Une évocation du jeu de rôle aux airs de fantastique se mélangeant à une réalité improbable. Le premier évènement annonce une mise en scène déplorable qui va se confirmer au fil du métrage, sur un rythme lancinant. Tout est cheap, kitsch dont la doublure VF appuie une interprétation désastreuse.
Premier film écrit seul par David Cronenberg et premier scénario original du cinéaste depuis Vidéodrome, eXistenZ peut être vu comme une sorte d’extension de celui-ci car il traite d’un média basé sur l’image. Toutefois, contrairement au premier, nous sommes dès le départ dans un espèce de monde parallèle qui plonge rapidement dans le pur jeu vidéo. Dès lors, il est difficile de s’attacher au sort des personnages puisque nous avons l’impression qu’aucune action n’aura de réel enjeu (un peu comme le problème des multivers des films de super-héros actuels) et car l’ensemble part dans tous les sens (on y retrouve clairement l’influence de Philip K. Dick, auteur sur lequel Cronenberg avait travaillé pour son adaptation non réalisée de Total Recall), empêchant ainsi d’avoir une règle claire à l’univers présenté. Si le sujet de l’implication du virtuel avec la réalité est encore plus d’actualité aujourd’hui et si le film est graphiquement intéressant (les pods et autres créatures sont typiques du cinéaste), eXistenZ est loin de faire partie des œuvres les plus passionnantes de son auteur bien qu’il ne soit pas déplaisant à suivre.
L'inventrice d'un jeu vidéo présente à une assemblée de joueurs, sa dernière invention. Elle va se faire attaquer par un homme qui utilise un pistolet qui ne contient pas de métal, juste des os. Enlevée par son garde du corps, ils vont vivre tous les deux, des aventures diverses. L'univers des jeux en science fiction est bien rendu avec des éléments organiques comme un téton en guise de manette et un cordon ombilical relié au bas de la colonne vertébrale. C'est inventif et un peu glauque parfois mais l'originalité est vraiment présente.
Au début du film, je n'étais pas trop convaincu et au fil des minutes, je m'y suis fais peu à peu. Le scénario est plutôt intéressant et c'est du Cronenberg tout craché, on le reconnaît bien. J'ai bien aimé la relation entre les deux personnages principaux interprétés par un bon du d'acteurs. Les effets spéciaux sont sympas pour l'époque aussi. Pour le reste, il y a certaines choses à revoir comme le fait que ce soit un peu brouillon à la longue et que le dénouement n'est pas très clair. Ça manque aussi d'une vraie bande originale digne de ce nom. Mais franchement, il y a comme une nostalgie dans cette production qui nous retient. Pour conclure, c'était un long-terme d'anticipation et de science-fiction sympathique même si pas parfait. 12/20.
On pardonnera les jeunes acteurs brillants démarrant leur carrière dans un des nombreux navets de ce réalisateur qui ne fait plus d’entrées et touche le fond
26 ans après sa sortie, le film - de part son traitement du jeu vidéo et des univers virtuels - apparaît comme étonnamment très moderne. On prend ainsi un certain plaisir à faire une sorte d’analyse pratique de ce que pourrait être la dérive de ces technologies de nos jours ou dans un futur proche, nous retrouvant nous-mêmes plongés dans une sorte de metavers confusant …
Le thème du jeu vidéo est au centre de ce film de David Cronenberg, avec pour but de mélanger le réel et le virtuel, pour que les deux se confondent. Mais franchement l’ensemble tombe à plat, juste ennuyeux et prévisible à souhait, même le final. Sans intérêt.
L'un des meilleurs Cronenberg, gore et hypnotique, dans lequel l'auteur utilise l'univers des jeux vidéos comme parabole sur l'inconscient et ses pulsions les plus primaires : le sexe et la mort. Le tandem formé par Jenifer Jason Leigh et Jude Law y fait des merveilles.
Grosse déception... On m'en avait dit beaucoup de bien, et franchement pour un thriller futuriste, je ne vois pas trop ce qu'il y a d'accrocheur & de prenant dans ce film... On s'attend continuellement à ce qu'il se passe quelque chose... A part vider des truites & draguer, le très bon Jude Law n'est pas vraiment à sa place... En bref, NUL & à mourrir d'ennui...
Un film sur la réalité virtuelle, le jeu vidéo, mais avant tout le complot et les arnaques. Un film à l'esthétique organique crasseuse, glauque et suintante qui nous emporte avec elle jusqu'au bout. Un excellent Cronenberg, comme on les aime.
Écrit et dirigé par David Cronenberg, ce film d'anticipation nous décrit les délires de personnages vivant une réalité virtuelle dans un jeu révolutionnaire à 38M$. Certes très originale, l'histoire nous offre des scènes choquantes, des séquences drôles (comme celle du restaurant Chinois), des effets spéciaux plutôt ragoûtants. Le scénariste Canadien pousse la fiction à son paroxysme avec une histoire se révélant finalement peu passionnante. Heureusement le film est porté par de brillants interprètes avec Willem Dafoe que l'on voit trop peu, un efficace Jude Law, dans le rôle principal de Ted, et une troublante Jennifer Jason Leigh.
Ces dernières années, David Cronenberg frappe de par sa faculté à se renouveler. Sorti en 1999, "eXistenZ" constitue l'une des meilleures preuves de cette vitalité créatrice. Avec ce film, pas de doute, nous sommes bien chez Cronenberg ; on y retrouve en effet sa passion clinique des corps, soit sa marque de fabrique. Dans ce nouveau décryptage de l'anatomie humaine intervient donc l'expérimentation mais également tout l'appareil esthétique qui va avec ; objets et mouvements flasques, bruitages gélatineux, sans parler des allusions sexuelles en pagaille. Autant d'obsessions qu'il nourrit ici d'une brillante réflexion sur l'univers des jeux vidéos. Le spectateur, à la manière des deux protagonistes évolue sur une plateforme extrêmement stratifiée, dont l'enjeu est de ne pas perdre le fil de départ sous peine de déraisonner. En cela, "eXistenZ" entre dans la catégorie de ces films destinés à discerner le faux du vrai, voire anticiper les dangers d'une société totalement virtuelle. Difficile de savoir s'il peut être qualifié de grand film mais son inventivité et ses pistes de réflexion sont bien réelles.
J’étais franchement intrigué et très curieux de voir comment Cronenberg allait se saisir d’un tel sujet et surtout quel type d’ambiance il pouvait nous proposer. Et je dois bien avouer avoir été déçu par l’ensemble qui ne m’a pas totalement convaincu. L’univers avait pourtant le potentiel pour faire quelque chose d’incroyable, de plus poussé dans la folie. On parle quand même d’un jeu vidéo implanté dans la chair avec des possibilités de jeu presque infinies. Au fond, j’ai trouvé ça étonnant trop terre-à-terre, trop lisse avec peu de séquences réellement marquantes. Mais le contenu du film est intéressant, il questionne notre rapport au virtuel et cette volonté constante de créer quelque chose que l’on peut contrôler tout en gardant cette crainte que cette chose nous contrôle à son tour.
Il y a aussi un aspect particulièrement dégueulasse qui fonctionne plutôt bien et est bien déstabilisant. Les habitués de Cronenberg constateront que ses fascinations pour la chair et ses transformations ne disparaissent pas dans eXistenZ. Le film est franchement bien viscéral par instants. Je le trouve par contre un poil décousu et perché, sans enjeux bien définis ni réellement accrocheurs. Je ne voyais pas tellement le principe de ce jeu et ne comprenait pas cette addiction. De ce fait difficile pour moi d’être totalement embarqué dans l’intrigue, d’autant plus que les personnages ne sont pas forcément palpitants (sans être mal écrits ni mal interprétés pour autant).
Après on a une ambiance typique de Cronenberg qui marche assez bien avec cette sensation que ce calme malsain peut basculer dans le chaos à tout moment. Je n’ai cependant pas été totalement happé par cet univers, faute de véritables enjeux. Toutefois la fin du film est plutôt bien sentie et réussie mais ça n’enlève pas tellement le goût de la déception. Il y a de bonnes idées mais pas forcément très bien exploitées, c’est assez paresseux car ça se repose un peu trop sur la succession de twists à défaut de créer un véritable liant, une progression dans le dégoût ou l'inexplicable. Un Cronenberg en demi-teinte en somme, je le préfère plus corrosif.
existenz est le classique inspirant les grandes oeuvres telle que matrix par exemple. Véritable reflexion sur le monde virtuel, existenz pose les questions morales, financière, sanitaire, logistique et politique d'un monde utilisant le virtuel comme loisir. Une aventure violente aux rêves choquants sans repère dans un monde ou tout nous dépasse : un véritable voyage piloté par david cronenberg.
Elle est la créatrice d'un célèbre jeu de rôle virtuel; il est le candide qui en ignore complètement les plaisirs...et les dangers. Branché sur leur colonne vertébrale, le système entraine Allegra et Ted dans un délire onirique, psychédélique, peuplé de figures menaçantes ou incongrues. L'irrationnel s'introduit dans la réalité et inversement dans ce film qui semble, de la part de David Cronenberg, une mise en garde contre les excès de la virtualité du jeu, capable de modifier la personnalité des joueurs. Car l'imaginaire que visite le couple est moins ludique, en définitive, que violent et angoissant. L'aventure de Ted et Allegra ne m'a pas plu parce que je suis resté à l'extérieur de l'histoire et du jeu, ne lui trouvant aucun intérêt ou intensité dramatique. J'ai eu l'impression de bien moins voyager que les deux héros. Déjà, je me suis désintéressé du couple que forment Jennifer Jason Leigh et Jude Law, couple assez terne et peu habité. Je n'ai pas non plus été sensible aux inventions de Cronenberg, aux accessoires spoiler: (tel ce pistolet de chair dont les projectiles sont des dents) qui caractérisent aussi ce jeu dément.