont le caractère grotesque ne vous a désormais pas échappé du tout.
Dans ce polar de facture très classique avec cependant un suspense haletant, l’accent est mis sur la psychologie des personnages et notamment les démons du journaliste Steve Everett au passé trouble, amateur de femmes et de boissons alcoolisées. Quand il se met à avoir des doutes sur la culpabilité d’un condamné à mort, il met toute son énergie dans les quelques heures qui lui restent pour prouver sa culpabilité, quitte à briser son ménage. Un Clint Eastwood comme on les aime, même s’il est un peu macho, comme souvent. James Wood en rédacteur en chef est savoureux et ce plaidoyer contre la peine de mort vise juste et marque des points.