On pompe à droite à gauche sur d'autres films de science-fiction à succès (Total recall, Matrix,...), en espérant que tout le monde n'y voit que du feu. Ca aurait peut-être pu marcher si cette histoire n'était pas si abracadabrante, les accessoires si ridicules et les rôles autant surjoué. "eXistenZ" est un film vraiment pathétique.
Un film pas exceptionnel de la part de D.Cronenberg qui filme un film intéressant mais quelque peu maladroit de par son denouement et sa mise en scène. Le film regorge d'idées plus au moins bien traitées et se compose d'un casting assez béton. A voir quand même pour réflechir sur cette histoire originale.
Alors là : Chapeau ! Je pense que le réalisateur doit prendre des substances illicites d'un autre monde ! Première fois qu'un film me désinteresse à ce point ! D'ailleur, je n'ai pas pu le voir en entier ! J'aime les films compliqués, où on se torture un peu l'esprit ... mais là, rien capté du tout ! Ok on est dans l'univers du jeu virtuel, mais bon .... à éviter !
Un excellent film de SF, fascinant et envoûtant, sur les dangers des nouvelles techniques de communications. On voit, à travers ce film, que David Cronenberg a pris son pied en réalisant ce film, et nous aussi on le ressent.
Un film troublant, je dirais. La construction, censée déstabiliser le spectateur, m'a plus perdu qu'autre chose. Pour autant ce n'est pas un mauvais film, loin de la. Mais il arrive souvent qu'on se demande ou on est, qu'est-ce que c'est (le pistolet en os d'amphibiens, les trous dans le dos) ??????? Troublant
Visuellement, Existenz a un charme très 80's (réalisation et effets spéciaux) qui renvoie aux premiers gros succès de Cronenberg. La touche du réalisateur est bien là : on retrouve ce côté organique et viscéral qui lui est si cher. Associer cette imagerie charnelle avec un thème high-tech est une démarche intéressante. Malheureusement, si j'ai été séduit par les qualités plastiques de ce film, je ne peux pas en dire autant de son contenu. A force de vouloir perdre le spectateur dans les méandres du virtuel, le scénario s'égare lui aussi, et on se demande au final où l'auteur veut en venir. D'où cette énorme frustration à la fin.
Fil conducteur monde réel/virtuel bien mené, notamment avec un dénouement surprenant. Toutefois, la majeure partie du film parait assez longue et n'est prennante que par intermittence.
Film très moyen, de la SF bas de gamme. Si le sujet confusion réel/virtuel vous intéresse, Avalon est beaucoup plus intéressant. Mais des acteurs sexy en moins.
J'ai retrouvé ici un des thèmes qui me semble essentiel chez Cronenberg, à savoir la dualité de l'esprit. Que ce soit dans son dernier film, Les promesses de l'ombre, où le héros joue un double-jeu, dans Spider mettant en scène la schyzophrénie, ou dans eXistenZ, il se pose constamment la question de la stabilité de l'individu dans des situations où son esprit subit une dichotomie. eXistenZ joue, comme le disent les autres critiques, sur l'ambigüité monde réel-monde virtuel et fait bien sentir au spectateur ce danger qui existe lorsque l'esprit n'est plus en phase avec le corps. J'ai décidé de ne mettre que trois étoiles parce que j'estime que la réalisation est similaire à celle d'une (bonne) série B, et que les multiples rebondissements apauvrissent le film. Ceci dit, la réflexion menée à travers le film est très intéressante et mérite le détour.
eXistenZ est un jeu sans but, comme une alternative pleine de désillusion. Allegra Galer est conceptrice de jeu, Ted Pikul, chargé du marketing, est surtout chargé ici de la protéger de mystérieux tueurs.
Baignant dans une atmosphère surréaliste, le film se laisse difficilement pénétrer au premier abord. Avant de sauter à la gorge du spectateur. Le rythme s'accélère, les pulsions augmentent et l'affaire est finie. Cronenberg questionne avec pertinence notre rapport à la réalité et transforme la fuite dans des univers parallèle en cauchemar joussif.
L'univers est marquée par l'absurde, mais aussi par le scabreux: les bêtes disséqués ou les pods de connexion en forme de cordon ombilical donnent un aspect viscéral à l'intrigue. Répugnant mais attractif, en adéquation parfaite avec le message du film.
eXistenZ, l'excès (XZ) comme seule possibilité? Vraisemblable.
eXistenZ est un film purement cronenbergien car il traite des obsesessions du cinéaste canadien présent dans ses oeuvres depuis ses tout début. Je me souviens de "Crime of the futur" qui abordait déjà des thèmes présent dans eXistenZ. Puis Videodrome qui dans un délire de gore reussissait un transcire quelque chose sur le pouvoir de la télévision, de ce qui nous est montré, de discerner la réalité du faux ect... eXistenZ sonne comme une synthèse de tout Cronenberg. Avec une intrigue tortueuse mené par un trés bon Jude Law, le réalisateur de "Crash" imagine une histoire tout à fait plausible, ou du moins rendu réaliste grâce à l'habilité de ne pas avoir user de gros moyens pour signifier un avenir proche. Ne sachant pas si l'on se trouve dans la réalité ou dans le jeu, il s'amuse à brouiller les pistes pour un final surprenant bien que trop rapidement conclue. Astucieux d'avoir recrée un univers de jeu vidéo tout en gardant une esthétique de réel, là est le point fort du film. De plus on accroche au suspense, on fait la grimace devant la chair que nous propose Cronenberg mais le but a bien une signification malgré l'aspect gratuit qu'on donne à ses execs de trash. Il aborde des sujets limites tabous sans avoir froid aux yeux. Un suspense alambiqué dans le monde de Cronenberg, moi je signe oui "c'est un bon film".