"Homme blanc fait jolie musique mais pille le nid des autres". Un western intéressant avec un clone de S. Granger!!!!! L'image est belle, les paysages magnifiques, les poursuites en chariot et la tension est bien présente voire grandissante. M. O'Hara joue une sacrée femme de caractère. Des traîtres et des hommes loyaux qui combattent face aux indiens qui refusent de se laisser faire.
Encore un western pour rien ou presque, tellement il est niais. Ce genre se prête mal au manque de sérieux et Marshall s’y est spécialisé. Par chance, pour des raisons bien précises il en a réussi un parfaitement : ''la vallée de la poudre'' qui est demeuré quasiment unique en son genre grâce au talent de Glen Ford et de Shirley MacLaine. Le scénario de ‘’Comanche territory’’ est peu soigné, il y a des anachronisme et sa géographie prête à rire …Les indiens, apaches par surcroit, semblant se trouver à un kilomètre de la ville. Que reste t-il en dehors du technicolor et de beaux extérieurs ? Quasiment rien puisque le héros est insipide et que l’héroïne n’est jamais crédible, seule la séquence où elle chante est à signaler. Pour moi ce film n’est pas défendable et il n’est pas bon de le montrer comme exemple de western reussi.
Comanche Territory ne vaut pas grand-chose, surprend par son ouverture burlesque où un cavalier solitaire se voit poursuivre au ralenti par une horde d’Indiens puis devenir la cible humaine d’un tournoi guerrier, convainc lors des dernières cavalcades filmées à toute allure, horripile entretemps par spoiler: la misogynie de son protagoniste qui contamine progressivement tout le long métrage : la dégradation du personnage de Maureen O’Hara, femme forte campant différents rôles importants dans la ville, à l’état d’élément comique que l’on rabaisse volontiers est d’autant plus dommageable qu’elle dynamise à peine une écriture stéréotypée des relations entre hommes et femmes dans le genre codifié du western. spoiler: Quelques fessées, et la voilà redevenue conforme à l’image attendue : une épouse en devenir, aimante et loyale… N’est pas Howard Hawks ou John Sturges qui veut ! La balourdise, pour ne pas dire la vulgarité de l’interprète principal, Macdonald Carey, à qui les attributs comanches saillent mal, contribue à la tiédeur de l’ensemble.