Existenz ... voici les deux raisons pour lesquelles j'ai détesté ce film. Premièrement la production design est horrible, que ce soient les décors cheap au possible ou les risibles créatures en latex. Deuxième point noir, son twist final. Le film ne cesse de faire des aller retour entre réalité et virtuel mais le jeu est aussi craspec et oppressant que la vie qu'ils sont censé fuir. Mais lorsque tombe le rebondissement final, toute l'entreprise retombe comme un mauvais soufflé et l'on se retrouve devant une œuvre abstraite sans assise dans le réel et sans contrepoint, rendant l'entreprise totalement vaine. La véritable claque sur cette opposition virtuel / réel sortira un mois plus tard : Matrix.
Un seul mot me vient à l’esprit pour qualifier ce film : Grotesque. Reprenant les thématiques les plus importantes de Videodrome en les sous-exploitant, ou alors avec une certaine lourdeur, ce film ne propose rien de bien haletant, que ce soit au niveau du scénario en lui-même que du jeu effroyable de nos joyeux clampins. Si pourtant l’introduction peut laisser songer à quelque chose d’intéressant, tout s’effondre à la vue de ces bouts de gras qui servent de consoles aux différents joueurs d’eXistenZ. Une bonne idée de base complètement bâclée, une réalisation plus moribonde que sur ses précédents films, font d’eXistenZ un film assez fade et sans trop de corps comme diraient nos amis œnologue.
Idée originale pour l'époque, on ne peut pas dire le contraire, mais certains aspects du film le décrédibilisent complètement. L'histoire des pods est bien trouvée, ces machines "vivantes" sont originales, même si niveau esthétisme, ce n'est pas ça. Tout comme l'idée d'être connecté directement à son jeu par la colonne vertébrale : original, mais peu esthétique. Le virtuel, aussi, aurait pu être mieux fait. On peut penser que dans le futur, nos jeux vidéos seront visuellement magnifiques, tandis que là, les décors sont assez pitoyables. Mis à part tous ces petits détails, j'ai aimé le rythme de l'histoire : ça n'avance pas vite, mais on a le temps d'assimiler les informations données. La fin, même si ce genre de fin ne nous surprend plus, est vraiment bien trouvée. Jude Law est parfait, mais Jennifer Jason Leigh a un jeu plutôt uniforme, elle n'a pas réussi à rendre son personnage intéressant. Pas le meilleur Cronenberg, mais il a l'originalité de son côté.
7 mn de film et je suis mort de rire en voyant le gamepod en latex qui couine et gigote quand on le chatouille... Ah Ah Ah...Comment prendre ce film au sérieux? Pas possible...Parce que 3 mn plus tard, nouveau délire; un type tire avec un pistolet en os dont les balles sont des dents...Mort de rire à nouveau...Et ça continue comme ça, encore et encore: par exemple avec la prise dorsale, le bioport, qui ressemble à un trou du cul. L'actrice regarde celui de son partenaire, se léche le doigt avant de le glisser à l'intérieur en disant: "il est excité"...Ah Ah Ah! Quelle farce ce film! En tout j'ai tenu 45 mn. Et que dire des bestioles en plastoc que Jude Law découpe dans l'usine? Risible...Peut être que Cronenberg avait un message à faire passer, mais moi je m'en tape, parce qu'en plus les dialogues sont à 2 balles, le scénario, brouillon, et beaucoup de personnages sont interessants au possible. Willem Dafoe et Jude Law se sont égarés dans la 4eme dimension d'un réalisateur nommé Cronenberg.
Que j'ai pu rire en voyant ce navet. Des acteurs catastrophiques, des décors en mousse, des effets spéciaux pas crédibles donnent un certain aspect comique au film. Certaines scènes comme l'arme fabriquée à partir d'arête de poisson ou le guide tournant frénétiquement la tête participent grandement au ridicule du film. Que dire du rythme lymphatique, les scènes s'enchainent sans grandes cohérences. C'est d'un ennuie remarquable. Quand à l'idée du réalisateur, vu de 2011 rien d'original/intéressant. Au final ,j'éprouve seulement l'envie sadique mais méritée de recommander cette daube à mes amis :)
Si le début de ce film peut s'avérer assez long et peu intéressant, l'histoire nous plonge au fur et à mesure dans un univers passionnant, où le monde réel et le monde virtuel se confondent... Film intelligent, réflexion visionnaire sur les dangers du monde virtuel, du jeu vidéo, sur les limites du réel et de l'imaginaire, « eXistenZ » gagne dans son originalité et dans la particularité de l'univers. Certains éléments visuels font d'ailleurs penser au « Festin Nu ». Pour ce qui est du scénario, on comprend vite que Nolan n'a finalement pas tout inventé pour son « Inception ». Pour cause, sont présents l'objet technologique qui permet de se plonger dans un univers parallèle, les univers emboités et même la réflexion finale... Troublante révélation !
L'hommage de Cronenberg à Philip K. Dick. Les frontières de la réalité se dissolvent grâce au Jeu connecté aux "je" interchangeables. Peu d' effets spéciaux (on n'est pas dans Matrix ou Inception) mais une ambiance anxiogène des plus réussies. Le film a plusieurs niveaux de lecture et peut se revoir avec plaisir. Entrez dans le jeu et perdez vos repères. Pour Cronenberg, c'est un film existentialiste. Dans une interview, il cite le personnage incarné par Jude Law: "Nous avançons à tâtons dans un monde abstrait dont nous ignorons les règles, ou qui n'en a pas, et nous sommes à la merci de forces inconnues qui cherchent à nous détruire sans que nous en connaissions la raison" et ajoute que dans un univers abstrait et sans divinité, l'homme est condamné à être libre. Une liberté angoissante.
Cronenberg sait mettre mal à l'aise le spectateur. Ses obsessions sont là mais à l'inverse du festin nu, le message passe plus difficilement. Quel est-il d'ailleurs ? Ici, les Pod donnent envie de vomir. Tout donne envie de vomir, dégoute. C'est cinéma de la sensation mais il semblerait plutôt qu'on participe à une épreuve mystique de Fort Boyard... Il reste heureusement qq éléments intéressants bien que traités avec une certaine grossièreté comme la pénétration et le désir de plaisir refoulé par cette sorte d'interdit. Quant à la scène elle me laisse encore perplexe...
Un film de Cronenberg traitant des jeux vidéo et de la perception de la réalité. Le choix du réal est assez étrange vu le thème, mais faut voir. En fait non faut pas voir. Non seulement les acteurs sont nuls et inexpressifs mais Cronenberg tente vainement de nous manipuler à grand coup d'enchainement de scènes toutes aussi incohérentes les unes des autres. Sont t-ils dans le jeu depuis le début ? sont t-ils devenus fous ? ou est la réalité et quand s'arrête le jeu ? en parlant de jeu c'est à se demander si Cronenberg en connait ne serait ce qu'un seul car dans "eXistenZ" il n'y a pas de but, il faut que les personnages le découvre par eux même. Difficile de s'intéresser à une intrigue ou même les personnages ne savent pas ce qu'ils doivent foutre et font avancer le récit à l'instinct. Et comment ne pas évoquer la fin que j'ai mal pris en tant que gamer. En gros ça dit que les jeux video sont tellement réaliste qu'on peut confondre la réalité.
Un jeu qui se connecte directement au système nerveux est testé par une dizaine de personnes... Entre réel et irréel, ce thriller futuriste à la distribution 4 étoiles est un excellent cru de David Cronenberg. A voir et à revoir sans modération.
J'ai du mal à croire que Cronenberg soit le réalisateur de cet immondice et j'ai encore plus de mal à croire que Jude Law soit aussi mauvais acteur, lui qui excelle pourtant dans d'autres films. Comme quoi, il n'y a pas de secret, une bonne performance d'acteur tient surtout à un bon script. Les dialogues sont irritants de pathétisme, le scénario est niais à en pleurer, les acteurs sont tellement mauvais qu'on dirait qu'ils ont qu'une envie, c'est de se barrer et de rentrer chez eux tellement il n'y même pas une once de conviction dans leur jeu, l'esthétique du film et tout particulièrement les objets organiques sont écoeurants. Quant à la fin, elle est est ridicule et prévisible. Je n'ai pas peur de dire qu'il s'agit certainement de l'un des plus mauvais films qu'il m'ait été donné de voir. J'en suis même venu à me demander si je regardais le bon film, mais si c'était bien le bon.
eXistenZ étant le deuxième long de Cronenberg que je vois, ma critique ne peut, par conséquent, pas être influencée par le reste de la filmographie de celui-ci. C'est donc sans hésiter que je revendique avoir trouvé ce film tout simplement génial ! S'il est clair qu'esthétiquement parlant, eXistenZ ne casse pas des briques, c'est là la seule chose que l'on pourrait reprocher à ce must de la science-fiction qui aura probablement une grande influence sur Inception quelques années plus tard. Jennifer Jason Leigh, Jude Law et tous les autres, par leur brillant jeu d'acteur, contribuent à renforcer le récit en nous manipulant au moins autant que le scénario lui-même, dans une machination qui ne cessera de jouer avec nos nerfs qu'à la dernière seconde (voire même après !). Thriller viscéral, schizophrénique, psychologie et psychotique, eXistenZ est une eXcellenTe réussite !